Bonjour !

Comme dirait ma chère bêta, plus on approche de la fin, plus l'univers s'effondre. N'en croyez pas un mot. Ce n'est presque pas entièrement vrai. Je m'excuse par avance.
Sur ce, je vous laisse lire et faire des paris sur ce qui va se passer dans le chapitre suivant. J'espère que les petites pierres que je pose depuis le début de l'histoire vont vous donner des idées sur le dénouement final.

Merci Nedwige Stark, Kriistal, Lucielct.

Merci, Whimsikal.

Bonne lecture !

Edit 05/11 : Bon, le site bug à mort depuis mardi. Si vous lisez ceci c'est que vous avez de la chance ou alors que FF fonctionne de nouveau normalement. Si, pour une raison quelconque, cela venait à se reproduire -ce que je ne souhaite pas, je vous invite à vous diriger vers mon compte AO3 floweronabox où l'histoire est postée au même rythme et où les chapitres sont toujours disponibles à temps. Bon courage à vous !


L'univers s'effondre

Drago,

Je suis désolée pour hier soir. C'était l'anniversaire de Ron et nous avions prévu de nous retrouver avec Harry et Ginny au restaurant. Si j'avais su que tu voulais venir, je t'aurais dit de passer un autre jour. Je dois récupérer les enfants ce soir parce que Ron part en Roumanie, mais si tu veux venir au Ministère dans l'après-midi, je devrais pouvoir me libérer un petit moment.

Je t'embrasse,

Hermione.

Une fois le hibou parti, la Ministre guetta la porte de son bureau d'un œil avide. Elle voulait voir Drago. Il fallait qu'ils parlent de ce qu'il s'était passé la veille. Elle soupira. Pourquoi Ron et lui n'étaient-ils pas capables de s'entendre ? De se supporter au moins ? Tout allait finir par s'arranger. Elle l'espérait grandement. Astoria signerait les parchemins du divorce, Drago viendrait chez elle tous les jours ; ils pourraient profiter l'un de l'autre comme ils ne l'avaient pas fait depuis des mois. Quelqu'un toqua et Hermione releva brusquement la tête alors que la voix de la sorcière annonçait « Drago Malfoy ».

La brune accourut presque pour ouvrir et offrit au blond qui entrait un sourire éclatant. Elle s'approcha et déposa ses lèvres avec douceur sur les siennes en papillonnant des yeux.

« Je suis contente que tu sois venu, souffla-t-elle.

– Je ne te dérange pas ? demanda Drago en avisant les dossiers étalés sur son bureau.

– Des déclarations… rien de bien passionnant.

Le blond se laissa tomber sur la chaise prévue pour les visiteurs. Hermione se posta près de lui et passa une main tendre dans ses cheveux fins.

– Je suis désolée pour hier soir, répéta-t-elle.

– C'est moi, j'aurais dû te prévenir.

– Non, répliqua la sorcière. Tu n'as pas à me prévenir, plus maintenant. J'ai envie que tu puisses venir chez moi quand tu veux et que tu y sois comme chez toi.

Drago fut rassuré par ces paroles qui lui firent un grand plaisir. Il se voyait vivre avec Hermione, partager son quotidien et était heureux qu'elle lui dise cela.

– Je voulais qu'on passe une bonne soirée, dit-il. J'avais prévu des choses.

Il posa sur Hermione un regard débordant de sous-entendus qu'elle comprit sans peine. Elle rigola alors qu'il la tirait vers lui pour l'asseoir sur ses genoux.

– On aura des centaines d'autres occasions, murmura-t-elle à son oreille.

Le blond acquiesça et déposa une coulée de baisers dans son cou avant de parvenir à sa bouche.

– Il faut que je continue, chuchota Hermione entre deux baisers. Il faut que je finisse avant d'aller chez Ron. Tu peux rester si tu veux. »

Drago hocha la tête, mais ne répondit rien. La brune se leva et reprit sa place derrière son bureau. Le jeune homme l'observa gratter quelques lignes deçà-delà, signer en bas de page. Il voulait lui demander si elle ressentait encore des choses pour le rouquin. Quelle place avait-il dans sa vie ? Il n'en fit rien. Il voulait lui murmurer des millions de « je t'aime » pour qu'elle ne l'oublie pas. Qu'elle n'oublie pas que c'était lui qu'elle devait choisir.

Il sourit doucement quand elle souffla sur les mèches qui lui tombaient devant les yeux avant de les renvoyer d'un geste nerveux derrière ses oreilles. Elle était si belle quand elle était concentrée. Elle était si belle depuis qu'il avait ouvert les yeux sur elle.

Peu après le départ de Drago, Dorine fit son apparition… suivie de près par Blaise. Hermione leva les yeux vers eux en haussant les sourcils.

« Bonjour, Madame, la salua la jeune femme.

– Salut, Hermione, fit Blaise. Je ne voulais pas te déranger, mais je passais par-là pour déposer des parchemins et je cherche Drago. Tu ne saurais pas où il est passé ?

– Il était là il y a quelques minutes seulement, répondit Hermione. Il a dû rentrer chez lui.

Le métis la remercia et la salua d'un geste de main avant de sortir. Dorine le suivit du regard avant de reposer son visage sérieux sur sa supérieure.

– Il était devant la porte quand je suis arrivée, expliqua la directrice. Je lui ai demandé ce qu'il voulait et il a simplement demandé à vous voir.

– Vous savez ce qu'il est venu faire au Ministère ? demanda Hermione, curieuse de n'en avoir pas eu écho.

– Il a parlé d'un impair fiscal, mais cela ne semblait pas très grave.

– D'accord, répondit Hermione. Et vous veniez pour quoi ?

– Le projet de loi sur le contrôle du trafic des créatures magiques. »

5 mars 2017

« Vous restez proches du kiosque ! s'écria Hermione en direction de Rose et Hugo qui s'éloignaient pour jouer dans le parc.

– C'est bon, c'est commandé, annonça Pansy en s'asseyant près d'elle et de Ginny.

– Ça fait du bien, un peu de soleil pour un dimanche, s'extasia la rouquine alors que les deux autres acquiesçaient. Ça s'est bien passé avec Ron jeudi ?

– Il m'a encore fait une scène, soupira Hermione. Et je crois que Drago a du mal à passer à autre chose.

– Quel est le problème ? demanda Pansy.

– Mercredi soir, commença la Ministre, Drago est venu chez moi alors que Ron devait passer me chercher pour qu'on aille au restaurant avec Ginny et Harry. Ils ont fini par se crier dessus. Depuis, Ron me reproche mes rapports avec Drago qui semble constamment grognon. Je ne comprends pas pourquoi ils sont comme ça.

– Je ne connais pas du tout assez Weasley, répondit Pansy, mais Drago n'est pas un grand mystère de ce côté-là.

– Éclaire-moi alors, fit Hermione.

– Il ne faut pas aller chercher plus loin que l'ego et l'orgueil, expliqua la blonde. Drago est très fier et il a une grande estime de lui-même, bien qu'il le cache plus qu'avant. Tu continues de fréquenter Weasley et vous avez vécu des choses fortes depuis plus de dix ans. Vous êtes séparés, mais c'est le père de tes enfants. Drago est jaloux de ne pas avoir cette place si importante dans ta vie.

– Mais… C'est absurde ! s'exclama Hermione. Il n'y a plus rien entre Ron et moi, et Drago est aussi lié à Astoria par un enfant.

– Mais ce n'est pas pareil, intervint Ginny. Astoria et Drago ne se sont jamais aimés alors que tu as passé des années en couple avec Ron en étant inséparables.

Hermione repensa à tout ce que lui avait dit Pansy. Les hommes orgueilleux étaient compliqués.

– En tous cas, reprit l'ancienne Serpentard, je ne sais pas comment vont évoluer les choses, mais il faut que tu gardes bien ça en tête. Drago n'est pas près de changer de ce côté-là, surtout s'il t'aime aussi fort et qu'il y a un autre homme entre vous deux.

La jeune femme se leva pour aller aux toilettes, laissant une Hermione déconcertée derrière elle.

– Tu as peur que ça pose vraiment problème ? lui demanda Ginny.

– Je n'en sais rien. Je n'y avais jamais vraiment pensé jusque-là.

Le silence suivit ses paroles un instant.

– Je peux te demander quelque chose ? lâcha la rousse après un moment.

Hermione hocha la tête avec un petit sourire.

– Drago n'a pas arrêté de tromper Astoria pendant leur mariage…, fit Ginny, hésitante. Tu n'as pas peur qu'il recommence le jour où la passion est un peu moins forte qu'avant ?

Son interlocutrice lui adressa un regard sévère. Elle n'était pas Astoria. Drago était heureux avec elle. Il n'avait aucune raison de la tromper de même que la passion n'avait aucune raison de s'affaiblir entre eux. Alors qu'elle pensait cela si fort, Hermione se rendit compte qu'elle n'avait rien dit depuis un long moment.

– Je suis désolée. Je n'aurais pas dû te dire ça, s'excusa Ginny.

– J'y pense, avoua Hermione dans un murmure. Des fois. Je me souviens de la façon dont les choses ont commencé entre nous : une soirée trop arrosée et du laisser-aller. Mais je me convaincs que ça n'arrivera pas, parce que c'était différent avec Astoria. Et parce qu'il ne me ferait jamais ça après Ron. »

Pansy choisit cet instant pour revenir et la discussion changea de sujet. Mais Hermione ne l'oublia pas. Jusqu'au soir, elle fut hantée par les paroles échangées avec Ginny, par les déclarations de Pansy. Tout aurait dû être parfait dans sa relation avec Drago. Ils méritaient une relation parfaite. Sans problème et sans malheur.

8 mars 2017

Hermione s'affairait dans son bureau, fouillant dans les dossiers et cherchant désespérément un parchemin qui s'avérait introuvable. Elle était sur le point d'appeler Dorine pour lui demander de lui transmettre une copie quand on toqua à la porte. « Astoria Malfoy », annonça la voix alors que la sorcière se figeait. Que faisait-elle là, par Morgane, et que voulait-elle à Hermione ? La Ministre se souvint que cela faisait une semaine aujourd'hui que Drago lui avait demandé le divorce. « Astoria Malfoy », répéta la voix après une autre série de coups sur la porte.

« Entrez !

La grande brune apparut, juchée sur ses talons vertigineux, dans une robe portefeuille sombre.

– Bonjour, Madame la Ministre, fit-elle d'une voix vide où ses mots sonnaient faux.

Hermione eut un moment d'hésitation. Devait-elle l'appeler Madame Malfoy ? Cela semblait tellement hypocrite de sa part.

– Je vous en prie, répondit-elle alors simplement en indiquant la chaise. Que puis-je pour vous ?

Astoria prit place alors que la Ministre se rasseyait. Elle resta silencieuse un instant. Soudain, elle planta son regard océan dans celui d'Hermione. Un regard implorant, tordu par la peine.

– Mettez un terme à votre relation avec mon mari, gémit-elle. Je vous en supplie.

Choquée et déstabilisée, Hermione mit un temps avant d'assimiler ses paroles.

– Je vous demande pardon ? finit-elle par articuler.

– Vous savez qu'il a demandé le divorce, reprit Astoria avec la gorge serrée. Il veut me quitter pour vous. Il veut m'humilier et me déposséder de tout.

Elle semblait au bord des larmes et Hermione ne savait pas quoi dire. Elle se leva et contourna le bureau alors que l'épouse Malfoy poursuivait.

– Vous n'avez pas idée de ce que c'est que vivre avec un homme qui vous traite comme il le fait. Je sais que vous avez été trompée par votre ex-mari. Vous n'imaginez pas le mal que cela fait de se faire tromper chaque nuit, chaque jour, au vu et au su de tous.

Elle éclata en sanglots lourds et s'agrippa au bras d'Hermione qui fut obligée de se pencher en avant sous son poids.

– Je vous en supplie, pleura Astoria. Je ne peux pas vivre sans lui, sans cette famille. Si on divorce, il va m'enlever Scorpius, il va me ruiner. Renoncez.

Son discours ne tenait pas la route et Hermione se redonna une contenance en se dégageant de sa poigne.

– Si Drago est réellement tel que vous le décrivez, je vous conseille d'accepter le divorce, déclara la Ministre en s'écartant. Nous savons néanmoins toutes les deux que ce n'est pas pour votre attachement à son égard que vous désespérez de rester sa femme.

Astoria se leva d'un bond et cessa de sangloter. Son regard se voila de colère.

– Vous n'êtes pas mieux que moi, cracha-t-elle. Et il le comprendra vite. Tant pis pour vous si vous finissez aussi cocue que moi.

– Je vais vous demander de sortir de mon bureau, signifia Hermione avec prudence mais fermeté. »

La grande brune qui était venue la visiter lui tourna le dos et se dirigea d'un pas vif vers la porte. Elle la claqua violemment sans se retourner, laissant la Ministre se remettre de ses émotions.

Quand Hermione vit Drago le lendemain, le divorce était signé. Astoria Malfoy s'appelait désormais Greengrass. Hermione hésita à parler au blond de son entrevue chaotique avec ladite Astoria, mais se ravisa au dernier moment. Que cela pouvait-il apporter ? Mais malgré tout, les paroles de la grande brune trottèrent dans son esprit de longues heures. Le contrat de divorce était-il aussi rude que le décrivait la jeune femme ? Drago allait-il se lasser d'Hermione ? Autant de questions qui s'évaporaient quand le blond s'approchait d'elle pour l'embrasser et lui murmurer des mots doux. Non. Ça avait été compliqué, mais maintenant, le monde était à eux et ils allaient enfin pouvoir profiter.

23 mars 2017

Le salon de l'appartement d'Hermione était particulièrement bruyant ce soir-là. Les cris fusaient à travers les pièces. Les rires aussi. Pendant quelques temps, Drago avait été retenu au manoir pour le déménagement des affaires d'Astoria et il n'avait pu aller chez Hermione que rarement. Quand il passait, c'était en coup de vent. Pour partager un repas avec elle et les enfants, souvent pour moins longtemps et jamais plus. Mais ce soir-là, il avait passé tout son temps chez elle depuis le moment où elle était revenue du travail avec Rose et Hugo.

Drago écoutait avec un sourire aux lèvres ce dernier lui raconter une histoire de dragon. Le petit courait à travers le salon en mimant tous les personnages et gesticulant dans tous les sens. De leur côté, Hermione et sa fille préparaient un tiramisu de dernière minute pour le dessert. Rose fouettait le mascarpone et il s'élevait de la cuisine une douce odeur de café. Le montage terminé, la petite rousse s'en alla rejoindre son frère et Hermione déposa le gâteau sur la table basse avec assiettes et cuillères.

Il fallut peu de temps pour qu'il disparaisse du plat et que les quatre sorciers se retrouvent avec des moustaches blanches. On toqua à la porte et Rose se précipita pour ouvrir. Alors qu'il entrait dans l'appartement, Ron observa sans un mot les doigts d'Hermione se poser sur les commissures des lèvres de Malfoy pour en effacer les traces de crème. Il ne dit rien de plus quand elle se pencha pour l'embrasser tendrement avec ce même regard qu'elle avait pour lui il y avait longtemps.

« Papa ! s'exclama Hugo en accourant.

– Salut, mon bonhomme, fit Ron en le serrant dans ses bras.

– Alors, alors ? Tu as vu des dragons ? s'enquit le petit garçon. Tonton Charlie pourra m'amener la prochaine fois ?

– J'ai vu des dragons et tu pourras en voir aussi quand tu seras plus grand, sourit le rouquin. Je t'ai ramené des surprises, mais il faudra attendre un peu.

– Le voyage s'est bien passé ? demanda Hermione en s'approchant.

– C'était supportable, répondit Ron. Il n'y a pas beaucoup de sorciers qui vont en Roumanie ces temps-ci.

– Rose, Hugo, allez chercher vos affaires, manda la brune.

– Weasley, salua froidement Drago en arrivant derrière elle.

– Malfoy.

Un flottement se fit sentir, mais le retour des enfants le rompit rapidement.

– Soyez sages, dit Hermione en les embrassant.

– Pour les vacances, on s'organise comment ? demanda Ron.

– Je ne sais pas encore, répondit la jeune femme. On pensait peut-être partir quelques jours…

Elle tourna sa tête vers Drago comme pour s'assurer de leur envie commune avant de reposer les yeux sur le rouquin.

– On verra bien, c'est dans deux semaines, conclut-elle. »

Ron hocha la tête avec mélancolie et il sortit derrière les deux petits. S'il avait songé que les choses auraient fait moins mal avec le temps, il se demandait maintenant combien de mois et d'années il allait falloir pour que la douleur s'estompe complètement. Il voulait remonter le temps et tout recommencer. Alors qu'il regardait Hugo ouvrir avidement les cadeaux qu'il avait ramenés et s'extasier devant les griffes de dragon et les écailles, il désespérait de ne plus jamais connaître le bonheur d'être avec quelqu'un comme Hermione.

Et il s'en voulait. Chaque jour un peu plus de ne pas avoir eu la patience. De ne pas avoir été compréhensif avec elle et ses projets professionnels. De ne pas avoir pris le temps de la choyer comme il aurait dû le faire. Il s'en voulait de ne pas avoir réussi à la garder. Maintenant elle en aimait un autre. Elle allait partir en vacance avec lui. Ils allaient construire un autre monde d'où il était exclu.

Quand Rose et Hugo furent couchés, Ron se laissa glisser contre le cuir du canapé. Affalé ainsi, il fixa le plafond un temps indéterminé. Et puis sans trop savoir comment, il finit par passer des heures à feuilleter des albums remplis de photos. Remplis de souvenirs. De passé. Et comme son regard coulait sur son visage et sur celui d'Hermione, l'alcool coulait dans son verre. Le passé semblait moins douloureux alors. Les scènes animées qui défilaient devant ses yeux remuaient la brume dans son esprit et il s'échoua dans un sommeil embué.

Les jours passèrent et se ressemblèrent pour le sorcier jusqu'à ce qu'un soir, il réalise que sa vie était devenue profondément misérable. Il ne travaillait presque plus à la boutique, sortait rarement de chez lui et dépensait une fortune dans la boisson. Et tout ça pour quoi ? Pour rester à moisir en subissant la nouvelle vie d'Hermione avec un abruti. Si elle n'était pas capable de voir qu'il n'en valait pas la peine, tant pis pour elle. En tous cas, Malfoy ne valait pas mieux que lui et si elle l'avait quitté parce qu'il l'avait trompée, l'autre ne pouvait rien dire pour se défendre à ce sujet.

Pourquoi lui, par Merlin ? Cela faisait rager Ron de s'être fait remplacer par Malfoy. Parmi tous les hommes du monde sorcier, pourquoi avait-il fallu que ce soit lui ? Alors qu'il maugréait ces paroles dans un coin sombre d'un pub malfamé, le rouquin n'avait de cesse de se repasser les images qu'il avait du couple tant envié. Qu'aurait-il donné pour qu'Hermione le regarde à nouveau comme elle le regardait, lui ? Qu'aurait-il donné pour pouvoir la prendre dans ses bras comme avant ? Pour pouvoir l'embrasser encore une fois. Leur anniversaire de mariage approchait et la seule chose qui venait à l'esprit du sorcier était qu'il n'y avait plus rien à célébrer. Il allait pouvoir commencer le décompte des années et des anniversaires de divorce.

Quand ses yeux se mirent à le piquer, Ron se demanda s'il n'était pas sur le point de pleurer du whisky. Sa vision se troubla alors que son verre vide était rempli encore et encore. Sa vie était devenue profondément misérable et rien ne semblait pouvoir l'en sortir.

Ce soir-là, Hermione termina de classer ses dossiers en piles chronologiques. Elle hésita un moment à rester plus tard pour relire les rapports qu'elle avait reçus récemment. Après tout, elle travaillait en dehors des heures presque tous les jours alors elle pouvait bien rentrer un peu plus tôt pour une fois. Elle rangea son bureau d'un coup de baguette avant de saisir ses affaires. Elle était de bonne humeur. Sa journée avait été parfaite et son travail efficace. Elle languissait son appartement, sa baignoire et surtout, les bras de Drago. Cette pensée qui combinait les trois en même temps la fit sourire. Oh oui, comme elle voulait fondre dans l'eau chaude contre son corps et se laisser enivrer par sa présence.

Mais rien de tout cela n'était censé se passer ce soir. Rien de plus que la terreur en réalité. Car quand elle transplana dans son appartement, Hermione sentit sa poitrine se déchirer alors qu'elle hurlait et tombait à genou.