Bonsoir !

Mais quoi ? Vous vous dites sûrement qu'aujourd'hui, ce n'est pas mercredi ! Et vous avez tout à fait raison. Mais grâce au formidable concours de ma chère bêta-lectrice, je peux désormais poster deux chapitres par semaine. Ce sera donc toujours le mercredi et aussi le samedi !

Voilà donc l'arrivée d'un nouveau (ou presque) personnage dans la vie de Blaise et donc, par conséquence, dans la vie d'Hermione. J'espère que vous allez aimer ce chapitre et évidemment, la suite qui viendra après.

Merci Whimsikal !

Bonne lecture, et bonne nuit !


Qui a eu raison de Blaise Zabini ?

25 novembre 2015

« Monsieur Zabini, annonça l'elfe qui se tenait à la porte du petit salon.

Astoria le congédia d'un geste de main alors que le grand métis entrait dans la pièce. La jeune femme ne se leva même pas de son fauteuil satiné, lui adressant un vague regard.

– Il est dans son bureau, fit-elle en feuilletant des parchemins. »

Blaise tourna les talons et monta les escaliers sans plus de cérémonie. Il toqua brièvement et poussa la porte du grand bureau qui appartenait autrefois à Lucius Malfoy. Dans le grand fauteuil vert sombre surmonté de moulures argentées, Drago avait les mêmes airs durs et concentrés que son père.

« Tout va bien ? demanda le métis.

– Oui, seulement de la paperasse administrative, éluda Drago en mettant de côté le dossier qu'il lisait.

– On pourrait aller voler samedi avant de retrouver les autres, si ça te dit, proposa Blaise. J'ai quelqu'un à te présenter.

– J'aurais bien aimé, mais j'ai promis à Scorpius qu'on irait voir le match de quidditch des Holyhead. Il attend ça depuis des mois et tu sais que je suis incapable de le décevoir.

Blaise rit.

– Tu peux venir si tu veux, ajouta Drago.

– C'est gentil, mais j'avais prévu autre chose du coup.

Le blond lui lança un regard curieux avec un sourire en coin.

– Elle s'appelle Marilyn, sourit le métis.

– Par Salazar, Zabini, aurais-tu décidé de te caser ? le charia Drago avec un franc rire.

Il se leva alors que son ami lui adressait une vilaine grimace.

– Bitsy, appela le maître de maison.

Un elfe apparut en s'inclinant.

– Apporte-nous de quoi boire dans le kiosque.

L'elfe disparut aussitôt.

– Ça ne te dérange pas qu'on sorte marcher dans les jardins ? demanda Drago. J'ai passé la journée enfermé ici et j'ai besoin de prendre l'air.

Les deux hommes descendirent dans le hall, récupérant leurs manteaux avant de sortir du manoir. Le vent frais leur fouetta le visage, mais le ciel bleu et dégagé rendait la promenade agréable.

– Alors, qui est donc cette femme qui a eu raison de toi ? s'enquit le blond un peu moqueur.

– Je l'ai rencontrée cet été en fait, dans un bar. On avait bien sympathisé, mais elle avait dû partir précipitamment. Et puis on s'est revus il y a une semaine et je passe vraiment des bons moments quand on est ensemble.

– Et qu'est-ce qu'elle fait dans la vie ?

– Je ne lui ai jamais demandé, mais d'après ce que j'ai compris, elle travaille en lien avec le Ministère. Peut-être qu'Hermione la connaît.

Drago haussa les épaules alors qu'ils arrivaient au kiosque. Une fois sous le toit octogonal, la chaleur qui se diffusait dans la bulle magique qui entourait la construction s'infiltra dans leurs vêtements.

– En parlant d'Hermione, reprit Blaise alors que le blond leur servait à chacun un verre de Bière-au-beurre fraîche, elle est invitée samedi pour l'anniversaire de Théo.

– Sûrement, répondit Drago avec une indifférence feinte. Je n'y avais pas pensé.

C'était un mensonge évidemment, il n'avait fait que penser à ça depuis le début de la semaine et le jour où Théo les avaient conviés pour aller au restaurant.

– Pas à moi, rétorqua le métis. Et qu'est-ce que tu vas faire ? L'éviter du regard et ne pas lui adresser la parole de toute la soirée ?

– Je ne sais pas ce que je vais faire, Blaise. Avec un peu de chance, elle ne viendra pas et puis le problème sera réglé.

– Ne sois pas bête. Si elle ne vient pas ça n'aura rien à voir avec de la chance, ça aura à voir avec vous deux incapables de faire face à votre situation.

– Ah oui, Zabini ? riposta Drago avec un ton plein de sarcasme. Et quelle est notre situation ? Tous les deux mariés avec des enfants et deux bonnes baises dans les jambes. Tu n'es pas à ma place alors ne pense pas que c'est si simple.

– Déjà, si j'étais à ta place, j'aurais divorcé d'Astoria depuis longtemps.

– Ne commence pas, trancha le blond avec agacement.

Aucun des deux ne parla pendant un temps.

– Je n'aurais jamais dû laisser les choses déraper ainsi, soupira finalement Drago. Je n'aurais jamais dû faire quoi que ce soit et on n'en serait peut-être pas là.

– Tu en es vraiment certain ? demanda Blaise. Même si tu n'avais rien fait, je pense que vous auriez fini par vous rapprocher. Ça aurait juste pris plus de temps.

Drago haussa un sourcil.

– Merci pour ça, madame la voyante. Alors comme mon destin était de toute façon de me retrouver dans cette merde incommensurable, qu'est-ce que je suis censé faire maintenant ?

– Accepter les choses telles qu'elles sont et prendre des décisions. Des vraies décisions, pas juste celle de faire l'autruche et de couper les ponts.

– Si c'est cette fille qui te rend comme ça, tu ferais mieux de t'en débarrasser, répliqua Drago.

– C'est ça, cache-toi derrière l'humour, se moqua Blaise.

– Je ne sais pas quoi faire, d'accord ? Je ne vois pas où est-ce qu'on peut aller dans l'état actuel des choses. Et peut-être même qu'elle n'a pas envie d'aller plus loin.

– Non mais tu t'entends ? s'exclama le métis. À force de te répéter, tu t'en convaincs tout seul. Pourquoi est-ce que tu ne le lui demandes pas tout simplement ?

Drago haussa les épaules.

– Tu as eu raison de refuser vos parties de jambes en l'air alcoolisées, ajouta Blaise. Mais maintenant, tu dois prendre les choses en main et vous devez vous expliquer pour arrêter de vous tourner autour.

– Je ne vais quand même pas lui dire que j'aime passer du temps avec elle, mais que je préférerais qu'elle n'ait pas bu quand on couche ensemble.

– Et pourquoi pas ? rétorqua le brun. Tu peux le lui dire autrement, plus subtilement. Après tout, tu ne prends pas vraiment de risque. Si elle ne veut rien de plus, tout redeviendra comme avant. Toi d'un côté qui bataille avec Astoria et elle qui bataille avec Weasley.

– Comment ça, elle et Weasley ? demanda Drago plus brusquement qu'il ne l'aurait souhaité.

– Ils se reparlent, expliqua Blaise. J'ai vu Hermione à Halloween et ils ont passé la soirée ensemble avec Harry et Ginny.

– Et tu ne pouvais pas me le dire plus tôt ?

– Pourquoi, ça aurait changé quelque chose peut-être ?

– Peut-être ! clama Drago. Elle n'a rien à faire avec lui, il l'a détruite et c'est moi qui étais là pour la réconforter.

Ses yeux s'étaient assombris et l'idée de voir Hermione se rabibocher avec Weasley faisait naître une sourde colère en lui.

– Drago, appela Blaise pour récupérer son attention, est-ce que tu l'aimes ?

Le blond tourna la tête vers lui, plantant son regard dans le sien. L'aimait-il ? Il n'avait jamais posé de mot si fort sur ce qu'il ressentait. Il n'avait jamais cherché à le faire et ne voulait pas le faire maintenant.

– N'en parlons plus, Blaise, soupira-t-il. »

Le métis n'insista pas. Il savait qu'il avait ouvert une faille dans l'esprit de Drago et qu'il avait besoin de la combler tout seul.

.

Le samedi arriva et après avoir passé la journée dans les tribunes du stade de quidditch, Drago et Scorpius rentrèrent au manoir. Le petit ne cessait de clamer à quel point les Holyhead Harpies étaient la meilleure équipe d'Angleterre, portant toujours sur les joues le maquillage vert foncé et doré assorti aux couleurs de son écharpe dédicacée par la capitaine de l'équipe.

« Et là, l'autre poursuiveur il a foncé vers les buts mais l'attrapeuse des Holy c'est la meilleure alors elle a attrapé le Vif et ils ont gagné !

Scorpius mima l'action en sautant à travers le salon. Drago le regarda faire en souriant. Il adorait voir son fils heureux.

– Quand je serai à Poudlard, reprit le jeune blond, je serai attrapeur de l'équipe de Serpentard et je serai le meilleur, comme toi papa.

Scorpius sauta sur son père et lui enserra la taille en riant.

– On pourra retourner s'entraîner ? Dis oui, dis oui, s'il te plaît, papa !

Drago s'agenouilla devant lui et lui prit les épaules.

– On est obligés d'aller s'entraîner, sourit-il, sinon tu ne seras jamais le meilleur de Poudlard. Je suis très fier de toi, Scorpius, et je sais que tu seras un excellent joueur de quidditch.

Le petit lui sauta au cou et le serra avec sa force d'enfant.

– Merci papa, c'est vraiment toi le meilleur. »

Puis il le lâcha et s'en alla en courant dans sa chambre pour saisir ses figurines animées de quidditch et refaire le match qu'il venait de voir encore et encore.

Drago monta dans sa chambre pour se changer. Il avait rendez-vous dans une grosse heure et s'empressa d'aller prendre une douche. Il baissa la poignée de la porte de la salle de bain, mais elle résista.

« Astoria ? appela-t-il à travers le bois.

– Oui, j'ai bientôt fini.

– Ce n'est pas grave, je peux aller me doucher chez Scorpius.

– Non, non, répondit Astoria, je sors. »

Drago haussa les épaules dans le vide et commença à se déshabiller. En boxer devant sa penderie, il sentit deux bras fins entourer son torse. Astoria posa ses lèvres sur ses omoplates, caressant sa peau avec légèreté.

« Je vais être en retard, fit le blond en se retournant.

Astoria était nue contre lui, ses longs cheveux foncés tombaient sur ses épaules et contre ses seins gonflés. Elle laissa ses doigts couler sur les hanches de son mari, les glissant sous l'élastique de son boxer. Drago ferma brièvement les yeux en serrant les dents. Pourquoi ne pouvait-il pas résister ? Il se concentra de toutes ses forces pour penser à autre chose que la chaleur et l'odeur d'amande que diffusait la peau de sa femme.

– On a un peu de temps pour nous, susurra la brune en se collant à son torse.

Elle le fit reculer jusqu'au mur, embrassant son torse. Drago parcourut le visage d'Astoria du regard, ses traits fins, ses yeux bleus perçants. Elle était belle, d'une beauté qui faisait pâlir les hommes et jalouser les femmes. Elle était belle, il ne l'avait jamais nié. Ils n'avaient simplement pas leur place dans un même mariage. Astoria passa ses mains dans son boxer et le fit descendre le long de ses jambes.

– Je ne…, commença Drago avant que les mots ne meurent dans sa gorge. »

Astoria avait posé sa bouche sur lui, agenouillée sur le tapis. Le blond appuya sa tête contre le mur avec force, fixant le plafond alors que les va-et-vient humides autour de son sexe en érection faisaient monter le plaisir dans ses reins. Quand le visage de sa femme réapparut devant le sien, ses yeux azur enflammés par le désir, il ne parvint pas à se retenir plus longtemps. Il savait que c'était justement ce qu'elle voulait de lui : qu'il craque pour elle.

Astoria se mordit la lèvre inférieure de manière lubrique en attrapant la main de Drago. Elle lécha ses doigts avec un petit sourire en coin et les conduisit vers son propre entre-jambe. Le blond décida d'accélérer les choses et d'un geste habile, il échangea leurs places, la plaquant contre le mur. Il introduisit deux doigts en elle et bougea rapidement au rythme de ses roulements de bassin.

Drago la saisit ensuite par les fesses et la souleva contre lui. Astoria enroula ses jambes autour de lui alors qu'il la pénétrait d'un coup. Il lui asséna de vifs coups de reins, faisant cogner son dos contre le mur. Astoria ricana. Elle savait qu'il ne lui faisait pas l'amour, qu'il s'agissait juste de tirer un coup avec elle parce qu'elle l'avait cherché. Mais ça lui suffisait parce que cela voulait dire qu'elle ne l'avait pas complètement perdu. Il avait beau avoir des tonnes de maîtresses, elle sentait qu'il fléchissait en ce moment pour une raison qui lui échappait. Il ne partait plus le soir pour revenir le lendemain dans les mêmes vêtements et le col de chemise plein de rouge à lèvre. Et ça, elle s'en réjouissait chaque jour.

Elle le sentit venir doucement alors qu'il fermait les yeux. Elle le regarda intensément et Drago serra les dents, refusant de gémir. Il se retira d'Astoria et la reposa par terre. Elle le saisit par la nuque et l'embrassa alors qu'il se reculait vivement.

« Tu es encore à moi, susurra la brune. »

Drago lui lança un regard froid et s'enferma dans la salle de bain. Sous l'eau brûlante de la douche, il ragea en serrant les poings. C'était si facile de céder au plaisir et si énervant de lui donner ce qu'elle voulait. Le visage d'Hermione s'imposa dans son esprit et il grogna en coupant l'eau. En quelques minutes, il était habillé et prêt à partir, tout juste à l'heure. Il traversa la chambre sans un regard pour Astoria et alla embrasser son fils.

Il transplana sur le Chemin de Traverse, serrant son manteau autour de lui. Il entra dans le restaurant et repéra la table de Théo et Pansy où une troisième tête brune s'agitait en parlant. Drago s'avança et les salua tous les trois, s'asseyant à l'opposé d'Hermione. Il attrapa la conversation en route, feignant la nonchalance.

« J'ai hâte de rencontrer cette fille, s'excita Pansy.

– Blaise vient avec Marilyn ? demanda le blond.

– Oui ! s'exclama sa voisine. Il t'en a parlé ?

– Il est venu mercredi et il m'a dit qu'ils se voyaient depuis peu, expliqua Drago. Je suis surpris qu'il l'ait invitée ce soir.

– Peut-être qu'elle lui a fait boire de l'Amortensia, fit Hermione avec humour. »

Théo et Pansy rirent. La blonde répliqua quelque chose, mais Drago ne l'entendit pas. Il avait posé ses yeux sur Hermione, la regardant vraiment pour la première fois depuis son arrivée. Il avait l'impression que ça faisait une éternité qu'ils ne s'étaient pas vus. Il détailla son visage : ses yeux noisette, les mèches de son chignon décoiffé qui entourait ses joues roses. Elle rit à quelque chose que dit Théo et ses yeux s'illuminèrent d'une étincelle particulière. Maintenant qu'elle était là, à quelques pas de lui, Drago se rendait compte d'à quel point elle lui avait manqué.

Hermione, se sentant observée, tourna la tête vers le blond et planta son regard dans le sien. Cela ne dura que quelques secondes avant qu'elle ne détourne les yeux, gênée d'être fixée de la sorte. Mais Drago ne parvint pas dès cet instant à penser à autre chose que son envie de se jeter sur elle pour l'embrasser et lui dire à quel point il voulait passer chaque minute de ses journées avec elle. Blaise avait peut-être raison. Il était temps qu'il mette un mot sur ses sentiments.

Quelque chose attira l'attention d'Hermione et elle fronça les sourcils en sortant son téléphone de sa poche. Pourquoi est-ce que ses parents l'appelaient maintenant alors que le soleil devait être à peine levé chez eux ? Elle se leva en s'excusant et s'isola près du bar bien plus tranquille

Blaise et Marilyn arrivèrent à cet instant et s'installèrent à table. Alors que la jeune femme se présentait aux autres, le métis se pencha vers Drago pour chuchoter.

« Alors ? Pas mal, hein ?

– C'est vrai que je ne peux qu'approuver tes goûts en matière de femmes, sourit le blond en observant Marilyn de la tête aux pieds.

– Où est Hermione ? murmura Blaise.

– Vers le bar, je ne sais pas ce qu'elle fait. »

Le métis lui lança un regard entendu, mais Drago se reporta vers les autres en l'ignorant. Marilyn était avenante, assez drôle et plutôt canon. Ses cheveux bruns coupés en carré et son rouge à lèvre vif lui donnaient des airs de pin-up. Hermione revint du bar le sourire aux lèvres.

« Drago, s'exclama-t-elle en rejoignant sa place, c'étaient mes parents ! Ils viennent en Angleterre pour les fêtes et insistent pour te voir. Ah ! Salut Blaise !

Avant qu'elle n'ait pu s'asseoir, son regard se posa sur la jeune femme qui accompagnait le métis.

– Hermione, je te présente Marilyn, fit ce dernier avec joie. Elle travaille pour le Ministère, peut-être que tu la connais déjà. »

Hermione, incapable de bouger ou de prononcer le moindre mot, fixa le visage de ladite Marilyn alors qu'elle sentait monter la colère en elle. La brune en face d'elle se décomposa subitement, réalisant qu'elle se trouvait au mauvais endroit. Elle avait des yeux apeurés et remplis de la même gêne que le premier soir où elles s'étaient retrouvées dans la même pièce.

Toutes les personnes autour de la table restaient muettes, sentant que quelque chose n'allait pas sans savoir quelle en était la raison.

« Vous vous connaissez ? demanda finalement Blaise.

– Je… Je ferais mieux de m'en aller, balbutia Marilyn en ramassant son sac.

– Non ! s'exclama le métis. Est-ce qu'on peut m'expliquer ce qu'il se passe ?

Hermione posa ses orbites noisette sur lui, à la fois vides et bouillonnantes de colère.

– Elle va t'expliquer, Blaise, dit-elle d'une voix froide qui ne lui ressemblait pas. Vas-y, Marilyn, explique-leur.

La concernée écarquilla ses yeux effrayés, prenant conscience de ce qu'Hermione lui demandait. Elle baragouina quelques sons inaudibles, rougissant furieusement. Hermione tenta tant bien que mal de se calmer. Elle ne devait pas faire de scène au milieu de ce restaurant où certaines personnes les regardaient déjà du coin de l'œil.

– Tu devrais te noyer dans ta honte, gronda-t-elle entre ses dents.

La Ministre ramassa son manteau et son sac duquel elle sortit un petit paquet. Elle adopta un air tout à fait cordial, faisant comme si son départ était prévu.

– Je suis navrée, Théo, dit-elle en lui tendant le paquet. J'aurais aimé profiter un peu de ton anniversaire, mais je ne peux pas rester. Blaise, ce ne sont peut-être pas mes affaires, mais tu devrais mieux choisir tes conquêtes. Les traînées qui couchent avec les hommes mariés sont une espèce dangereuse.

Hermione se tourna vers Drago. Elle aurait voulu lui dire quelque chose, mais rien ne vint. Alors elle haussa simplement les épaules.

– Je vous souhaite à tous une excellente soirée, conclut-elle en quittant la table d'un pas impérial. »

Une fois la porte du restaurant franchie, elle transplana dans son salon, en rage. La jeune femme envoya son sac et son manteau valser sur son canapé. Elle espérait qu'ils allaient passer la pire soirée. C'était complètement injuste pour Théo qui n'avait certainement rien mérité de tout cela, mais elle espérait qu'ils étaient en train de calomnier cette garce pour ce qu'elle avait fait.

À cet instant, Hermione se rendit compte que si elle avait accepté de reparler à Ron, ce n'était certainement pas parce qu'elle lui avait pardonné ce qu'il avait fait. Parce qu'elle avait beau haïr cette Marilyn, il fallait définitivement être deux pour tromper quelqu'un. Et elle leur en voulait tellement de lui gâcher la vie plus de sept mois après avoir gâché son mariage. Pourquoi ne pouvait-elle tout simplement pas passer une soirée tranquille avec des gens tout à fait agréables ? Pourquoi fallait-il que le monde soit si petit et que le passé soit si proche ?