Bonjour !
Voilà un chapitre avec des nouveautés dans la vie d'Hermione. Pas de Drago cette fois, mais il est dans toutes les bouches !
Merci à toutes et tous pour les reviews, les follow et les fav, vous êtres de plus en plus ici et sur AO3, c'est vraiment dingue !
Merci à Whimsikal.
Bonne lecture !
Halloween-ween
25 septembre 2015
Il avait fallu trois jours entiers pour qu'Hermione se décide enfin à envoyer une lettre à Ron. Elle avait mis plusieurs heures et des dizaines de parchemins roulés en boule pour trouver les bonnes formulations et les bonnes phrases. Lorsque le hibou s'était envolé, elle avait attendu une réponse avec nervosité et appréhension. Et puis l'oiseau était revenu et le poids énorme dans sa poitrine s'était un peu allégé.
Le vendredi soir, elle transplana dans le jardin des Weasley avec un nœud dans la gorge. Trempée en quelques secondes par la lourde pluie qui s'abattait sur le pays, elle trottina jusqu'à la maison, poussant la porte d'un geste mal assuré. Rose et Hugo l'accueillirent avec un gros câlin en la couvrant de bisous. Elle salua Molly et Arthur chaleureusement.
« Rose, Hugo, appela leur grand-mère. Venez par-là. »
Molly indiqua d'un regard à Hermione qu'elle se dirige vers le salon. La brune la remercia silencieusement et progressa dans la maison en silence.
Elle trouva Ron près de la cheminée. En la voyant apparaître, il se redressa. La première chose qu'Hermione remarqua fut qu'il avait un petit peu maigri et ensuite qu'il s'était coupé les cheveux. Il n'avait pas vraiment changé. Les deux sorciers se regardèrent sans un mot pendant de longues minutes. La jeune femme revoyait dans son esprit la scène qu'elle avait surprise le soir de leurs dix ans de mariage, mais elle était floue maintenant, indistinctement lointaine. Elle n'était plus en colère, elle n'était plus triste.
Le cœur de Ron battait fort, mais il n'osait pas parler. Quand il avait reçu la lettre d'Hermione deux jours plus tôt, il avait pensé rêver. Il ne comprenait pas pourquoi elle lui demandait de l'attendre, pour lui parler. Il ne comprenait pas comment elle faisait pour vouloir le voir après ce qu'il s'était passé. Le roux avait passé des mois entiers et terribles à se morfondre dans la culpabilité et la douleur. Noyé dans sa propre faute et dans les regrets.
Il profita de la voir là, à seulement quelques mètres, les cheveux gonflés par la pluie. C'était comme si elle pouvait s'en aller à n'importe quel moment et ne jamais vouloir le revoir. Et puis Hermione ouvrit la bouche et le long silence qui les séparait s'évapora quelques secondes.
« Tu t'es coupé les cheveux, fit-elle remarquer.
C'était la pire des manières d'entamer une conversation, surtout avec Ron, mais la jeune femme n'avait rien trouvé d'autre. Le rouquin passa une main moite dans ses mèches, soulagé qu'elle lui parle, même pour des banalités.
– Il y a une semaine, répondit-il. Tu as bonne mine.
– Merci.
Le silence revint et Ron fit un pas en avant, surpris lui-même par son geste.
– Hermione, je…, commença-t-il avant qu'elle ne le coupe.
– Ne parlons pas de ça, Ron. Pas maintenant.
La brune savait aussi bien que lui qu'il avait voulu s'excuser encore. Elle ne voulait pas de ses excuses, elle n'en avait plus besoin. Elle le connaissait assez pour savoir qu'il avait dû s'en vouloir à mort, chaque minute de chaque jour où elle était loin de lui.
– Je sais que tu as souffert, souffla-t-elle. Peut-être autant que moi.
Ron baissa les yeux, touché par ses paroles et par leur véracité.
– Je ne suis pas venue pour remuer le couteau dans la plaie, dit Hermione. Je suis venue parce que j'avais besoin de te voir.
Le roux releva les yeux vers elle. On pouvait y lire du soulagement et une forme de gratitude.
– Est-ce que… tu veux boire quelque chose ? proposa Ron avec hésitation.
– Un jus de citrouille sera très bien, répondit Hermione avec un petit sourire.
D'un coup de baguette, le jeune homme fit venir deux verres de la cuisine et invita la brune à s'asseoir sur un fauteuil. Il prit lui-même place à une distance respectable, plongeant ses yeux dans le liquide orangé.
– Qu'est-ce que tu fais maintenant ? demanda la jeune femme après un moment.
– Je travaille avec George au magasin.
– Tu vas revenir au Ministère ?
– Je ne sais pas, avoua Ron qui se posait souvent la question. Il faudrait que je repasse tout un tas d'examens, que je fasse un entraînement intensif pendant quelques temps. Je ne sais pas si j'en ai le courage.
Hermione acquiesça. Ils parlèrent encore quelques minutes, de tout et de rien, essayant de garder la conversation la moins embarrassante possible. La pluie s'était calmée quand la jeune femme se leva pour partir. Une fois les enfants près d'elle pour rentrer, elle se tourna vers Ron qui se tenait dans l'encadrement de la porte du salon.
– Si tu veux, tu peux passer chercher les enfants chez moi vendredi prochain.
– Je viendrai, répondit le roux avec un petit sourire soulagé. »
Quand elle coucha Rose et Hugo ce soir-là, Hermione se sentait bien. Elle était contente d'avoir fait le premier pas, d'être revenue vers Ron. Elle ne pourrait sûrement jamais oublier, mais elle savait qu'elle pouvait pardonner. Elle tenait trop à lui et s'en rendait compte maintenant.
« Vous n'êtes plus fâchés avec papa ? demanda Hugo, la sortant de ses pensées.
Elle lui sourit et embrassa son front.
– Non, mon chéri, on n'est plus fâchés.
– Ça c'est vraiment bien, s'exclama le petit. Parce que moi je veux qu'on fasse Noël tous ensemble comme avant.
Hermione rit en caressant la main de son fils.
– Noël c'est encore dans trois mois, tu sais. Mais ne t'inquiète pas, on le fera tous ensemble.
Hugo sembla très heureux de sa réponse et elle voyait que Rose dans son lit l'était aussi même si elle ne disait rien.
– Je vous aime tous les deux très fort, murmura leur mère en les serrant dans ses bras l'un après l'autre. »
Hermione leur souhaita une bonne nuit et sut que la sienne serait plus paisible cette fois.
3 octobre 2015
Le vendredi soir, Ron était venu chercher les enfants comme convenu. Il n'était pas resté longtemps, mal à l'aise dans cet appartement qu'il ne connaissait pas et qui représentait trop vivement sa séparation avec Hermione.
Le lendemain, la jeune femme se rendit sur le Chemin de Traverse. Marchant d'un pas rapide sous son parapluie gris, elle fuyait l'orage en direction d'un salon de thé. Il ne lui avait fallu que quelques minutes de marche depuis son appartement, mais le bas de son pantalon était déjà trempé.
Hermione poussa la porte en secouant son parapluie, faisant tinter la petite clochette qui était accrochée à l'entrée.
« Quel temps ! maugréa-t-elle en s'asseyant sur une banquette près de Ginny.
– Tu l'as dit. Il y a encore deux semaines c'était le plein été.
– Pansy est là ?
– Non, mais elle ne devrait pas tarder, indiqua la rouquine en jetant un œil à sa montre. Ta semaine s'est bien passée ?
– Plutôt oui, sourit Hermione, l'urgence de la rentrée s'est calmée.
La serveuse du salon arriva près d'elles pour prendre leur commande. Attendant l'arrivée de Pansy, les deux jeunes femmes la renvoyèrent poliment.
– Tout va bien avec Harry ? demanda la brune avec souci. Je vous ai vus vous disputer la dernière fois.
– On ne se disputait pas, soupira Ginny en balayant la remarque d'un revers de main. Mais il m'énerve des fois à être aussi borné.
Hermione l'interrogea du regard.
– Il voulait te demander si ça te dérangeait qu'on fasse Halloween avec Ron cette année, expliqua la rouquine. Comme d'habitude on va avec les enfants tous les quatre, il s'inquiète de savoir comment on va s'organiser. Il ne veut pas avoir à choisir entre vous deux, tu comprends ?
– J'avais complètement oublié pour Halloween, avoua Hermione. Mais je pense que le problème n'en est plus un. J'ai revu Ron la semaine dernière et il est passé prendre Rose et Hugo chez moi hier.
– Ah bon ? s'étonna Ginny.
– Je ne sais pas si on peut dire qu'on est réconciliés, mais je crois qu'après tout ce temps, toute cette histoire me touche beaucoup moins. Et puis les enfants ont vraiment envie de fêter Noël avec toute la famille réunie alors c'est notre rôle de les rendre heureux.
– N'empêche, il aurait pu se retenir, rouspéta la rousse qui avait du mal à laisser passer sa tromperie.
Pansy entra dans le salon de thé à ce moment. Elle les rejoignit avec un sourire alors que la serveuse revenait prendre leurs commandes.
– Vous en faites des têtes, de quoi est-ce que vous parliez ? s'enquit la blonde.
– De mon abruti de frère, râla Ginny.
– Ah, soupira Pansy d'un ton théâtral, les hommes sont tous des goujats.
– Pourtant tu n'es entourée que par des hommes, se moqua Hermione gentiment.
– Et quels hommes ! Blaise est incapable de se trouver une relation de plus de douze heures, Drago passe son temps à faire des galipettes aux quatre coins de la ville et Théo n'est sage que parce qu'il a peur de moi. J'ai aussi des amies filles, tu sais. La preuve par ma présence ici.
Hermione rit doucement, légèrement crispée depuis la mention de Drago et le regard en coin que lui avait lancé Ginny.
– D'ailleurs, reprit Pansy en leur adressant le regard malicieux qu'elle adoptait quand elle ragotait, j'ai entendu dire par Daphné, la sœur d'Astoria, que Drago se comportait bizarrement en ce moment.
Voyant que le visage de Ginny s'était illuminé de la même malice, Hermione lui fit les gros yeux le plus discrètement possible, la sommant de ne pas faire de bourde.
– Drago s'est toujours comporté bizarrement, éluda la brune pour tenter de clore cette conversation.
C'était sans compter le malin plaisir que Pansy prenait à colporter les rumeurs, encouragée par la curiosité de Ginny. Au grand dam d'Hermione.
– Mais Astoria vit avec lui, enchaîna la blonde. Il paraît qu'il ne sort presque plus et qu'il ne découche plus depuis quelque temps.
– Qu'est-ce que ça peut bien faire ? demanda Hermione avec une indifférence feinte.
– Arrête ! s'exclama Ginny. Il est connu pour être le mari le moins fidèle de tout Londres. S'il arrête d'aller voir ailleurs, il n'y a qu'une seule explication.
– Il est amoureux d'une de ses maîtresses ! conclurent d'une seule voix excitée Ginny et Pansy.
Hermione manqua de s'étouffer dans sa tasse de thé, toussotant légèrement.
– Il ne peut pas tout simplement avoir décidé d'arrêter de tromper sa femme ? demanda la brune en haussant les sourcils.
– Est-ce que tu crois ce que tu dis ? railla Pansy. On parle de Drago et il n'a pas autant de morale vis-à-vis d'Astoria.
– Et tu sais qui c'est ? Cette maîtresse ? interrogea Ginny, l'œil espiègle.
– Non, je n'en sais rien. Mais je vais trouver. Si Théo sait quoi que ce soit, il me l'avouera.
– Tu parles comme si tu allais le torturer, charria Hermione.
– Oh, mais ce n'est pas nécessaire, répondit Pansy avec un sourire taquin. La privation de sexe est une menace dont les hommes ont suffisamment peur. »
Au grand soulagement d'Hermione qui leva les yeux au ciel en entant ça, le sujet Drago fut abandonné en quelques minutes. Les trois jeunes femmes discutèrent longuement, profitant du temps qu'elles avaient pour partager des histoires. Les choses avaient bien changé depuis la haine entre maisons à Poudlard et même s'il y avait de nombreux points sur lesquels elles différaient, elles s'entendaient plutôt bien au final.
Elles quittèrent le salon de thé, profitant d'une accalmie. Pansy rentra chez elle alors que Ginny suivait Hermione dans son appartement.
« Tiens, fit la brune en sortant un dossier épais de son bureau. Si Harry pouvait y jeter un œil dans le week-end et me le ramener lundi, ça serait bien.
– Je lui transmettrai, répondit Ginny en prenant le dossier pour le ranger dans son sac.
Elle jeta une œillade en coin à Hermione qui s'affairait dans le salon sans un mot.
– On va parler de que Pansy a dit ou pas ? demanda la rouquine.
– Je ne vois pas ce qu'i dire.
– Oh, Hermione, ne fais pas la rabat-joie ! Drago est amoureux de toi, c'est sûr ! Vous avez recouché ensemble depuis cet été ?
La brune se redressa brusquement, se pinçant le dos, et adressa un regard dur à Ginny alors qu'elle portait une main à ses lombaires. Malgré son agacement apparent, son cœur s'était mis à cogner plus vite dans sa poitrine.
– Ginny, ce sont des sottises ! clama Hermione sèchement. Je ne sais pas pourquoi Drago a changé d'attitude, mais il n'est certainement pas amoureux de moi. C'est profondément absurde.
Son interlocutrice regarda Hermione avec un mélange de curiosité et d'étonnement.
– Et pourquoi ne serait-il pas amoureux de toi ?
– Parce que ça n'a pas de sens ! s'exclama la brune. Premièrement, il s'agit de Drago Malfoy, s'il m'apprécie c'est déjà beaucoup. Deuxièmement, il m'a bien fait comprendre qu'il ne voulait pas de ce genre de relation avec moi. Et troisièmement… Eh bien ça n'a vraiment pas de sens !
Hermione savait très bien que son argumentation ne tenait pas la route et que Drago ne lui avait pas réellement spécifié les propos qu'elle lui tenait. Mais parler de lui et de leur relation sans queue ni tête la mettait mal à l'aise et la rendait mélancolique.
– Vous avez recouché ensemble depuis cet été, pas vrai ? demanda Ginny à nouveau.
– Oui, avoua la brune dans un soupir. En Écosse, le vendredi soir. Après, il m'a dit qu'il voulait que ça s'arrête et je ne lui ai pas parlé depuis.
Ginny s'apprêtait à prouver par une théorie tout à fait grotesque que Drago était tombé amoureux d'Hermione quand celle-ci la coupa avant qu'elle n'ouvre la bouche.
– Gin', je ne sais pas ce qui a fait changer Drago, mais ce n'est certainement pas moi. De toute façon ce ne sont pas mes affaires et ça m'est égal. N'en parlons plus, s'il-te-plaît. »
Ginny ne rajouta rien, mais elle garda cette conversation bien en tête. Quand elle quitta l'appartement, Hermione se laissa tomber sur son canapé avec un imposant livre pour tenter tant bien que mal de se vider l'esprit.
31 octobre 2015
Hermione traversa la rue, Rose et Hugo accrochés à chacune de ses mains. Ils passèrent le petit portillon des Potter alors que Ron apparaissait sur la terrasse.
« Papa, papa ! s'exclama Hugo en courant vers lui. Regarde, on est déguisés de la même couleur !
Le petit ouvrit ses bras, faisant apparaître ses ailes de chauve-souris violettes. Son père sourit tendrement, lui-même vêtu d'un costume de comte noir et violet et coiffé d'un haut de forme sur une longue perruque noire.
– Sympa les cheveux, se moqua gentiment Hermione en faisant bouger sa perruque noire également.
– Je vois qu'on a eu la même idée, ironisa Ron. Pour les cheveux et pour le reste. »
Ils avaient en effet tous les deux réutilisé de nombreux éléments de leurs déguisements des années passées. Et en fin de compte, ils étaient plutôt bien assortis. Avec sa grande robe noire et rouge et son masque, Hermione et lui ressemblaient à une version maléfique du carnaval de Venise.
Tous les quatre rejoignirent Harry et Ginny dans la maison qui terminaient le maquillage de leurs enfants. James était évidemment resté à Poudlard parce que faire Halloween avec sa famille à onze ans c'était « vraiment trop naze » d'après lui. Lily et Rose avaient insisté pour être toutes les deux en petit chaperon rouge et étaient absolument adorables.
Les huit compères s'engagèrent dans les rues du Londres sorcier en direction du Chemin de Traverse. Les enfants tout excités toquaient aux portes en souriant, récoltant des bonbons dans leurs paniers en citrouille. Depuis plusieurs années déjà, Harry, Ginny, Hermione et Ron avaient eu l'idée d'agrémenter leurs déguisements de masques ou de perruques de telle sorte que les sorciers qui leur ouvraient la porte ne les reconnaissent pas. La première année, ces inconnus avaient passé plus de temps à leur demander des photographies ou des autographes qu'à remplir les citrouilles de leurs enfants et ils ne souhaitaient pas que cela se reproduise.
Il y avait un bon quart d'heure de marche depuis la maison des Potter jusqu'à la grande allée commerciale, mais les arrêts fréquents avaient plus que doublé le temps.
« Maman, couina Hugo en tirant sur la main d'Hermione, j'ai envie de faire pipi.
– Vous n'avez qu'à aller voir George et on vous rejoindra directement, dit la brune aux autres. »
Les trois adultes acquiescèrent, se dirigeant vers la boutique de l'aîné Weasley qui profitait de la fête pour faire exploser ses ventes en tout genre. Hermione et Hugo quittèrent l'allée principale pour retrouver l'appartement de la jeune femme. Dans la rue qui menait à celui-ci, Hugo se mit à courir, ouvrant ses bras pour faire se gonfler ses ailes de chauve-souris.
« Regarde, maman ! s'écria-t-il. Je vole presque !
Hermione rit tendrement de le voir faire des allers et retours sur les trottoirs, sautillant dans tous les sens.
– Regarde devant toi, Hugo ! »
À cet instant précis, la brune vit arriver devant son fils deux silhouettes surgissant d'une ruelle, dans lesquelles Hugo rentra de plein fouet. Hermione accourut vers son fils qui, les fesses au sol et les yeux écarquillés, observait avec stupeur l'homme dans lequel il venait de rentrer se baisser vers lui pour s'assurer qu'il allait bien.
« Je suis désolé, dit-il à Hermione quand elle fut près d'eux, je ne l'avais pas vu arriver.
Il aida Hugo à se relever et la jeune femme s'amusa quelques instants de voir que l'homme ne l'avait pas reconnue.
– Tu vas bien ? demanda-t-elle à Hugo.
Il hocha vigoureusement la tête, jetant un œil curieux à l'enfant qui accompagnait l'homme devant lui.
– Je ne pensais pas tomber sur toi, avoua Hermione avec un sourire alors qu'elle soulevait son masque sur son front.
– Oh ! Salut, Hermione, s'exclama Blaise enjoué. Sympa la robe !
– Et toi, un joueur de quidditch mort-vivant… Il fallait oser. Tu dois être Scorpius ? demanda la brune au petit garçon près du métis.
– Scorpius Malfoy, répondit-il fièrement.
– Maman, est-ce que je peux aller toquer chez les gens ? demanda Hugo en pointant une porte éclairée par une guirlande colorée à quelques mètres d'eux.
Hermione consentit en lui intimant d'être prudent.
– Tu veux venir avec moi ? demanda poliment son fils à Scorpius.
– D'accord, acquiesça le jeune blond.
Les deux enfants s'éloignèrent sous l'œil attentif de Blaise et Hermione.
– Alors comme ça, tu fais Halloween ? demanda la brune.
– J'ai toujours accompagné Scorpius et ça m'amuse bien, sourit le métis.
– Je ne pensais pas qu'on fêtait Halloween chez les Malfoy.
– Ça fait plaisir à Scorpius alors Drago est d'accord, expliqua Blaise. Il ne lui refuse presque rien.
La mention du prénom du blond rappela à Hermione leur dernier échange. Le métis vit clairement l'ombre passer dans le regard de la sorcière et décida d'attaquer de but en blanc.
– Pourquoi est-ce que vous ne vous parlez plus ?
– Parce qu'il ne veut plus avoir affaire à moi, déclara Hermione avec exagération.
– C'est faux, il ne veut juste pas continuer la relation bizarre que vous aviez entamée.
– Pourquoi est-ce que tu me demandes si tu connais la réponse ? rétorqua la brune plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu.
– Pour confirmer ce que je savais déjà : vous vous voilez la face tous les deux.
Hermione haussa un sourcil interrogateur.
– Si tu crois vraiment que Drago ne veut plus te voir, tu te trompes de manière monumentale. Et je pense que tant que vous n'arriverez pas à communiquer décemment avec des mots, vous continuerez à vous fuir comme la dragoncelle sans raison.
La brune semblait perdue dans la multitude de sentiments contradictoires qui se battaient dans son être. Elle ne savait pas quoi répondre et une seule chose lui vint à l'esprit.
– Pansy a dit que…
– Pansy fait tout un plat de beaucoup de choses, la coupa le métis. Et elle n'est certainement pas la mieux placée pour parler de ce que ressent ou non Drago.
– Et toi, tu es mieux placé peut-être ? rétorqua Hermione.
– Il me parle, à moi.
À cet instant, la jeune femme n'avait qu'une seule envie : être seule et réfléchir. Mais cette soirée était loin de le lui permettre.
– Il faut qu'on retrouve Harry, Ginny et Ron, soupira-t-elle pensive alors que le clocher sonnait vingt heures.
– Je dois ramener Scorpius de toute façon, répondit Blaise. Hermione, il faut que tu ailles parler à Drago parce que je ne suis pas certain qu'il le fera en premier. Vous être en train de gâcher votre temps. »
Et sur ces mots, le jeune homme rejoignit les enfants qui revenaient, les mains pleines de bonbons. Scorpius et lui disparurent alors qu'Hermione avait le regard perdu dans le vide et la tête embrumée.
« Maman, murmura Hugo, est-ce qu'on peut aller faire pipi ? »
Durant tout le temps qu'elle passa à tourner et retourner les paroles de Blaise dans sa tête, Hermione ne parvint pas à faire le point sur la situation. Quand elle regarda les enfants partir avec Ron, tout semblait complètement dépourvu de logique. Comment en était-elle arrivée là ? La fin de l'année approchait et il avait fallu seulement quelques mois pour que tout son monde soit chamboulé entièrement. Tous ses repères, ses zones de confort, tout avait volé en éclat et le reconstruire semblait si compliqué.
