Bien le bonjour !
Comment allez-vous ? Je vais très bien merci et je suis très heureuse de poster ce dix-huitième chapitre. Cette histoire est rated M, ce n'est pas pour rien et ce chapitre contient des scènes (sex)plicites. Si vous ne souhaitez pas lire ce passage, je vous invite à sauter (roh) la partie comprise entre les deux séries de signes (comme ceci : .*-*-*-*-*.).
Un grand merci aux nouvelles et nouveaux qui suivent cette histoire, vous m'enchantez chaque jour.
Et bien sûr, le plus grand de tous pour l'unique Whimsikal.
Je vous souhaite une agréable lecture.
Santé bonheur, Sexe et chaleur
Après quelques instants, Drago apparut à la porte et adressa à Hermione une salutation polie accompagnée d'un petit sourire enchanté. Elle entra après lui, retrouvant ses marques dans son salon qu'elle avait déjà visité deux fois.
« Tiens, dit-elle en tendant le sac, c'est un début.
Le blond l'attrapa et sortit le contenu sur la table. Il s'agissait de deux bouteilles de Whiskey-Pur-Feu millésimées dont il connaissait évidemment le nom et le prix exorbitant.
– Comment as-tu eu ça ? demanda-t-il avec surprise.
– Je connais du monde, sourit-elle malicieusement.
– Tu te rends compte que ça vaut trois fois le prix de mon mini-bar ?
– Si tu n'en veux pas, je les offrirai à Blaise, rétorqua Hermione avec un air de défi.
Drago ricana et s'en alla ranger les deux précieuses bouteilles dans une armoire vitrée. Il ne savait pas si elle les avait achetées ou si on les lui avait offertes, mais il se sentait flatté par le geste.
– Merci, fit-il sincèrement en se tournant vers elle.
La jeune femme sourit en retour.
– Je te sers quelque chose ? Du vin ? proposa Drago.
– Volontiers, mais pas beaucoup. Je travaille demain.
– Tu travailles encore ?
– Eh bien oui, même pendant l'été il faut faire tourner le monde, répondit la brune en haussant les épaules. Les effectifs sont divisés par deux avec les congés, mais il faut bien superviser tout ça.
– Tu ne peux pas déléguer ? Prendre des vacances aussi ? demanda Drago en l'invitant à s'asseoir sur le canapé.
– Crois-moi, je délègue déjà beaucoup pour pouvoir m'occuper des enfants, surtout pendant qu'ils ne sont pas à l'école.
Hermione but une gorgée de vin et profita de la sensation de son corps s'enfonçant dans le canapé. Elle était étonnamment bien à cet endroit; le salon de Drago était agréable et paisible. On toqua à la porte et le blond se leva. La sorcière fit de même et s'approcha d'une fenêtre, l'ouvrant doucement pour avoir un peu d'air. La nuit commençait seulement à tomber et irradiait la rue d'une lumière rasante.
– J'aime cette heure de la journée, murmura-t-elle plus pour elle-même que pour son hôte qui revenait dans le salon. Les gens sortent, profitent, mais il y a quand même la tranquillité du soir.
N'entendant plus un bruit, elle se retourna et sursauta violemment.
– Veux-tu arrêter d'arriver par derrière comme ça ! s'exclama-t-elle contre Drago qui se tenait à quelques centimètres de son visage, leurs deux verres pleins à nouveau à la main. »
Il lui adressa un regard obscène qui l'offusqua et la fit rougir, l'obligeant à se tourner vers l'extérieur à nouveau. Il faisait définitivement trop chaud dans cette pièce. La situation ambiguë amusa Drago, trop enchanté d'avoir cet effet sur son invitée. Il voulait profiter, retrouver l'ardeur de la séduction, susciter l'attirance et l'envie. Il voulait rattraper toutes les occasions qu'il avait manquées depuis qu'il était marié; il voulait profiter, encore et toujours.
Ce qu'il éprouvait à cet instant était tout simplement le désir, purement charnel, d'un homme envers une femme. Et il voulait que ce moment dure, parce qu'il savait que dès le lendemain, il affronterait le regard de sa femme, plein de reproches et d'amertume. Pourquoi s'obstinait-elle à rester avec lui ? Son argent évidemment. Cette simple pensée suffit à faire naître la volonté de la rendre encore plus en colère.
Quand Drago passa une main contre son dos, frôlant seulement le tissu de sa robe avec ses doigts fins, Hermione sentit les frissons déferler contre sa peau. Elle se retourna et croisa son regard assombri. Elle y lut de nombreuses choses qui lui tournèrent l'estomac et dut se réfugier dans son verre de vin pour reprendre ses esprits.
« Mangeons, déclara Drago, ça va être froid.
La brune soupira imperceptiblement quand il s'éloigna d'elle, passant une main sur ses joues brûlantes.
– Tu ne cuisines jamais ? demanda-t-elle en avisant la nourriture livrée sur la table.
– Je ne vis plus ici donc il n'y a rien dans les placards et au manoir, nous avons des elfes. Qui sont rémunérés et ont des congés hebdomadaires, insista-t-il en voyant Hermione froncer les sourcils.
– C'est très divertissant de cuisiner, pourtant, sourit-elle en piochant des légumes, tu devrais essayer et c'est bien meilleur que les plats livrés.
– Je n'en doute pas, mais ça ne fait pas partie de mes passe-temps favoris.
– Un jour, tu viendras chez moi et je te montrerai comment c'est, la vraie cuisine sans magie. »
Ils finirent de manger en discutant, mais la tension qui s'était installée entre eux plus tôt ne s'était pas entièrement évaporée. Hermione observait discrètement les gestes du blond, la façon dont ses cheveux bougeaient contre son front, ses sourcils qui frémissaient quand il parlait. Elle se demandait si ce qu'elle avait vu dans son regard près de la fenêtre était dû à son imagination. Cela faisait des lustres que personne ne l'avait regardée comme il l'avait fait.
Cette envie profonde, cette attirance, cela faisait des années qu'elle ne s'était pas sentie désirée. Ce soir, à chaque fois qu'il posait les yeux sur elle, elle avait l'impression d'être légère, insouciante. Elle avait l'impression d'être belle. Ce n'était pas la première fois qu'elle pensait cela avec Drago, mais il se comportait toujours avec son air charmeur envers les femmes. Il était bel homme et captait toute l'attention en un regard.
Mais au fond d'elle, Hermione se disait qu'ils avaient passé plusieurs moments seulement tous les deux, partageant des souvenirs et avouant des secrets. Ils avaient échangé des gestes volés et futiles, mais peut-être y avait-il plus. Elle repensa à leurs parenthèse sur la balcon, chez Blaise. Et malgré le fait qu'il s'agissait de Malfoy, elle n'arrivait pas à trouver la situation déplacée. Au contraire, elle se surprit à désirer plus ce soir.
Drago les resservit en vin, faisant tinter la bouteille contre les verres. Ils échangèrent un regard brûlant, mais aucun ne parla pendant de longues minutes. Quand les verres furent vides, une fois encore, la jeune femme se leva du canapé pour aller aux toilettes. Elle vacilla légèrement et trébucha contre la table basse. En une seconde, Drago s'était levé et l'avait saisie par la taille pour l'empêcher de basculer plus loin.
« Nom d'un… se retint de jurer Hermione en pressant sa main sur son tibia.
Sentant une chaleur inattendue, elle posa ses yeux sur ses doigts tachés d'un peu de sang et constata que sa peau était coupée sous le bas de sa robe déchirée.
– Salazar ! s'exclama Drago. Tu as la peau dure ! Tu as écaillé le bois.
– Tu te fiches de moi ? Je saigne et tu te fais du souci pour ta table ? fit la brune en levant un sourcil de jugement
– Elle est dans la famille Malfoy depuis plus d'un siècle, c'est une pièce unique. Les Ministres de la Magie sont facilement remplaçables.
Le blond ricana quand Hermione croisa les bras, faussement fâchée.
– Allez, viens, on va te réparer, sourit-il en l'invitant vers la salle de bain.
Bien sûr, Hermione aurait pu fermer la petite plaie d'un coup de baguette, ne souffrant que légèrement à cause du coup, mais elle se laissa faire, contente au fond que Drago s'occupe d'elle.
– Assieds-toi là, dit-il. »
La sorcière se hissa à côté du lavabo et remonta sa robe au-dessus de ses genoux. La contusion était minime, mais il y avait effectivement un petit éclat de bois pris dans le sang qui commençait à sécher. Le jeune homme le retira délicatement avec une fine pince et après avoir fouillé dans les armoires de sa pharmacie, il sortit une petite fiole d'un liquide transparent dont une minuscule goutte suffit à faire disparaître la plaie.
Drago passa un doigt sur la peau maintenant lisse et se redressa, faisant glisser sa main jusqu'au genou de la jeune femme. Hermione planta son regard dans le sien, sentant son cœur accélérer sa cadence déjà soutenue et la chaleur monter à ses joues. Elle voulut le remercier de l'avoir soignée, mais ne parvint pas à ouvrir la bouche, trop incertaine de ce qui pourrait réellement en sortir.
La chaleur qui émanait de son corps donnait des idées très spécifiques à Drago. Son visage rosé entouré de ses longs cheveux bruns et volumineux, ses yeux enflammés, ses lèvres humidifiées réveillaient en lui un désir pur. Un instant, il se demanda s'il ne valait pas mieux tout arrêter là, s'asperger d'eau froide et la renvoyer chez elle; l'instant d'après il fondait sur elle avec ardeur.
D'abord surprise, Hermione répondit rapidement à son baiser qui lui tordit le ventre et embrasa son corps. Les bouches entre-ouvertes, leurs langues se mêlèrent. Drago mordit légèrement la lèvre inférieure de sa partenaire alors qu'elle collait son corps au sien, l'attirant vers elle contre le lavabo. Cet échange sembla durer une seconde et ils se séparèrent le souffle court et les joues en feu. Le blond s'avança à nouveau, mais Hermione posa une main sur son torse.
« Je ne peux pas… on ne peut pas, murmura-t-elle.
Drago l'interrogea du regard alors qu'il faisait remonter doucement sa main sous sa robe, le long de sa cuisse.
– Ron… souffla Hermione en attrapant ses doigts, et Astoria.
Le jeune homme s'immobilisa et fronça les sourcils.
– Weasley n'a certainement rien à dire, dit-il fermement. Astoria, c'est mon problème.
Il approcha sa bouche de son oreille, la caressant légèrement du bout des lèvres, et ajouta dans un chuchotement :
– Et personne n'est obligé de le savoir. »
.*-*-*-*-*.
Drago commença à mordiller le lobe de l'oreille à laquelle il venait de murmurer, faisant couler des frissons le long du cou d'Hermione. Sans plus attendre et mue par la passion, elle attrapa sa chemise et la tira hors de son pantalon pour passer ses mains sous le tissu. Leurs bouches se retrouvèrent dans un baiser fiévreux et la jeune femme enroula ses jambes autour de la taille de Drago, l'enserrant dans le creux de ses cuisses. Sans cesser de presser leurs lèvres et faire jouer leurs langues, il passa ses mains sous les fesses de la jeune femme, la soulevant du meuble.
Il se dirigea vers le salon et la fit doucement tomber sur le canapé. Il profita un court instant de la voir là, étendue et fébrile, appelant son corps comme le sien l'appelait avant de s'allonger sur elle. Hermione se sentit frémir quand Drago parsema son cou de baisers brûlants, faisant remonter sa main le long de sa cuisse. Frissonnante de plaisir, elle défit rapidement les boutons de sa chemise, l'envoyant promener dans le salon. Elle détailla avec attrait ce torse pâle qu'elle ne connaissait pas, posant ses mains sur chaque millimètre de peau qu'elle découvrait.
Elle s'attela ensuite à défaire sa ceinture, ouvrant les boutons de son pantalon. Drago ricana contre sa gorge qu'il chatouillait avec la langue. Il la redressa et se leva du canapé, la serrant contre lui avant de la mener dans sa chambre. Débarrassés de leurs chaussures, ils terminèrent d'enlever les vêtements superflus, se retrouvant en sous-vêtements dans la pièce à la lumière tamisée.
Ils se tinrent tous les deux debout près du lit, respirant rapidement et se fixant d'un regard enflammé avant de se jeter l'un sur l'autre avec violence. Il n'y avait rien de tendre dans leurs mouvements, rien d'affectueux, mais les gestes saccadés étaient mus par un désir bestial. Le corps pour le corps, le sexe pour le sexe, l'appétit bouillonnant et impulsif.
À califourchon sur Drago, Hermione faisait onduler ses reins contre lui, sentant sous sa culotte humide la bosse dure dans son boxer. Il dégrafa son soutien-gorge alors qu'elle se penchait en avant pour embrasser son torse, révélant ses deux seins aux tétons dressés. Ils échangèrent un baiser ardent, mordillant leurs lèvres et se faisant gémir jusqu'à ce que a jeune femme se recule et plonge sa main dans le sous-vêtement du blond.
Elle enserra son érection d'une main ferme et commença de petits va-et-vient. Drago grogna en serrant les dents, posant sur elle un regard avide. Gênée par le boxer, Hermione le fit glisser le long des jambes du sorcier avant de reprendre son action précédente. Accélérant ses caresses autour de son sexe brûlant, elle se délecta de le voir fermer brièvement les yeux, contractant sa mâchoire sous l'effet du plaisir.
N'y tenant plus et sentant arriver le bout, Drago saisit Hermione et la retourna vivement sur le lit, se plaçant sur elle. D'un geste habile, il lui retira sa culotte et entra deux doigt en elle. Sans retenir son gémissement, la brune s'agrippa aux draps, arquant son dos alors qu'il bougeait en elle. Il accéléra rapidement la cadence, sentant ses doigts se couvrir d'humidité alors qu'Hermione l'accompagnait en roulant le bassin.
Puis soudain, il retira sa main et planta son visage devant le sien. Un instant, il la regarda là, sur son lit, la poitrine se gonflant rapidement et le souffle court, ses yeux assombris par son maquillage flou, ses cheveux éparpillés sur ses oreillers. Il sembla, l'espace d'une seconde, se demander ce qu'il était en train de faire et pourquoi il avait Hermione Granger nue et en sueur dans sa chambre.
Et Drago redevint aussi soudainement la bête en feu qu'il était avant. Il attrapa fermement les jambes de sa partenaire pour les replier contre lui avant de la pénétrer d'un vif coup de rein. Ils poussèrent ensemble un gémissement sourd alors que le blond intensifiait ses va-et-vient. Hermione ferma les yeux, traversée d'une décharge électrique à chaque fois que Drago la pénétrait toujours plus profondément. C'était si bon qu'elle se demandait comment elle allait tenir, mordant l'intérieur de sa joue pour se retenir de crier.
Alors que le blond se faisait de plus en plus rapide et intense, leurs deux corps couverts de sueur se crispèrent alors qu'ils étaient submergés par la jouissance. Drago lui asséna un dernier coup de rein libérateur, tous deux assommés par l'orgasme. Il se laissa tomber à côté d'elle, reprenant difficilement son souffle.
Il passa seulement quelques minutes durant lesquelles le blond tira un drap sur eux avant qu'ils ne sombrent conjointement dans le sommeil, sans savoir si c'était l'heure tardive, les nombreux verres qu'ils avaient bus ou l'effort de leurs ébats qui les avaient anesthésiés.
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Réveillé par une douce chaleur, Drago se retourna dans son lit, tendant un bras à côté de lui. Sentant le vide, il ouvrit finalement les yeux et constata qu'il était seul dans ses draps inondés de soleil. Il n'était pas neuf heures sur son horloge quand il se leva. Il se glissa sous une douche froide rapide et enfila un boxer avant de faire un petit tour de l'appartement. Le sorcier trouva ses vêtements de la veille posés sur sa commode et sa table à manger nettoyée, vaisselle faite. Hermione, elle, s'était volatilisée.
Il s'assit sur un fauteuil avec un café et prit enfin le temps de repenser à la nuit précédente. Il avait couché avec elle comme il l'aurait fait avec n'importe quelle femme, au final. C'était ce qu'il s'était refusé plusieurs fois, mais la voir aussi farouche l'avait résolu à le faire quand même. Et maintenant qu'il y repensait, ce n'était pas plus mal. La tension entre eux allait disparaître et ils pourraient recommencer à se voir en simples amis sans qu'il n'y ait plus d'ambiguïté. Sauf que Drago ne voyait jamais ses conquêtes d'un soir plus d'une fois et c'était lui qui se volatilisait de leurs appartements dans la nuit. Peut-être avait-il rompu leur amitié définitivement.
Assise derrière son bureau, Hermione était incapable de se concentrer. Les dossiers étalés devant elle ne parvenaient pas à détourner son esprit de ses pensées encombrantes. Elle avait dormi quatre petites heures avant de se lever du lit de Drago, ramassant ses vêtements en silence. La brune avait tourné en rond dans la nuit, incapable de partir juste comme ça. Aussi, avec deux coups de baguette, elle avait ordonné les affaires du sorcier, rangeant la table encore en désordre de leur repas. Et elle était finalement partie, traversant les rues plongées dans le noir jusqu'à chez elle en attendant l'heure d'aller au Ministère.
Et assise derrière son bureau, elle était incapable de penser à autre chose qu'à la nuit précédente. Hermione sentait encore leurs deux corps chauds se mêler, la bestialité de leurs gestes. Des frissons coururent le long de ses reins alors qu'elle secouait la tête pour chasser les images érotiques de derrière ses yeux. Comment en étaient-ils arrivés là ? Comment avait-elle pu faire ça ? Elle avait reproché l'acte à Ron comme la pire des trahisons et maintenant, elle était la maîtresse, celle qui est autant haïe que le mari infidèle. Elle n'appréciait pas Astoria, mais elle regrettait mille fois d'avoir ajouté sa pierre à l'édifice de la tromperie.
Hermione se prit le visage entre les mains, tiraillée entre la culpabilité et le souvenir d'une partie de jambes en l'air inoubliable. Personne n'était obligé de savoir, avait dit Drago, mais à cet instant, elle avait l'impression que c'était le secret le plus terrible à garder. En plus de cela, comment allaient-ils réussir à se revoir comme si de rien n'était ? Aller aux mêmes réceptions, boire un verre à la même table, côte à côte avec Astoria. Comment allait-elle faire pour récupérer ses enfants ce soir même et croiser les regards de Molly et Arthur ? Elle avait l'impression que son corps tout entier la trahissait pour ce qu'elle avait fait.
Laissant tomber son travail inefficace, la Ministre rangea ses dossiers et transplana chez elle pour déjeuner. Elle attrapa un bout de parchemin et sa plume une fois dans son salon et inscrivit les mots qui lui trottaient dans la tête depuis de longues minutes. Quand son hibou quitta sa fenêtre, elle pria intérieurement pour que Drago ne soit pas rentré au manoir et surtout, que personne d'autre que lui ne lise son message. Le volatile revint à peine cinq minutes plus tard avec une brève réponse : « Je m'en doutais un peu. D. ».
Hermione se laissa tomber sur son canapé, sentant une pointe de mélancolie après ce qu'elle venait de faire.
Drago avait renvoyé le hibou depuis de longues minutes alors qu'il relisait encore le parchemin qu'il avait reçu. « Drago, je ne suis pas ce genre de femme. Tu es marié et quoi qu'il se soit passé, je le suis toujours. C'était une erreur. J'aimerais qu'on arrête de se voir et qu'on oublie cette soirée. H. ». Évidemment qu'elle n'était pas ce genre de femme. Il le savait et Blaise le lui avait bien rappelé. Il aurait dû se retenir, quitte à prendre de la distance quand il en était encore temps. Il n'était pas contre une partie de bon sexe, mais il se rendait compte que cela allait au-delà.
Il soupira. Dommage, il se disait qu'ils auraient pu remettre ça et s'amuser un peu. Hermione était peut-être la première femme avec laquelle il aurait apprécié passer plusieurs nuits. Elle avait été tendre et sauvage, ambitieuse sans être vulgaire. Et plus que tout, elle était elle-même quand ils étaient ensemble. Elle ne se cachait pas sous son maquillage, n'exhibait pas son corps, elle était naturelle.
Et elle ne s'était pas donnée à lui comme les autres qui se pâmaient en attendant de pouvoir se vanter d'avoir couché avec Drago Malfoy. Elle l'avait fait parce qu'elle en avait envie et il devait avouer qu'il était affecté qu'elle le regrette autant. Et peut-être qu'il y avait autre chose aussi. Que ce n'était pas juste à propos de se revoir pour coucher ensemble. Peut-être, oui, qu'il souffrait déjà un peu de ne plus la revoir du tout et que ce sentiment était autre chose que de la déception.
Il transplana sur le perron du manoir qu'il trouva vide à l'exception des elfes. Les petits serviteurs lui rappelèrent qu'Astoria avait pris Scorpius pour aller déjeuner chez ses parents. Bien sûr, il n'était pas invité. Depuis qu'il enchaînait les relations adultères, il n'avait plus vraiment la cote chez Greengrass.
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Quand Hermione arriva au Terrier, elle marcha fébrilement jusqu'à la maison. La porte s'ouvrit et Rose et Hugo lui sautèrent dessus.
« Bonsoir, Hermione, sourit Molly en sortant derrière eux. Comment vas-tu ?
– Très bien, merci, répondit-elle avec un sourire crispé alors que la vieille femme plaquait un bisou bruyant sur ses deux joues. Et toi ? Arthur est là ?
– Tout va bien pour nous, ma chérie, Arthur est dans le salon en train de lire.
Hermione s'y rendit pour saluer l'aîné Weasley et s'apprêta à ressortir quand elle entendit Molly dire :
– Allez dire au-revoir à votre papa pendant que je sors vos affaires. »
La brune marcha jusqu'au perron et vit à l'autre bout du jardin ses deux enfants sauter sur leur père pour lui donner un gros câlin. Hermione sentit son cœur se serrer de trouver Ron là, à une vingtaine de mètres d'elle, trop loin pour qu'elle ne distingue bien ses traits et trop près alors que l'image de Drago nu se superposait à la sienne. Quand il la vit à la porte, il lui adressa un signe de main auquel elle répondit sans vraiment s'en rendre compte.
Une fois les enfants revenus près d'elle, ils rentrèrent à l'appartement. Hermione prit pleinement conscience qu'en plus d'être perdue dans ses sentiments, elle n'était pas prête de se remettre de cette soirée chez Drago.
