Bonjour mes petits pangolins mignons !

Une petite information en préambule : à la majorité unanime minoritaire (comprenez : je fais ce que je veux), je vais effectivement doubler le rythme de publication en deux fois : un chapitre le mercredi, un le samedi. Attention, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, mes reviews sont répondues le mardi soir. ça continuera ainsi, pour les deux chapitres de la semaine. Donc, ne vous étonnez pas si vous laissez une review le mercredi, et que le samedi, je poste sans que vous ayez eu votre réponse. Mais le mardi soir, vous aurez vos deux réponses.

Deuxième bonne nouvelle : nous atteignons avec ce chapitre la fin de la partie 1, et un petit cliffhanger ! En temps normal, je vous laisse mariner deux semaines en fin de partie, pour repartir sur de bonnes bases... Sauf que j'ai fait les calculs, et autant que faire se peut, je voudrais avoir fini avant décembre. (en vrai, avant novembre, ce serait même mieux, parce que j'espère faire le NaNo ET passer mon concours en novembre, ce qui est relativement ambitieux). Or, pour avoir fini avant décembre... ben faut que je zappe les pauses sadiques de fin de partie ! Donc publication dès la semaine prochaine en mode double ! ;)

RaR anonyme :

Guest : Ravie que cela te plaise, cela me fait plaisir :) Je prends bonne note pour le sondage ;) Cela dit, deux chapitres deux fois par semaine, ça n'existe pas comme option hein xD C'est deux chapitres une fois par semaine, ou un chapitre deux fois par semaine ^^ Je vais supposer que c'est le deux fois par semaine qui prime, ça me paraît plus logique dans la formulation ^^ Merci pour la review, j'espère que la suite te plaira :)
Nine : Merci pour les compliments, ça me touche beaucoup !
Je prends bonne note pour le sondage ;) Cela dit, deux chapitres par semaine, c'est forcément ce que vous aurez ;p mais comme tu parles d'attente, je suppose que tu veux dire que tu veux un chapitre deux fois par semaine ;) Merci pour la review, j'espère que la suite te plaire :)

Au programme de ce chapitre, un peu d'amour paternel, et un repas de famille qui tourne court...


Chapitre 12

Resté seul, le sorcier se renferma aussitôt sur lui-même, son visage exprimant toutes ses noires pensées. Il ne pouvait décemment pas rentrer avec cet air-là chez lui. Il avait fait de son mieux pour ne pas laisser ses angoisses et sa douleur prendre le pas sur lui, quand il était à la maison, pour ne pas inquiéter son fils, mais cela avait été peine perdue. L'enfant avait passé tellement de temps avec Aline et Helen, et sans jamais voir rentrer son Dad qu'il avait compris rapidement qu'il y avait un problème. À sa manière de bébé, il l'avait exprimé, réclamant davantage d'attention de son Papa, au moment précis où ce dernier n'en avait que peu à lui accorder, trop occupé à chercher son époux. Leur relation de parent à enfant avait été plutôt chaotique durant un temps, avant que Magnus ne réaccorde à son fils toute l'attention qu'il méritait.

Il pleurait encore beaucoup, surtout la nuit, et Magnus ne dormait pas beaucoup, mais globalement, cela allait mieux.

Mais le sorcier essayait toujours de préserver au maximum son bébé. Il ne pouvait pas se permettre de l'inquiéter avec une mine chiffonnée. Il lui avait promis qu'il lui ramènerait son Dad et il tiendrait sa promesse. Il avait de bons espoirs, il en était sûr.

Tout en cogitant, il marchait dans les rues de New York, se rapprochant vaguement du loft. Il consulta sa montre. Maryse pouvait assurément lui garder Maxie pour encore plusieurs heures. Isabelle, calmée par la promesse qu'il viendrait dîner ce soir à l'Institut, ne se montrerait pas de sitôt. Il avait donc tout le loisir d'appeler Catarina, si celle-ci n'était pas de garde, pour lui demander tout ce qu'elle savait de l'amnésie rétrograde. S'il devait se battre, il le ferait en toute connaissance de cause. Il avait plusieurs siècles, il savait pertinent que le premier axiome à appliquer dans une bataille, c'était de connaître son ennemi.

L'esprit vidé d'Alec était leur ennemi.

Il avait aussi la possibilité de rentrer chez lui, se blottir dans son lit qui avait encore si peu l'odeur d'Alec, mais que Magnus portait désormais sur sa peau, se lover contre son fils qui faisait la sieste, et rattraper quelques heures de sommeil.

Son âme lui hurlait d'appeler Catarina. Sa raison le suppliait de prendre un peu de sommeil. Il se sentait vidé, tant physiquement que psychologiquement, par les derniers évènements.

Comme souvent quand Alec était dans l'équation de ses questionnements, son âme remporta la bataille, et il adressa un SMS à sa fidèle amie pour lui demander si elle était disponible.

« De garde pour les huit prochaines heures, et il y a une collision entre quatre voitures » fut le SMS laconique qu'elle lui renvoya presque aussitôt en retour. Magnus en fut presque soulagé, et s'en voulut de l'être. Mais ainsi, il n'avait pas besoin de choisir, et pourrait aller grappiller un peu de repos sans culpabiliser.

« Sauve des Terrestres qui ne savent pas la chance qu'ils ont de t'avoir. On s'appelle plus tard :) » lui renvoya-t-il en réponse, tentant de paraître plus joyeux qu'il ne se sentait.

Elle ne répondit pas en retour, mais il ne s'en formalisa pas. Elle devait être occupée.


Un portail plus tard, il était devant la porte de son loft. Un franchissement de seuil plus tard, il était à Alicante, chez lui. Maryse et Luke devisaient dans le canapé, un berceau à leurs côtés. Maxie dormait.

– Magnus ! le salua chaleureuse sa belle-mère, le serrant contre elle sans l'étouffer.

Si Izzy daignait prendre un peu plus de sa mère en grandissant, elle serait probablement aussi parfaite que Maryse, l'impétuosité en plus.

– Je voudrais dormir, répondit Magnus à la question que personne ne lui avait posé. J'ai fait dire à Izzy que nous dînerions tous ensemble ce soir. Je vous raconterai.

Maryse et Luke hochèrent la tête, compréhensifs.

- Ici pour le dîner ? interrogea Maryse.

- Non, à l'Institut. J'espère que Jace aura l'intelligence de laisser Simon cuisiner et d'éloigner Izzy de tout ce qui ressemble de près ou de loin à une casserole ou une poêle.

Maryse sourit. Aucun de ses enfants n'avait réellement hérité de ses dons de cuisinière hors pair, qu'elle avait largement développés durant leur enfance. Mais si Alec, en grandissant et en s'y intéressant, avait fini par devenir un cuisinier très correct, tous s'accordaient à dire que Izzy ne devait jamais entrer dans une cuisine, sauf en cas de peine de mort. Et encore, c'était cruel pour le condamné.

– À New York ? s'étonna sa belle-mère. Je croyais que tu n'aimes pas ça, à cause de Maxie.

L'enfant ne quittait pas Alicante, techniquement. Même si l'appartement se déplaçait, d'une certaine manière, entre la capitale américaine et Idris, tant qu'il n'en sortait pas, c'était comme s'il n'avait pas bougé d'Alicante. Or le faire sortir de l'appartement risquait d'être magiquement fatiguant pour lui.

– Je n'aime pas ça, confirma Magnus. Mais il pourra le supporter. Et puis... je vais changer la polarité de rattachement de l'appartement.

– Tu veux de nouveau rattacher le loft à New York ?

– Oui... c'est là qu'est Alec. Le temps qu'il retrouve la mémoire, ce sera plus simple d'être plus proche. Si j'ai besoin que tu gardes Maxie, tu pourras ainsi le faire. Helen et Aline peuvent venir librement d'Alicante. Ça me paraît être une meilleure solution.

– Et tes responsabilités à Alicante ? interrogea Maryse, inquiète de l'avenir de son gendre.

Magnus sourit doucement.

– Mes responsabilités envers ma famille passent avant tout.

Ils échangèrent un sourire complice. Maryse avait tout sacrifié pour sa famille et ses enfants. Elle plus que quiconque comprenait les choix de Magnus.

– Repose-toi bien, lui conseilla-t-elle gentiment. Tu es sûr que ça va aller avec Maxie ? On peut continuer à le garder pendant que tu dors un peu, si tu veux.

Magnus l'assura que tout irait bien, et Luke et Maryse finirent par quitter l'appartement, repassant instantanément à New York, tandis que Magnus se retrouvait enfin seul dans le silence de sa maison.

Doucement, il s'approcha du berceau. Son fils dormait profondément, ses petits poings serrés, proches de sa bouche, comme s'il avait sucé son pouce. C'était, bien sûr, risqué de le déplacer, s'il se réveillait, Magnus pouvait dire adieu à sa sieste. Mais il en avait besoin.

Alors précautionneusement, il glissa ses mains sous le petit corps endormi, et le souleva du berceau, pour le mener jusqu'à sa chambre, où il déposa lentement son précieux colis au milieu des draps.

Alec et lui s'étaient beaucoup disputés, au début, sur où devait dormir l'enfant. Alec était toujours si flippé qu'il avait peur de le quitter des yeux une seconde. Il avait lu trop de choses sur la mort subite du nourrisson. De fait, il aurait voulu que leur fils dorme avec eux, dans leur chambre, voire carrément dans leur lit, entre eux. Pour qu'il puisse toujours, à tout instant, poser sa main sur son petit corps et s'assurer que la respiration gonflait et dégonflait régulièrement la poitrine.

Magnus avait mis un véto total à cette proposition. Son lit, il le partageait avec son époux, point barre. Déjà parce qu'égoïstement, il voulait pouvoir lui faire l'amour à n'importe quel moment. Ensuite parce qu'il était important que leur fils, aussi aimé qu'il soit, comprenne qu'il avait une place à lui et que ce n'était pas dans la chambre de ses parents. Au bout de très nombreuses heures d'argumentation, Magnus avait eu gain de cause. Maxie avait passé quelques temps dans leur chambre, dans son berceau, surtout pour calmer les cauchemars qu'il faisait au début, traumatisme de l'abandon qui avait été le sien. Puis rapidement, l'enfant avait découvert sa chambre et n'en avait plus bougé.

Mais cette fois, Magnus bousculait tous ses codes, tous ses principes. Il se déshabilla rapidement pour être plus à l'aise, et s'allongea aux côtés de son fils, minuscule silhouette bleue en pyjama rouge qui ronflait doucement. Il ajouta quelques charmes à la pièce et au lit, pour les mettre en sécurité, même si Maxie roulait inconsciemment dans son sommeil jusqu'au bord du matelas, il ne tomberait pas au sol pour se fracasser le crâne.

D'un geste léger, Magnus caressa les cheveux de son fils, laissant ses yeux papillonner. Maxie était tout ce qui lui restait d'Alec, bizarrement. Cet enfant qui n'avait aucun lien de parenté biologique avec eux, qui était sorcier, qui avait la peau bleue, et qui ne ressemblait pas une seule seconde à son Dad, même de loin en fermant un œil. Bien sûr, il avait les yeux bleus comme Alec, mais la teinte était si différente qu'on ne pouvait pas douter, en les voyant, qu'il ne partageait pas une once de sang en commun.

Et pourtant, présentement, cet enfant qui était le leur, et qu'ils aimaient plus fort que tout, d'un amour presque effrayant, était ce qui lui rappelait le plus Alexander dans tout l'appartement.

Magnus ferma complètement les yeux, rasséréné par le bruit calme de la respiration de Maxie. Il avait accumulé une telle carence en son sommeil, ces derniers temps, et ses récentes activités physiques l'ayant épuisé, il s'endormit rapidement.


Maxie pleurait. Il hurlait tout ce qu'il savait, à pleins poumons, et il hurlait encore quand Magnus pénétra dans l'Institut, faisant instantanément se tourner toutes les têtes vers eux. Magnus avait magiquement changé le rattachement de l'appartement, et l'avait définitivement ramené à New York, même s'il pouvait toujours servir de passerelle pour Idris. Manifestement, l'acte magique un peu fatiguant, mais pas douloureux pour Magnus avait fortement impacté Maxie, qui n'avait pas cessé de pleurer depuis, malgré tous les câlins, les étreintes et les mots de réconfort de son papa. Devoir partir, fut-ce en portail, pour rejoindre tout le monde pour dîner à l'Institut n'avait rien arrangé, et l'enfant pleurait toujours. Sa peau naturellement bleue, qui rougissait sous l'effet de la frustration et du manque d'oxygène dans ses poumons, entre deux cris, virait d'ailleurs doucement au violet, bizarrement.

– On t'entend venir de loin, dis donc, s'amusa Simon en arrivant, attiré par le bruit, alors que tous les autres Shadowhunter, même s'ils adoraient tous le fils de leur Inquisiteur, fuyaient prudemment.

Jace était dans son sillage, un sourire amusé aux lèvres tandis que Simon prenait Maxie dans ses bras et essayait – en vain – de le calmer comme Magnus avait essayé depuis ce qui lui semblait des heures (et qui devait faire, objectivement, pas plus de dix minutes, l'avantage des portails)

– Parfois, c'est vraiment à se demander si tu es apte à élever un enfant, Sorcier, le taquina Jace.

– Je t'en prie, essaye de calmer ton filleul, Shadowhunter. Et on en reparle.

Simon passa Maxie à Jace, qui sourit à l'enfant qui virait de plus en plus au violet.

– Salut Myrtille. Ça va aujourd'hui ?

L'enfant s'arrêta net, entre deux sanglots, pour regarder Jace, presque étonné d'être dans les bas de son parrain. Il fallait reconnaître que cela faisait longtemps que Jace n'avait pas eu l'occasion de s'en occuper. Depuis la disparation d'Alec, c'était tout ce à quoi le jeune homme pouvait penser.

Néanmoins, cela eut au moins le mérite d'arrêter les cris de Maxie, façon sirène d'alarme. D'un côté, c'était nettement plus agréable pour les tympans. De l'autre, c'était rageant pour Magnus de savoir qu'il devait ça à Jace, qui n'avait absolument rien fait de spécial.

– Et voilà le travail, se vanta Jace. Le talent, ça ne s'explique pas, que voulez-vous ?

– Maxie, mon chéri, ton Dad aurait probablement été fier de toi, puisque tout ce qui touche à son parabatai le réjouit, mais à titre personnel, je tiens à te dire que tu auras intérêt à avoir meilleur goût dans le futur ou bien tu seras privé de sortie.

Le ton à la fois blasé et profondément sérieux de Magnus fit éclater de rire les deux autres adultes, entraînant le petit garçon dans leur hilarité, à grands renforts de babillements et de battements de mains désordonnées.

Même Magnus sourit franchement, heureux et fier que sa plaisanterie ait mouche, et apaisé que son fils se soit enfin calmé. Un sourire sincère, une brève parenthèse de joie pure dans leur monde sens-dessus-dessous.

Ce furent en riant toujours qu'ils rejoignirent le bureau de la directrice, qui avait, comme toujours en ces cas-là, repoussé les meubles pour installer la grande tablée joyeuse qu'ils étaient.

Max et Isabelle, de toute évidence, attendaient avec impatience Magnus, comme celui-ci put le constater à peine entré dans la pièce. Maryse et Luke avaient plus de patience, et le sorcier les remercia mentalement de gérer les deux derniers Lightwood.

Ils s'installèrent tous les huit à table, Maxie à côté de son père dans sa chaise haute, faisant le spectacle à lui tout seul.

– Il est en forme ! commenta Izzy en caressant les cheveux bleus de son neveu.

– Il est content d'être au centre de l'attention, répondit Magnus.

– C'est vrai que cela faisait longtemps que nous n'avions pas été tous réunis, nota Maryse avec douceur.

Elle n'eut rien besoin de préciser, mais ils le savaient tous : aucun repas n'avait été organisé depuis l'absence d'Alec. En temps normal, Maryse aimait rassembler l'intégralité de sa tribu, enfants, conjoints et petit-fils autour d'elle. Comme l'appartement qu'elle occupait, dans le monde des humains, n'était cependant pas assez grand et que Luke avait ses quartiers à l'Institut, dont il dépendait, c'était souvent au loft qu'ils se retrouvaient, ce qui permettait en outre de coucher Maxie tôt et prolonger la soirée entre adultes. Épisodiquement, il leur arrivait de se retrouver ainsi à l'Institut, ce qui avait été une option préférable cette fois-ci.

D'une manière étrange, ils avaient tous leurs habitudes, quand ils dînaient au loft. Tous leurs places bien déterminées. Celle d'Alec aurait été aussi vacante et béante que le trou dans le cœur de Magnus, et cela aurait été douloureux. L'avantage de dîner à l'Institut était qu'ils s'installaient dans un joyeux fatras sans place préétablie, et l'absence d'Alec ne se remarquait pas de prime abord.

Simon avait cuisiné, et ils finissaient le plat. Maryse tendait une perche à Magnus, soulignant ainsi pourquoi il les avait tous réunis ce soir. Il fallait qu'ils parlent tous ensemble d'Alexander. Magnus était le seul à avoir pu l'approcher, et il ne pouvait plus garder ça pour lui.

Comme un signal inconscient, tout le monde se retourna vers lui, indulgent ou inquisiteur, pendus à ses lèvres.

Magnus ferma brièvement les yeux, inspira, expira.

Puis il rouvrit les yeux et la bouche, prêt à parler.

– Madame la Directrice ? Nous avons besoin de vous. Maintenant.

Le shadowhunter qui venait d'entrer sans frapper et se permettait de les interrompre était inconnu à Magnus, ce qui n'était plus si étonnant. Depuis qu'ils avaient migré à Alicante, il avait du mal à suivre tous les soldats qui transitaient par l'Institut. Depuis que Maxie était entré dans leurs vies, c'était pire encore.

– Richard ? interrogea Izzy, parvenant à la fois à faire passer l'inquiétude de savoir ce qui se passait et la fureur d'avoir été interrompue dans un seul mot.

– C'est urgent, madame la Directrice. Vous DEVEZ venir à l'entrée de l'Institut. TOUT DE SUITE.

Il ne criait pas, mais la manière dont il appuyait les mots et son air livide convainquirent tout le monde qu'il ne les avait pas interrompus de gaieté de cœur, mais qu'il s'était réellement obligé de le faire.

– Très bien. Je viens. Racontez-moi, demanda Izzy en repoussant sa chaise et en se levant.

– Je pense qu'il vaudrait mieux que vous constatiez par vous-même, madame.

Izzy leva les yeux au ciel, et disparut par la porte ouverte, bousculant l'homme sur le seuil. Leur instinct, à tous, leur dictait que quelque chose se tramait.

Le soldat hésita, se mordilla les lèvres, toujours sur le seuil. Il jeta un regard dans la direction dans laquelle Izzy avait disparu, avant de se retourner de nouveau vers l'assemblée de la pièce.

– En fait, je pense que vous devriez tous venir aussi, murmura-t-il.

Il disparut presque aussitôt, mais il n'avait pas besoin de le dire deux fois. Magnus était déjà parti à sa suite, Maxie dans les bras. Le reste de la famille étendue Lightwood le suivit aussitôt.

Ils rattrapèrent Izzy alors qu'elle faisait claquer ses talons en traversant le hall menant à l'imposante porte d'entrée de l'Institut. Il y avait tellement de shadowhunter rassemblés là, dans un si petit espace, et qui chuchotaient sur leur passage, qu'elle ne sembla pas réaliser que toute sa famille l'avait suivi.

Rejetant ses longs cheveux en arrière, refusant de se laisser intimider, Izzy poussa à deux mains la porte à double battant dans un geste de conquérante. Dehors, il faisait nuit. Le parvis de l'Institut était éclairé par les lampadaires, et la nuit était douce.

Et juste là, sous leurs yeux à tous, quelques marches plus bas, entouré de valises, distinguant parfaitement l'église qui abritait l'Institut, il y avait Alec... et Clary à ses côtés.


FIN DE LA PREMIERE PARTIE

Reprise le Me 05/08 !

Reviews, si le coeur vous en dit ? :)