Bonjour !

Mais... Qu'est-ce que... Vous ne sentez pas cette odeur de divorce qui flotte dans l'air ? Enfin, je dis ça. Y-en-a qui ont plus de courage que d'autre.

Merci, Nedwige Stark, de prendre le temps de laisser des reviews aussi souvent. Je les lis toutes ;)

Un grand merci à Whimsikal !

Bonne lecture


Désespoir incoming

10 avril 2016

Le département de la Justice magique était bouillonnant ce dimanche soir. La soirée de célébration de la première année de mandat d'Hermione avait réuni une petite foule qui s'était entassée dans l'open space du quartier des Aurors. La Ministre au centre de l'attention resplendissait, souriante et heureuse. Elle n'avait pas pu échapper au discours, mais les visages de ses amis dans l'assemblée avaient rassuré sa prise de parole.

« Alors, tu es prête à remettre ça combien d'années ? demanda Drago alors qu'ils discutaient près d'un buffet.

– Je ne sais pas, sourit Hermione. Tant que je fais du bon travail, je continuerai. Peut-être qu'un jour, les gens en auront marre et me mettront à la porte.

Elle eut un petit rire cristallin qui électrisa Drago. Alors qu'il scrutait avec attrait son visage souriant, il se demandait pourquoi est-ce qu'il avait refusé qu'elle l'embrasse la dernière fois dans son appartement. C'était, à cet instant, la seule chose dont il avait envie.

– Les gens n'en auront jamais assez de t'avoir comme Ministre, répondit-il en leur resservant du mousseux. Trinquons à ta santé et à ton avenir prospère. »

Ils firent tinter leurs deux verres, se souriant mutuellement avec intérêt. Ron observait la scène depuis l'autre côté de la pièce en fronçant les sourcils. Cela ne faisait que quelques mois qu'Hermione lui reparlait et ils ne passaient pas vraiment de temps ensemble. Il avait bien conscience qu'il s'était passé des choses dans la vie de la brune, mais la voir si proche de Malfoy le dépassait totalement. Ils avaient commencé à se fréquenter avant qu'il ne quitte le Ministère, mais c'était simplement cordial.

Ce soir, le rouquin comprenait que leur relation allait bien au-delà de la simple courtoisie. Et cela le rendait profondément en colère. Malfoy n'avait rien à faire à quelques centimètres d'Hermione, pas après tout ce qu'il avait fait. Ron avait trouvé l'espoir dans son début de réconciliation avec la jeune femme et il attendait le bon moment pour lui parler et lui dire ce qu'il voulait pour eux. Il avait réfléchi des heures, des jours, à la façon dont il pouvait réparer son erreur et reconstruire une relation avec la femme qu'il aimait. Parce qu'il n'avait, en fin de compte, jamais cessé de l'aimer.

« Hermione, je peux te parler ? finit-il par dire après avoir traversé la pièce.

– Bien sûr, sourit la brune.

Elle ne bougea pas, l'interrogeant du regard. Ron eut d'abord envie de lui demander de s'isoler un peu, surtout pour s'éloigner de Drago qui le regardait de travers. Il renonça finalement ce qu'il voulait lui demander n'était pas vraiment important. Il voulait juste trouver une excuse pour lui parler et la faire lâcher le bras du blond qu'elle n'arrêtait pas de toucher.

– Je voulais simplement savoir si ça te dérangeait qu'on échange les semaines de garde pendant les vacances, déclara Ron. Je voudrais emmener les enfants chez Bill, mais il part la deuxième semaine avec Fleur et Victoire.

– Pas du tout, répondit Hermione avec un sourire doux. Tu n'as qu'à les récupérer pour les deux semaines et puis je viendrai faire un petit coucou à Bill un peu plus tard. »

Ron hocha la tête et jeta un œil mauvais à Drago avant de tourner les talons. Son regard méprisant, son attitude condescendante. Comment Hermione pouvait-elle être si proche de lui ? Il quitta l'open space pour se calmer et marcher dans les couloirs vides. Il bifurquait vers l'ancien bureau d'Hermione quand il tomba sur un couple en train de marivauder contre un mur.

De son côté, Hermione n'avait pas lâché Drago des yeux. Parfois, des gens venaient lui parler, la féliciter et restaient là quelques instants avant de se détourner. Les deux sorciers finissaient toujours par se retrouver dans un coin de la pièce pour échanger quelques mots et quelques regards. Ce fut lors d'un moment comme celui-ci qu'Harry s'approcha d'eux d'un pas vif.

« Hermione, il faut que tu viennes absolument, fit-il d'une voix préoccupée. Il y a un problème avec Ron et Blaise.

– Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Drago alors que les trois sorciers traversaient la pièce.

– Je ne sais pas ce qu'il s'est passé exactement, mais je crois qu'ils vont se battre.

– Quoi ? s'exclama Hermione avec stupeur.

Ils quittèrent le quartier des Aurors, Harry au devant, et plus ils se rapprochaient plus les effusions de voix se faisaient fortes. Ils arrivèrent dans le couloir qui servait de théâtre aux événements alors que Ron abattait son poing contre la figure de Blaise. Hermione poussa un cri de surprise et se précipita avec Harry au milieu alors que le métis allait répliquer. Drago le retint et s'interposa également.

– Non mais ça va pas ? cria Hermione. Qu'est-ce qui vous prend, par Merlin ?

– Ce mec est malade ! s'exclama Blaise qui essuyait son nez dont un petit filet de sang s'échappait.

– Ron ! Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda la brune.

– Il m'a traité de connard alors qu'il n'a rien à faire ici ! Ni lui ni sa...

Ses oreilles étaient rouges et il avait les yeux emplis de colère. Hermione se tourna vers l'endroit que Ron montrait du doigt et vit Marilyn qui s'était figée contre un mur.

– Blaise est là parce que je l'ai invité, répondit Hermione. Pourquoi est-ce que tu l'as traité de connard ? demanda-t-elle en se tournant vers le métis.

– Je ne l'ai pas traité de connard, objecta Blaise. Il a commencé à s'en prendre à Marilyn, comme quoi elle n'avait rien à faire ici et moi non plus. Je lui ai répondu que ce n'était pas de ma faute s'il s'était comporté comme un connard avec toi et que ce n'était certainement pas ça qui allait nous faire partir d'ici.

Hermione soupira, lasse.

– Ron, commença-t-elle, tu n'avais pas à réagir comme ça vis-à-vis de Blaise et ça me désole que tu ne réussisses pas à admettre que si le tort est partagé, il est quand même grandement tien.

Le rouquin lui adressa un regard offusqué de se retrouver moralisé ainsi. Mais la brune n'avait pas terminé.

– Blaise, reprit-elle, tu peux avoir tes opinions sur ce que tu veux, mais tu n'as pas à te mêler des histoires des autres. Et ce n'était peut-être pas très judicieux de venir avec Marilyn en sachant très bien que ni Ron, ni moi-même n'avions particulièrement envie de la voir ici.

Les deux fautifs se regardèrent en chiens de faïence pendant quelques instants.

– Maintenant, si vous n'êtes pas capables de vous comporter correctement en société, je préfère que vous quittiez les lieux, conclut Hermione en tournant les talons. »

Elle retourna dans l'open space accompagnée par Harry qui salua sa diplomatie. Ron adressa un dernier regard mauvais aux autres sorciers et rentra chez lui. Il en avait suffisamment vu ce soir pour ne pas réussir à se calmer au milieu de tout ce monde. Marilyn partit également, sachant depuis le début que sa présence au Ministère était loin d'être requise. Blaise et Drago restèrent un peu seuls dans le couloir avant de retourner dans le quartier des Aurors. La soirée se termina assez rapidement après cet événement fâcheux. Hermione était fatiguée et n'avait plus qu'une seule envie : rentrer chez elle et se glisser dans les draps.

1er mai 2016

L'événement au Ministère fut passé sous silence. Ron et Hermione n'en parlèrent pas quand il vint chercher les enfants pour les vacances, mais la jeune femme réfléchit beaucoup pendant cette période. Elle n'avait jamais réellement pris le temps de reparler de sa situation avec Ron et leur mariage était devenu un tabou inviolé depuis de longs mois. Mais après plus d'un an de séparation, à quoi cela rimait-il ? La brune avait envie de passer à autre chose, d'aller de l'avant.

Elle passait de plus en plus de temps avec Drago. Des moments de plus en plus intimes. Et au fond d'elle, Hermione savait que tout ce qu'elle voulait c'était céder à ses désirs parce qu'elle se rendait compte que c'était Drago qu'elle voulait dans sa vie maintenant. Mais tant qu'elle n'aurait pas rompu définitivement ses liens avec Ron, elle savait aussi qu'elle continuerait de culpabiliser pour ses sentiments. Elle avait déjà assez de torts de son côté à ce niveau-là.

Cela faisait deux jours que le roux était revenu avec Rose et Hugo, et ce soir-là, il fallait qu'ils parlent. Quand il transplana dans son salon, Hermione sentit son estomac tomber dans ses chaussures.

« Tu voulais me voir, finit par dire Ron après un long silence pesant.

Hermione posa ses yeux sur lui et respira un grand coup.

– J'avais besoin qu'on parle, de nous.

Elle avisa le dossier qu'elle avait posé sur la table basse d'un œil presque inquiet. Le sorcier suivit son regard et se figea.

– Non… Mione, je t'en supplie…

– Ron, ça fait plus d'un an, déclara la brune doucement. Qu'est-ce qu'on fait toujours là ?

– On repart à zéro, on reconstruit tout et on s'accorde une autre chance, répondit-il, la voix serrée dans sa gorge et les yeux humides.

– Ron, je…

Le jeune homme se laissa tomber à ses pieds, enserrant les jambes de la brune alors qu'il se mettait à pleurer doucement.

– Je t'en supplie, Hermione, implora-t-il. Je t'aime et tous les jours je me bats pour me faire pardonner. Donne-moi une autre chance.

Le voir pleurer brisa le cœur de la jeune femme. La dernière fois qu'elle l'avait vu pleurer remontait à l'enterrement de Fred et sentir ses larmes contre ses jambes la bouleversait. Hermione s'agenouilla devant lui, prenant ses mains dans les siennes.

– Je t'ai pardonné, Ron, murmura-t-elle. Et je sais que depuis le premier jour où je t'ai aimé, j'étais certaine que si on se mariait ce serait pour la vie.

– Alors laisse-moi te rendre heureuse, laisse-moi rattraper tout le temps qu'on a perdu.

C'était si difficile finalement pour Hermione de lui demander ça. Ron représentait tant de choses, tant de souvenirs. Il était son amour de jeunesse, le père de ses enfants, son meilleur ami. Le faire souffrir la vidait de toute son énergie parce que c'était elle qui était la cause de sa douleur.

– Ne crois-tu pas que c'est trop tard ? Que trop de choses nous ont changé ?

– Hermione, je n'arrive pas à imaginer ma vie sans toi, gémit le rouquin. On était une famille.

Il porta les mains de la jeune femme à sa bouche et les couvrit de baisers.

– Je sais, Ron.

Le silence s'installa entre eux pendant de longues minutes jusqu'à ce que le sorcier se lève. Il ne pleurait plus, il avait simplement le regard vide et le visage déchiré par l'incertitude.

– Je t'en supplie, murmura-t-il, réfléchis-y. »

Il quitta la pièce et elle resta agenouillée sur le tapis pendant un bon moment. Quand Ron arriva chez lui, dans son appartement qui avait été le leur pendant de si longues années, il se laissa tomber sur le canapé avec désespoir. Voilà, ils y étaient. C'était le jour qu'il avait tant redouté. Depuis la première fois où Hermione était venue lui reparler au Terrier, il avait craint que cela arrive avant qu'il n'ait eu lui-même le courage de lui avouer ses pensées. Et il savait que ce soir-là, il n'avait fait que repousser l'échéance parce que la brune avait déjà fait son choix.

Hermione ne dormit presque pas cette nuit-là et guère plus les nuits suivantes. Pendant plusieurs jours, elle ne cessa de se poser les mêmes questions en boucle. Pourquoi était-ce si difficile ? Elle n'arrêtait pas de penser à Drago alors que le visage rouge et couvert de larmes de Ron se superposait au sien. Pourquoi avait-il fallu qu'elle en arrive là ? Quand elle rentra chez elle le jeudi soir après le travail, Hermione se laissa choir sur le canapé. Elle saisit le dossier de demande de divorce qui n'avait pas bougé de la table basse et commença à feuilleter les pages. Elle avait déjà rempli les parties la concernant, il ne manquait plus que celles de Ron.

Quelqu'un toqua à la porte et la jeune femme poussa un soupir à fendre l'âme. Elle ne voulait voir personne, et certainement pas celui qui se tenait derrière la porte quand elle l'ouvrit.

« Salut, fit Drago. Je te dérange ?

Hermione hésita. Elle avait envie de lui demander de partir, parce qu'il était tard et parce qu'elle était trop préoccupée. Mais elle avait besoin de parler à quelqu'un et aussi inapproprié que cela pouvait être, elle voulait avoir Drago près d'elle. Elle finit par décider de faire un peu les deux.

– Entre, fit-elle doucement. Les enfants sont au lit et il est tard, je ne vais pas tarder à aller me coucher.

Hermione savait que Drago n'était pas du genre à s'imposer et qu'il partirait vite. Elle était également surprise de le voir un soir en semaine, mais elle ne fit aucune remarque.

– Tu veux boire quelque chose ? proposa-t-elle poliment.

– Non, merci. J'étais venu te donner ça en fait. »

Le blond sortit une poche de sa veste et lui rendit sa taille normale avant de la tendre à la jeune femme. Hermione sortit l'objet qui se trouvait à l'intérieur. Il s'agissait d'un livre très ancien et elle reconnut l'ouvrage comme celui qui manquait à l'une des collections qu'elle avait récupérées chez Blaise. Elle aurait dû sauter de joie, sentir ce frisson d'excitation qui la parcourait à chaque fois qu'elle ajoutait un livre à sa bibliothèque, mais la seule émotion qui vint fut la lassitude profonde. Même le plus merveilleux des cadeaux n'était pas suffisant pour enlever l'enclume qui pesait sur elle depuis le dimanche précédent. Elle était si fatiguée. Si triste aussi.

Elle ferma les yeux pour se redonner constance, mais ils se remplirent de larmes qu'elle ne put retenir. Quelque peu désemparé et surpris par la tournure des choses, Drago récupéra le livre et le mit sur la table basse avant d'entourer Hermione de ses bras. Il la serra contre son torse, touché par ses pleurs alors qu'il reposait les yeux sur le livre. Il l'avait laissé juste à côté d'une série de parchemins étalés qu'il tenta de déchiffrer derrière les mèches de cheveux volumineuses de la brune.

Après quelques instants, il réussit à lire l'entête et son cœur cogna violemment dans sa poitrine avant d'entamer une course effrénée. Hermione allait divorcer de Weasley. Depuis tant de temps, Drago avait même oublié qu'ils étaient encore mariés. Mais elle allait le faire. Une vague d'espoir inattendue traversa l'esprit du blond peut-être était-elle arrivée au même endroit que lui, peut-être l'aimait-elle aussi.

Sentir la forme de Drago qui l'entourait permit à Hermione de se calmer doucement. Calée contre son torse, elle profitait de son odeur, de son contact qui lui avait manqué terriblement. Elle était contente qu'il soit venu finalement, même si cela ne résolvait pas son problème.

« Je ne sais pas quoi faire, Drago, murmura-t-elle contre sa chemise.

Le sorcier s'écarta un peu d'elle et l'invita à s'asseoir sur le canapé. Ne trouvant pas les mots, elle se contenta de lui indiquer le dossier sur la table basse. Le blond le rassembla et le feuilleta rapidement.

– Tu as déjà tout rempli, remarqua-t-il.

– Je l'ai dit à Ron aussi, déclara Hermione d'une voix brisée. Il est venu dimanche.

Elle marqua une pause en se souvenant douloureusement de la scène.

– Il m'a dit qu'il m'aimait, qu'il voulait qu'on recommence tout, soupira-t-elle. Ça lui a fait tellement de mal que je lui demande de remplir ça.

Hermione essuya quelques larmes qui reprenaient place dans ses yeux.

– Je ne veux pas le faire souffrir autant, reprit-elle. Je pensais qu'on voulait la même chose.

– Mais toi, tu veux divorcer, n'est-ce pas ? demanda Drago.

– Je ne sais plus ce que je veux, gémit la brune.

– Ginny m'a dit un jour que tu te préoccupais toujours des autres avant toi, même si ça te rendait malheureuse, cita Drago. Pourquoi est-ce que cette fois, tu ne peux pas simplement faire ce qui te rend heureuse ?

Il passa une main contre sa joue. Hermione lui sourit.

– Merci pour le livre. Ça n'en a pas l'air, mais ça me fait très plaisir.

– Je t'en prie. Je vais te laisser te reposer.

Drago se leva et se dirigea vers la porte. Hermione le regarda faire et posa enfin les yeux sur le dossier sur sa table basse. Tout se bousculait dans son esprit : les paroles du blond, celles de Ron, ses propres désirs. Elle inspira un grand coup.

– Drago, attends. »

Le sorcier s'arrêta sur le pas de la porte et se tourna vers elle. Il l'a vit s'approcher d'un pas rapide, plantant son regard dans le sien. Elle marqua une pause infime à quelques centimètres de lui avant de plaquer ses lèvres contre les siennes. D'abord surpris, Drago répondit rapidement à son baiser. Leurs langues se mêlèrent avec fièvre dans cet échange libérateur depuis tant de mois où ils étaient restés si éloignés.

Le jeune homme passa une main dans le bas du dos d'Hermione, faisant courir une vague de frissons le long de sa colonne vertébrale. C'était exactement ça dont elle avait besoin maintenant. Elle savait que c'était comme ça qu'elle voulait être heureuse. Dans ses bras à lui. Luna avait raison, Drago avait raison : il était temps qu'elle s'accorde autant de féerie et de bonheur qu'elle voulait. Les deux sorciers se séparèrent le souffle court et les yeux embrasés.

Ils ne se dirent rien de plus. Tout ce qu'ils avaient besoin de savoir se trouvait dans le regard de l'autre. Le désir, l'envie, la délivrance. Hermione passa une main sur le torse de Drago qui se pencha pour l'embrasser une dernière fois. Un baiser tendre, doux, qui les combla tous les deux. Puis il fit deux pas dans le couloir et transplana. Hermione rentra dans son salon, un sourire béat sur le visage.

6 mai 2016

Quand Ron transplana dans l'appartement de la brune le vendredi soir pour récupérer les enfants, Hermione sentit son estomac se serrer. Mais elle avait pris sa décision, elle savait que cela ne rimait à rien de rester mariés et qu'ils ne pouvaient plus revenir en arrière.

« Ron, je…, hésita la brune un instant.

Elle lui tendit le dossier.

– J'ai rempli tout ce qui me concerne. Tu peux prendre autant de temps dont tu as besoin pour me le rendre.

Ron accusa le coup sans un mot. Il prit le dossier et le glissa sous son bras. Ils y étaient, au bout de toute leur histoire, au bout de tous les espoirs. Hermione fit un pas vers lui, l'œil inquiet et désolé.

– Est-ce que…, commença-t-elle. Est-ce que tu m'en veux ?

– Non, répondit le rouquin. Je ne t'en veux pas. Je suis juste affligé qu'on en soit arrivés là et qu'on ne puisse pas tout recommencer.

– C'est trop tard, déplora Hermione.

Ils restèrent silencieux un moment, se regardant timidement.

– J'ai besoin de pouvoir avancer, finit par dire Hermione. J'ai été heureuse avec toi, mais maintenant j'ai besoin de trouver mon bonheur ailleurs. Je suis sûre que tu pourras en faire de même. Tu mérites d'être heureux aussi.

Ron la sonda du regard. Elle voulait trouver le bonheur ailleurs. Avec un autre homme ? Elle en était déjà là ? Le roux haussa imperceptiblement les épaules, las.

– Rose, Hugo ! appela-t-il.

– Papa ! s'exclamèrent les deux enfants en déboulant en courant dans le salon.

Ils se jetèrent sur lui, le serrant fort dans ses bras.

– Au revoir, maman. »

Ils embrassèrent Hermione, déposant de gros bisous sur ses joues. La jeune femme les regarda quitter l'appartement alors que Hugo déblatérait déjà sur toutes les nouvelles figurines de créatures fantastiques qu'il avait récupérées. La brune se retrouva seule dans son salon et malgré le pincement au cœur qu'elle ressentait en voyant Ron s'éloigner, elle se sentait libre. Libre enfin, de pouvoir pleinement prendre sa vie en main.