Bonjour ! Et voilà, on arrive déjà vers la moitié de l'histoire. Il reste tant de choses à voir ! J'espère que vous vous êtes régalé.e.s jusque-là et que la suite vous plaira tout autant.

RRA :

Lusyne : Merci beaucoup pour ta review et je suis très contente que l'historie te plaise !

Merci à toutes celles et ceux qui découvrent l'historie chaque jour et la suivent avec autant d'intérêt.

Merci, of course, à Whimsikal.

Bonne lecture !


Happy Birthday, Hermione

Le jeudi midi, Ginny et Hermione déjeunèrent ensemble. La première avait réussi à convaincre la seconde de lui accorder une heure de plus au temps du repas pour aller sur le Chemin de Traverse. Elles se retrouvèrent donc à passer la porte de Madame Guipure en quête de vêtements.

« Je ne comprends pas pourquoi tu insistes pour que j'achète une nouvelle robe, se plaignit Hermione qui avait l'impression de perdre son temps.

– Parce qu'on va dîner dans un endroit très chic et qu'il faut une tenue pour l'occasion. Et aussi parce que ça fait des années que je te répète qu'il faut que tu renouvelles ta garde-robe.

– Ginny, je ne vais pas racheter des habits sans cesse, c'est du gaspillage.

– Eh bien, tu n'as qu'à donner tous tes vêtements à des œuvres de charité et arrêter de faire la rabat-joie, rétorqua la rousse en se faufilant vers la section qui l'intéressait.

– À toujours commérer et avec ce genre de réflexions, tu t'entendrais bien avec Pansy, marmonna Hermione qui la suivait en traînant les pieds.

– Avec cette peste ? s'exclama Ginny en réapparaissant de derrière un paravent.

– Elle n'est pas aussi terrible qu'elle l'était à Poudlard.

– Assez discuté, somma la rousse. Il faut te trouver quelque chose de chic et décontracté. Je suppose que tu ne veux pas rester là toute l'après-midi alors soyons efficaces. »

Hermione se mit à fouiller dans les rayonnages, observant les robes. Il y en avait de vraiment magnifiques, mais jamais elle n'aurait osé les porter. Elle finit par en sortir deux, assez sobres mais très élégantes. Évidemment, de son côté, Ginny en avait choisi cinq qu'elle lui fourra dans les bras en la poussant vers la cabine d'essayage.

La première robe fut abandonnée, beaucoup trop banale pour l'occasion d'après la cadette Weasley. Hermione refusa catégoriquement la deuxième qui arrivait au milieu de ses cuisses, beaucoup trop courte. La troisième était noire, le bustier brodé de sequins mettait en valeur la poitrine de la brune et le tissu descendait élégamment jusqu'à ses pieds. La mettant de côté, Hermione continua l'essayage. Les deux jeunes femmes en retinrent une autre ensuite jusqu'à ce que la dernière arrive et que la Ministre disparaisse encore une fois dans la cabine.

« Je ne peux pas porter ça, entendit Ginny derrière le rideau.

La rouquine se faufila à l'intérieur et ouvrit de grands yeux.

– Hermione ! Elle est magnifique ! Encore mieux que sur le cintre.

– Mais je ne peux pas porter ça, Ginny !

– Pourquoi ? Elle te va très bien, elle est sexy et élégante. C'est celle qu'il te faut.

La brune tourna sur elle-même.

– Elle est trop courte et je ne suis pas à l'aise avec le dos nu, répondit-elle.

– Mione, ça fait combien de temps que tu ne portes que des robes longues ? interrogea Ginny avec un œil presque soucieux. Tu es magnifique et les grossesses n'ont rien changé à ça.

Hermione soupira; sa meilleure amie savait exactement où se trouvait le problème.

– J'ai porté trois enfants et je n'ai pas été épargnée non plus, continua la fille Weasley. Ce n'est pas ce qui compte et tu le sais. Tu as le droit de porter des robes courtes, des robes en dentelle ou que sais-je. Cette robe est parfaite et elle t'arrive au-dessus des genoux, ce qui est loin d'être trop court. Quant au dos nu, je trouve qu'il te va très bien.

Hermione observa son reflet dans le grand miroir. C'était vrai, cette robe bleu marine était très belle, mais elle n'aurait jamais pensé à l'essayer si elle avait été seule. Le buste soulignait ses seins avec raffinement, remontant jusque derrière sa nuque en une attache légère. Le tissu entourant ses hanches, dévoilant son dos jusqu'à ses reins sans être vulgaire pour autant.

– Attends voir, fit Ginny en sortant de la cabine.

Elle revint quelques instants plus tard avec une paire d'escarpins bleu marine recouverts de petites paillettes argentées. On aurait dit qu'ils reflétaient un ciel étoilé. La rousse les tendit à Hermione, l'incitant à les enfiler. Hissée sur les talons, elle s'observa attentivement.

– Imagine l'effet que tu aurais sur un homme, susurra Ginny.

– Ah oui ? Parce que tu as l'impression que je croule sous les avances ? railla la brune.

– Peut-être pas, mais tu plais à quelqu'un, ça c'est sûr, dit son amie avec un sourire en coin.

Hermione lui adressa un regard interrogateur.

– Malfoy, murmura Ginny pour éviter d'ébruiter quoi que ce soit.

La Ministre pouffa, trouvant l'allusion peu crédible.

– Je ne sais pas d'où tu sors ça, répondit-elle en secouant la tête, mais je doute que ce soit vrai. Si on parle bien de la même personne, je pense que la seule raison pour laquelle j'ai atterri dans son lit c'est parce qu'il avait abusé du vin rouge.

– Tu es vraiment irrécupérable, soupira Ginny avec lassitude. Regarde-toi, tu pourrais faire se retourner n'importe quel homme sur ton passage. Tu es magnifique, Hermione.

– Merci, Gin'. Mais si tu veux que je porte cette robe demain, il va falloir que tu en aies une au moins aussi courte.

– Ne t'en fais pas pour ça, je pense que je vais acheter la deuxième qu'on a regardée, sourit la rouquine. »

Les deux jeunes femmes sortirent de la boutique quelques minutes plus tard et Hermione retourna au Ministère pour terminer sa journée. Quand elle retrouva son salon le soir, entourée de ses deux trésors, elle se sentait bien. Ginny avait peut-être raison finalement, elle avait le droit de vouloir rencontrer quelqu'un de nouveau, elle avait le droit de tourner la page sur son mariage. Les parchemins pour le divorce étaient restés empilés sur un coin de son écritoire depuis des mois, il était peut-être temps qu'elle fasse le chemin jusqu'au bout.

18 septembre 2015

« Ginny, laisse-moi ranger mes affaires et calme-toi un peu. On a largement le temps de se préparer et je dois aller chercher les enfants à l'école pour les déposer au Terrier de toute façon.

– Non, c'est bon, mes parents s'en occupent.

– Quoi ? s'exclama Hermione. Mais ils n'ont pas leurs affaires et je ne leur ai pas dit au revoir.

– Mione, détends-toi. J'ai tout arrangé et tu pourras aller les voir demain matin. Ils sont entre de bonnes mains et avec mes enfants donc il n'y a pas de raison qu'il leur arrive quoi que ce soit. Ce soir, c'est ta soirée et je veux que tu profites au maximum. »

La rouquine trépigna encore de longues minutes dans le bureau de la Ministre, tournant en rond jusqu'à ce que cette dernière finisse par consentir à quitter les lieux. Tout se déroulait comme prévu, Hermione ne s'attendait absolument pas à ce que ses amis lui réservaient. Les deux jeunes femmes rentrèrent à l'appartement de la brune pour s'apprêter. Une fois habillée, coiffée et maquillée, Hermione s'admira devant sa glace. En fin de compte, elle était contente d'avoir acheté cette robe et ces chaussures; elle se trouvait belle. Sortir de ses retranchements de temps en temps ne pouvait pas faire de mal.

Isolée dans le salon, Ginny envoya un patronus à Blaise quand elles furent prêtes à partir.

« Mione, appela-t-elle en entrant dans la chambre. On va y aller.

– Tu ne veux toujours pas me dire le nom du restaurant ?

– Non, c'est une surprise, sourit malicieusement Ginny. »

Elle lui tendit le bras pour un transplanage d'escorte et un instant plus tard, elles avaient disparu.

Le petit « pop » caractéristique résonna une seconde dans l'endroit où elles arrivèrent, plongées dans le noir. Hermione lâcha le bras de son amie, déconcertée.

« Qu'est-ce que…, commença-t-elle, suspicieuse.

La pièce s'illumina soudainement et elle se figea de stupeur.

– Bon anniversaire !

– Mais… Ce n'est que demain ! s'émerveilla la brune. »

Hermione porta une main à sa bouche avec un air ébahi. Elle tourna plusieurs fois sur elle-même pour prendre connaissance de tout ce qui l'entourait. Les yeux humides, son cœur se serra à chaque personne sur laquelle son regard se posait. Il y avait Harry, évidemment, George, Angelina, mais aussi Neville et Hannah, Luna et Rolf. Il y avait également Pansy et Théo, ainsi que Blaise et Drago.

La vue de ce dernier posa un poids dans son estomac, mais elle détourna rapidement les yeux, toujours souriante car rien ne semblait vraiment pouvoir ternir le tableau. Hermione serra dans ses bras ses amis de longue date, les remerciant chaleureusement d'être là. Voir Neville et Luna était un réel bonheur. Ils s'étaient malheureusement éloignés avec leurs postes respectifs, mais c'était une véritable amitié qui les liaient.

« Merci, Ginny, sourit la brune en se tournant vers elle.

– Oh, mais je ne suis pas la seule à l'initiative de cette fête, souffla-t-elle. C'est Théo qui a eu l'idée en premier lieu et c'est Blaise qui m'a aidée à tout superviser.

– Eh oui, s'exclama le métis en arrivant joyeusement, il n'y a qu'un Zabini pour organiser un anniversaire aussi extra !

– Je suis agréablement surprise de vous trouver tous là, fit Hermione en avisant le groupe atypique qui se tenait dans ce grand salon. On ne peut pas dire qu'on s'envoyait des roses à Poudlard.

– Ne t'en fais pas, répondit Blaise, on a eu le temps de régler nos comptes avant que tu arrives. Et comme personne n'est mort, je pense qu'on devrait passer une soirée tranquille.

– Ginny ! s'écria George. Les gens se dessèchent par ici, est-ce qu'on peut faire sauter les bouteilles de champagne ?

La rouquine acquiesça en rigolant.

– Trinquons alors, s'exclama Harry en en saisissant une, à la meilleure Ministre que ce monde ait connu ! À Hermione !

Le bouchon fut expulsé sous les applaudissements et en quelques instants, toutes les coupes de champagne furent remplies.

– Merci, sourit Hermione avec les yeux pétillants, vraiment merci à vous tous.

La brune fit le tour du salon du regard quand ses yeux se posèrent sur la fenêtre la plus proche. Elle s'avança et scruta l'extérieur.

– Mais… où est-ce qu'on est ? demanda-t-elle perplexe.

– Dans un cottage sur l'île de Skye, en Écosse, expliqua Ginny. Bon, c'est un très grand cottage, mais Blaise connaît les propriétaires alors on a eu la location du week-end à moitié prix. Le traiteur ne reste que ce soir par contre.

– Du week-end ? Un traiteur… Mais c'est beaucoup trop, souffla Hermione, hébétée. Ça a dû vous ruiner.

– Ne dis pas de bêtises, la sermonna Blaise, quand on aime, on ne compte pas ! »

La brune sourit en observant la pièce. Et puis son regard se posa sur Drago qui sirotait une coupe de champagne près d'une fenêtre. Elle était contente de le voir, mais une profonde gêne faisait pulser son cœur dans son ventre. Prenant son courage en main, elle le rejoignit timidement.

« Je croyais t'avoir dit que je ne voulais plus qu'on se voit, fit-elle.

– Je ne suis venu que parce que Blaise a insisté. Je savais que ce n'était pas une bonne idée, rétorqua le blond sans même poser les yeux sur elle.

– Je suis contente que tu sois là, avoua la sorcière en plongeant son regard dehors. Et il ne faut pas toujours faire ce que je dis.

Drago posa enfin ses yeux gris sur elle. Elle lui sourit légèrement et il répondit à son sourire. La revoir après un mois et demi de silence faisait renaître en lui les souvenirs de leurs ébats. Sa bouche brûlante, ses gestes saccadés par le désir. Il se détourna pour arrêter de la fixer.

– Je vais aller voir les autres, souffla Hermione en s'éloignant. »

Le blond laissa couler son regard sur son dos nu, sur ses jambes nues. Il ferma les yeux brièvement, sentant l'odeur de sa peau et les frissons qui la couvraient. Drago secoua la tête pour chasser ces images.

« C'est grave, vieux, lança Blaise qui venait d'arriver vers lui.

– Lâche-moi, marmonna le blond.

– Sors-toi-la de la tête. Tu as essayé de coucher avec d'autres femmes depuis ?

Drago lui adressa un haussement de sourcil plein de jugement.

– Bon eh bien si tu ne veux pas coucher avec d'autres femmes, couche avec elle, dit le métis avec évidence. Ou sois plus discret quand tu la dévores des yeux. »

Et il s'éloigna avant que son ami n'ait pu répondre.

Hermione se resservit une coupe de champagne avec un petit sourire sur le visage. Elle était vraiment heureuse ce soir, entourée par ses proches pour son anniversaire.

« Je vous ressers ? proposa-t-elle à Luna et Rolf qui discutaient près d'elle.

– C'est gentil, répondit la blonde d'une voix fluette, mais je ne peux pas boire d'alcool. Donnes-en à Rolf, il se saoule pour deux.

– Oh ! Mais je n'avais même pas vu, s'exclama Hermione remarquant le ventre légèrement rond de son amie. Félicitations !

– Merci, souffla Luna en posant un regard comblé sur son mari. On est vraiment aux anges depuis trois mois.

– Ce sont des jumeaux, précisa Rolf avec excitation.

– Comme on a beaucoup voyagé pendant ces dernières années, on ne s'accordait pas vraiment le temps de fonder une famille, expliqua sa femme. Mais maintenant qu'on travaille tous les deux en Angleterre, on pourra se consacrer entièrement à eux.

Luna passa une main douce sur son ventre.

– D'ailleurs, reprit la blonde, on aurait une faveur à te demander.

– Dites-moi, sourit Hermione.

– On aimerait que tu sois la marraine des enfants. Ça fait un moment qu'on y réfléchit, mais on n'a jamais pris le temps de venir te voir.

– C'est adorable, souffla la brune, émue, avec grand plaisir.

– On voudrait demander à George d'être le parrain, ajouta Luna. Je n'étais pas très proche de lui à Poudlard, mais Fred et lui ont compté pour moi.

– Je suis sûre que ça le touchera et qu'il acceptera volontiers, assura Hermione.

– Pourquoi attendre alors ? s'enjoua la blonde avec un air pétillant.

Le couple s'éloigna et Hermione les regarda s'approcher du grand rouquin qui discutait avec Angelina avec un œil tendre.

– Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Ginny.

– Luna est enceinte de jumeaux et elle va demander à George d'être leur parrain, expliqua la brune avec émotion. »

Les deux jeunes femmes assistèrent à la scène, touchées. Au loin, George porta une main à son cœur et versa une larme émue en serrant le couple dans ses bras. Même après tout ce temps, il ne s'était pas entièrement remis de la mort de son frère et ce que Luna lui offrait représentait beaucoup.

L'heure avait tourné et il était temps de passer à table. Hermione n'en revenait toujours pas de tout ce que ses amis avaient prévu, pas plus qu'elle s'imaginait passer un week-end en Écosse pour son anniversaire. Elle se retrouva assise entre Neville et Ginny, en face de Drago qui prit soin de l'éviter du regard pendant la première partie du repas. La jeune femme échangea longuement avec le professeur de botanique qui se plaignait que les nouvelles générations à Poudlard n'aient aucune sensibilité envers la flore magique.

« La plupart sont des garçons qui ne comprennent rien et se blessent à la moindre occasion, sans parler des filles qui refusent de mettre les mains dans la terre pour ne pas abîmer leurs ongles, pesta Neville.

– À notre époque, la botanique n'avait pas non plus beaucoup de succès, tempéra Hermione.

– D'ailleurs, les gênes ne trompent pas, remarqua le professeur. La fille Parkinson n'est pas plus douée que la mère.

– Qu'est-ce que tu dis sur ma fille, Londubat ?

– Je dis qu'elle est incapable de mettre son petit doigt dans du terreau sans se mettre à chouiner parce qu'elle s'est salie. Un peu comme toi à l'époque.

Drago et Blaise ricanèrent avant de se recevoir un geste grossier de leur amie.

– Peut-être qu'elle est trop bien pour ce genre de discipline, frima Pansy en retroussant le nez.

– Peut-être, répondit Neville avec un sourire en coin. Mais je suis au regret de te dire que la botanique est l'une des trois B.U.S.E auxquelles Samantha a échoué donc il va falloir qu'elle se donne un coup de baguette pour la suite.

– Ma fille n'a échoué qu'à une épreuve ! s'exclama Pansy.

– Chérie, je crois qu'il faut croire le monsieur qui en sait plus que nous, souffla Théo avec un sourire en coin.

Pansy lui adressa un regard polaire qui le fit ricaner.

– Et merci, Hermione, lança le brun en sa direction. On ne s'est pas revus depuis, mais Sanderson a signé le partenariat il y a une semaine. J'ai parlé longtemps avec Darina Iliev et la banque nationale a tout de suite été de notre côté.

– Contente d'avoir pu t'aider, sourit Hermione. Je n'ai jamais eu affaire à elle directement, mais il paraît que c'est un véritable magyar quand on se la met à dos. »

La jeune femme vida son verre de vin en finissant son entrée et elle se recula légèrement contre le dossier de la chaise. Elle croisa le regard de Harry qui lui adressa un sourire franc. Depuis tout ce temps… Aurait-elle cru en arriver là, après toutes ces années ? Ce premier jour de septembre où elle avait ouvert la porte du compartiment du Poudlard Express à la recherche de Trevor, croisant la route de Harry et Ron. Sûrement pas. Pas plus qu'elle n'aurait cru passer son week-end d'anniversaire en Écosse avec ces douze autres personnes. Mais elle n'aurait échangé cet instant pour rien au monde.

Le plat fut aussi excellent que l'entrée, tout comme le dessert et le digestif servi dans le salon fut joyeusement accueilli par la tablée. En quelques minutes, le petit groupe vida une bouteille entière et Blaise se leva pour mettre de la musique.

« Allez, bande de limaces, s'écria-t-il par-dessus la chanson, venez vous bouger un peu !

Il se mit à se déhancher à quelques mètres du canapé, quittant sa veste de costume pour l'envoyer valser sur ses amis sous les sifflements et les huées.

– À poil, Zabini ! cria Ginny en se levant brusquement pour le rejoindre. »

Il suffit de peu de temps pour que le salon se transforme en véritable piste de danse. Hermione observa le groupe qui se dandinait et valsait au rythme des éternelles chansons des Bizarr' Sisters depuis le canapé. Elle était restée assise depuis le début avec Théo et Drago, s'amusant de voir les danseurs amateurs enchaîner les chorégraphies burlesques. Plus le temps passait, plus les bouteilles s'empilaient sur la table basse et les gens se désinhibaient. Le blond se leva finalement et s'éloigna. Hermione le regarda du coin de l'œil alors qu'il ouvrait une fenêtre. Elle eut à peine le temps de le voir réceptionner un hibou qu'il disparaissait dans un couloir.

« Allez, Hermione ! s'enjoua Harry. On veut te voir danser ! »

Il s'approcha d'elle et lui prit les mains sous les encouragements des autres. Elle refusa un instant pour la forme, mais n'avait pas d'autre choix que de rejoindre la piste de danse. L'alcool lui brûlait les joues et la brune se laissa tournoyer dans les bras du brun qui menait la danse énergiquement. Hermione riait aux éclats, se sentant légère et heureuse. Elle pouvait rester debout toute la nuit, enchaînant les chansons. Elle était infatigable.