Bonsoir !

Chapitre tardif, mais chapitre tout de même. Comme promis, le rythme accélère : une publication le mercredi et le samedi. J'espère qu'on pourra tenir la cadence. Les parents d'Hermione sont de retour. Elle mérite bien un peu de tranquillité pour Noel après sa rencontre difficile avec la petite-amie de Blaise.

Je garde aussi le cap pour la publication de "Résurrection". Jusqu'ici, tout va bien.

Je vous souhaite une bonne lecture !

Merci à Whimsikal


Rallumez les étoiles

Quelqu'un toqua à sa porte et la seule chose qui vint à l'esprit d'Hermione fut de s'enfermer dans sa chambre.

« Hermione, entendit-elle à travers le bois, c'est moi. C'est Drago.

La jeune femme s'en alla ouvrir, dépitée.

– Est-ce que je suis condamnée à tourner autour de mes problèmes pour toujours ? soupira -t-elle en le laissant entrer.

– Bien sûr que non. Et si ça peut te rassurer, je crois que Pansy a passé un sacré savon à Marilyn quand je suis parti.

Hermione eut un sourire triste et haussa les épaules.

– C'est juste que… Je pensais avoir réussi à passer au-delà de toute cette affaire. Je reparle à Ron, on passe du temps ensemble avec les enfants. Mais plus je repense à ce soir-là, plus j'ai l'impression que je ne vais pas réussir à lui pardonner. Et dire que je l'ai traitée de traînée qui couche avec des hommes mariés ! Qui suis-je pour parler ?

– Ne dis pas ça, fit Drago en posant une main sur son épaule.

– Mais c'est la vérité ! S'écria Hermione en dégageant sa main d'un geste brusque. Je ne vaux pas mieux qu'elle !

– C'est complètement différent, répliqua le blond.

– Ah oui ? Je ne vois pas en quoi les deux situations sont différentes. Astoria pourrait très bien venir me demander des comptes et elle aurait bien raison !

– Arrête de dire ça, soupira Drago. Arrête de culpabiliser.

Il lui prit le poignet et la tira vers lui. D'abord surprise, Hermione se réfugia finalement entre ses bras, serrant son torse comme une bouée en haute mer. Comme elle aimait cette odeur ! Le mélange du parfum de ses vêtements et de son eau de toilette, la force et la douceur de son corps. La brune ferma les yeux, profitant du silence. Les mèches sauvages de ses cheveux venaient chatouiller le visage de Drago qui refusait de se laisser aller pour profiter pleinement de sentir le corps d'Hermione contre le sien. Ce n'était certainement pas le moment.

– Pourquoi est-ce que tu es là ? marmonna la jeune femme contre son torse. Je veux dire, pourquoi est-ce que tu es toujours là ? Depuis qu'on s'est revus, je t'ai envoyé paître, je t'ai demandé plusieurs fois de sortir de ma vie. Pourquoi est-ce que c'est toujours toi qui t'occupes des moments difficiles ?

Drago se recula un peu sans lâcher Hermione pour autant et caressa le bord de son visage pour remettre une mèche derrière son oreille.

– Ce n'est pas facile de sortir de ta vie quand nos chemins se croisent tous les deux jours, répondit-il finalement.

La brune sourit doucement.

– Peut-être que j'ai envie d'être là aussi, reprit Drago dans un murmure. Dans les moments difficiles, dans ta vie, même si tu me hurles dessus.

– Je ne t'ai pas hurlé dessus depuis longtemps ! s'exclama Hermione pour tenter de couvrir les battements de son cœur qui s'étaient accélérés.

Drago eut un sourire en coin et se pencha pour embrasser son front.

– C'est vrai, admit-il, tu cries moins maintenant.

Ils se séparèrent et un silence gênant s'installa quelques instants.

– Je ferais mieux de repartir, annonça Drago. Je peux aller voir si Marilyn est partie, si tu veux nous retrouver au restaurant malgré tout.

– C'est gentil, mais je crois que je préfère rester un peu seule. Tu m'excuseras auprès de Théo, je suis vraiment désolée que les choses se soient passées ainsi.

– Ne t'en fais pas, il comprendra évidemment.

Alors qu'il allait passer la porte et disparaître, Hermione s'avança en quelques enjambées.

– Drago, attends, fit-elle. Mes parents viennent pour les fêtes, j'aimerais que tu viennes manger avec nous un soir. Si tu veux.

– C'est toi qui vas cuisiner ? demanda le sorcier avec un sourire amusé.

– C'est fort probable, j'en ai bien peur, rit la brune.

– Alors je viendrai, répondit Drago. »

Il lui sourit une dernière fois avant de disparaître dans l'escalier.

11 décembre 2015

Hermione descendit de la voiture et tira sur son bonnet pour protéger ses oreilles du froid mordant de décembre. Elle se dépêcha de rentrer à l'intérieur de l'aéroport, frissonnant sous le vent. En quelques minutes, elle avait repéré le panneau digital et les listes interminables d'avions qui défilaient. La brune vérifia sur son téléphone le numéro de celui de ses parents et le chercha un bon moment parmi les autres puis elle se fraya un chemin à travers la foule de voyageurs en direction de la zone où arrivaient les passagers.

Hermione n'attendit qu'un gros quart d'heure avant que la foule en provenance d'Australie n'envahisse l'espace. Plusieurs fois, la jeune femme dut se mettre sur la pointe des pieds pour ne pas perdre de vue les portiques où ses parents apparurent enfin. Elle leur fit des grands signes, toute souriante alors qu'ils accouraient en traînant leur lourde valise derrière eux.

« Laissez-moi prendre ça, fit Hermione après les avoir embrassé chaleureusement.

– Il était temps qu'on arrive ! s'exclama sa mère en soupirant. Un affreux bonhomme devant nous a passé tout le vol à ronfler de manière inouïe.

– Si tu avais été là ma fille, tu aurais pu lui donner un coup de baguette derrière les oreilles !

Hermione pouffa alors qu'ils approchaient de la sortie. Ils s'emmitouflèrent dans leurs manteaux alors que l'air glacial de la nuit s'engouffrait dans leurs vêtements.

– Quel temps ! râla le père de la jeune femme. Heureusement que tous nos habits d'hiver sont ici.

Ils se réfugièrent dans la voiture après avoir traversé le parking avec peine.

– Qu'y a-t-il de nouveau pour toi, ma chérie ?

– Pas grand-chose, toujours Ministre, ironisa Hermione. Les enfants vont bien, ils sont chez Ron ce week-end. C'était l'anniversaire de Rose la semaine dernière, elle a adoré les livres que vous lui avez envoyés. Harry et Ginny vous passent le bonjour.

– Tu as vu Drago récemment ? demanda Michelle.

– Il y a une quinzaine de jours. Je lui ai passé votre bonjour et proposé de venir, mais je préférais attendre que vous soyez là pour lui donner une date précise.

– Tu aurais pu l'inviter ce soir.

– Quand même, papa, vous avez passé la journée dans l'avion. Vous pouvez bien vous reposer un peu avant de voir du monde, non ? »

Après une grosse heure de route, Hermione se gara devant la maison de ses parents. D'un coup de baguette, elle vida leur valise et réchauffa le repas qu'elle avait préparé plus tôt dans la soirée. En fin de compte, Tom et Michelle étaient vraiment fatigués par le voyage et la congédièrent peu après le repas. La brune transplana directement chez elle, laissant la voiture à ses parents.

Bonjour Drago,

Mes parents sont arrivés hier soir à Londres et insistent pour te voir prochainement. Serais-tu disponible demain midi ? Je sais que c'est un peu précipité, mais je n'ai pas beaucoup d'autres alternatives.

Dis-moi si c'est possible, sinon, je trouverai une autre solution.

H.G.

.

Bonjour Hermione,

Demain midi c'est parfait, je serai là. Dois-je me préparer psychologiquement en prévoyant un autre repas chez moi ? Je suis mauvaise langue. Si tu fais quelque chose d'aussi bon que les pancakes de la dernière fois, je n'aurais vraiment rien à dire.

À demain donc.

D.M.

Hermione sourit en lisant la réponse de Drago. Elle inscrivit l'adresse de ses parents au dos du parchemin et renvoya le hibou. L'idée de voir le blond le lendemain suffit à rendre sa journée agréable et elle fut productive comme rarement les samedis précédents. En fin d'après-midi, la jeune femme s'en alla faire les courses pour le repas et passa la soirée chez ses parents. Le lendemain à huit heures, elle était dans les fourneaux.

Drago arriva dans le quartier moldu avec quelques minutes d'avance. Tout était calme en cette journée d'hiver et seul le bruit de ses pas dans la neige troublaient le silence. Il s'arrêta devant une maison aux volets clairs et toqua à la porte.

« Ah ! Bonjour, Drago ! Viens à l'intérieur, s'exclama l'homme qui lui ouvrit.

– Bonjour, Tom.

Les deux hommes entrèrent se mettre au chaud alors que le blond sortait une bouteille d'un grand cru français d'un sac en papier.

– Tenez, ce n'est pas grand-chose, mais je voulais vous remercier pour l'invitation.

– C'est vraiment gentil, sourit Michelle en rangeant la bouteille. Mais ce n'était pas nécessaire. Allons dans le salon, Hermione doit être en train de terminer.

En effet, quelques minutes seulement après qu'ils se soient installés, la jeune femme les rejoignit.

– Salut, fit-elle en s'asseyant vers son père.

– Salut, répondit Drago avec un sourire en coin.

– Bon, fit Tom, qu'est-ce que je vous sers ?

Ils prirent l'apéritif chaleureusement, sirotant un très bon vin blanc.

– Comment va Scorpius ? demanda la mère d'Hermione. L'école se passe bien ?

– Il va très bien, répondit Drago. Le changement de classe et d'établissement n'a pas été un problème. Il s'adapte très vite.

– C'est un brave petit. S'il devient comme toi, je n'ai aucun doute sur sa réussite.

Le blond remercia gentiment Michelle pour le compliment alors qu'Hermione lui lançait un regard amusé.

– Et comment va Astoria ? Le retour à Londres lui plaît ?

Drago remarqua bien qu'Hermione avait perdu son sourire instantanément et avait posé son regard sur la fenêtre, mais il répondit tout de même en choisissant ses mots.

– Londres lui plaît plus qu'Albury. Elle passe beaucoup de temps avec sa famille maintenant.

Les parents d'Hermione n'en demandèrent pas davantage, sachant pertinemment que les relations entre les membres de la famille Malfoy n'étaient toujours pas au beau fixe. Ils passèrent à table finalement.

– C'est loin du caviar et des langoustes de Blaise, murmura Hermione à Drago alors qu'elle passait près de lui, mais j'espère que ça va te plaire quand même.

– Je n'en doute pas, sourit-il. Et puis je n'ai jamais vraiment aimé le caviar. »

Il lui fit un clin d'œil et la brune sentit son ventre se tordre agréablement. Elle camoufla la légère rougeur qui avait investi ses joues en allant chercher une carafe d'eau. Le repas fut très convivial et Drago s'amusa beaucoup d'entendre Michelle raconter des anecdotes sur sa fille. Tom n'arrêtait pas de faire des blagues ou des jeux de mots et la complicité qui émanait des trois Granger était totale.

C'était donc ça, une famille heureuse ? D'aussi loin qu'il se souvienne, Drago n'avait jamais vu un repas se passer de la sorte chez les Malfoy. Ni avec ses parents, ni avec Astoria et Scorpius. Évidemment, il fallait avoir de la tenue à table et respecter les règles de savoir-vivre. Mais sans être complètement effronté, la convivialité rendait les choses tellement plus faciles à vivre.

« Je trouve ça remarquable, la façon dont vous vous entendez avec tes parents, dit le jeune homme à Hermione alors qu'ils étaient dans la cuisine.

– Ça a toujours été comme ça. Je crois bien qu'on se s'est jamais disputés.

– Je n'ai jamais connu ça et Scorpius non plus.

– Tu as peur que ça lui manque ? demanda la brune.

– Je ne sais pas, je me dis que ça aurait dû être ce genre d'ambiance à table. Pas des parents qui se cirent crient dessus constamment.

Hermione ne répondit rien, pensant à ses propres enfants qui avaient essuyé quelques disputes également. Même si elle se doutait fortement que les repas chez les Malfoy devaient avoir une toute autre forme que ceux chez elle.

– Est-ce que les choses que l'on n'a jamais connues nous manquent vraiment ? Fit-elle, pensive.

Drago la regarda quelques instants alors qu'elle perdait son regard dehors. Elle était, sans le savoir, la réponse à la question qu'elle posait.

– Quand on les connaît plus tard et qu'elles deviennent essentielles au quotidien, on se demande comment on a fait pour vivre sans avant, remarqua le blond après un moment.

Hermione tourna ses yeux doux vers lui; elle sourit tendrement alors que son cœur s'accélérait. Elle s'apprêtait à répondre quelque chose qui aurait certainement changé sa relation avec Drago à jamais quand son père arriva dans la pièce.

– J'ai sorti le digestif, dépêchez-vous avant que Michelle ne boive tout !

Hermione rit et passa une main contre le bras de Drago, caressant furtivement ses doigts avant de s'engager à la suite de son père.

Dans le salon, Tom les servit généreusement en liqueur. Cela ne faisait pas dix minutes qu'ils étaient sortis de table quand un hibou vint toquer à la fenêtre. Hermione se leva et récupéra la lettre qui lui était destinée. Elle la lut en diagonale en fronçant les sourcils.

– Merlin, mais c'est pas vrai, marmonna-t-elle. Je suis désolée, c'est le Ministère. Je vous quitte un instant, mais je reviens vite.

– Mais ma chérie, c'est dimanche !

– Je suis désolée, maman. Je t'assure qu'ils vont se faire souffler dans les oreilles dès demain matin. »

Hermione transplana au Ministère et fouilla dans les dossiers posés sur son bureau. Harry venait de lui dire que les dernières informations qu'ils avaient obtenues sur une enquête primordiale étaient caduques depuis une semaine et que personne ne les avait prévenus. Effectivement, quand elle feuilleta la copie du dossier qu'elle avait, elle n'avait reçu aucune note qui datait de moins de six jours.

L'agacement s'était transformé en colère; elle avait déjà fait plusieurs réunions où elle avait diffusé ces informations inexactes et ce n'était certainement pas un dimanche après-midi qu'elle pourrait y changer quelque chose. Dès le lendemain matin, elle aurait une explication bien sentie avec les employés responsables de cette défaillance et quels qu'ils soient, ils auraient des comptes à lui rendre.

D'un coup de baguette, elle fixa un parchemin rouge vif sur le dossier mis bien en évidence pour être certaine de s'en occuper au plus tôt. Elle n'était de toute façon pas prête de l'oublier. Hermione transplana finalement dans l'entrée de la maison de ses parents pour éviter toute crise cardiaque due à son apparition soudaine.

Alors qu'elle entrait dans le salon, elle vit Drago littéralement éclater de rire en même temps que ses deux parents. La scène lui sembla tout bonnement surréaliste. Elle avait déjà vu Drago ricaner, rire parfois et toujours avec un ton moqueur ou taquin. Mais le voir rire ouvertement, purement de gaieté, c'était la première fois. Il avait les yeux plissés et étincelants, des petites fossettes aux coins de la bouche et ses mèches blondes dansaient sur son front. En l'entendant approcher, les trois enjoués tournèrent la tête vers elle.

« Tu ne m'as jamais dit que tu avais fait de la danse ! rit Drago.

– Oh non, papa ! s'exclama Hermione en voyant l'épais album photo sur les genoux de son père. Ne me dis pas que vous avez regardé les photos du spectacle.

– Très charmant, le costume, la chambra gentiment le blond.

– Arrête de te moquer, Malfoy ! rétorqua la jeune femme en pointant un doigt vers lui. J'avais sept ans et je n'étais pas censée être l'éléphant. Je devais être l'aventurière sauf que cette chochotte de Liza s'est vautrée dans son tutu pendant la répétition alors j'ai dû prendre sa place.

Drago rit encore alors que le père d'Hermione faisait défiler les pages couvertes de photos de la brune dans son costume d'éléphant d'où l'immense touffe de cheveux dépassait. La sorcière se laissa tomber sur le canapé à côté de sa mère en gardant un œil sur l'album photo. Plus les pages passaient, plus elle grandissait sur les photographies. Drago semblait réellement intéressé par les anecdotes que ses parents racontaient et Hermione en fut touchée.

– Regarde celle-là, ma chérie.

La brune attrapa la photo que son père venait de sortir.

– Je m'en souviens comme si c'était hier, sourit-elle. On venait de rentrer du Chemin de Traverse avec toutes les fournitures pour Poudlard.

– C'est comme ça que je t'ai rencontré pour la première fois, dit Drago en pointant une autre photo où elle portait fièrement sa robe de sorcier et son uniforme. Quoique, tu souriais beaucoup moins en me voyant.

Hermione rit doucement. Son père finit enfin par ranger l'album photo et au bout d'un moment, Drago se leva.

– Il faut que je parte, annonça-t-il. Je dois aller chercher Scorpius chez Blaise avant seize heure.

– Tu es le bienvenu ici, n'hésite pas à repasser, sourit Michelle.

– Merci, sincèrement.

Drago salua Tome et Michelle et Hermione le raccompagna à la porte.

– Bon, fit-elle, maintenant que tu en sais plus sur moi que beaucoup de mes amis, je compte sur toi pour tenir ta langue.

Le blond eut un sourire en coin.

– Merci pour le repas, c'était excellent.

Un silence suivit pendant lequel ils se regardèrent avec intensité. Chacun avait envie de dire beaucoup de choses sans vraiment l'oser.

– Blaise voit toujours Marilyn ? demanda finalement Hermione.

– Je crois oui, mais il est très embêté par cette histoire. Il ne veut pas avoir à choisir parce qu'il vous apprécie toutes les deux.

La brune hocha la tête, songeuse.

– Je ne sais pas si tu as quelque chose de prévu pour le Nouvel An, reprit le sorcier, mais si tu veux, tu peux venir chez moi. Tout le monde sera là et ça me ferait plaisir de t'y voir aussi.

– C'est gentil, Drago, répondit Hermione. Mais je n'ai pas vraiment envie de me retrouver au même endroit que Marilyn et Astoria.

Le blond soupira. Il avait envie de la revoir, de passer du temps avec elle loin de tous les problèmes. Il attrapa sa main et la pressa doucement.

– Dis-moi quand tu es libre et je viendrai te voir, murmura-t-il. Même pour un thé au Ministère. »

Hermione hocha la tête, le cœur rapide et les doigts fébriles. Puis Drago lâcha sa main et transplana depuis le perron.

.

La fin d'année fut un vrai calvaire professionnel pour la Ministre. Il fallut des jours de travail acharné pour commencer à résoudre le problème sur l'enquête du Bureau des Aurors. Hermione dut passer plusieurs heures en réunion et en conseil pour atténuer les effets de la diffusion de fausses informations et quand elle rentrait chez elle le soir, elle était exténuée. Le temps passa et Noël arriva plus rapidement qu'elle ne l'aurait imaginé. Alors qu'elle était attablée au Terrier au milieu d'une foule mélangée de Weasley, Potter et Granger, elle se mit à penser à Drago.

Ces deux dernières semaines avaient été de la folie et pas une seule fois elle n'avait pris la peine de lui envoyer un mot. La brune observa ses parents discuter vivement avec Arthur alors que George jouait des tours aux enfants. Ron discutait avec Fleur et Ginny, Harry aidait Molly à débarrasser la table. Au milieu de toute cette agitation, elle se sentit tout à coup toute petite et un peu compressée. Hermione se leva et proposa son aide à Molly qui la congédia gentiment. Elle attrapa alors son manteau et son écharpe et sortit s'asseoir sur le banc dehors.

L'air froid lui saisit les joues et elle s'amusa quelque temps à dessiner des formes abstraites dans la neige jusqu'à ce que son doigt nu ait perdu toute sensibilité. La jeune femme enfonça finalement ses mains dans ses poches et scruta l'horizon. Comment se passait un Noël chez les Malfoy ? Ouvraient-ils les cadeaux le soir du vingt-quatre ou le matin du vingt-cinq ? Avaient-ils un sapin ? Une vague de mélancolie s'empara d'Hermione alors qu'elle levait les yeux vers la nuit. Drago regardait peut-être les mêmes étoiles qu'elle depuis son manoir. Peut-être qu'il pensait à elle.

Elle se rendait compte à cet instant où les échos étouffés des voix et des rires lui parvenaient de l'intérieur qu'elle avait envie qu'il soit là. Assis sur ce banc avec elle, la tenant contre lui pour qu'elle n'ait pas froid. Hermione rentra finalement quand Ginny l'appela par la fenêtre pour manger le dessert, l'esprit tourmenté.