Quid des autres
Une fois sa journée finie, Hermione quitta le ministère rapidement en ne souhaitant croiser personne et s'en alla récupérer Rose et Hugo à l'école. Elle les déposa chez Molly et Arthur le soir-même. Ron et elle s'étaient mis d'accord pour récupérer les enfants chez les Weasley; enfin, la brune avait insisté pour que ce soit ainsi et être certaine de ne pas le voir. Elle resta quelques minutes pour discuter, assurant à Molly qu'elle allait bien, qu'elle n'avait aucun problème pour se faire à manger seule et que non, elle n'avait certainement pas trop maigri.
Ce fut quand elle se retrouva seule dans son appartement qu'elle se rendit compte que sa journée lui avait pompé toute son énergie. En regardant la rue par la fenêtre, elle se surprit à imaginer voir passer une tête blonde, mais les trottoirs étaient définitivement déserts. Son ventre se tordit de faim et elle se décida finalement à avaler un vrai repas pour combler son estomac vide.
La jeune femme resta de longues heures sur son canapé, lisant livres sur livres en attendant qu'il soit suffisamment tard pour que ses parents se lèvent. Il fallait qu'elle les appelle, il fallait qu'elle leur parle pour calmer sa conscience et son âme. Quand minuit sonna dans son salon, elle attrapa fébrilement son portable et composa le numéro de leur maison. La sonnerie interminable finit par s'arrêter sur la voix de sa mère.
« Bonjour, maman, fit-elle en réponse. Je ne vous dérange pas ?
– Bien sûr que non, ma chérie, mais je suis surprise de t'entendre si tôt ce matin. Tout va bien pour toi ?
– J'ai besoin de vous parler de quelque chose avec papa. Il est avec toi ? demanda la brune gravement.
– Tom ! entendit-elle appeler à l'autre bout de la ligne. Hermione veut nous parler, viens par-là !
– Bonjour, Hermione, salua son père après quelques instants. On t'écoute.
Prenant quelques secondes pour respirer et se préparer, elle se rendit compte qu'elle n'avait aucune idée de la façon dont elle allait évoquer le sujet.
– C'est Drago Malfoy, votre voisin, n'est-ce pas ? demanda-t-elle comme une évidence.
Alors que ses parents acquiesçaient brièvement, elle reprit.
– Pourquoi est-ce que je n'étais pas au courant ? Pourquoi est-ce que je ne l'ai jamais su alors que je suis venue de nombreuses fois vous voir ?
– Je crois que c'est bien plus compliqué que ça, indiqua sa mère.
– Mais cet homme n'a rien à faire près de vous ! Il s'est installé alors qu'il sortait à peine de son procès ! s'exclama Hermione.
– Quand Drago Malfoy s'est installé en Australie, commença son père, nous n'avions aucune idée de qui il était. Pas plus que nous avions connaissance de la magie.
– Quand nous te disons que c'est un voisin charmant, enchaîna sa mère, nous le pensons sincèrement. Nous avons appris à le connaître pendant quatre ans avant que tu ne reviennes vers nous pour nous rendre nos souvenirs.
– Mais…, rétorqua la brune, et tout ce que je vous avais dit avant ?
– Eh bien oui, on s'est souvenus de tout ce que tu nous avais raconté sur lui, sur sa famille, sur les Mangemorts et tout ce qu'il t'avait fait subir à Poudlard. Mais cela ne ressemblait pas au Drago Malfoy que nous avions appris à connaître.
– Pourquoi ne m'en avez-vous pas parlé ? murmura Hermione, la voix tremblante.
– Harry nous a expliqué la situation et nous a demandé de ne rien te dire, avoua sa mère. Et je pense qu'il a eu raison de le faire. Trop de gens étaient déjà au courant de la situation de Drago et cela n'avait rien à voir avec le fait de te cacher des choses ou non.
Hermione resta silencieuse quelques instants, toutes ses pensées se mélangeant. Elle ne ressentait plus de colère à cet instant, juste du découragement. Elle se sentait abattue de découvrir tout cela si tard et d'avoir l'impression que tout le monde lui avait menti pendant des années. Elle qui avait commencé à apprécier passer du temps avec Drago ne savait plus quoi penser.
– Comment est-il ? finit-elle par demander doucement. Le Drago que vous connaissez, comment est-il ?
Durant de longues minutes, elle écouta ses parents faire l'éloge de cet homme qu'elle n'arrivait plus à cerner. Où était celui qu'elle croyait connaître ?
– C'est un jeune homme tout à fait remarquable, expliqua son père. Il est toujours avenant, disponible -bien que très réservé, surtout en présence de sa femme- et il nous donne parfois des petits coups de pouce magiques avec le jardin ou certains problèmes ménagers.
– Mais je vous envoie toujours de l'engrais fabriqué par Neville et je vous ai déjà dit que vous pouviez me demander si vous aviez des problèmes, rouspéta la jeune femme.
– Je sais, je sais, mais Drago est juste à côté. C'est beaucoup plus simple.
Hermione fit la moue, mais laissa sa mère continuer.
– Ça n'a pas l'air simple tous les jours dans sa maison. Comme nous te le disions, il se dispute souvent avec sa femme, Astoria. Mais même les jours où il part en claquant la porte, il garde le sourire à chaque fois qu'il retrouve son fils.
– Son fils ? s'étouffa Hermione en ouvrant de grands yeux.
– Oui, le petit Scorpius est son portrait craché. Il doit avoir l'âge de Rose. C'est un garçon très bien élevé. Drago est prêt à tout pour lui. Une fois, raconta son père en riant, je rempotait un citronnier sur la terrasse et le petit a insisté pour m'aider, souhaitant apprendre à jardiner. Si tu avais vu la tête de son père en le voyant les mains dans le terreau !
Hermione se laissa à pouffer un peu en imaginant la scène et toutes les manières d'aristocrate que le blond avait parfois. Son rire mourut rapidement sur ses lèvres et elle sentit son cœur se serrer. Elle avait voulu qu'il sorte de sa vie, mais en entendant tout cela, elle n'en était plus sûre. Comment pardonner toutes les fautes qu'elle lui reprochait ?
– Tu veux savoir autre chose, ma chérie ? demanda sa mère.
– Non, je vous remercie, je vais vous laisser tranquille, répondit la jeune femme.
– On se rappelle quand tu veux. Bonne nuit ! ».
Effectivement, il était près d'une heure du matin et ses yeux piquaient fortement. Une fois dans ses draps, elle n'eut pas le temps de continuer ses réflexions complexes car le sommeil la cueillit aussitôt.
28 juin 2015
Hermione traîna un peu au lit ce samedi matin, profitant de la solitude et du calme de son appartement. Le soleil caressait ses jambes dénudées et elle referma les yeux, appréciant l'instant. Elle se leva finalement et prit son petit-déjeuner, savourant son jus de citrouille frais. La chaleur de juin l'obligea à s'habiller légèrement; elle opta pour une robe bleue et blanche aérienne et des sandales, protégeant sa tête sous un chapeau d'été assorti.
La brune transplana directement dans la banlieue résidentielle de Londres et en quelques minutes de marche, elle sonna à un petit portail clair. Ginny apparut rapidement, l'invitant joyeusement à entrer.
« Harry est là ? demanda Hermione.
– Non, il est allé s'entraîner avec des collègues.
Soulagée, la brune se laissa tomber sur les coussins de la banquette en terrasse.
– Mione, il m'a tout raconté et je comprends que tu puisses te sentir trahie, déclara la rouquine avec un regard réconfortant. J'aurais désapprouvé aussi, mais je suis certaine que s'il a fait tout cela, c'était qu'il avait des bonnes raisons.
Hermione resta silencieuse quelques secondes.
– Je ne sais plus quoi penser, Gin', murmura-t-elle finalement. Quand j'ai revu Drago pour la première fois, j'avais tout laissé derrière moi. La guerre, les Mangemorts, tout. Pour tout te dire, j'appréciais même passer du temps avec lui et on s'est vus quelques fois en dehors du Ministère.
– Pardon ? s'exclama la rousse avec un sourire en coin. Raconte !
Hermione rigola; sa meilleure amie lui faisait parfois penser à une adolescente en quête de ragots, même maintenant alors qu'elle en avait largement passé l'âge. Elle lui raconta comment leurs nombreuses entrevues au Ministère les avaient conduits à déjeuner ensemble quelques fois. Elle lui parla du soir où Ron l'avait trompée et où elle avait passé la nuit chez le blond, de l'anniversaire de Drago avec les autres anciens Serpentard. Ginny ouvrit de grands yeux pleins de malice, prête à élaborer des idées que la brune trouvait bien saugrenues.
– Je t'arrête tout de suite, coupa Hermione. C'est un homme marié et rien de tout ce que tu peux t'imaginer ne s'est produit ou ne se produira.
– Oh mais tu sais, j'ai entendu dire que quand il vient à Londres, il passe souvent la nuit dans des lits à droite à gauche, se moqua Ginny.
– Et tes sources sont les colporteuses de rumeurs professionnelles qui travaillent à la Gazette ?
– Mione, ne fais pas l'innocente, ricana la rouquine. Déjà à Poudlard, il couchait certainement à tout va.
– Je sais, se renfrogna Hermione, sachant très bien que les dires de son amie étaient vrais. Mes parents m'ont parlé de son couple qui n'a pas l'air très joyeux.
– Mais c'est une manie, non ? On doit être privilégiés avec Harry, ricana l'épouse Potter.
Hermione sourit. Elle ne souhaitait pour rien au monde que quoi que ce soit sépare ses deux meilleurs amis qui formaient un couple parfait.
– Il a un fils, murmura-t-elle si bas que Ginny eut du mal à entendre.
– Et il reste tout le temps en Australie ?
– Je suppose, je ne l'ai jamais vu en tous cas. Mais Drago m'a dit qu'il voulait revenir vivre en Angleterre donc je suppose qu'il va ramener femme et enfant.
Après un moment de silence, Ginny posa un regard sérieux sur son amie.
– Harry m'a dit que tu ne voulais plus jamais le revoir. Tu ne crois pas que c'est un peu… radical ?
– Je ne sais pas, soupira Hermione. Hier j'étais prête à user de tout mon pouvoir pour le faire déménager en Antarctique, mais aujourd'hui, j'ai l'impression que de toute façon que je sois en colère ou non, c'est la même chose.
– Peut-être que tu prends cette histoire trop à cœur, déclara Ginny en leur servant un verre de sirop. Parce que ça concerne tes parents, parce que personne ne t'en avait parlé, parce que tu es à cran.
– Je ne suis pas à cran, marmonna la brune.
– Mione, as-tu vraiment l'impression que ta vie n'a pas été stressante ces derniers temps ? D'abord cette campagne, ensuite mon abruti de frère qui…
Ginny grogna pour finir sa phrase, serrant les poings qu'elle s'était retenue d'envoyer dans le nez de Ron.
– Avec ton élection, reprit-elle, ton déménagement et toute cette affaire par-dessus, je pense que tu as bien besoin de vacances. Il faut que tu fasses une pause et que tu prennes soin de toi.
– Ginny, je ne vais pas prendre des vacances alors que je suis Ministre de la Magie depuis à peine deux mois. De quoi j'aurais l'air ?
– Eh bien je ne sais pas, moi, tu n'as qu'à organiser une réunion avec le Ministre australien et passer une semaine chez tes parents en joignant l'utile à l'agréable. Si tu as de la chance, Malfoy sera déjà parti et tu ne le verras pas. »
Hermione considéra l'idée un instant. Pourquoi pas ? Il fallait qu'elle y réfléchisse. Les deux amies discutèrent encore un long moment jusqu'à ce que la brune parte peu avant midi. Elle se promena sur le Chemin de Traverse, profitant de la chaleur et des boutiques moins fréquentées à l'heure du repas. Elle était aussi très soulagée que les gens ne soient pas agglutinés autour d'elle à chaque fois qu'elle sortait en public, mais cela était certainement dû au fait qu'elle avait été célèbre déjà après la guerre.
Alors qu'elle sortait de de Fleury et Bott en ayant presque vidé les étagères, elle tomba sur un visage familier.
« Salut, Blaise, lança-t-elle.
Le grand métis lui sourit en la voyant.
– Tiens ! Salut, Hermione, comment vas-tu ?
– Bien, merci.
Elle lui retourna la question et ils parlèrent quelques minutes de la belle journée. Ils finirent par se retrouver assis en terrasse à déjeuner ensemble.
– Tu as quelque chose de prévu demain soir ? demanda Blaise, enjoué au détour d'une conversation.
– Je ne crois pas non, pourquoi ça ?
– Je fais un repas chez moi, ça me ferait plaisir de te compter parmi nous.
– Nous, ça comprend Drago ? supposa la jeune femme.
– Oui. Hermione, il m'a raconté ce qu'il s'était passé, mais pourquoi est-ce que tu lui en veux autant ?
– Tu savais depuis le début qu'il était le voisin de mes parents ? demanda la brune en retour.
– Bien sûr, il en parlait tout le temps, sourit le métis.
– Voilà. Je ne l'ai appris qu'hier et je ne trouve pas cela normal.
– Mais si quelqu'un était censé t'en parler, ce n'était pas Potter ? C'est lui le directeur des Aurors, en plus d'être ton meilleur ami et collègue.
– Admettons, mais tout de même ! Tu peux comprendre que je sois choquée et en colère de découvrir qu'il était le voisin de mes parents tout ce temps alors que c'était un…
Elle ne finit pas sa phrase car le serveur arriva avec leurs commandes.
– Mangemort ? finit Blaise en haussant les sourcils quand l'autre fut parti. Tu penses que Drago était un Mangemort ?
– Pourquoi est-ce que tu me regardes avec cet air ahuri ?
– Parce que je suis réellement étonné que tu penses cela, répondit sincèrement le jeune homme. Je croyais qu'en étant Ministre, tu aurais su qui était Mangemort et qui ne l'était pas.
Hermione fronça les sourcils. Blaise avait raison, elle aurait dû tomber sur cette information en lisant les dossiers. Ou alors elle était tellement persuadée que Drago avait fait partie des rangs de Voldemort qu'elle n'avait pas cherché plus loin.
– Drago n'a jamais été Mangemort, déclara Blaise avec circonspection. Il n'a jamais cherché à le devenir et je crois qu'il aurait fait en sorte d'y échapper si ça avait été décidé ainsi. Il n'a fait que suivre les ordres et attendre que ça passe. Comme beaucoup.
– Mais Voldemort avait investi le manoir Malfoy. Et tout ce que Drago a fait à Poudlard ?
– Il faisait ce qu'on lui disait de faire, il l'a toujours fait. Réfléchis bien, ajouta le métis gravement, de ce que tu connais de Drago, y-a-t-il seulement une chose décisive qu'il ait faite de sa propre volonté ?
– À vrai dire, je n'ose plus dire que je le connais, même pas un petit peu, admit Hermione.
– Pendant toute son enfance, confia Blaise, il était le sosie de son père parce que c'était le modèle qu'on lui disait de suivre. À Poudlard, il suivait ses idéaux, il condamnait les mêmes choses que lui et c'est à son père qu'il rapportait tout ce qu'il entendait ou voyait. Quand Voldemort est revenu, Lucius lui a dit qu'il allait devoir le rendre fier alors c'est ce que Drago s'est évertué de faire. Et c'est aussi Lucius qui avait prévu son mariage bien avant qu'il ait l'âge d'en connaître le terme.
Hermione ne dit rien, ressassant tout ce que le sorcier en face d'elle venait de dire.
– Tout a toujours tourné autour de son père jusqu'à ce qu'il parte, à vrai dire, continua Blaise. Quitter l'Angleterre et collaborer avec le Ministère a été la première décision qu'il ait prise en rupture avec l'ordre dans lequel il avait grandi et c'est à ce moment-là qu'il a en quelque sorte pris sa vie en main.
– Je ne sais plus quoi penser, soupira Hermione. J'aimais bien passer quelques moments avec lui. C'était différent de mon entourage proche et j'avais l'impression de le découvrir sous un jour meilleur.
– Mais il n'est pas une autre personne maintenant que tu sais tout. Que tu sois en colère, triste, que tu te sentes trahie, ça ne changera rien à ce qu'il s'est passé. Je pense qu'il faut juste que tu l'acceptes comme on accepte quelque chose d'irrévocable. Tu n'y peux rien donc ça ne sert à rien de te ronger les sangs.
La jeune femme ferma les yeux et se passa une main sur le visage. Évidemment que Blaise avait raison, c'était le genre de théorie rationnelle qu'elle aurait sorti à quelqu'un dans son cas qui lui aurait demandé conseil.
– Alors, pour demain soir ? demanda Blaise avec un sourire espiègle.
– C'est gentil, mais je ne pense pas venir, répondit la brune avec un sourire reconnaissant. Il faut que je fasse le tri dans mes idées et je ne suis pas certaine qu'il ait très envie de me voir non plus.
Le métis déplora sa réponse, mais n'insista pas sachant très bien que vu la situation, les deux sorciers allaient se rabibocher rapidement.
– Blaise, je peux te poser une question ?
– Tu peux, mais je ne te promets pas d'y répondre, ricana le concerné.
– Pourquoi Drago ne parle-t-il jamais d'Astoria et de Scorpius ? Pourquoi ne viennent-ils pas à Londres avec lui ? Il a passé son anniversaire ici, loin d'eux.
Blaise eut un sourire. Drago avait raison, elle était bien curieuse.
– Je ne t'apprends rien en te disant que leur mariage n'a rien d'une idylle. Ils se sont mariés parce que leurs familles en avaient décidé ainsi, mais ils ne s'aiment pas. En tous cas Drago n'aime pas Astoria et je crois qu'elle est plus amoureuse de l'héritage que de l'homme.
– Mais pourquoi ne divorcent-ils pas ? s'étonna Hermione. Bien que je ne comprenne pas qu'il se soient mariés au départ, quel est le but de rester ensemble ? Si elle ne veut que son argent et que lui va coucher à chaque coin de rue, leur couple n'a pas beaucoup de sens.
– Et toi, pourquoi n'es-tu pas divorcée ? rétorqua Blaise. C'est assez moche ce que Weasley a fait quand même.
La jeune femme se renfrogna. Bien sûr qu'elle avait pensé au divorce, mais ce n'était pas si simple.
– Je crois que je n'ai pas envie de rompre tous les liens, avoua-t-elle. Il y a les enfants au milieu, déjà que la garde alternée a chamboulé beaucoup de leurs repères, j'imagine que l'identité de la famille reste un peu préservée avec le mariage.
– Et bien tu as ta réponse. Drago est persuadé que la situation dans laquelle il est lui convient parce qu'il ne veut pas qu'elle change. Il pense que n'importe quelle femme en aurait voulu après son argent et qu'Astoria n'est pas pire qu'une autre. On lui a bâti des repères depuis qu'il est petit et il n'a pas encore réussi à s'en débarrasser.
– Mais c'est tragique, déplora Hermione. Il n'a jamais voulu vivre sa vie avec une femme qu'il aime vraiment ?
– Ah, l'amour ! Crois-moi, j'ai déjà essayé de le convaincre qu'il est plus qu'un compte à Gringotts et qu'il a le droit de ressentir des choses, mais c'est pas simple, ricana le métis. »
Le serveur arriva avec la note et Blaise insista pour payer. Ils se séparèrent non sans se promettre de se revoir et Hermione rentra chez elle.
