Bonjour mes petits pangolins mignons ! Bon ben au programme de ce chapitre... les mineurs, veuillez sortir, merci ! (vous ne devriez pas être là à la base d'ailleurs xD) Si vous n'aimez pas ça, revenez la semaine prochaine, croyez moi, vous n'aurez rien perdu, c'est 4000 mots de smut cette semaine... (Comprenez moi, j'en avais pas écrit depuis longtemps, je me suis laissée emballer. Comprenez-les, ça fait des semaines qu'ils ne se sont pas vus et que leurs corps réclame celui de l'autre ;p)

Bonne lecture !

Chapitre 10

Il n'y eut ni douceur, ni tendresse. Le corps d'Alec se catapulta contre celui de Magnus et fut presque surpris de découvrir à quel point ils s'emboîtaient parfaitement, comme s'ils étaient nés pour cela, pour s'enlacer et se fondre l'un dans l'autre jusqu'à devenir un. Installé à califourchon sur Magnus, les genoux ancrés dans le canapé, Alec l'embrassait comme si sa vie en dépendait — ce qui était probablement le cas, à bien des égards. Magnus était la porte sur son passé, mais également, Alec le sentait de manière diffuse, son avenir.

Encadrant le visage fin de ses longues mains pâles, Alec tentait de donner le rythme, de dominer leurs baisers, leurs échanges, mais de toute évidence, dans cette lutte millénaire dont son corps semblait se souvenir bien mieux que lui, il n'avait pas toujours remporté la victoire.

Magnus embrassait comme un Dieu, avec une technique et une passion incomparable. Sa langue dominait celle d'Alec, le faisait plier et supplier, et Alec gémit quand il le relâcha, avant de reposer ses lèvres sur l'arrête de sa mâchoire, picorant son visage de baisers légers, laissant doucement ripper ses dents sur la peau récemment rasé et sensible.

Lorsqu'il atteint l'oreille, et que la langue mutine taquina le lobe, Alec sut qu'il avait perdu la bataille, et jamais défaite ne lui avait paru plus plaisante. Il était celui qui était au-dessus, qui pesait de tout son poids sur l'autre, et il était soumis entièrement à cet homme en dessous de lui, et au feu brûlant dans ses veines, pire que de la lave en fusion. Ses mains étaient retombées sur les épaules de Magnus, et il avait fermé les yeux s'abandonnant aux sensations qu'il ressentait.

La bouche de Magnus s'affairait à titiller sa gorge, mordillant légèrement, déposant sans aucun doute un suçon au creux du cou. Alec réalisa qu'il aurait pu lui en faire un collier entier pour revendiquer sa propriété qu'il n'en aurait eu cure. Pire, il le désirait. Il voulait lui appartenir et le revendiquer. Un bref instant, Alec se souvint de quelque chose, une porte entrouverte vers sa mémoire, mais avant qu'il n'ait pu le retenir, le souvenir s'envola, et il gémit de nouveau, plus fort, plus grave, sous le traitement conjugué de la langue et des mains.

Car dans le même temps, Magnus avait envoyé ses mains à l'assaut du corps puissant du shadowhunter, et elle caressait activement le dos et les flancs, retraçant parfois du bout des doigts les runes qu'il connaissait par cœur, comme si la pulpe de ses doigts avait le pouvoir de les activer. Il n'avait pas hésité à glisser sous le t-shirt blanc, et le contact de la peau nue d'Alec sous ses paumes l'électrisaient.

Episodiquement, il descendait plus bas, effleurait les fesses, et pressait Alec plus près de lui encore, faisant se rapprocher leurs corps en fusion. Il était difficile d'ignorer, dans ces conditions, l'envie respective des deux hommes, qui déformaient leurs pantalons trop serrés.

– Magnus... gémit Alec alors que le sorcier revenait l'embrasser avant passion.

Il n'avait aucune idée d'à quel point il chamboulait le cœur de son mari en murmurant ainsi. En étant si Alec, son Alec, jusque dans ses intonations lubriques, jusque dans l'abandon total de son corps qui se livrait pour mieux ressentir. C'était incroyablement perturbant pour Magnus, parce que c'était Alexander sans l'être.

Il aurait pu encore, à ce stade, reprendre un peu de contrôle et repousser son amant de ses genoux, pour user de leurs langues pour discuter et non pour s'embrasser passionnément. Il aurait dû.

Mais Alec ondula du bassin contre lui, pour lui faire ressentir toute l'excitation qui était la sienne, et qu'il était difficile d'ignorer, malgré le tissu épais du jean délavé. Magnus gémit à son tour, à peine un souffle, mais contre ses lèvres, il sentit plus qu'il ne vit Alec sourire, victorieux. Euphorique de ne pas être le seul à faire perdre la tête à l'autre.

Magnus n'avait plus le contrôle. Il dominait leurs échanges, mais il ne contrôlait plus rien. C'était Alec, qui était son tout, qui avait la main.

Avec empressement, le sorcier rompit leur baiser pour passer ses mains sous le T-shirt, et le tirer vers le haut. Alec obéit aussitôt, leva les bras, se laissa déshabiller. Le T-shirt atterrit un peu plus loin. Dans tout le bazar ambiant, c'était difficile à dire, et ils s'en moquaient éperdument.

La bouche de Magnus s'assécha, et ses yeux s'illuminèrent. Littéralement. L'éclair de magie le traversa, et ses pupilles naturelles qu'il avait réussi, bon gré mal gré, à maintenir cachées jusque-là, se révélèrent dans toute leur splendeur. Il ne chercha pas à fermer les paupières, à se soustraire au regard d'Alec qui le contemplait comme s'il était la huitième merveille du monde, il n'eut pas le temps pour ça qu'Alec l'embrassait de nouveau, tentant maladroitement de déboutonner la chemise de Magnus.

Il ne dit rien, ne fit pas de commentaire sur la couleur et la forme surnaturelle des pupilles de Magnus. Mais il n'avait pas paru surpris pour autant. Comme si c'était normal, une vérité absolue. Et dans ses prunelles illuminées par le plaisir, Magnus savait y lire à quel point il le trouvait beau, yeux de chat inclus.

Au coin de ses paupières glissa une larme solitaire, un peu de joie, beaucoup de douleur. Il avait tellement attendu cet instant qu'il avait mal d'être aussi heureux.

Alec avait presque réussi à ouvrir l'accès à son torse, mais il restait maladroit, et Magnus ne comptait pas lui laisser le temps de poursuivre sa tâche. Il le repoussa, et d'un geste fluide, le cueillit dans ses bras avant de se relever un peu, reposer Alec au fond des coussins, et le surplomber.

– Tu as une chambre ? demanda-t-il, les yeux rivés dans ceux de son amant.

– Ici, exigea Alec pour toute réponse.

Magnus ne savait pas exactement ce qu'il essayait d'insinuer. Que sa chambre était ici, qu'il créchait sur le canapé, officiellement ? Qu'il voulait que Magnus le prenne ici parce qu'ils n'avaient pas le temps de rejoindre un lit ? Parce qu'il ne voulait pas tromper son petit-ami dans le lit qu'ils partageaient ? Parce qu'il avait des réminiscences du vrai Alec, celui qui avait cessé d'être prude et avait exigé de Magnus qu'il lui fasse l'amour dans toutes les pièces et toutes les surfaces planes de la maison ?

Sans doute un peu de tout cela, et Magnus n'entendait pas contester. Il prit un instant pour admirer le torse parfait de l'homme alangui qui rougissait sous son examen attentif. Mais il n'y avait rien dont Alexander pouvait rougir. Il avait maigri, et ses abdos, sur lesquels Magnus laissait courir sa main aussi légère qu'un papillon, étaient un peu moins dessinés. Il avait une cicatrice en plus, presque invisible pour qui ne le connaîtrait pas par cœur, et qui était probablement dû à un drain thoracique enlevé trop vite. Sinon, il était toujours Alec, et Magnus se pencha, et referma ses lèvres sur un mamelon déjà dressé.

Alec laissa échapper un son à la limite du glapissement, et son corps se tendit instinctivement vers la bouche tentatrice qui jouait avec lui.

La pensée n'aurait pas dû exister dans l'esprit d'Alec, mais il ne put s'empêcher de constater qu'aussi doué que soit Alexis, et satisfaisant avaient été leurs rapports sexuels, cela n'avait rien de comparable avec le talent de Magnus, qui le faisait frémir en soufflant doucement, haleine froide sur le téton malmené et la peau brûlante d'Alec.

Rapidement, et à la fois beaucoup trop lentement, Magnus descendit le long du torse, suivant la fine ligne de poils qui disparaissaient sous la ceinture d'Alec. Le sorcier n'hésita pas, et ne posa pas de questions. Ils avaient depuis longtemps réglé la question du consentement de ce qui se produisait entre eux, et il connaissait suffisamment bien Alec, même cet Alec sans mémoire, pour savoir qu'il saurait dire non pour tout arrêter si, d'aventure, il décidait de refuser d'aller plus loin.

Comme ce n'était pas le cas, il ouvrit rapidement bouton et braguette, et fit glisser jean et sous-vêtement jusqu'aux chevilles, afin de revenir aussitôt déposer un baiser au creux du nombril.

Il releva le regard juste assez longtemps pour soutenir les prunelles noires d'envies d'Alec, puis replongea vers l'objet de son désir.

– Att... Préserv... bégaya Alec.

Mais il ne parvint pas à finir sa phrase que déjà Magnus avait levé les yeux au ciel et engloutit entre ses lèvres gonflées par les baisers le vît dressé pour lui.

Alec gémit si fort que cela ressembla davantage à un cri. De ses mains fermes, Magnus plaquait ses hanches aux coussins du canapé. De sa langue habile, et de ses lèvres pleines, il offrait à Alec la meilleure fellation de sa vie. Il jouait du sexe de son amant comme d'un instrument de musique pour lui arracher des gémissements sur toute la gamme, et Alec ne pouvait s'empêcher de reconnaître qu'il était très doué.

Mais ce n'était pas simplement de la technicité. Alexis était doué pour les pipes aussi. Magnus avait un talent certain, sa langue était partout, ses dents pointaient parfois, incidemment, toujours au bout moment, et il parvenait à presque prendre la totalité du sexe d'Alec dans sa bouche, creusant les joues et aspirant au maximum. Il mettait Alec à l'agonie, les yeux fermés de bonheur pour mieux ressentir tout le plaisir du monde. Le jeune homme avait l'impression que toutes ses terminaisons nerveuses se rejoignaient dans son entrejambe.

Mais au-delà de ça, il comprenait à quel point Magnus le connaissait, sans qu'il ait besoin de dire le moindre mot. Il savait où lécher, comment sucer, les zones où insister, la douceur parfaite de la caresse de ses mains sur son aine et ses testicules. Ce n'était pas seulement du talent, c'était une parfaite connaissance du corps d'Alec.

Cela fut confirmé quand il mit Alec au bord du gouffre, le sexe suintant de liquide pré-séminal, que Magnus engloutissait avec gourmandise. Alec n'eut pas besoin de parler, d'essayer de former une phrase cohérente pour lui dire d'arrêter, qu'il en voulait plus, Magnus relâcha subitement son érection de lui-même, en ourlant les lèvres pour émettre un pop mouillé et hautement érotique.

– Oh non, mon bel Alexander, pas de tout de suite, ronronna-t-il en caressant le torse de son amant.

Alec n'avait rien pu dire. Il n'avait pas eu besoin. Magnus savait. Parce qu'il le connaissait par cœur. Alec n'avait plus besoin de preuve pour avoir une totale confiance en tout ce que pouvait raconter cet homme.

– Je te veux... murmura-t-il, les yeux voilés de désir.

Il tenta de se redresser de sa position couchée sur le canapé, laissa ses mains au jugé en direction de la chemise de Magnus, et de tous les vêtements qu'il portait encore. Alec rougit un peu plus, réalisant qu'il était complètement nu (ou presque, son pantalon roulé en boule sur ses chevilles ne comptait pas vraiment) et que, totalement perdu dans son plaisir, il n'avait pas réalisé que son amant était encore parfaitement habillé.

- À tes ordres, répondit Magnus avec un sourire pervers.

D'un claquement de doigt, il se retrouva subitement nu. Une pointe de déception traversa Alec, qui aurait aimé déshabiller son partenaire et l'effeuiller, lui ôter chacun de ses vêtements décalés et coûteux, le faire apparaître dans toute sa splendeur, et se retrouvait privé de cette possibilité. Cependant, l'émerveillement de voir la magie à l'œuvre était plus fort. Et par magie, Alec ne pensait pas seulement à ces habits qui disparaissaient en un clin d'œil, mais surtout à la beauté magnifique qui se tenait devant lui et le surplombait.

Alec avait toujours été musclé, du moins c'était ce qu'il supposait, puisque « toujours » équivalait pour lui à quelques semaines. Mais le corps qu'il avait n'était probablement pas le résultat du hasard, mais d'un entrainement rigoureux, qu'il avait donc poursuivi.

Mais Magnus n'avait absolument rien à lui envier, loin de là. Il était musclé et fin comme un danseur, chacun de ses muscles roulant sous sa peau, faisant baver Alec d'envie.

– Tu apprécies le spectacle ? le taquina Magnus, ne manquant rien de son regard d'envie.

– Tu n'as pas idée, lui répondit Alec en tendant la main.

La chaleur de la peau de Magnus le surprit presque, il ne sut pas pourquoi. Parce qu'il était un sorcier, parce que ses prunelles jaunes le faisaient paraître félin, parce qu'il était un sorcier, l'esprit imaginatif d'Alec foisonnait de suppositions, comme le fait qu'il pourrait avoir une température corporelle différente de la leur. Mais il était humain, résolument humain.

Alec laissa glisser sa main sur le torse, les épaules, effleura les mamelons, dessina chaque muscle puissant de la pulpe des doigts. Les vêtements extravagants et clinquants cachaient un corps superbement dessiné.

– Je pense que si, j'en ai une idée assez précise, rit Magnus en frissonnant sous la caresse.

Alec réalisa la stupidité de son propos. Il était amnésique, mais l'homme en face de lui était son mari, en théorie. Ils avaient dû vivre cette situation des dizaines de fois, des centaines, des milliers ? de fois. Alors que pour lui, toutes les sensations, toutes les visions, tous les ressentis étaient nouveaux, le regard qu'il posait sur le corps de Magnus était-il celui que le sorcier avait l'habitude de voir dans ses yeux durant leurs ébats ?

Alec n'avait pas la force de poser la question, pas en cet instant. Il était trop dur, le sexe pulsant d'envie, le corps tendu dans une envie désespérée de se faire étreindre et possédé, pour penser à discuter.

Il se redressa, repoussa Magnus au loin, et se releva maladroitement.

Un bras encercla aussitôt sa taille, alors qu'il tentait de s'extirper du canapé.

– Où vas-tu ? souffla Magnus à son oreille, se moulant contre son dos.

Dieu qu'il était dur – c'était le cas de le dire – de générer une pensée cohérente quand Alec sentait, collé dans ses dos, contre ses fesses, la verge turgescente de son amant, qu'il n'avait pas encore osé toucher, mais qu'il désirait plus que tout.

– Chercher ce qu'il faut... répondit-il néanmoins vaillamment, accrochant des syllabes et bégayant un peu trop.

Magnus eut un léger rire dans le creux de son cou, avant de poser ses lèvres contre sa nuque en un baiser léger.

– Nous n'avons besoin de rien, Alexander. Tu es demi-ange, un shadowhunter, un foutu fils de Raziel, un néphilim. Tu ne peux pas tomber malade, et certainement pas de ses maladies sexuellement transmissibles des Terrestres. Ton corps ne le permettrait pas. Quant à moi, je suis à demi-démon... Ce genre de maladies n'a pas de prise sur moi non plus.

C'était une folie de le croire. Alec, en sortant de l'hôpital, avait été particulièrement raillé par ses camarades. Alexis répétait à qui voulait l'entendre qu'il était un bon coup, un dieu au lit, qu'il avait forcément eu des expériences passées, mais pour autant, Alec n'avait jamais entendu parler d'IST, ou très peu. Il n'avait jamais surfé sur YouP... ou autres sites pornographiques. D'une certaine manière, il était très innocent. Mais s'il y avait bien une chose qu'Alec avait appris au contact des Oubliés durant ces quelques semaines, c'était la gravité des maladies comme le SIDA. Et qu'il fallait toujours, toujours se protéger, surtout quand on avait des rapports avec des inconnus, non pas qu'Alec pensait qu'il serait le genre à tromper son petit ami avec un inconnu un jour.

Il n'aurait pas dû croire cet étranger qui lui disait tellement de choses délirantes, quand il lui affirmait pouvoir se passer de préservatifs. Cela allait à l'encontre de toutes les règles de prudence.

Mais tout ce qu'avait affirmé Magnus depuis le début de l'après-midi, depuis leur rencontre, la veille, lui avait été prouvé. Alors Alec, dans un élan de folie, céda, offrant aveuglément sa confiance à un homme qu'il ne connaissait pas vraiment.

– Mais il nous faut du lubrifiant... objecta-t-il néanmoins.

Si ce qu'il sentait dans son dos était un bon indice, ils en auraient besoin. Il en aurait besoin, pour accepter dans son corps la verge dressée et imposante.

– Je m'en charge, murmura Magnus à son oreille.

Il claqua de nouveau des doigts, et une fumée bleue apparut dans chacune de ses mains, qu'il promena sur les corps d'Alec. Il ne le touchait pas. Ses doigts ne le touchaient pas. Mais la fumée le caressait, et Alec frissonnait, empli de sensations inédites et complètement exceptionnelles. Il avait chaud et froid en même temps, il aurait donné n'importe quoi pour continuer d'être magiquement caressé ainsi.

Sans mot dire, mais n'ayant besoin que d'un effleurement pour se faire obéir, Magnus fit se retourner Alec, afin de le placer face au canapé, tandis que lui-même se levait pour se placer derrière son amant. Alec, comprenait ce qu'on attendait de lui et y aspirant de tous ses vœux, obéit complaisamment, et posa ses genoux sur l'assise du canapé, bras agrippant le dossier, jambes écartées, et dos cambré. Offert. Tremblant d'anticipation et d'envie.

La magie de Magnus caressa son dos, descendit le long de sa colonne vertébrale.

Alex sentait la chaleur du corps de son amant derrière lui, et ne désirait qu'une seule chose, s'empaler de lui-même sur le membre viril qui se frottait contre ses fesses, promesse de ce qui allait suivre.

Mais il attendit, conscient que Magnus le chérissait et le protégeait, et qu'il allait le préparer au mieux.

Une main (une vraie, pas seulement de la fumée) se glissa sur son ventre et saisit son érection. Un doigt de l'autre main glissa le long de son sillon inter fessier, et s'introduisit lentement dans son entrée.

Alec gémit bruyamment. Il en voulait beaucoup plus. Mais la sensation était exceptionnelle, si méconnu. Ce n'était pas froid ou gluant comme du lubrifiant. C'était chaud, pétillant, comme un feu dansant dans ses entrailles, comme si celui de ses veines ne suffisait pas !

Magnus, dans son dos, semblait ronronner de plaisir, tandis qu'il préparait Alec d'un doigt, puis rapidement de deux. Il était doux, tout en étant paradoxalement rapide et efficace. Alec devinait les nombreuses fois où ils avaient fait ça, l'expérience de Magnus pour le connaître par cœur, savoir si facilement comment l'ouvrir, le détendre, lui donner envie et le faire gémir de plus en plus bruyamment, sans pour autant jamais toucher à sa prostate.

C'était à la fois divin et terriblement frustrant.

– Magnus ! gémit Alec en rejetant la tête en arrière, alors que ce dernier insérait enfin un troisième doigt et constatait à quel point Alec était prêt.

– À tes ordres, mon Alexander, lui répondit la voix câline de Magnus.

Il retira ses doigts, et se colla au corps de son amant, se serrant contre lui une dernière fois, avant de reculer légèrement et lentement, bien trop lentement, le pénétrer, tandis qu'Alec creusait les reins en gémissant son plaisir.

Alec souffla profondément lorsqu'il sentit Magnus tout contre lui, enfoncé jusqu'à la garde, en lui. Leur position était inédite pour le jeune homme, qui n'avait connu que des étreintes au fond d'un lit, mais il avait la sensation que pour son corps, ce n'était pas une nouveauté. Il ondula des hanches pour mieux ressentir ce sentiment d'être entièrement pénétré, dominé, rempli.

Magnus comprit aussitôt le message, et ressortit pour mieux le pénétrer, une fois, deux fois. Et à la troisième, Alec comprit à quel point il avait la maîtrise de la situation, quand Magnus heurta sa prostate d'un mouvement parfaitement volontaire.

– Magnus ! cria Alec.

Il ne perçut pas le trouble de son amant, trop occupé à prendre son pied sous les coups de butoirs puissant de Magnus, qui avait de nouveau glissé sa main sur son ventre et le caressait doucement au même rythme que ses coups de reins, plongeant totalement Alec dans un océan de luxure.

Magnus était cependant troublé. Alec avait les intonations de son Alexander, une manière d'agir, un balancement de hanches qui lui était propre, et pourtant Magnus avait en même temps la sensation de redécouvrir son mari, de lui faire l'amour pour la première fois.

Le sorcier était plutôt perturbé de cette situation inédite. Il n'aurait jamais dû céder à ses pulsions et y entraîner Alexander, mais tandis qu'il le serrait dans ses bras, offert, dos tourné vers Magnus, cul offert, gémissant et criant sous ses coups de reins, fourreau si serré autour du sexe de Magnus, il était incapable de réfléchir posément. Il voulait lui faire comprendre que le septième ciel n'était qu'une étape, et qu'il y avait tellement plus à découvrir. Ainsi que tous les niveaux de l'enfer. Magnus était un demi-démon, et il méritait parfois son sang démoniaque.

Emportés dans leur passion, leurs corps se couvrirent rapidement de sueur, fine pellicule au goût salé que Magnus goûtait avec joie du bout de sa langue mutine sur la nuque tatouée qu'il pouvait atteindre.

Leurs corps se mouvaient avec la force de l'habitude, et il ne fallut que peu de temps pour que Magnus, pourtant résistant, se sente au bord de la jouissance.

Il aurait été capable d'accélérer le rythme, de pilonner encore un peu plus son amant, de le faire hurler à s'en déchirer les cordes vocales et jouir profondément. Mais il ne le voulait pas, pas encore, pas comme ça.

Dans un effort surhumain, il se retira doucement, faisant attention à ne pas blesser son précieux Alexander.

– Magnus ? interrogea ce dernier par-dessus son épaule, se retournant à demi.

Il avait l'air perdu, les pommettes si rouges qu'on aurait probablement y faire cuire un œuf. De toute évidence, l'arrêt brutal de son plaisir ne lui convenait.

– Je veux que tu jouisses en me regardant dans les yeux, lui répondit simplement Magnus sans aucune gêne.

Ce qui ne fit que faire rougir davantage son amant. Sans hésiter, le sorcier le poussa gentiment, et s'installa tranquillement assis sur le canapé, jambes légèrement écartées, et verge dressée. Le regard d'Alec accrocha aussitôt le vît, fut incapable de le lâcher des yeux. Magnus sourit d'un air carnassier quand il vit Alexander se lécher inconsciemment les lèvres.

- Viens, demanda-t-il, supplication plus qu'ordre.

Alec n'hésita pas avant d'obéir, et de s'installer sur le canapé, sur Magnus, une jambe de chaque côté du corps de ce dernier. Il s'arrêta un bref instant, et pour la première fois, posa sa main sur le sexe turgescent de Magnus, pour mieux le guider en lui, descendant son corps lentement pour mieux supporter la pénétration.

Dès l'instant où Alec toucha Magnus, ce dernier rejeta la tête en arrière, gémissant beaucoup plus bruyamment qu'il ne l'avait fait jusque-là, et Alec en fut bêtement fier d'être capable d'arracher ce genre de sons d'un homme si doué pour le plaisir.

Puis enfin, il se retrouva totalement assis sur Magnus, de nouveau pénétré, mais dans un angle différent, inédit. Et terriblement plaisant. Il dominait, pouvait imposer le rythme, et ce fut lui qui bougea le premier, utilisant la force de ses cuisses pour monter et descendre sur le pénis dressé pour lui, dressé en lui.

– Mon Alexander, murmura Magnus.

Il le regardait droit dans les yeux, les pupilles toujours aussi jaunes et fendues, nappée d'un voile plaisir, et jamais Alec n'avait vu un regard aussi intense. Il le trouvait beau. Les yeux jaunes auraient dû le révulser, mais il lui paraissait presque doré, et c'était beau.

Magnus remua les hanches à son tour, et lentement, ils retrouvèrent un rythme commun, gémissant et soupirant de plaisir. Le rythme était lent, profond. L'angle était différent, pas forcément meilleur. Magnus n'atteignait pas forcément sa prostate à tous les coups, et il le masturbait avec tendresse, sans précipitation.

Et ce fut ainsi qu'ils jouirent, presque ensemble. Alec céda le premier, s'abandonnant au plaisir, éjaculant dans la main brune de Magnus, affichant un drôle de contraste. Magnus le rejoignit peu après sur les rives du fleuve du plaisir, se fichant dans le corps de son amant, et jouissant en lui.

Ils ne purent empêcher leurs yeux de se fermer sous le plaisir, mais inconsciemment, les rouvrirent au plus vite, refusant de se lâcher du regard, apprenant par cœur l'éclat des prunelles de l'autre au moment ultime.

Puis, épuisé, Alec eut juste la force de se redresser pour que Magnus puisse se retirer, avant de retomber aussi sec sur ses genoux, poisseux de sperme et de sueur, laissant dodeliner sa tête sur l'épaule de son amant, inspirant à pleins poumons son odeur.

Avec douceur, Magnus vint déposer un baiser léger sur son épaule, et Alec sourit bêtement, ayant l'impression que c'était la chose la plus érotique qu'on lui avait faite depuis longtemps.


Petite précision : PROTÉGEZ VOUS. Toujours. AUCUNE EXCEPTION, si vous ne connaissez pas (totalement) votre partenaire, et tant que vous n'avez pas fait de tests de dépistage et qu'il y a le moindre risque. La confiance n'exclut pas le contrôle ! Je sais, la capote, c'est pas glamour. Je sais, s'arrêter et dire "hey, t'as une capote ?", ça coupe le moment. Mais c'est VITAL. Et si votre partenaire refuse d'en mettre, ou refuse le test au motif que "mais je te dis que tout va bien, fais moi confiance", REFUSEZ. Ce n'est PAS un manque de confiance que d'aller faire un test IST, au contraire, c'est une marque de confiance de vouloir arrêter le préservatif avec son ou sa partenaire et d'aller faire des tests pour ça. (mais n'oubliez pas les autres protections anti bébé, si vous ne souhaitez pas d'enfants et qu'il y a un risque. La méthode du retrait ou de surveiller un calendrier n'est pas efficace à 100%, hein !)

Bref, mes personnages, parfois, ne se protègent pas, mais j'essaye toujours, dans le texte, d'expliquer pourquoi (couple établi, par exemple, donc supposé que testés et clean). En l'espèce, Alec a TORT de faire confiance à Magnus. Il aurait dû, dans la vraie vie, INSISTER pour un préservatif, ou REFUSER de coucher avec lui. TOUJOURS. Mais hé, nous lecteurs savons qu'ils ont du sang démoniaque et angélique et je décrète que ça les préserve des IST, mais c'est pas la vraie vie. Bref, dans la vraie vie, mettez des capotes, et faites ensuite ce que vous voulez, avec qui vous voulez de consentant. Parce que le consentement, c'est important. Voilà, c'est la fin de ma minute rabat-joie, mais c'est important, tout ça.


Prochain chapitre Me 22/07 !

Reviews, si le cœur vous en dit ? :)