Bonjour mes petits pangolins mignons ! Au programme de ce chapitre... Magnus qui gâche tout, Alec qui fuit, Jace qui désapprouve... J'en profite pour faire un petit sondage : envisageant de doubler mon rythme de publication, préférez-vous un chapitre deux fois par semaine (mercredi et samedi) ou deux chapitres une fois par semaine (double publication le mercredi) ? :)
Bonne lecture !
Chapitre 11
Ils étaient beaucoup trop bien, blottis là tous les deux, l'un contre l'autre. Ça ne pouvait pas durer. Au fur et à mesure qu'Alec redescendait du nuage dans lequel l'orgasme l'avait propulsé, il sentait sa froide logique revenir avec force, s'insinuant lentement, rampant sous sa peau, poison fatal. Il venait de faire quelque chose de complètement fou.
Magnus, de toute évidence, ne pensait pas comme lui, ou bien le cachait très bien. Ou bien préférait-il ne pas y penser et se focaliser sur autre chose. Il caressait distraitement la peau du dos d'Alec tendrement, dans des motifs abstraits et dépourvus de sens. Il embrassait également paresseusement l'épaule d'Alec à intervalles irrégulières, rien qu'une pression des lèvres entrouvertes, même pas un vrai baiser.
Puis il parla, et tout s'effondra.
– Je t'aime, Alexander... murmura Magnus.
De toute évidence, il ne l'avait pas dit consciemment. Il était un homme murmurant des serments à son époux après l'amour, une habitude, un rituel. Mais pour Alec, cela lui glaça le sang. Ce prénom qu'il ignorait porter, qui n'était pas vraiment le sien, qui n'était pas celui auquel il était habitué, ce ton où transparaissait l'évidence, la banalité de mots dits et répétés, mais toujours aussi sincères et puissants.
C'était beaucoup plus que ce qu'il pouvait supporter. Il avait eu son compte d'émotions pour la journée.
Il se figea instinctivement dans les bras de son amant d'une journée, complètement glacé, incapable de savoir comment réagir, luttant contre son envie de vomir, de fuir, de mettre ses mains sur ses oreilles, de fermer ses yeux, de se protéger comme un enfant. Ne plus rien voir, ne plus rien entendre, ne plus rien sentir. S'isoler, disparaître.
Magnus venait de réaliser ce qu'il avait dit, et il se figea à son tour, cessant ses mouvements, constatant les muscles raidis et tendus de son amant.
– Alexander... murmura-t-il.
Il avait besoin de parler. Pour dire quoi ? Lui-même l'ignorait. S'excuser, sans doute. Prononcer des mots vides de sens, qu'Alec savait déjà, mais qu'il fallait dire quand même. Il n'en eut pas le temps. Ce prénom, complet, prononcé avec révérence, fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase trop plein des émotions d'Alec. Il bondit des genoux de Magnus, les yeux fous, comme un animal traqué. Sa terreur fit physiquement mal à Magnus. Son époux était le chasseur, pas la proie. Et jamais ô grand jamais, il n'avait eu peur de Magnus. Il aurait eu des raisons, pourtant. Ses pupilles de chat, notamment, avaient déjà révulsés bien des partenaires, qui prenaient subitement conscience qu'il était demi-démon, fils du prince des Enfers. Mais Alec avait toujours su qui il était, et jamais ne l'avait trouvé laid, repoussant. Au contraire.
Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, il avait peur de Magnus, de ce qu'il représentait, de ce qu'il incarnait. Le sorcier ne pouvait pas lui en vouloir, pas après ce qu'il venait de faire avec un amnésique qui devait déjà apprendre à digérer l'existence d'un monde dont il ignorait tout jusqu'alors.
Il ne pouvait pas lui en vouloir, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir mal.
– Je vais... je dois... douche... marmonna Alec sans le regarder.
Magnus lui fit un vague signe de la main pour montrer qu'il avait compris, mais c'était déjà inutile : Alec avait filé sans croiser ses yeux.
Pour un Terrestre (ou tout comme), il avait encore une vélocité impressionnante. La porte de la salle de bains claqua moins d'une seconde après, et l'eau de la douche commença aussitôt à couler. Magnus se révulsa. Il en voulait à Alec, aussi, si rapidement décidé à effacer de sa peau l'odeur de celle de Magnus.
Alec, son Alec, lui demandait parfois, rougissant et adorable, de nettoyer magiquement les traces de leurs ébats, pour plus de confort, mais sans avoir besoin de prendre de douche. Pour qu'ainsi, il puisse garder au creux de son cou l'odeur de son amant sur lui toute la journée.
Le jour où il lui avait demandé cela pour la première fois, et expliqué pourquoi, Magnus lui avait refait l'amour dans la seconde qui avait suivi. Puis il avait accédé à sa requête.
Aujourd'hui Alec se débarrassait rapidement de tout cela.
Mais Magnus était celui qu'il fallait blâmer pour ça. Il n'aurait jamais dû céder à ses pulsions, à son besoin violent jusqu'à l'envi de s'unir avec celui qui était, de son point de vue, son mari. Il se détestait pour ça. S'ils perdaient toute chance de ramener Alec à la maison, ce serait sa faute.
D'un geste, il se nettoya, et se rhabilla rapidement, grâce à la magie. Il était en colère, et blessé, cependant, et cela se ressentit, les boutons s'attachant n'importe quand.
Avec un soupir, il entreprit de le faire manuellement, opération moins risquée. Puis, mécaniquement, par respect pour Alec, il attrapa les vêtements de ce dernier, échoués n'importe où, et entreprit de plier convenablement ses affaires. Comme il aimait.
Magnus avait conscience d'être pathétique, et à deux doigts des larmes, alors qu'il lissait du plat de la main le T-shirt blanc d'Alec, pour être sûr qu'il n'y avait plus de pli. Alec n'aimait pas les plis. Alec n'aimait pas le bazar. Mais Magnus ne savait même ce que cet Alec aimait ou n'aimait pas. Après tout, il vivait dans le bazar de cet appartement et ne semblait pas mal s'en porter.
Il venait de déposer le T-shirt convenablement plié sur le dossier du canapé quand Magnus, au mépris de toutes les règles de sécurité possibles et imaginables, attrapa un message de feu qui venait de lui parvenir.
Il jura tout bas, se promettant de passer un savon à l'impudent – il pariait sur Jace ou Izzy, de toute manière – qui osait faire un truc aussi risqué pour le secret de leur monde alors qu'il se trouvait dans un appartement de Terrestre. Le message provenait bien de Jace, et commençait très fort par un « je ne sais pas ce que tu fous avec mon frère depuis tout ce temps », mais la suite glaça Magnus et anéantit toute velléité d'enguirlander Jace pour sa prise de risque. Il y avait plus urgent.
Du regard, il balaya la pièce pour vérifier qu'il n'avait rien oublié, mais Magnus était venu, littéralement, les mains dans les poches. Il faisait à peu près tout grâce à la magie, et à part son téléphone, il avait rarement quoi que ce soit sur lui.
Rapidement, il se précipita dans le couloir, et s'efforçant de ne pas ouvrir les portes pour y jeter un œil et trouver la chambre que son mari partageait avec ce fichu Alexis, il identifia la salle de bains. Alec devait probablement essayer de se noyer sous la douche, puisque l'eau coulait toujours.
Magnus frappa à la porte, plus brutalement qu'il ne l'aurait voulu. Il devina plus qu'il n'entendit Alec sursauter, comme surpris qu'il soit encore là. Comme si Magnus était du genre à fuir devant l'adversité.
– Alexander, s'il te plaît, écoute-moi, c'est urgent, et très important ! supplia-t-il à travers la porte close.
Il n'y eut aucune réponse, mais le jet d'eau se coupa, preuve qu'Alec l'avait entendu. Et l'écoutait.
Magnus se mordit la lèvre. Il n'y avait pas vraiment de bonne manière d'annoncer ça.
– Tu peux me laisser entrer ? osa-t-il demander.
La porte n'était peut-être même pas verrouillée, et même si elle l'avait été, cela n'aurait pas représenté un gros défi à la magie du Sorcier qu'il était pour franchir l'obstacle, mais il tenait à respecter les souhaits d'Alec.
Il y eut une fraction de silence, avant que la voix d'Alec ne résonne, hésitante, fébrile.
– Non.
Magnus fit de son mieux pour ne pas être blessé. Il comprenait les sentiments et les hésitations de son amant. Il essayait, de toutes les forces de son esprit, d'appréhender la difficulté de sa situation. Son cœur avait bien plus de mal à être raisonnable.
– D'accord. Je comprends. Mais je viens d'être averti par quelqu'un dehors que ton ami Alexis est en train de rentrer. Il était à moins d'un bloc d'ici. Et je ne pense pas que ce serait une bonne chose qu'il me trouve ici. Alors...
Magnus n'eut pas le temps de finir sa phrase. Alec jura, fit du bruit, glissa sur les carreaux. Une seconde après, la porte s'ouvrait à la volée sur un Alec échevelé et nu, en train de se sécher vaguement, de manière désordonnée, sans vraiment prendre le soin de cacher son intimité. L'eau ruisselait sur son corps et ses muscles et Magnus sentit son cœur faire une embardée, superposant une autre image au tableau devant ses yeux : celle d'Alec, en retard pour aller travailler, qui faisait trois choses en même temps, à savoir se raser, se brosser les dents et se doucher, tout en râlant sur Magnus qui l'avait attiré au lit pour un gros câlin au moment où le réveil avait sonné.
À ses jérémiades, Magnus avait une solution parfaite et idéale, la même que celle qu'il s'apprêtait à proposer.
- Je dois... mes habits ! supplia Alec en le bousculant pour se précipiter vers le salon.
Il était parfaitement impossible qu'en moins de trois minutes, il soit capable de se rhabiller et d'avoir l'air normal, les cheveux secs et pas de buée sur le miroir de la salle de bains. Aucun homme n'en était capable. Aucun humain, en tout cas.
Mais Magnus n'était pas humain.
– Alexander, arrête ! l'interrompit-il en attrapant son poignet, le retenant dans le couloir. Calme-toi.
– Que je me calme ? Mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ! Je suis nu avec un autre homme, et mon copain arrive, et ...
– Et si tu ne veux pas qu'il le sache, alors tu dois te calmer pour qu'il ne s'aperçoive de rien. Le reste, je m'en occupe. Tu me fais confiance ?
Magnus riva ses yeux dans ceux d'Alec, qui le regarda, hypnotisé. Puis hocha doucement la tête, incapable de prononcer un mot. Magnus eut une folle envie de l'embrasser à la commissure des lèvres, juste pour le plaisir, mais il se retint, et sourit simplement.
D'un geste, il fit apparaître la fumée bleue, témoin de sa magie, au bout de ses doigts, et se concentra. Le fait qu'Alec le regarde comme s'il était subitement devenu la huitième merveille du monde ne l'aidait pas. Pour son mari, la magie était un acte normal, anodin, qu'il avait côtoyé toute sa vie. Pour cet être sans mémoire qui se nommait John, c'était un évènement incroyable et impossible à croire.
L'instant d'après, Alec était habillé, ses cheveux étaient secs et peignés, et la chaleur humide de la salle de bains était évaporée. Il n'y avait plus que Magnus en preuve de l'adultère qu'il venait de commettre.
– Il faut que tu t'en ailles... Merci... Mais, s'il te voit, je... Il faut que tu sortes sans qu'il te voie.
– Ça va être difficile, ça. Il est probablement déjà dans l'escalier, et vous êtes au dernier étage. Il ne peut pas ne pas me croiser.
Alec blêmit en prenant conscience de la vérité des mots de Magnus.
– Ne t'en fais pas. Tu vas continuer à me voir. Pas lui. Tu as la double vue, mais pas lui. Je quitterai l'appartement quand il ouvrira la porte, d'accord ?
– D'accord... murmura Alec, pas très sûr de bien comprendre ce dont il s'agissait.
– Mais en retour, tu dois me faire la promesse de te rendre à cet endroit. Ne demande pas ton chemin. Les gens ne voient pas ce que tu vois. Ils ne comprendraient pas. Viens-y. Le plus vite possible. Nous t'y protégerons, et t'expliquerons tout ton monde en détail.
Magnus poussa dans sa main un morceau de papier avec l'adresse de l'Institut, qu'il venait de générer. Du moins, c'était l'adresse la plus proche possible, et des indications pour trouver l'édifice qui abritait l'Institut, ainsi qu'un plan grossier. Alec le prit, hocha vaguement la tête, mais n'eut pas le temps de promettre. Une clé tournait déjà dans la serrure. Magnus revêtit aussitôt un charme.
– N'oublie pas, il ne me voit pas, chuchota-t-il.
Pour Alec, cela était extrêmement perturbant. Il n'avait pas vu de différence. Magnus était toujours là, devant lui, à se précipiter dans l'entrée, fonçant droit sur Alexis qui ouvrait grand la porte.
– Hey, chéri ! Ça va ? salua ce dernier avec enthousiasme.
Alec le regarda, un peu éberlué. Il n'avait aucune conscience de Magnus qui se faufilait près de lui, passait derrière, glissait dans l'interstice et disparaissait juste avant qu'Alexis ne referme la porte d'un coup de pied léger.
– Salut, répondit-il mécaniquement. Ça va et toi ? Tu rentres tôt finalement !
Mais Alec n'avait pas l'esprit à la conversation qu'Alexis entama en parfaite innocence. Il ne pouvait détacher ses pensées de l'homme qui venait de quitter son appartement. Et du bout de papier qu'il tenait dans son poing serré, bien caché au fond de sa poche.
Le retour chez lui ne fut pas de tout repos comme Magnus. Comme il s'y était attendu, Jace l'attendait au pied de l'immeuble d'Alec. Une partie du sorcier voulait s'énerver contre le Shadowhunter et sa mauvaise manie de se mêler de tout, mais l'autre partie était reconnaissante. Sans lui, Alexis l'aurait découvert dans son appartement, et ça n'aurait pas été joli à voir.
– Alors ? demanda Jace à peine arrivé Magnus arrivé à sa hauteur.
– Tu n'avais pas des cours à donner à des bébés Shadowhunter, toi ? Plutôt que me surveiller ? grinça Magnus, plutôt de mauvais poil.
– Fort heureusement pour moi, c'est Izzy qui organise mon planning et...
Jace s'interrompit soudain.
– Oh non ! Pitié Magnus, dis-moi que tu n'as pas fait ça !
– De quoi tu parles ?
– Dis-moi que tu n'as pas couché avec mon frère !
Magnus baragouina un son indéfini qui était tout sauf une réponse, se gardant bien d'apporter une réponse à Jace.
– Par l'Ange, Magnus ! Tu ne pouvais pas te retenir de lui sauter dessus ? Qu'est-ce qu'il va penser de nous, maintenant ? S'il refuse de nous revoir parce que tu l'as baisé en vitesse avant que son copain officiel ne revienne, on va faire quoi ? Tu y as pensé ? Tu vas me dire que tu sais ce que tu fais, une fois encore ?
– Oh, ça va, hein. Ne me fais pas la morale. Il était consentant, et ce n'est pas moi qui lui ait sauté dessus ! Tu es bien mal placé pour me faire la morale, avec Clary !
– La situation avec Clary est très différente, se défendit Jace.
Il n'avait pas entièrement tort. L'amnésie de Clary était une punition divine. Celle d'Alec était une défaillance psychologique.
– Mouais, refusa de reconnaître franchement Magnus, un peu immature. De toute manière, ce n'est pas grave. Il viendra. J'en suis sûr. Je lui ai dit, pour notre monde. Que j'étais Sorcier, lui Néphilim. Je lui ai prouvé ma magie, l'efficacité de ses runes. Tout est humain normalement constitué devrait se poser des questions. Il reviendra vers vous.
– Et s'il en parle à tout le monde avant ? Avec Clary ? Avec son mec ? Aux autres ?
Magnus se retint de lever les yeux au ciel. L'ordre des priorités de Jace ne changeait pas : d'abord Clary, ensuite Alec. Puis éventuellement, le reste du monde.
– Ce n'est pas le genre d'Alexander. Même amnésique, une part de lui se souvient de certaines choses. Et sa personnalité est toujours là. Il ne dira rien, j'en suis sûr.
Jace n'avait pas l'air franchement convaincu, mais il hocha même la tête, mettant d'une certaine manière fin à la conversation.
– Bien. Tu me fais un portail jusqu'à l'Institut, maintenant ?
Jusqu'à présent, ils déambulaient dans la ville, évitant par la force de l'habitude les passants qui ne les voyaient pas.
– Tu devrais vraiment apprendre à prendre le métro, voir envisager un abonnement, Clary pourrait te déconseiller, elle a l'air au point sur la question ! plaisanta Magnus.
Néanmoins, sa blague ne fit pas vraiment rire Jace. Magnus le comprenait. Clary le battait froid depuis l'incident avec Alec, et Jace avait peur de la perdre pour toujours. Considérant que Magnus était peu ou prou dans une situation similaire, il admettait très bien que son beau-frère n'ait pas le cœur à rire.
Ainsi, dans un tour de main et sans ajouter un mot, il ouvrit un portail en direction de l'Institut.
– Essaye de retenir Izzy de ne pas débarquer chez moi dans les cinq minutes, quémanda-t-il.
– Ça me paraît hautement improbable. Elle ne tient plus en place. Même Simon n'arrive pas à la calmer. Elle se passe les nerfs sur la gestion des plannings et des missions. Déjà qu'à la base, elle faisait peur à tout le monde, c'est devenu pire.
Magnus soupira, fataliste. Isabelle était ainsi, on ne la changerait pas. Emportée, entière, tête brûlée, franche. C'était de toute manière plutôt rassurant qu'elle se comporte ainsi. Ça ne faisait que prouver l'attachement qu'elle éprouvait pour son grand frère.
– Raconte lui ce que tu veux...
– Y compris que tu as passé ton après-midi à t'envoyer en l'air avec ton mari amnésique et désormais infidèle, même si on ne sait plus très bien à qui ?
La pique était méritée, et Magnus encaissa. Il aurait volontiers aimé répliquer qu'ils n'avaient pas fait QUE s'envoyer en l'air, mais au final, la conversation avait été plutôt limitée, avant qu'ils n'usent de leurs langues d'une toute autre manière.
– Si tu veux. Mais dis-lui que je passe ce soir avec Maxie. Et Maryse. Pour dîner tous ensemble.
– Ça devrait la calmer, reconnut Jace. A plus !
Et il disparut dans le portail que Magnus tenait ouvert.
Rappel de mon petit sondage de début de chapitre : envisageant de doubler mon rythme de publication, préférez-vous un chapitre deux fois par semaine (mercredi et samedi) ou deux chapitres une fois par semaine (double publication le mercredi) ? :)
Prochain chapitre Me 29/07 ! (et ce sera déjà l'ultime de la partie 1 !)
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