Le Songe d'une Nuit de Février

31 décembre 2015

Drago laissa son regard couler sur les personnes dans son salon. Théo et Pansy d'un côté, Daphné et Astoria de l'autre. Blaise qui roucoulait dans les bras de Marilyn et les quelques enfants qui montaient jouer à l'étage. La seule personne qui aurait pu rendre cette soirée moins ordinaire était certainement en train de faire la fête avec sa famille et son mari. À cette pensée, le blond reprit une gorgée de champagne en s'adossant près d'une fenêtre.

Il regarda Astoria parler avec sa sœur en faisant des manières avec sa main. Qu'adviendrait-il s'il décidait de divorcer ? Elle lui hurlerait sûrement dessus pendant quelque temps. Après elle le haïrait probablement jusqu'à la fin de sa vie. Et Scorpius dans tout ça ? Drago voulait qu'il ait le meilleur. Jusqu'à quelques mois auparavant, leur situation convenait même si ce n'était pas vraiment le meilleur. Mais depuis qu'il connaissait Hermione et sa façon d'être, tout le reste lui semblait une grande misère comparé à elle.

Le regard du sorcier passa d'Astoria à Marilyn. Complètement charmée par Blaise, elle lui adressait des sourires amusés et des regards coquins quand il laissait glisser ses doigts contre sa peau. Drago ne savait pas vraiment quoi penser de cette relation. Marilyn avait fait son chemin dans leur environnement en fréquentant le métis. Elle en avait bavé certainement, par les accusations de Pansy et l'ombre d'Hermione qui planait constamment. Mais voilà, depuis plusieurs semaines, c'était tout ce qu'elle était devenue. Une ombre silencieuse qui lui manquait terriblement. Blaise s'approcha de lui, le sortant de sa contemplation nostalgique.

« Alors, Roméo, plaisanta le métis, tu penses à ta Juliette ?

Drago lui lança un regard noir sans dire un mot.

– Tu vas lui dire que tu l'aimes ?

– À quoi ça servirait ? rétorqua le blond qui ne chercha même pas à démentir. Elle doit être en train de se rabibocher avec Weasley pendant qu'on parle. En plus, avec ce qu'il va se passer, elle n'a vraiment pas besoin de le savoir.

– Ça ne va pas durer pour l'éternité, rectifia Blaise. Tu devrais lui parler.

– Et toi alors, qu'est-ce que tu vas faire avec Marilyn ?

– Je ne sais pas trop. Pour l'instant tout se passe bien, mais je n'ai vraiment pas envie de devoir choisir entre elle et Hermione quand on doit sortir tous ensemble. Et je sais que si Hermione est quelque part, soit je viens seul, soit je ne viens pas du tout.

– Ne dis pas de bêtise, fit Drago en levant les yeux au ciel.

– Tu vas me faire croire que si Marilyn et Hermione se retrouvent au même endroit il ne va pas falloir que l'une des deux parte ? Il le faudra et personne ne voudra que ce soit Hermione, surtout toi et je comprendrai. »

Drago haussa les épaules, admettant la vérité. Ce soir-là, quand le compte à rebours toucha sa fin, le blond n'avait qu'une seule envie : embrasser une brune aux yeux noisette.

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Le mois de janvier démarra rapidement et dès la rentrée, Hermione se retrouva envahie d'invitations à des pots officiels de vœux de nouvelle année. Remplissant son emploi du temps, elle espérait sincèrement que les choses se calmeraient rapidement. Les soirées mondaines remplies de politiciens et de journalistes l'épuisaient. Entre deux dossiers, elle trouva finalement le courage de saisir un morceau de parchemin et une plume.

Bonjour Drago,

Je ne t'ai pas écrit plus tôt et j'en suis navrée. J'ai été débordée par le travail et je n'ai pas trouvé plus de temps pendant les fêtes. J'espère que tu as passé un bon Noël et j'aimerais beaucoup te voir pour te souhaiter une bonne année. Dis-moi si tu es disponible prochainement, je me libérerai.

H.G.

Bonjour Hermione,

Ne te justifie pas, je ne doute pas de tes journées remplies. Noël n'a pas été mauvais, j'espère que tu as passé de bonnes fêtes. Que dirais-tu de se voir samedi, chez moi par exemple ?

D.H.

J'ai passé de très bonnes fêtes, merci. Je récupère les enfants vendredi soir, ce n'est peut-être pas le meilleur moment. Mais je t'en prie, passe quand tu veux au Ministère. Je prendrai le temps de te voir un peu.

H.G.

15 janvier 2016

« Drago Malfoy », annonça la porte du bureau de la Ministre. Hermione sauta presque de son fauteuil, le cœur battant à tout rompre. C'était la pire idée de dire à Drago de venir quand il le voulait. La brune avait attendu chaque journée en trépignant depuis leur échange et ce jour-là, elle n'était certainement pas prête à le recevoir. Elle avait l'impression d'être mal coiffée, ses joues avaient pris une teinte écarlate soudainement et ses doigts étaient tous tachés d'encre.

Hermione respira un grand coup pour se calmer. Ce n'était qu'une visite de routine, une tasse de thé échangée. Mais quand le sorcier passa la porte, tout ça n'eut plus de sens. Ça n'avait rien d'une visite de routine, c'était une bouffée d'oxygène après avoir passé des jours la tête sous l'eau. C'était la sensation terrible et enivrante de se sentir fondre. Retrouver un visage familier. Drago s'avança, un petit sourire sur les lèvres alors que la brune ne cessait de le fixer.

« Bonne année, fit le jeune homme.

– Bonne année, répondit Hermione dans un souffle.

Ils se regardèrent en silence pendant un temps, redécouvrant les contours du visage de l'autre. Cela semblait faire une éternité qu'ils ne s'étaient pas vus alors que seulement un mois était passé.

– Tu veux… un thé ? proposa la jeune femme.

– Volontiers.

Un silence passa encore alors que la théière les servait en voletant entre eux.

– Tu as passé de bonnes fêtes ? demanda Drago pour combler le vide.

– Oui, merci, sourit la brune. Mes parents te passent le bonjour. Ils auraient aimé te revoir avant de partir.

– J'aurais adoré découvrir un peu plus de cet album photo.

– Arrête, pouffa Hermione, tu n'aurais jamais dû voir ces photos. Je devrais fouiller dans les tiennes pour me venger.

– J'ai bien peur que tu ne trouves rien d'intéressant, fit Drago en sirotant son thé.

– Il doit bien y avoir des photos de toi un peu compromettantes.

– Non, madame, rien du tout, rétorqua le blond avec un sourire en coin.

– Je ne te crois pas, dit Hermione avec un œil suspicieux. Je demanderai à Blaise, il doit bien avoir des choses croustillantes à me montrer.

Drago ricana.

– D'ailleurs, en parlant de Blaise, reprit la brune, il voit toujours…

– Marilyn ? Oui, il me semble bien.

– C'est du sérieux alors ?

– Aussi sérieux que Blaise peut l'être, se moqua le sorcier. Je ne sais pas où ça va les mener, mais je sais en tous cas qu'il se préoccupe beaucoup de ta position dans tout cela.

Hermione haussa les épaules.

– Je n'ai plus vraiment de position. C'était la maîtresse de Ron et ça me sidère qu'elle soit arrivée dans votre groupe, mais je n'ai aucune légitimité à décider ou non de sa place aux côtés de Blaise. Je crois que je vais simplement faire en sorte de l'éviter et puis c'est tout.

Drago hocha la tête et se tourna en même temps que la Ministre vers la porte quand quelqu'un toqua. « Dorine Anderson », annonça la voix.

– Entrez ! clama Hermione d'une voix forte.

– Bonjour, Madame la Ministre, salua la directrice de la Justice magique en entrant. Bonjour, Monsieur.

Drago répondit à son salut par un hochement de tête.

– Je voulais vous voir concernant le dossier Brown, précisa Dorine en jetant un œil timide à l'étranger blond.

– Je ferais mieux de vous laisser travailler, annonça Drago.

– Non, tu peux rester, lui sourit Hermione. Je vous écoute, Dorine.

– Le rapport du bureau d'enregistrement des loups-garous a été ajouté au dossier, mais il n'apporte pas vraiment plus d'informations. Il n'y a jamais eu de victimes et je pense que le Département de contrôle et régulation des créatures magiques peut rapatrier les deux employés de l'unité de capture.

– D'accord, répondit Hermione avec une mine pensive. Faites suivre au Département de contrôle ces prérogatives. Je vous fais confiance pour vous occuper de la séance du Conseil des nuisibles sans moi.

– Madame, si vous me permettez de donner mon avis, reprit Dorine avec timidité, je pense qu'il faut refuser la demande du Conseil de maintenir la surveillance sur tous les loups-garous connus. Seulement une infime partie a montré des signes de dangerosité et ils sont déjà tous enregistrés. Le cas Brown en est la preuve, cette mesure réquisitionne des employés qualifiés qui peuvent être utiles sur d'autres terrains.

Hermione darda sur la directrice un œil préoccupé.

– Vous pensez que le Conseil abuse de son autorité sur les loups-garous ? demanda-t-elle.

– Oui, Madame, fit Dorine après hésitation.

– Je vous laisse vous occuper de cette affaire pour trouver un terrain d'entente avec le directeur du contrôle et de la régulation. Vous avez l'autorité en tant que directrice de la Justice magique et si vous le jugez nécessaire, refusez la demande du Conseil. Mais prenez bien en compte tous les points du problème. Je ne veux pas avoir de retours de débordement ou pire, de victimes qui auraient pu être évitées.

– Bien, Madame.

Dorine posa le dossier Brown sur le bureau de la Ministre et quitta la pièce.

– Brown ? interrogea Drago en s'asseyant sur la chaise devant la brune. C'est qui je pense ?

– Je ne sais pas à qui tu penses, répondit Hermione avec un regard mystérieux. C'est un dossier confidentiel, tu sais. Tu as sûrement mal entendu, c'est peut-être Bronan en fait.

Elle s'assit sur son fauteuil et rangea le dossier dans un tiroir duquel elle sortit une autre pochette.

– Très bien, je ne me mêle pas de tes affaires, déclara Drago en s'appuyant nonchalamment contre le dossier de la chaise.

La brune sourit en feuilletant les parchemins qu'elle avait sous les yeux. Elle aimait sentir la présence de Drago près d'elle, l'entendre farfouiller dans ses poches et déplacer les affaires qu'elle avait sur son bureau. Pendant de longues minutes, il la regarda travailler. Elle prenait des notes sur un parchemin à part, ses doigts tâchés d'encre grattant le papier par intermittence.

– Je vais te laisser travailler tranquillement, finit par déclarer Drago en se levant.

– Tu aimes la cuisine mexicaine ? demanda abruptement Hermione en se levant à son tour.

– Oui, pourquoi ?

– Parce que si jamais tu passais dans mon quartier, disons, demain soir vers vingt heures, tu pourrais venir manger chez moi.

– Voyons voir, réfléchit Drago en passant une main sur son menton. Qu'est-ce que je pourrais bien trouver comme excuse pour échapper à ça…

– Non mais ! s'exclama Hermione en abaissant le parchemin qu'elle tenait dans sa main contre le blond. Je ne te permets pas, Malfoy. D'ailleurs, tu n'as pas d'autre choix que venir. C'est une invitation politique en tant que Ministre de la Magie et c'est le Ministère tout entier que tu offenserais en refusant.

– Eh bien, Madame la Ministre, rit Drago en se dirigeant vers la porte. Je n'oserais pas décliner cette proposition si charmante.

– À demain alors ?

– À demain, sourit le blond en sortant. »

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Le lendemain soir, ils se retrouvèrent chez Hermione autour d'un grand plateau de tacos. Il leur fallut peu de temps pour s'en mettre partout, incapables de garder la farce à l'intérieur des galettes de maïs. Ils rirent beaucoup ce soir-là et chacun profita de se retrouver avec légèreté. C'était comme au début de leur rapprochement, quand ils se fréquentaient avec une forme d'insouciance et de désinvolture qui rendait leurs échanges bien plus anodins.

Pendant quelque temps, il en fut ainsi. Les semaines où Hermione avait les enfants avec elle, Drago venait parfois boire le thé au Ministère pendant sa pause et les semaines où Rose et Hugo étaient chez Ron, le blond venait passer une soirée chez la jeune femme. Il ne restait que quelques heures et rentrait chez lui. Il n'y avait rien de plus que de longues discussions autour d'un bon repas ou d'un café et cela représentait une bouffée d'oxygène pour les deux sorciers. Tous les moments qu'ils passaient ensemble ne faisaient que renforcer l'attachement tacite qu'ils avaient l'un pour l'autre. Ils apprenaient à se connaître comme on s'intéresse à un ami et s'aimaient davantage grâce à cela.

Mais aussi longtemps que ces échanges durèrent, les inquiétudes et les sentiments contradictoires sous-jacents ne disparurent pas. En fin de compte, ils s'étaient tous les deux persuadés qu'ils s'entendaient bien mieux tels qu'ils se fréquentaient alors sans jamais oser franchir le pas qui aurait soulevé trop d'incertitudes et de problèmes. Peut-être étaient-ils simplement destinés à se tourner autour pendant un temps avant de finalement comprendre que leurs situations respectives n'appelaient pas au changement.

Un soir de fin février alors que Drago et Hermione sirotaient un verre de jus de citrouille en attendant que le repas cuise, un éclair bleuté traversa le salon de la brune et une pie se figea. C'était le patronus de George duquel la voix du roux s'éleva.

« Luna va accoucher. Je suis à Sainte-Mangouste.

Hermione se leva d'un bond, saisissant son manteau.

– Dépêche-toi, Drago, fit-elle en s'habillant.

– Mais… Je ne vais pas venir avec vous, si ?

– Et pourquoi pas ? Allez, habille-toi ! »

Le blond avait à peine enfilé sa veste qu'elle l'avait saisi pour transplaner dans l'aire de l'hôpital. Les deux sorciers se frayèrent un chemin jusqu'au hall au pas de course pour finalement se faire indiquer les salles de travail. Ils retrouvèrent George et Xénophilius assis sur une rangée de chaises. Hermione enlaça l'aîné Weasley et salua chaleureusement le futur grand-père alors que Drago restait en arrière.

« Je suis venue dès que j'ai eu ton patronus, on était en train de…, la brune s'arrêta et ouvrit de grands yeux. Drago ! On a oublié d'arrêter le feu sous la cocotte, tout va brûler.

– Laisse, répliqua le blond, je vais le faire.

– Attends alors, marmonna la brune en faisant un geste sinueux avec sa baguette. Voilà, je t'ai autorisé au transplanage chez moi. Merci d'y aller.

Drago lui sourit et salua les deux hommes d'une main avant de retourner vers le hall.

– Je pensais que l'accouchement n'aurait lieu qu'en mars, souffla Hermione.

– C'est vrai que c'est un peu prématuré, dit Xénophilius, mais ma Luna n'a jamais suivi la norme.

– J'espère que tout va bien se passer, fit George en se rasseyant. »

Ils attendirent de longues minutes puis Drago revint. Il prit place à côté d'Hermione, échangeant parfois quelques mots avec elle. Puis il finit par rentrer, promettant de retourner manger chez Hermione le lendemain et les trois autres restèrent encore pendant plusieurs heures. La nuit était déjà bien avancée quand Rolf débarqua dans le couloir dans sa blouse verte, le front en sueur et les mains tremblantes. George donna un coup de coude à Xénophilius, stoppant ses ronflements bruyants.

« Ça y est ! s'exclama le tout nouveau père. Le premier est arrivé !

Il avait les yeux brillants et émerveillés. Les trois visiteurs le félicitèrent joyeusement, soulagés aussi de voir le bout de l'attente arriver.

– J'y retourne. Luna va me transformer en bavboule sinon. »

Il disparut avec un sourire benêt vissé sur le visage. Il fallut encore plusieurs dizaines de minutes avant que Rolf ne revienne, débarrassé cette fois de sa blouse médicale. Il se laissa tomber sur une chaise à côté de Xénophilius qu'il étreignit avec force.

« Ça y est, soupira-t-il. C'est fini.

– C'est loin d'être fini, mon cher. Maintenant il va falloir que tu tiennes le coup pendant au moins onze longues années, le charia George. Si ce n'est dix-sept ou vingt !

– Laisse-moi souffler un peu pour le moment, rigola Rolf.

– Comment vont Luna et les bébés ? demanda Hermione.

– Luna va bien. Elle est très fatiguée, mais elle est aux anges. Elle dort quelques minutes. Les petits sont un peu prématurés, mais les médicomages disent qu'ils sont en bonne santé. Ils vont les garder cette nuit en assistance magique, mais d'ici demain, Luna pourra s'en occuper. »

Rolf retourna dans la chambre de sa femme après avoir discuté un peu, mais la fatigue qui pesait sur tous les sorciers les obligèrent à rentrer chez eux pour dormir. Hermione revint le lendemain matin après quelques heures de sommeil et elle pût enfin voir son amie.

« Salut, murmura-t-elle en passant la tête dans l'encadrement de la porte de la chambre de Luna.

– Oh ! Salut Hermione, fit la blonde d'une voix rêveuse. Entre !

Rolf dormait, à moitié avachi sur un fauteuil de la pièce et les deux jumeaux se trouvaient bien au chaud au creux des bras de leur mère.

– C'est vraiment merveilleux, fredonna la jeune maman. Je n'arrive pas à arrêter de les regarder tellement ils sont adorables.

Ils étaient si petits, tout emmitouflés dans leurs langes. Leurs petits yeux fermés et leurs trois cheveux leur donnaient un air absolument mignon et paisible.

– Lui, c'est Lysander, fit Luna en montrant un bébé d'un geste de menton, et lui c'est Lorcan.

– Oh, Lysander, comme chez Shakespeare. J'adore cette pièce. À la fin tout le monde est heureux et amoureux. C'est une belle utopie.

– Tout le monde devrait être heureux et amoureux, chantonna Luna.

– Je suppose, souffla Hermione. Mais dans la pièce, tout finit bien grâce à la magie et à l'intervention des elfes. Si le monde invisible n'était pas intervenu, l'histoire n'aurait pas eu une fin heureuse.

– Et alors ? répliqua la blonde. Dans notre monde, c'est nous qui avons la magie. Alors il faut être le propre artisan de son bonheur. Il faut simplement créer soi-même la nuit d'amour dans la clairière.

Luna adressa un regard rassurant à Hermione. Il sembla un instant à la brune que la jeune femme connaissait le fond de ses pensées. Sa quête de cet exact bonheur, de cet amour merveilleux qui avait finalement uni Lysander et Hermia, et Démétrius et Héléna. Hermione pensa à Drago et s'imagina le temps d'une seconde dans cette clairière près d'Athènes, succombant aux délices d'un amour féerique.

– Salut, entendit-elle derrière elle.

C'était George qui entrait pour découvrir les deux jumeaux. Son visage se teinta d'une émotion profonde en voyant les deux petites bouilles identiques. Il passa un bras autour des épaules d'Hermione alors que ses yeux devenaient humides et l'enlaça.

– Merci, Luna, dit-il avec une voix serrée. Ça représente beaucoup pour moi. On va faire un parrain et une marraine du tonnerre.

Il déposa un baiser sur les cheveux d'une Hermione toute souriante.

– Je te présente donc Lysander et Lorcan. »

Ils discutèrent encore quelques minutes puis Rolf se réveilla et se joignit à eux. Sentant la fatigue peser sur elle, Hermione décida finalement de rentrer. Elle avait encore deux bonnes heures avant que Drago ne vienne déjeuner et elle décida de se faire couler un bain chaud pour se reposer un peu. Immergée dans l'eau chaude et dans les huiles essentielles, Hermione repensa à ce que Luna lui avait dit. Après tout, elle avait aussi droit à un peu de féerie dans sa vie.


Bonsoir !

J'espère que ce nouveau chapitre et le retour de la famille Lovegood-Scamander vous aura plu !
Je ne sais pas si vous l'aviez compris, mais il s'agit bien de Lavande Brown dont parlent Hermione et Dorine. J'ai vu une vidéo quelques jours avant d'écrire le chapitre qui voulait montrer pourquoi Lavande n'était en fait pas morte pendant la bataille de Poudlard, mais seulement possiblement transformée en loup-garou par Greyback. Je ne m'étais jamais penchée sur la question et l'hypothèse m'a plu alors j'ai décidé d'y faire un petit clin d'oeil.

Et vous, vous pensez qu'elle est morte ?