Hello les doudous, voici la suite et fin de ce tree-shot !

J'espère qu'il vous a plus, merci a Harryliada pour sa correction mais également a ma Noour pour son soutien et son amitié.

RAR,

Viroce, Hey, merci pour ta review, voici la suite et fin, j'espère qu'elle te plaira !

Lesaccrosdelamerceri, Hello, merci pour ta review, j'espère que la suite sera à la hauteur.

Fuyuchan30, Hey, contente de te revoir et merci pour ta review, voici la suite et fin.

Aurel8611, Hello, merci pour ta review ! voici la fin.

Rendez vous vendredi pour une nouvelle fic du même couple, un UA sans magie.

Bonne lecture Hoodraii.


Renaissance


Troisième parie

Une douleur sourde. Voilà ce qui l'avait sorti de cette noirceur bienfaitrice, celle où il ne ressentait aucune douleur, aucun sentiments... Harry aurait bien voulu rester dans ce cocon qui l'enveloppait depuis, ce qui lui semblait des années. Pourtant cette douleur s'insinuait dans ses veines. Tel un poison insidieux, il la sentait qui descendait, comme s'il sentait chaque molécule de son être.

Il avait envie de crier, mais n'arrivait pas à bouger, comme si son propre corps ne répondait plus. Il ne pouvait que sentir, sentir cette douleur qui se propageait le long de son système veineux. Ces pensées étaient décousues et il ne comprenait pas tellement ce qui arrivait.

Puis, comme elle était venue, la douleur disparut et il sombra de nouveau dans la noirceur bienfaitrice.

.

Il se réveilla une bonne fois pour toute en entendant des chuchotements furieux plus loin. Même en se concentrant Harry ne comprenait pas du tout ce qu'il se passait. Il ouvrit de grand yeux, se sentant diffèrent et le même en même temps, était perdu et se demandait même s'il savait comment il s'appelait. Il n'avait aucun souvenir.

Il se releva en position assise sans aucune Aucun muscle qui tiraille, il avait une vue, dans son esprit il vit une paire de lunettes ronde. Ces yeux se brouillèrent pendant un instant, tous ses sens disparurent pour ne laisser qu'un afflux de souvenirs plus confus les uns que les autres.

Après plusieurs secondes, Harry Potter se secoua pour revenir à la réalité. Il n'avait ni vu, ni entendu les quatre personnes entrer dans ce qui lui servait de chambre. Il eut du mal à mettre des noms sur les visages. Un seul lui semblait familier. Des images d'un petit blond aristo, coincé et sarcastique lui revint en mémoire en même temps que sa scolarité à Poudlard. Les visages de ceux qu'il avait un jour considérés comme ses amis ou famille et qui finalement l'avaient repoussé refirent surface.

-Draco ? Demanda-t-il doucement.

Il plissa des yeux reconnaissant celui qu'il pensait être son ennemi de toujours mais qui, dans les derniers moments de sa vie, avait été son dernier ami… Il avait changé le petit blond. Il était grand, fin et ces cheveux étaient longs et brillants, tel un clair de lune.

-Harry. Bordel ! Tu nous as fait une de ces peurs. J'ai cru que tu ne te réveillerais plus jamais. Je m'en veux tellement de ne pas avoir pu faire plus…

Harry digéra doucement ces paroles. Il n'avait pas l'impression d'avoir dormi plus de quelques jours. Ces derniers souvenirs étaient ceux dans cette chambre du manoir Malefoy, avec Draco comme seule compagnie. Les yeux d'Harry s'étrécirent.

-Combien de temps ? demanda-t-il doucement.

-Et bien, j'ai cherché à te soigner pendant six longs mois… Mais ça fait un an que tu n'as pas ouvert les yeux… en fait, avec Carlisle, nous avons tout tenté pour te guérir, mais ta magie n'a fait qu'empirer les choses… Elle nous compliquait la tâche, chaque fois que la maladie refluait, elle revenait à la charge…

Harry papillonna des yeux, incompréhensif. Les images de son passé lui revenaient par rafale, comme des flash de lumières… Il essayait tant bien que mal d'absorber ces souvenirs et de faire attention à ce qui l'entourait. Pourtant il attrapa sa tête a deux main et ferma les yeux. Il n'entendit rien pendant quelques minutes, le flots d'images était trop important.

Quand finalement le maelstrom se calma, Harry était troublé et fourbu. Il avait une sorte de mal de gorge… Il rouvrit les yeux en grand, se demandant s'il ne rêvait pas. Il voyait mieux que bien, ces yeux pouvaient voir la plus minuscule des poussières volant au-dessus de lui. Il haleta, posa sa main sur sa poitrine et fronça les sourcils, ces yeux s'écarquillèrent en comprenant que sa condition avait changer.

Il tourna la tête pour tomber sur trois personnes. Un homme blond très grand au visage angélique et pale, un second aux cheveux roux et une jeune fille qui avait une longue chevelure de la même couleur cuivrée.

D'ailleurs cette dernière s'avança et posa sa main sur sa joue.

Dans sa tête des centaines d'images défilèrent et il soupira. Il se vit, lui mais également toutes les personnes présentes, comme une grande famille unie. Ces yeux se tournèrent naturellement vers l'homme blond. Les images défilèrent encore un peu avant que la jeune femme ne s'écarte.

Harry s'était dit qu'il allait mourir, et au fond, il pensait le vouloir, vraiment. Est-ce que c'était une touche de déception qu'il ressentait ? Il n'avait qu'une envie, pleurer. Pourtant il tourna de nouveau son regard vers Draco. Il était la seule personne qui avait tout fait pour lui.

-Tu es la seul personne qui a vu en moi autre chose… murmura-t-il.

-Tu es plus. Tu es bien plus que tout ce que le monde sorcier croit ou a seulement voulu voir Harry. Je n'ai pas besoin d'un livre pour savoir qui tu es. Je n'ai pas besoin de regarder dans les journaux. Je sais qui tu es Harry. Et je suis désolé de ne pas l'avoir vu avant…

-Mais tu es la seule personne qui a fait ce que tu as fait pour moi. Je veux dire… le monde magique m'a tourné le dos… J'étais seul…

-Mais tu ne l'es plus. Je suis là… je serai là tant que tu auras besoin d'un ami.

-Merci… souffla Harry.

Harry ne remarqua pas que les trois autres personnes étaient sorties de la pièce.

-non. Merci à toi Harry. Sans cette maladie, sans toi venant me voir… Je n'aurais jamais trouver mon âme-sœur…

Harry fronça les sourcils d'incompréhension.

-Edward l'homme aux cheveux cuivré. Et la jeune femme est sa fille. La mère de la petite est partie après sa naissance… Elle voulait seulement être transformer en vampire.

-Ce sont des vampires ? demanda Harry les yeux ouverts comme des soucoupes.

-Oui. Carlisle est le patriarche de la famille Cullen. Les « enfants » sont juste partis un temps, pour voyager et autre…

-Mais…

-Carlisle est le médecin qui m'a aider à te sauver… Et… Je suis désolé Harry. C'est lui qui t'a sauvé.

Harry plissa les yeux alors que Draco détournait le regard.

-Qu'est-ce que tu ne me dis pas.

-Un sorcier ne peut normalement pas être transformer en vampire.

-Mais il y a une multitude de vampire sorcier. Nous les voyons en Défense…

-Les seuls vampires sorciers le sont de naissance. Et reçoivent leur héritage à l'âge de dix-sept ans.

-Mais ?

-Carlisle t'a transformé. La maladie était trop profondément enracinée en toi. Ta magie empirait les choses. Tu allais mourir… Mais… je ne peux pas empêcher une âme-sœur d'essayer de sauver sa moitié n'est-ce pas ? Demanda doucement Draco.

Il s'était assis près de la hanche de Harry triturant ces doigts.

-Quand il t'a mordu, rien ne se passait… Alors j'ai essayé de trouver un moyen… Et j'ai finalement réussi la semaine dernière. J'ai concocté une potion suppressive pour ta magie…

-Tu veux dire que je n'ai plus de magie ? demanda Harry horrifié.

-Elle va revenir dans les heures qui viennent. C'était une potion à court terme juste pour donner du temps à ta transformation.

-Tu veux dire que je suis un vampire ? fut la demande triste.

-C'est ce que je veux dire… chuchota Draco. Je voulais que la potion marche, parce que je veux aussi être transformé. J'ai trouvé mon âme sœur, mais bien que les sorciers vivent longtemps, je ne peux pas me résoudre à vieillir et le laisser seul, un jour...

Harry ne répondit pas, essayant d'intégrer les nouveaux éléments. Alors non seulement il n'était plus malade mais il était aussi immortel… il se repassa la conversation dans sa tête, avec l'impression de manquer quelque chose.

Il releva la tête mais il était seul et il fronça les sourcils. Se souvenant enfin des images que la jeune Renesmée lui avait montrées, ces yeux s'ouvrirent en grand. Les mots de Draco faisant écho. Il avait une âme-soeur, Carlisle.

Harry cligna des yeux, pensant que s'il pouvait encore rougir, alors il serait mûr, comme un tomate… L'homme grand, fort et magnifique ne pouvait pas avoir quelqu'un d'insignifiant comme lui… Il n'avait rien d'attrayant ni de beau… Même pas au plus profond de lui…

Quelqu'un frappa quelques coups à la porte et Harry l'invita faiblement à entrer. L'homme en question passa la porte, une main dans la poche, habillé impeccablement d'une chemise grise dont on voyait le col sous un pull en cachemire vert tendre, son pantalon à pinces gris également, sur des chaussures en cuir gris, bien cirées.

Harry posa les yeux sur son torse couvert d'un tee-shirt ample et difforme. Il avait juste l'impression de faire tache. Qu'est-ce qu'un homme petit, gringalet et hideux ferait au côté d'un homme aussi charismatique et beau que le docteur Cullen. Harry n'avait rien à offrir, si ce n'est une fortune qui ne lui appartenait même pas. Il n'avait pas de réel travail et ne gagnait donc aucun argent…

Il fut coupé dans ces pensées par l'homme.

-Je pense que pour un nouveau née vous avez assez attendu. Même si vous semblez vous contrôler à merveille, je pense qu'il faudrait vraiment que nous allions vous nourrir convenablement. Sourit doucement l'homme.

Et Harry pensa que s'il avait un cœur qui battait, il serait sorti de sa poitrine tellement il s'affolerait alors que la voix, douce et grave retentissait dans la chambre. Il y avait tant de douceur et d'amour dans les yeux miel qu'Harry commença à douter de ces propres pensées, l'espoir étreignant son cœur dans un douce chaleur.

Et quand l'homme lui tendit la main, hypnotisé Harry la prit, sans même se poser de questions. Il fut ébahi en voyant que leurs regards étaient presque au même niveau.

Le brun baissa les yeux, regardant son corps pour la première fois depuis qu'il s'était réveillé. Il se souvenait de ce corps rachitique, maigre, osseux avant de s'endormir pour un an… Il était à la limite de la mort, tout le contraire de maintenant.

Il avait de tout évidence grandi, beaucoup plus que ce qu'il ne pensait possible. Son corps s'était étoffé, comme s'il avait combattu des années de malnutrition. Ce qui était le cas en réalité… Il avait gagné des muscles déliés. Il était devenu un homme' un homme viril. Pas que ça le dérange vraiment.

Il s'aperçut enfin qu'il marchait quand il se retrouva devant un miroir. Il observa le corps en face de lui, l'homme dans le miroir était beau… la mâchoire carrée, un légère barbe, des cheveux en dessous des omoplates, affinant quelque peu ces traits et de grands yeux verts, ourlés de long cils charbon. Il n'avait plus rien à voir avec celui qu'il avait été. Derrière lui, il vit les yeux miels de l'homme, son âme-sœur, il le sentait tout au fond de lui, le regarder, le dévorer des yeux.

-Je pense toujours que vous êtes bien plus beau que moi Sir chuchota Harry le regardant toujours au travers du miroir.

-Et je pense que vous avez tord. Je n'ai jamais, de ma vie, vu un jeune homme aussi magnifique que vous murmura la voix derrière lui.

Un éclat rouge passa dans les orbes émeraudes et Carlisle l'entraina derrière lui, partant à vitesse vampirique.

Après une chasse qui ressemblait étrangement à un jeux de chat et de souris, Harry se releva d'une autre proie et se retourna pour admirer l'homme toujours aussi impeccable alors que lui était couvert de sang, ses habits en lambeaux, laissant voir beaucoup de peau.

Le temps d'un battement de cils et Harry était plaqué contre un arbre qui craqua bruyamment, laissant une foule d'oiseau sortir des branchages.

Une main sur sa joue le fit lever les yeux. Carlisle était à seulement quelques centimètres de son visage, il put même sentir le souffle de l'homme contre lui, envoyant des éclats de désir et des frissons dans tout son corps.

-Je pense que je suis le plus heureux des hommes de t'avoir sauvé. Mon cœur à saigné de te voir agonisant dans ce lit tout ce temps. J'ai cru mourir…

Une main s'aventura sur sa hanche dévêtue, la sensation était douce et chaude…

-Merci de l'avoir fait, souffla Harry.

La seule réponse qu'il eut, fut une paire de lèvres pulpeuses et douces qui se posait sur les siennes et il gémit à la sensation du corps dur se moulant sur le sien. Ses mains se perdirent dans la chevelure blonde et il répondit avec avidité au baiser.

FIN.