Bonjour à vous,

Voilà la suite et fin du week-end d'anniversaire d'Hermione. Ce chapitre contient des scènes explicites indiquées comme la semaine dernière par des astérisques.

Merci aux nouveaux followers et à toutes vos reviews !

RRA :

Lusyne : Oui, ça fait du bien car elle en a besoin ! Et pour la fin, si tu veux je peux te le dire en MP. Mais ici, mystère concernant une bad/happy end. Toujours très contente que tu apprécies cette histoire. Merci !

Merci à Whimsikal.

Je vous souhaite une agréable lecture !


Mélancolique du dimanche soir

Drago revint dans le salon du cottage et se servit un verre de Whisky-pur-feu. Il resta un instant en retrait, observant les sorciers endiablés qui se tortillaient. Il se demandait comment faisait Pansy pour sauter aussi vigoureusement, perchée sur ses talons vertigineux d'où sortait la performance complètement décalée de Luna et son époux, que les lois de la gravitation semblaient ignorer ?

Il posa les yeux sur un dos nu qui virevoltait parmi eux. Hermione n'avait pas idée de l'image qu'elle renvoyait dans cette robe bleue qui se soulevait quand elle tournait et dévoilait ses cuisses. La chanson se termina et la jeune femme s'éloigna un peu pour reprendre son souffle et satisfaire sa soif. Elle se servit un verre d'elle ne savait quoi qui était sous sa main et lança une œillade circulaire à la pièce.

Ses yeux rieurs tombèrent sur le regard gris de Drago et elle lui adressa un sourire éclatant. Il lui rendit un signe de tête alors qu'elle s'approchait de lui.

« Qui peut bien t'écrire alors qu'il est presque minuit ? murmura Hermione.

– Curieuse, répondit simplement Drago.

– Toujours, tu me connais.

La brune sourit encore, lui adressant un clin d'œil avec ses pupilles dilatées.

– C'était Astoria, lâcha le blond alors qu'Hermione forçait son sourire à présent.

– Elle sait que tu es ici ?

– Elle sait que je passe le week-end avec Blaise, Pansy et Théo en Écosse. Elle n'a pas besoin d'en savoir plus.

Aucun des deux ne parla pendant un moment, laissant le bruit de la fête combler leur silence.

– Bon anniversaire, Hermione, souffla Drago. Il est minuit. »

La jeune femme eut à peine le temps de le remercier que les autres s'en rendaient compte aussi et se jetaient sur elle pour l'entraîner à nouveau.

Ils dansèrent encore longtemps puis Luna et Rolf s'en allèrent. Tout comme George et Angelina, ils ne restaient pas dormir sur place, mais seraient de retour tous les quatre pour les repas du lendemain. La soirée avait fait du dégât et tous se dirigèrent progressivement vers les chambres pour se coucher. Hermione découvrit enfin la chambre que ses amis lui avaient laissée. Elle fut surprise par la taille de la pièce, la taille du lit, la taille de la baignoire. Tout semblait démesurément grand.

Faisant le tour du mobilier, elle se rendit compte que Ginny avait vraiment tout prévu. Ses affaires de toilettes étaient rangées dans la salle de bain, plusieurs tenues de rechange étaient dans l'armoire.

La brune se retourna finalement vers le lit sur lequel elle se laissa tomber. Il était vraiment immense et tellement confortable. Elle ferma les yeux et les rouvrit instantanément, le visage figé. À peine avait-elle fermé les paupières que le visage de Drago était apparu. Elle se rendait pleinement compte que le revoir l'avait soulagée. Pouvoir lui parler, l'observer quand il ne s'en rendait pas compte. Hermione referma les yeux et laissa son visage s'installer dans son esprit. Son sourire quand il lui avait souhaité un bon anniversaire, son regard intense.

La jeune femme se redressa et secoua la tête, les joues brûlantes. L'alcool et la fatigue la faisaient divaguer. Elle se leva, quitta ses escarpins et savoura la sensation du tapis sous ses pieds nus. Alors qu'elle s'apprêtait à verrouiller la porte, elle jeta un œil au lit derrière elle, faisant naître dans sa tête des scènes torrides avec un certain blond. Non, elle ne pouvait pas faire ça, ce n'était pas raisonnable et complètement déplacé.

Et pourquoi ne se sortirait-elle pas simplement dans le couloir, juste pour voir s'il était encore debout ? Elle prétexterait avoir oublié sa baguette en bas si elle croisait du monde. Il n'y aurait rien, mais elle voulait juste voir s'il était déjà couché, ou au moins découvrir dans quelle chambre il dormait.

Hermione quitta sa chambre à pas de loup, refermant délicatement la porte. Toute la demeure était plongée dans le silence et ses pas sur la moquette étaient presque inaudibles. Elle se faufila jusqu'au salon et ne trouva personne sur son chemin. La brune remonta d'un pas las, soulagée mais un petit peu déçue quand même. Elle arrivait en haut des escaliers quand la porte en fasse d'elle s'ouvrit doucement.

« Hermione ? chuchota Drago. Tu n'es pas couchée ?

D'abord surprise, elle sentit son cœur accélérer dans sa poitrine, battant si fort qu'elle se demandait si le blond pouvait l'entendre.

– Je…, commença-t-elle, hésitante.

Le silence du couloir plongé dans le noir semblait assourdissant.

– J'avais envie de te voir. J'avais envie de… toi, avoua-t-elle dans un murmure si bas que Drago n'entendit presque pas.

– Hermione, tu as bu combien de verres ? demanda le sorcier qui menait une véritable bataille intérieure entre le désir profond que les mots de la jeune femme avaient réveillé et la conscience des conséquences s'il se laissait aller.

– J'en ai bu assez pour avoir envie de toi et pas suffisamment pour ne pas être maîtresse de moi-même.

Un instant passa pendant lequel Hermione se sentit profondément ridicule.

– Je suis désolée, je n'aurais pas... »

Elle n'eut pas le temps de finir que Drago se jetait sur elle, l'embrassant langoureusement.

.*.*.*.

Il la saisit par la taille et fit deux pas en arrière, retournant dans sa chambre avant d'insonoriser la pièce. Comme la première fois où ils avaient couché ensemble, leurs gestes furent saccadés, mus par le désir sourd. Drago détacha le haut de la robe de sa partenaire, faisant tomber le tissu pour dévoiler sa poitrine nue. La chambre était seulement éclairée par la lumière de la lune qui perçait par la grande fenêtre et faisait apparaître sur leurs corps des ombres mystérieuses.

Alors que les mains du blond chatouillaient ses seins et se baladaient dans le creux de son dos, Hermione s'attela à le déshabiller avec ardeur. Elle envoya valser sa chemise et défit sa ceinture, caressant son érection par-dessus son pantalon. Drago passa une main sous sa robe, titillant le bouton de chair sous sa culotte. Échangeant un baiser fiévreux à en perdre haleine, le désir grandissait en eux comme un ouragan dévastateur. Hermione se recula d'un pas, essoufflée, pour quitter sa robe d'un tour de bras avant de se jeter sur Drago à nouveau.

Sentir la peau de la jeune femme sous ses mains, son odeur, sa chaleur, donnait l'impression au blond de retrouver un souvenir perdu sans lequel sa vie n'avait pas la même saveur. En quelques instants, il se retrouva débarrassé de son pantalon et de son boxer, attirant Hermione vers lui pour dévorer ses lèvres avec envie. L'allongeant sur son lit, il fit descendre doucement sa culotte jusqu'à ses pieds avant de l'envoyer rejoindre le reste des vêtements au sol.

Drago embrassa son mollet, déposant un chemin de baisers brûlants le long de ses jambes jusqu'au creux de ses cuisses. Il releva les yeux pour chercher le regard d'Hermione et la trouva la tête légèrement penchée en arrière, les paupières closes, respirant par sa bouche entre-ouverte. Cette vision terriblement excitante électrisa Drago qui commença à passer sa langue dans son entre-jambe, faisant gémir la jeune femme.

Chaque fois qu'il entrait sa langue en elle et mordillait son clitoris, Hermione était traversée par une vague de frissons. C'était prodigieux et elle enserrait les draps dans ses mains avec force pour ne pas fondre complètement. Elle sentait ses jambes trembler sous lui et c'était la meilleure des sensations. Drago retira sa bouche qu'il remplaça par deux de ses doigts, remontant le long de son ventre pour embrasser ses seins. Il voulait qu'elle jouisse toute la nuit dans son lit, il voulait qu'elle se souvienne de ses mains, de ses lèvres, il voulait qu'elle comprenne qu'il aurait abandonné toutes les femmes du monde pour une nuit de plus avec elle.

Hermione ondulait le bassin en rythme avec les doigts de Drago qui entraient en elle de plus en plus vite. Alors qu'il mordillait un de ses tétons, elle se cambra et gémit, frissonnant de plaisir sous l'orgasme. Le blond sourit dans la nuit et l'embrassa. À cet instant, leurs gestes s'étaient attendris, leurs baisers étaient plus doux. Hermione fit glisser ses mains sur la peau du blond, dessinant son torse, ses hanches.

Elle posa finalement ses doigts sur l'érection de Drago, l'entourant fermement et le faisant grogner. La jeune femme commença des va-et-vient lents et intenses, observant le visage du blond traversé par le plaisir. Elle plongea son regard dans le sien, ses deux yeux gris et sombres embrasés par le désir. Hermione accéléra la cadence puis retira sa main et l'instant plus tard, Drago la pénétrait d'un virulent coup de rein. Ils gémirent de concert et le jeune homme entreprit un rythme soutenu entre ses cuisses.

Il accéléra le rythme de plus en plus alors que la brune enroulait ses jambes autour de lui pour qu'il la pénètre plus profondément. Hermione attrapa sa nuque et l'embrassa puis Drago posa sa tête contre son épaule pour lui asséner les derniers coups de rein libérateurs. Atteignant le septième ciel sous une montée de plaisir commune, ils se tendirent en gémissant une dernière fois avant de s'allonger côte à côte, en sueur et haletant.

.*.*.*.

Réveillé par le soleil, Drago eut la désagréable impression de revivre la même scène qu'un mois plus tôt. Dans ses draps encore chauds du sexe récent, il était seul. Aucune trace d'Hermione mis à part ses vêtements qui se trouvaient pliés sur une commode. Il sentit une pointe de déception et d'amertume naître en lui. Pourquoi fuyait-elle à chaque fois ? Il se réconforta dans l'idée qu'elle tenait un peu à lui puisqu'elle prenait la peine d'ordonner des affaires avant de partir, mais cela ne suffit pas à faire passer les mauvaises pensées.

Ne voulant pas traîner au lit plus longtemps, il s'habilla de manière décontractée puisqu'il faisait un magnifique soleil dehors et descendit. Une douce odeur chatouilla ses narines alors qu'il s'approchait de la cuisine. Et il la trouva là, dos à lui et affairée à préparer des pancakes qui sentaient délicieusement bon.

Hermione combattait son mal de crâne depuis le réveil en essayant de penser à autre chose. Elle s'était extirpée des bras de Drago alors que l'aube commençait seulement à colorer le ciel et s'était plongée dans un bain brûlant. Ne cessant de se repasser les heures qui avaient précédé son endormissement, elle se sentait encore une fois profondément stupide. Elle avait été stupide de boire autant, de sortir de sa chambre une fois tout le monde couché. Stupide d'avoir dit à Drago qu'elle avait envie de lui.

Maintenant, la jeune femme se retrouvait dans la même situation que l'autre fois, sauf qu'elle semblait éprouver un peu moins de culpabilité. Il y avait tant de plaisir quand elle couchait avec Drago et même de la tendresse comme la veille. Mais quel genre de relation pouvait-elle avoir avec lui s'ils continuaient comme ça ? L'esprit torturé, elle avait quitté le bain quand l'eau était devenue trop froide et s'était enroulée dans un long peignoir en soie. La maison était plongée dans le calme quand elle avait rejoint le salon en désordre.

Hermione s'était d'abord occupée de ranger cette pièce qui avait subi les déboires de la fête puis elle s'était attelée à préparer le petit-déjeuner pour remercier ses amis. Elle avait assemblé figues, raisins, brioches et tartines sur un large plateau. La brune avait fouillé dans les placards et dans le frigo et avait dégoté tous les ingrédients nécessaires à la confection de pancakes. Alors qu'elle en avait déjà fait une épaisse pile dans une assiette, elle se retourna pour faire sauter sa poêle, mais sursauta en même temps, incapable de réceptionner la galette dorée.

Drago, qui était la cause de sa stupeur, eut le réflexe de sortir sa baguette pour éviter au pancake d'atterrir sur le carrelage, le faisant léviter jusqu'à l'assiette.

« Je suis désolé, s'excusa-t-il. Je ne voulais pas te faire peur.

– Je vais peut-être finir par m'habituer, sourit Hermione. Tu as cette fâcheuse tendance à apparaître sans bruit.

– Et toi tu as la fâcheuse tendance à disparaître avant le matin.

À peine eut-il prononcé ces mots qu'il les regretta, craignant la réaction de la jeune femme. Ils n'avaient jamais parlé de leurs deux échanges charnels et le sujet semblait tabou. Hermione lui adressa un regard où se mêlaient la surprise, la gêne et la culpabilité. Elle avait l'impression d'être une enfant prise en faute. Mais son cœur battant la chamade et son ventre serré signifiaient bien plus qu'une bêtise infantile. Ne trouvant pas encore le courage d'affronter cette discussion pourtant inévitable, la brune choisit de faire comme si de rien n'était.

– Tu préfères de la confiture ou du caramel sur tes pancakes ?

– Du caramel, répondit Drago, surpris mais soulagé par ce changement de sujet. Je suis le premier debout ?

– J'ai croisé Ginny dans le couloir, mais je ne pense pas qu'elle soit prête à se lever. Ils se sont mis un sacré coup avec Blaise et George.

– Et toi, ça va ? demanda le blond.

Même si sa question pouvait paraître anodine et le ton de sa voix n'était pas spécialement inquiet, Hermione fut touchée par son attention.

– J'ai un peu mal à la tête et mis à part l'abus d'alcool et le manque de sommeil, je vais bien, rit la jeune femme.

Le silence s'installa entre eux, seulement brisé par l'assiette qu'Hermione posait devant Drago.

– C'est vraiment délicieux, fit-il en léchant le caramel qui collait à ses doigts.

– Merci, s'enjoua Hermione. Et la cuisine sucrée est mon point faible, tu verras quand tu viendras manger. »

C'était plus simple de faire comme s'ils en étaient encore là, encore à s'inviter chez l'un ou l'autre sans problème. Hermione espérait d'ailleurs qu'un jour, il viendrait dîner chez elle et que leurs relations s'éclairciraient. Ils s'observèrent un instant, les images de leur nuit défilant dans leurs deux esprits. La gêne pointait le bout de son nez quand Neville et Hannah entrèrent dans la cuisine, allégeant l'atmosphère.

Tout l'étage se vida lentement, les fêtards de la veille apparaissant peu à peu en plus ou moins bon état. Ginny pestait après elle-même de ne pas avoir prévu des litres de potion contre la gueule-de-bois alors que Théo se moquait allègrement de Blaise qui avait les yeux rougis après ses performances de strip-tease.

Après avoir régalé tout le monde avec son copieux et succulent petit-déjeuner, Hermione fila s'habiller avant de transplaner au Terrier. Elle voulait embrasser ses enfants avant qu'ils ne partent chez leur père et devait passer chez elle récupérer de quoi travailler efficacement pendant le week-end. Bien que Ginny la réprimanda pour ça, elle s'enferma plusieurs heures dans un bureau à l'étage pour avancer sur ses dossiers. Week-end d'anniversaire ou pas, le monde ne s'arrêtait pas de tourner et elle ne pouvait pas perdre du temps.

Hermione s'accorda tout de même une longue promenade sous le soleil en fin d'après-midi, longeant la côte où l'air marin s'engouffrait dans ses cheveux et dans sa robe. Le paysage paisible respirait l'harmonie et les falaises au loin se découpaient dans le ciel bleu, colosse rocheux qui tenait en équilibre précaire au-dessus des remous de la mer.

Et le soir, tous les amis firent la fête encore, se déchaînant pour libérer le plus fou qu'ils avaient en eux. Ils burent encore de nombreux verres, profitant du jardin et de la terrasse sous l'air chaud de la fin de l'été. La nuit était tombée depuis longtemps quand ils partirent se coucher et une fois certaine qu'elle ne croiserait personne, Hermione quitta sa chambre en titubant légèrement. Elle toqua doucement à la porte de Drago, se convainquant que c'était la dernière fois, juste ce week-end en Écosse et qu'après c'était fini.

Drago ouvrit quelques instants plus tard, les yeux rougis par la fête, et soupira en voyant la jeune femme.

« Hermione, souffla-t-il. Qu'est-ce que tu fais là ?

– J'avais envie de te voir, chuchota-t-elle.

Drago se retint de toutes ses forces pour ne pas la tirer contre lui et réitérer les ébats de la veille. Il ne voulait pas que ça se passe comme ça, il ne voulait pas de ce genre de relation avec elle.

– Je refuse de continuer ça avec toi, trancha-t-il avec regret.

Hermione sentit son estomac tomber dans ses chaussures et lui lança un regard d'incompréhension. Avait-elle fait quelque chose de mal ?

– Je sais que tu culpabilises, murmura Drago. À chaque fois qu'il se passe ce genre de choses entre nous c'est parce que tu as trop bu. Et je ne veux pas que tu te laisses aller pour regretter dès le lendemain matin. Je ne veux pas de ça avec toi.

Sur le pas de sa porte, Hermione était désemparée. La vérité dans les paroles du blond lui sautait à la figure. Elle se sentait idiote et bien ridicule.

– Je…, commença-t-elle. »

Incapable de formuler quoi que ce soit de sensé, elle tourna les talons la tête basse et disparut dans sa chambre au bout du couloir.

Drago ferma sa porte à son tour et soupira une nouvelle fois. Il se passa une main sur le visage, frottant ses yeux fatigués. Il n'aurait jamais dû entamer quoi que ce soit avec Hermione il n'allait jamais s'en tirer sans briser des gens. Il n'arrivait plus à la regarder sans avoir envie de poser ses mains sur elle, de défaire ses vêtements et de sentir sa peau sous ses doigts. Mais à quoi bon accepter ses avances si elle-même ne le voulait pas vraiment ? Il se coucha et malgré la fatigue pesante, il mit de longues heures à s'endormir.

Hermione jura dans le silence de sa chambre en se déshabillant. À quoi pensait-elle, sérieusement ? Les deux fois où elle avait couché avec Drago avaient été deux fois de trop et il avait fini par s'en rendre compte avant elle. Il avait complètement raison en plus, la première fois qu'ils s'étaient rapprochés dans son appartement, elle avait bu la moitié de son mini-bar et depuis, il y avait toujours eu de l'alcool pour détendre leurs échanges.

La tête enfoncée dans son oreiller, Hermione repensa à ce que le blond avait dit. Elle fuyait chaque matin parce qu'elle se sentait coupable, mais regrettait-elle vraiment ? Elle s'en était voulu pendant des jours la première fois, mais maintenant elle avait juste l'impression d'avoir fait une bêtise sans grande importance. Mais la phrase qui tournait en boucle dans sa tête était la dernière qu'il avait dite. Il ne voulait pas de ça avec elle. Voulait-il autre chose ou ne voulait-il plus rien du tout ? Elle n'eut pas le temps de pousser la réflexion plus loin car le sommeil la cueillit.

.

« Merci beaucoup pour tout, sourit Hermione, les yeux brillants. C'était sûrement le meilleur week-end d'anniversaire que j'ai eu. »

Elle enlaça Ginny et remercia chaque personne d'un regard sincère. Après des au-revoir chaleureux et des promesses de se revoir rapidement, Hermione transplana chez elle. Elle soupira de soulagement en retrouvant la quiétude de son appartement. La journée du dimanche avait été des plus étranges.

La brune s'était enfermée dans le bureau pour travailler toute la matinée et surtout pour ne pas voir Drago. Ce dernier l'avait finalement évitée pendant tout le temps où ils étaient dans les mêmes pièces et Hermione avait cru surprendre un accrochage entre Harry et Ginny. Seuls sur la terrasse, ils discutaient vivement et s'étaient tus quand la jeune femme était sortie. L'heure du départ approchait alors elle n'avait pas relevé, mais il y avait quelque chose de louche.

Rangeant ses affaires dans sa penderie, Hermione passa de longues minutes à observer les cadres qu'elle avait accrochés au mur mitoyen. Parmi les photographies animées se trouvait celle de sa remise de diplôme où Harry et Ron l'entouraient, tous les trois en uniforme de Gryffondor. Ils souriaient et se serraient dans les bras, les yeux pétillants.

La brune caressa le verre sur la photographie. Ron lui manquait, elle s'en rendait compte à cet instant précis. Leur adolescence lui manquait. Mais elle redoutait de le revoir, après tant de temps, après Drago. Elle se sentait coupable. Et si tout s'était brisé à jamais entre eux ? Seraient-ils l'un de ces couples qui ne se croisent jamais et dont les enfants sont le seul lien encore relativement intact ?