Disclaimer : Tous les personnages appartiennent aux studios Square Enix et Disney. L'histoire est à moi, par contre.
Note : Merci à Imanonyme pour sa review sous le chapitre précédent, j'espère que les prochaines vignettes répondront à tes questions, même si elles seront sûrement dans le désordre ! Pleins de bisous à vous qui lisez, ou non. Je m'amuse beaucoup trop à écrire des vannes pourries.
Le Bureau des Objets Perdus
Episode deux - Démissionner
L'horloge sonnait les douze coups de midi quand ils se rendirent ensemble au Café, une minuscule cafétéria couleur crème avec une ribambelle de tables en formica, une caisse, un distributeur de sandwichs plus vrais que nature ainsi qu'une gigantesque théière, qui trônait là en présentoir depuis on ne savait plus quand comme personne ne l'utilisait plus depuis l'achat des machines à café.
C'était un lieu cozy assigné spécialement au Bureau et du hall se dégageait une agréable odeur de pains tout juste sortis du four, quoique le brouhaha ambiant fut fort peu au goût de Vanitas et de sa tolérance sociale limitée.
"Enfin, continua Axel qui n'avait cessé de vanter les mérites de son petit ami, il a une moto. C'est l'homme parfait, je te dis.
— Si tu continue, je démissionne, râla Vanitas. Et si je démissionne, tu seras tout seul à recevoir les ordres de Saïx, les plaintes de Naminé, la joie vomitive de Sora et, le pire du pire, les ragots de Demyx.
Il abandonna son mug sur la table avant de se laisser tomber dramatiquement sur sa chaise sous le regard dubitatif du roux, qui avait clairement l'air de s'en foutre comme de sa première capote.
— Tu peux pas démissionner, répliqua-t-il en mordant joyeusement dans un beignet au sucre.
Son collègue ricanna.
— Jure, rien que ta présence serait une raison valable.
Axel prit le temps de mâcher soigneusement avant de répondre, lécha ses doigts avec un soin qui relevait presque du trouble obsessionnel avant de rétorquer :
— Non, tu peux pas démissionner parce que ce job c'est ta raison de vivre. T'as pas de famille, pas d'appart à toi et t'es trop associable pour maintenir une quelconque relation autre que sur la base du cul. En soi le seul retour de frappe que tu risques c'est de plus avoir de thunes, mais de toute façon t'es pas assez gradé pour peser au niveau des échelons, parce que t'as préféré te barrer de l'école des fonctionnaires principaux sous prétexte qu'ils allaient forcément vouloir te prendre au service des Enfers avec ton attitude de connard prétentieux, sauf que manque de bol Maléfique était plus qualifiée que toi et qu'elle t'as chourré le poste à la dernière minute. Je continue ?"
Vanitas s'écroula plus encore devant la logique implacable, trop blasé pour être réellement piqué au vif. Il grommela.
"J'ai pas de conseils à recevoir d'un mec qui mange un beignet alors qu'il a pas de système digestif.
— Hein ? Nan mais ça, c'est juste pour le goût.
— T'as pas de goût non plus.
— Quand je mange, j'ai l'impression de faire une pause. Et je te rappelle qu'on est dans le même panier, Vani-Vanou.
— Tu m'appelle encore une fois comme ça, je te fais avaler ton beignet par l'urètre.
— Même pas peur, tu sais même pas utiliser un ouvre-boîte.
— Quel rapport ?
— Aucun, ça prouve juste ton niveau d'inutilité. Vani-Vanou.
— Fais gaffe, je pourrais apprendre à détourner cet ouvre boîte juste pour te faire chier.
— Et tu vas me faire quoi ? Me pincer les boules avec ?
— Nan, te retourner les muscles, les os et la peau, et t'exposer dans ma salle de bain comme un gant de toilette."
Le silence qui suivit sa réplique n'avait pas de prix et Vanitas contempla la grimace dégoûtée de son collègue avec un sourire blanc de satisfaction, le regardant nonchalamment abandonner son beignet sur le coin de la table.
La salle se vidait progressivement et ils continuèrent à discuter de choses et d'autre histoire de passer le temps. Enfin, surtout Axel, qui sans réponses de Vanitas en avait profité pour arpaguer Demyx, le Facteur, un joyeux boute en train à la coupe rock'n'roll et aux yeux verts d'eau.
"Hé, Demyx ! lança t-il en le voyant arriver.
Il poussa du coude le brun qui comatait sur la table en notant la mine désemparée du Facteur, qui s'approcha d'eux avec des airs de fin du monde. Son corps tout mince était agité de soubresauts et sa voix, d'ordinaire extraordinairement douce, résonna aux oreilles de Vanitas comme un couperet.
— Les gars, on a un problème.
— Quoi ?
— Zexion m'a invité à sa crémaillère.
Vanitas fronça les sourcils, et Axel se gratta la tête.
— Attends, il avait pas changé de Bureau ?
Demyx esquissa ce qui aurait pu être un sourire, mais qui ne ressembla finalement qu'à une ébauche de grimace crispée.
— Justement. Dans son nouvel apart de fonction.
Il y eut un silence lourd de sens, puis un échange de regards. De Vanitas à Axel, d'Axel à Demyx, de Demyx à Vanitas.
Ce fut le brun qui trancha, comme une évidence, le bras tendu pour récupérer la moitié du beignet laissé en plan sur le formica :
— Bah, t'as qu'à démissionner le même jour. Comme ça, t'auras au moins l'excuse de ton pot de départ. "
Et au fond, Demyx se dit que ce n'était même pas une si mauvaise idée.
