Un fantôme du passé

Il avait fallu seulement quelques heures pour que l'annonce de Kingsley lors de la conférence de presse du mardi matin fasse le tour du pays. Les journaux, dont la Gazette, en avaient fait leur une et plusieurs éditions spéciales étaient en préparation. Hermione avait attendu une journée supplémentaire pour faire mûrir sa décision et en informer le ministre sortant. Si elle acceptait de faire campagne, elle avait des conditions. Beaucoup de conditions. Et cela faisait près d'une heure qu'ils débattaient dans son bureau.

« Je veux que le Ministère assure la protection de ma famille : aucun média, aucun paparazzi, aucune approche à moins de vingt mètres de mes enfants et évidemment, aucune photo d'eux. Pareil pour mes parents.

Kingsley hocha la tête.

– Je veux deux personnes supplémentaires sur mes affaires pendant la campagne, que je choisirai.

– Je verrai ce que je peux faire, fit son interlocuteur.

Hermione réfléchit quelques secondes.

– Si je suis élue, je veux avoir des gens autour de moi pour déléguer, des gens que je choisirai. Je veux pouvoir rester disponible pour mes enfants.

Kingsley hocha la tête encore. La brune se laissa tomber sur la chaise en face de lui. Elle allait passer du temps dans ce bureau pendant les deux prochains mois, c'était sûr.

– Bien, pour le reste, tu me feras une liste de tout ce que tu veux et je ferai de mon mieux. Concernant la campagne, il va falloir que tu fasses une interview dans les prochains jours pour annoncer ta candidature et ensuite, on montera une équipe de campagne pour s'occuper de tout à ta place, expliqua Kingsley. Il faudra cependant que tu restes disponible pour beaucoup d'entrevues et d'interventions médiatiques. Sans compter les galas et autres apparitions publiques où tu devras être visible pour la population.

Hermione assimila toutes les informations et plus son supérieur parlait, plus elle se rendait compte du temps qu'elle allait devoir accorder à cette campagne.

– Pour le moment, je n'ai eu aucun retour concernant d'autres candidatures, reprit le Ministre, mais d'ici le week-end, nous devons être les premiers à entrer en lisse, pour t'assurer les premiers articles et la première place dans les sondages. »

L'annonce de la candidature d'Hermione fut donc fixée au lendemain soir et pendant encore une bonne demie-heure, Kingsley l'informa de tout ce qu'elle devait savoir. Quand elle quitta son bureau, il était onze heure passée et elle décida de s'accorder une heure pour travailler avant de rentrer manger avec Ron. Mais lorsqu'elle arriva dans le couloir du Bureau des Aurors pour l'en informer, elle stoppa net sa marche, abasourdie.

Au loin, Harry serrait la main d'un homme qu'elle n'avait pas vu depuis quatorze ans. Elle en avait si peu entendu parler qu'elle avait presque oublié son existence, chose remarquable maintenant qu'elle y pensait. Le brun avait disparu dans son bureau alors que Drago Malfoy s'engageait dans sa direction. Ses cheveux presque blancs parfaitement ordonnés, sa démarche aristocratique, son nez droit, ses yeux gris. Alors qu'il progressait vers elle, elle se rendit compte que quatorze ans avaient changé bien des choses, mais que l'héritier Malfoy était le même.

Hermione avait l'impression d'être face à un fantôme du passé, la représentation physique de ses malheurs de jeunesse, antithèse de ses valeurs, se demandant ce qu'il pouvait bien faire là. Il avait disparu d'Angleterre trois ans après la fin de la guerre, évaporé des médias, complètement silencieux et invisible. Et pendant quatorze longues années, son nom n'était apparu nulle part où Hermione avait posé les yeux.

Comment avait-elle fait pour l'oublier ? Lui, son ennemi profond. Mais plus elle le regardait, plus elle se rendait compte qu'après quatorze ans, elle n'éprouvait plus une once de haine à son égard, elle ne ressentait plus rien du tout, en fait. Elle avait réussi à vivre sans lui accorder la moindre importance, allant jusqu'à l'oublier, alors quand elle rentrerait dans son bureau, elle continuerait à faire la même chose que ces quatorze dernières années : elle allait faire comme s'il n'existait plus.

« Madame Weasley, entendit-elle près d'elle.

Elle leva les yeux, sortant de ses pensées et les posa sur son visage pâle. Il s'était arrêté, droit comme un piquet, et la saluait comme on saluait poliment une vague connaissance. Sa voix était plus grave que dans ses souvenir, son regard plus apaisé, il avait grandi.

– Ou devrais-je plutôt dire madame la directrice de la Justice, ajouta-t-il en lui tendant la main.

D'abord surprise, elle décida de faire comme lui, de la jouer politique, faisant fi du passé lointain.

– Monsieur Malfoy, répondit-elle platement en serrant sa main tendue. Madame Granger-Weasley devrait suffire.

Ils firent tous les deux un petit écart pour garder une distance suffisante entre eux.

– Comment se fait-il que tu sois au courant de mon état de service et de mon mariage ? demanda la brune, curieuse.

Hormis le tutoiement, rien n'aurait pu laisser entendre qu'ils se connaissaient depuis plus de vingt ans.

– Là où j'étais, je pouvais lire la Gazette grâce à mes voisins privilégiés par le ministère, des gens charmants, et tu as fais la une à ces deux occasions.

– Le ministère ne privilégie personne, rétorqua Hermione pour la forme.

Le blond ricana.

– Je t'assure, Granger, ces deux-là sont privilégiés, et pas qu'un peu.

Cette familiarité retrouvée la perturba fortement. Il la dépassa de quelques mètres, ne lui laissant pas le temps de répondre.

– Au revoir, Granger. »

Et il disparu de son champ de vision aussi subitement qu'il y était apparu. Il y avait pourtant tant de choses qu'elle voulait savoir. Sa curiosité était piquée à vif. Où avait-il été pendant tout ce temps ? Qui étaient ses voisins ? Et que voulait-il à Harry ? Hermione pénétra dans le bureau de son meilleur ami sans même frapper, trop perturbée par cet échange surréaliste.

Quand Harry la vit passer la porte, il ferma d'un coup sec un dossier qu'il lisait et le rangea dans un tiroir avant de se lever.

« Salut, Mione, qu'est-ce que je peux faire pour toi ? sourit-il en lui embrassant la joue.

– Je voulais voir Ron, dit-elle d'une voix suspicieuse.

– Il est en train de… commença le brun.

– Qu'est-ce que Malfoy fait ici ? le coupa Hermione, pleine d'interrogations.

Harry ne répondit pas tout de suite, retournant d'asseoir derrière son bureau.

– Il devait signer des papiers pour le service administratif du Magenmagot, répondit-il en balayant la question d'un revers de main.

Hermione fronça les sourcils. Son meilleur ami avait pris de l'assurance depuis qu'il était Auror, mais elle ne se laissait pas berner aussi facilement par des demie vérités. Il lui cachait quelque chose, entre ce dossier et cette excuse boiteuse, et elle découvrirait ce que c'était.

– Ron doit être dans l'open space, il dirige une enquête, déclara Harry pour changer définitivement de sujet. »

Pendant quelques minutes encore, Hermione et lui parlèrent de la campagne qui allait se mettre en place et de l'annonce de la candidature de la jeune femme avant qu'elle rejoigne son mari pour déjeuner. Elle le questionna sur le retour de Drago Malfoy à Londres, mais il nia être au courant de quoi que ce soit.

Lorsque Hermione coucha ses deux chéris le soir-même, elle resta un moment dans leur chambre pour observer leurs visages paisiblement endormis. Rose avait de plus en plus de tâches de rousseur sur les joues et sous ses cheveux roux, un cerveau qui comme celui de sa mère était avide de connaissance. De son côté, Hugo était plus châtain que sa sœur et ses joues rondes lui donnaient une bouille d'ange. Pour rien au monde, Hermione ne se serait séparée d'eux, la chair de sa chair et plus le temps passait, plus elle était fière de ce qu'ils devenaient.

Elle quitta la chambre à pas de loup et se dirigea dans la salle de bain pour quitter ses vêtements de travail. Faisant face au miroir de plein pied près de la baignoire, elle se détailla comme elle ne l'avait plus fait depuis longtemps. Ses habits noirs et son chignon serré lui donnaient un air strict. Ses yeux fatigués se posèrent sur ses hanches devenues trop rondes après ses deux grossesses post-terme, ses jambes trop larges vaguement cachées dans son pantalon. Elle avait abandonné ses jupes de tailleurs quelques mois avant l'accouchement de Rose, réalisant qu'elle devait dire adieu à sa ligne. Elle passa ses doigts sur le labyrinthe de lignes rose pâle qui recouvrait la peau de son ventre, de ses cuisses.

Est-ce que c'était pour cela aussi que Ron ne la touchait plus ? Parce qu'elle n'était plus la jeune sorcière aux jambes fines et à la taille de guêpe de quand ils s'étaient mis ensemble ? Dix ans de mariage ne pardonnaient pas. Hermione se coucha l'esprit morose ce soir-là. Les ronflements de Ron ne berçaient plus son sommeil depuis bien longtemps.

.

Hermione passa la porte des locaux de la Gazette du Sorcier d'un pas sûr. Elle avait troqué son tailleur noir pour un ensemble bordeaux et souligné son regard d'un trait de crayon. L'interview exclusive avait été organisée depuis la veille et tout le hall du bâtiment était plein de journalistes et photographes, prêts à boire ses paroles. Elle monta sur l'estrade prévue et repéra au fond de la salle la tête rousse de Ginny qui était descendue pour l'entendre parler.

« Mesdames et messieurs, bonsoir, commença la brune, récitant le discours élaboré au mot prêt avec Kingsley et qu'elle avait appris par cœur. Comme vous, j'ai appris mardi matin avec surprise le départ de notre cher Ministre de la Magie, M. Shacklebolt. Le département que je dirige, ainsi que l'intégralité du ministère lui est reconnaissant pour tout ce qu'il a accompli et se prépare, pendant la période de battement des campagnes, à mettre tout en œuvre pour que la passation de pouvoir soit irréprochable.

Elle marqua une pose, faisant le tour des visages et des objectifs avant de reprendre.

– Je tenais aussi ce soir à vous faire part de ma décision d'être candidate aux prochaines élections ministérielles, en tant que directrice du département de la Justice magique et sorcière anglaise. Je répondrai à vos questions pertinentes. »

Sans sa baguette pour amplifier sa voix, elle n'aurait pas pu finir sa phrase tant l'auditoire était mu par l'excitation et le brouhaha. Les flashs des appareils photos couvraient son visage assuré et les plumes à papote s'agitaient frénétiquement.

« Qu'adviendra-t-il de votre poste de directrice ? demanda une journaliste brune par-dessus la cohue.

– J'assurerai mon rôle au sein de la Justice magique jusqu'aux élections et selon l'issue, un autre membre du département pourrait être promu à ma place.

Plusieurs questions concernant sa vie de famille furent posées que la jeune femme évinça sèchement, rappelant aux journalistes de se mêler de leurs affaires.

– Vous être une femme née-moldue, pourquoi pensez-vous que les anglais voterons pour vous ?

C'était un homme d'une cinquantaine d'années qui avait lancé cela, la regardant sévèrement, et toute l'assemblée attendait sa réponse.

– Vous êtes un journaliste people en fin de carrière, pourquoi pensez-vous que les anglais vous lisent ? rétorqua Hermione en soutenant son regard hautain. J'ai confiance en notre population, les sorciers sont intelligents et voteront intelligemment. Nous verrons qui d'autre fera appel à eux. »

En quelques minutes, la jeune femme clôtura la conférence de presse et s'éclipsa dans les locaux de la Gazette jusqu'à la porte d'un petit bureau où était inscrit « Ginny Potter, Correspondante sport ». Cette dernière arrivait derrière elle et l'embrassa chaleureusement avant d'enter à sa suite.

« Tu as fais bonne impression, sourit la rouquine, et on n'est pas prêt de ne plus entendre parler de toi dans la Gazette !

Hermione sourit franchement.

– Je te soutien à fond, Mione, et Harry aussi. On en parlait encore hier, qu'est-ce qu'on donnerait pas pour t'avoir comme Ministre ! s'exclama-t-elle en riant.

– Tu n'es pas censée être chez vous d'ailleurs ? demanda la brune. Il me semblait que tu avais accepté de travailler pour la Gazette justement parce qu'en étant correspondante tu pouvais t'occuper des enfants ?

– Ils sont chez mes parents, je ne voulais quand même pas rater ton petit discours, expliqua Ginny.

Hermione était heureuse de la voir. Elle parlèrent pendant longtemps, de tout et de rien, puisant l'une chez l'autre le bonheur et la confiance qu'elles avaient toujours partagés.

– Ginny, commença la brune, tu te souviens de Drago Malfoy ?

La concernée toussa dans son thé en ouvrant de grands yeux.

– Nom d'un gnome, Malfoy ! Bien sûr que je m'en souviens maintenant que tu m'en parles, mais ça fait une éternité que je n'y avais pas pensé. D'ailleurs, on n'en entend plus parler, ajouta-t-elle pensive. Pourquoi cette question ?

– Je l'ai vu hier au ministère, il parlait avec Harry alors je pensais que tu savais qu'il était revenu en Angleterre.

– Ah parce qu'il était parti ? s'enquit la rousse. C'est sûrement pour cela qu'il m'était sorti de l'esprit. Je ne m'en porte pas plus mal d'ailleurs, Londres non plus je suppose, ricana-t-elle. La dernière fois que je l'ai vu ça devait être un an après le procès des Malfoy, il y a quoi, douze ans ?

– Quatorze, corrigea Hermione. »

Le procès, maintenant que Ginny en parlait, la jeune femme était certaine que c'était à ce moment-là que tout avait basculé pour le fils Malfoy. Et c'était certainement aussi là que lui et Harry s'étaient fréquentés le plus.

Lorsqu'elle passa la porte de son appartement plusieurs heures plus tard, Hermione trouva Ron assis sur le canapé du salon, l'édition spéciale de la Gazette entre les mains. Elle ne savait pas vraiment à quoi elle s'était attendue, à ce qu'il la félicite, à ce qu'il saute de joie, à ce qu'il ne dise rien, peut-être. Elle ne s'attendait pas à ce qui se passa.

Ron balança le journal qu'il serrait avec force contre le mur à côté d'elle, la faisant sursauter.

« Tu comptait m'en parler ? s'écria l'homme en face d'elle.

C'était violent, sans préavis. Hermione était désemparée.

– Mais, je t'en ai parlé, répondit-elle doucement, encore hier midi on en a discuté.

– On en a discuté ? répéta-t-il. On en a discuté peut-être, tu ne m'as jamais dit que tu avais pris ta décision !

Mais cela semblait clair pour la jeune femme, et quand bien même elle n'aurait pas été explicite, pourquoi réagir de la sorte ? Ron avait les oreilles rouges et les yeux orageux.

– Je pensais que tu avais compris que cette opportunité me tenait à cœur, souffla la brune.

– Et qu'est-ce que tu vas faire de nous ? Tu vas refiler les enfants à une nounou et tu laisseras la Gazette me donner de tes nouvelles ? ironisa le rouquin d'un ton mauvais. Ah non c'est vrai, la nounou c'est ma mère et tu détestes la Gazette.

– Mais qu'est-ce que tu veux, Ron ? s'exclama Hermione, soudainement piquée à vif. Que je reste à la maison toute la journée à faire la ménagère ? Que je prenne ma retraite à peine la trentaine passée ?

– Je ne sais pas, Hermione ! J'en ai marre de te voir en coup de vent, ça fait dix ans que j'ai l'impression que tu t'es mariée avec ton fauteuil de bureau.

– C'est sûr que lui me fait plus de bien que toi, la dernière fois que tu m'as touchée ça devait être environ neuf mois avant la naissance de Hugo. Je me demande certains jours si tu m'aimes encore, lâcha la jeune femme.

Le roux sembla prendre conscience qu'ils étaient maintenant en train de se rendre des comptes qui allaient au-delà de la campagne de sa femme. Il se rendait compte maintenant à quel point les choses n'allaient plus entre eux, mais qu'ils avaient toujours réussi à garder les morceaux plus ou moins collés.

– Je t'aime, mais...,

Hermione sembla, elle, s'être prise une gifle. Ils en étaient donc là ? À trouver des objections à leur amour. Elle savait bien que c'était lors de ces disputes devenues fréquentes que les mots leur échappaient, sauf que là, c'était trop pour elle.

– Tu m'aimes, mais ? articula-t-elle, éberluée. Mais quoi ? C'est juste parce que tu te forces ?

Il y eut un moment de silence pendant lequel Ron cherchait quelque chose à dire pour justifier ses paroles et Hermione se disait que tout cela devenait absurde.

– J'ai besoin de prendre l'air, déclara la jeune femme avant de disparaître, laissant son mari au milieu du salon. »

Elle transplana instantanément dans son bureau, ne sachant pas vraiment où aller. Elle observa la nuit par sa fenêtre. Pour la première fois depuis la fin de la guerre, Hermione se posa des questions sur sa relation avec Ron. Plusieurs fois, elle avait eu des doutes, peut-être que lui aussi.

Mais aujourd'hui, leur couple avait-il encore un sens ? Leurs enfants donnaient un sens à leur famille, mais combien de fois encore allaient-ils se réveiller en les entendant crier ? Ce n'était pas comme cela qu'elle voulait qu'ils grandissent. La jeune femme sentit son cœur se serrer. À quel moment les choses avaient-elles dérapé ? Quelques larmes de dépit coulèrent sur ses joues. Ou était-ce de la frustration ?

Hermione s'en alla errer dans les couloirs du département de la Justice magique, se frottant les bras pour se réchauffer. Il faisait froid et son manteau était tombé dans le salon en même temps que tous ses repères. Elle essuya rageusement son visage mouillé, en colère contre elle-même d'être si faible alors que les choses allaient s'arranger. Elles allaient s'arranger, non ?

Un bruit derrière elle la fit sursauter et elle se retourna en brandissant sa baguette. Une ombre s'engouffra dans une bifurcation et la brune se lança à sa suite.

« Malfoy ? s'exclama-t-elle, plus surprise que menaçante.

Le blond se retourna, un masque complètement inexpressif sur le visage.

– Qu'est-ce que tu fais là ? Le Ministère est fermé, les visites sont interdites. Comment es-tu entré ? demanda-t-elle en essuyant les dernières traces de pleurs sur ses joues.

S'il la vit faire, il ne le montra pas.

– Et toi, qu'est-ce que tu fais là ? rétorqua-t-il sans se démonter.

– Je travaille ici, j'ai le droit de venir dans mon département.

– Mais comme tu l'as si bien dit, le Ministère est fermé et je ne suis pas sûr que tu puisses te balader comme cela.

Et sans lui laisser la peine de répondre, il se retourna.

– Au revoir, Granger, lança-t-il en disparaissant dans les couloirs. »

Hermione tapa du pied par terre, énervée qu'il la coiffe au poteau à chaque fois qu'ils se parlaient. Et sa manière de s'adresser à elle comme s'ils se fréquentaient régulièrement la déstabilisait beaucoup. La brune cherchait encore la raison de la présence de son ancien camarade lorsque ses yeux se posèrent en direction de l'endroit où elle l'avait vu en premier. Elle parcourut quelques mètres et se retrouva avec stupeur devant la porte du bureau de Harry. La curiosité s'insinua encore une fois, elle avait besoin de réponses.

Malfoy tramait quelque chose qui concernait son meilleur ami et c'était de plus en plus louche. Peut-être avait-il volé des dossiers confidentiels ou des informations concernant son passé ?