Bonjour mes petits dasuyres mignons !

Au programme de ce chapitre, Clary, des discussions sur les relations malsaines, et un réveil en fanfare !

Bonne lecture ! :)


Chapitre 20

Alec avait rejoint sa chambre après le dîner, et il contemplait le plafond, pensif. Il fouillait désespérément dans son esprit pour glaner des indices, mais il ne rencontrait que le blanc habituel, le vide de son esprit. Il se souvenait de sa terreur, quand il s'était enfin réveillé à l'hôpital. Un homme en blouse blanche, doucement et gentiment, était la première chose qu'il avait vue à son réveil :

– Bienvenue parmi nous, monsieur. Le monde des vivants est très heureux de vous retrouver.

Ces mots étaient gravés en lui. Les premiers mots de sa vie. Puis, juste après, cet homme qui se trouvait être son chirurgien, lui avait demandé son nom.

Alec avait ouvert la bouche, prêt à lui répondre. C'était à ce moment-là qu'il s'était rendu compte qu'il n'en avait aucune idée. La terreur qui l'avait envahi à ce moment-là, il s'en souvenait aussi parfaitement. Rien, dans toute sa vie, ne l'avait autant terrifié que ce moment-là. Cette page blanche, ce vide intégral dans son esprit. Il avait fait une crise de panique spectaculaire, et il avait été sédaté en urgence par les médecins. Chaque réveil, durant les heures qui suivirent, s'accompagnèrent de cette terreur, et de médicaments, jusqu'à ce qu'enfin, presque quarante-huit heures après la sortie de son coma, il admette être amnésique, et que ce n'était pas si grave.

Alec réalisait désormais que si sa panique avait été aussi importante, c'était pour une bonne raison : il n'avait pas seulement perdu la mémoire de son identité, il avait aussi perdu un monde, celui du surnaturel. Ça, les médecins ne pouvaient pas s'en douter, mais son inconscient le savait, lui. Et bien sûr, il avait perdu l'amour de sa vie.

Il sourit bêtement en pensant à Magnus.

Un tapotement à la porte le tira de ses pensées.

– Entrez !

La porte pivota sur ses gonds à son invitation, révélant la silhouette gracile de Clary en pyjama.

– Je peux venir dormir ici ? demanda-t-elle d'une toute petite voix.

Alec lui sourit aussitôt avec bienveillance. Il était ravi de l'avoir près de lui. Avec joie, Clary le rejoignit dans le lit, s'installant sur le dos, à ses côtés. Ils ne se touchaient pas, mais la situation n'avait rien de vraiment malaisant. Jamais ils n'avaient d'intérêt l'un pour l'autre, et ils étaient le seul repère de l'autre dans cette situation inédite. Cela leur donnait plutôt l'impression de partager un lit en tant que frère et sœur. Alec se demanda s'il avait déjà fait ça avec Isabelle. Avec Jace, c'était sûr que oui, au vu de leur relation de parabatai, que Jace lui avait expliqué. Izzy, il lui faudrait creuser la question.

Ils ne dormaient pas, et ce fut Clary qui brisa finalement le silence qui s'était installé entre eux.

– Merci. Je n'avais pas envie de dormir seule. C'est bizarre, parce que j'ai toujours dormi seule depuis deux ans, mais quand je suis ici... ça ne me semble pas naturel.

Alec ne put qu'acquiescer. Il était ravi de la compagnie, parce qu'il se sentait mal à l'aise seul dans le lit, lui aussi.

– Jace ne dormait pas avec toi ? Jamais ? Avant, je veux dire, dans ton petit appart. Vous étiez ensemble depuis longtemps, pourtant, d'après Alexis. Même si on ne l'avait jamais vu ! la taquina-t-il.

À l'époque, c'était une plaisanterie courante dans leur cercle d'amis, que le petit ami de Clary était imaginaire. Elle en parlait parfois pour refuser des soirées, expliquant qu'elle n'était pas libre, mais nul ne l'avait jamais vu ! Clary racontait également qu'il était peu disponible, pas vraiment loquace sur son métier, se bornant à dire qu'il travaillait dans la sécurité du pays, et qu'il devait rester discret. Elle l'avait sincèrement cru agent secret pour la CIA durant longtemps.

– C'est lui qui ne voulait pas vous rencontrer ! protesta-t-elle pour se défendre. Maintenant que je sais, je le comprends. Ça explique beaucoup de ses comportements...

– Ça n'explique pas pourquoi il ne dormait pas chez toi. Puisque vous n'alliez évidemment pas chez lui, j'imagine ?

– Détrompe-toi, à plusieurs reprises, il m'avait emmené dans un appartement qu'il disait être le sien ! Je pense qu'il se sentait obligé, pour pas que je m'imagine qu'il était marié avec trois enfants, et qu'il menait une double vie. Simon m'a dit que Jace avait toujours vécu ici. A priori, c'est un appartement d'un ami de Simon, son ex-coloc, je crois, que Jace utilisait pour me mentir... Mais on n'y restait jamais longtemps. Je comprends pourquoi, aujourd'hui. De toute manière, il ne restait jamais longtemps tout court. Même chez moi.

Elle marqua une pause, pensive. Ils ne se regardaient pas, l'un et l'autre, couchés sur le dos, mais cela était propice aux confidences. Alec, comprenant qu'elle avait besoin de parler, mais aussi de rassembler ses pensées, et la laissa reprendre tranquillement quand elle en avait envie.

– Il venait dormir, parfois. On passait la soirée chez moi, et il me promettait qu'il restait dormir, mais qu'il devait se lever tôt, qu'il serait parti quand je me réveillerai, que c'était normal, qu'il ne fallait pas que je panique. Je ne sais pas si c'était vrai, en fait. Je crois qu'il partait dès que je m'endormais. Une fois, je me suis réveillée en sursaut moins d'une heure après nous être couchés, et il n'était plus là.

– Tu lui en avais parlé ?

Clary secoua la tête négativement. Alec ne le vit évidemment pas, mais il perçut le mouvement du coin de l'œil et ce fut suffisant.

– Je me suis persuadée qu'il avait eu une urgence, qu'il avait dû partir en catastrophe rapidement. Je crois qu'au fond de moi, je savais qu'il allait me mentir si je posais la question, et je ne voulais pas qu'il me mente. Alors je n'ai rien dit. La fois d'après, j'ai résisté aussi longtemps que j'ai pu, en faisant semblant de dormir. Je voulais savoir si j'allais l'entendre partir. Mais j'ai dû m'endormir, et je ne l'ai pas entendu. Avec ce que je sais aujourd'hui, c'est normal ! Ils peuvent être aussi furtifs qu'un chat !

Jace leur avait fait une brève démonstration de combat et de techniques Shadowhunter. Clary et Alec en étaient restés abasourdis. Aucun des deux ne se sentait capable d'agir ainsi, et pourtant on leur jurait que si, ils avaient pu, ils pouvaient encore, il n'y avait pas si longtemps.

– Clary... je peux dire quelque chose que tu risques de ne pas apprécier ? demanda Alec lentement.

La jeune femme, comprenant la gravité du ton d'Alec, se redressa sur un coude et le regarda.

– Je t'écoute.

Alec fit de même pour la regarder dans les yeux.

– Avec ce qu'on sait aujourd'hui, ce qu'on vit aujourd'hui, beaucoup de choses trouvent une explication. Mais sinon, ta relation avec Jace aurait juste été malsaine. Inégalitaire. Potentiellement dangereuse, destructrice, grave. Ce genre de comportements, de mensonges, de secrets, et de belles promesses quand on se voit, c'est typique des relations de dépendance, des pervers narcissiques. Ne pas lui parler d'un comportement anormal « parce que tu avais peur qu'il te mente » — il mima les guillemets avec ses doigts — c'est lui trouver des excuses pour d'abord un rien, puis finalement pour tout. Y compris pour les coups, les violences physiques et psychologiques.

Alec avait le ton grave, et Clary l'écoutait avec la même expression. Jamais elle ne s'était considérée comme une femme faible ou manipulable. Mais elle savait que son ami avait raison.

– C'était Alexis qui m'avait appris ça. Les Oubliés sont plus sensibles à ce genre de choses que les autres, parce qu'on n'a pas de famille, de passé, de liens forts. J'avais toujours trouvé que ta relation avec ton copain, je te rappelle qu'on savait à peine son nom à l'époque, bizarre. Mais je ne me pensais pas assez proche à l'époque pour t'en parler. Aujourd'hui, ça n'a plus trop de sens de te dire tout ça, parce que je pense que le comportement de Jace a trouvé ses explications, mais quand même... Enfin, bref, je voulais t'en parler quand même.

Alec détourna le regard, un peu gêné. Doucement, Clary posa une main sur son épaule et la serra en guise de remerciement.

– Va jusqu'au bout de ta pensée, s'il te plaît. Il y a encore quelque chose que tu ne me dis pas, non ? demanda-t-elle.

Alec se mordit la lèvre, ramenant son regard vers elle. De ses grands yeux verts posés sur lui, elle l'obligea à poursuivre. Inspirant profondément, Alec se jeta à l'eau.

– Je pense quand même que même si les comportements de Jace ont trouvé leur explication, ça ne veut pas dire que tu dois lui pardonner quand même. Je sais qu'une partie de toi est en colère contre lui, contre ses mensonges. Je ne voudrais pas que tu poursuives cette relation aveuglément, parce que tu l'aimais avant, et que comme tout s'explique, alors tous les mensonges qu'il a pu proférer n'ont plus d'importance, ou ce genre de choses. Je... Je sais que tu n'es pas une petite fille fragile à plaindre et protéger. Mais cette situation est tellement folle qu'il ne faudrait pas s'oublier au passage, acheva-t-il maladroitement, écarlate de gêne.

Il avait vaguement craint que Clary le gifle pour oser lui dire ce qu'il pensait de l'état actuel de sa relation actuelle avec Jace, mais elle n'en fit rien. Clary était trop intelligente pour ça. Elle avait bien compris qu'Alec ne parlait pas que d'elle. Certes, Alec n'avait pas fréquenté Magnus durant des mois dans un tissu de mensonge, mais il avait de toute évidence aussi peur qu'elle de cette relation dont il ne savait rien et qui pouvait les dévorer.

– Merci, Alec. Je suis d'accord avec toi. Avant, j'étais une pauvre idiote amoureuse qui pardonnait beaucoup de choses à un menteur, alors même que je savais au fond de moi qu'il mentait. Aujourd'hui, je n'ai pas pardonné ses mensonges. Je les ai compris, et je ressens au fond de moi qu'il dit vrai, et que ma place est avec lui. Mais tu sais, ce soir, je dors avec toi, pas avec lui.

– Tu en as envie ? D'aller le rejoindre dans son lit, je veux dire ?

La question d'Alec était presque timide, et ses oreilles étaient écarlates de gêne. Clary se retint de rire pour ne pas le brusquer davantage. Jusqu'alors, ils parlaient sentiments, tendresse et partage. Mais clairement, Alec venait d'évoquer le sexe, et voir son embarras de discuter d'un tel sujet était presque risible.

Il était évident que là encore, Alec parlait aussi pour lui-même. Il ne faisait aucun doute que Magnus et Alec avaient couché ensemble. Jace lui-même l'avait laissé sous-entendre sans ambiguïté. Qu'il veuille se rassurer en demandant à mots couverts si depuis leur arrivée ici, Clary avait cédé aux plaisirs de la chair avec son copain était normal, mais la jeune femme ne lui ferait pas le plaisir de lui répondre clairement. Leur situation était totalement différente de toute manière. Jace et Clary avaient des relations sexuelles régulières depuis des mois, alors que Magnus et Alec venaient de brusquement se retrouver.

– Envie, oui, reconnut-elle. D'autant que, comme je le disais, dormir seule ici me fait bizarre. Je pense que mon inconscient se souvient du fait qu'avant, nous partagions une chambre ici. Mais en même temps, je suis tellement en colère contre lui que je n'ai pas envie de céder à cette envie. Je n'ai pas envie de continuer d'être l'idiote amoureuse qui pardonnait tout, le taquina-t-elle. On va d'abord apprendre à se construire dans cette nouvelle existence.

Elle vit que sa réponse ne plaisait absolument pas à son ami, qui se laissa retomber sur le matelas avec un drôle de bruit étouffé. Il chuta si lourdement qu'elle en ressentit la vibration le long de son flanc et de son coude, qui soutenait sa tête.

– Ta situation est complètement différente, Alec. Tu es marié à Magnus. Tu as un enfant avec lui. Tu ne l'as perdu, et il ne t'a perdu que pour quelques mois, durant lesquels tu ne l'as pas du tout vu. Tu n'as aucune raison d'être en colère contre lui, comme je peux l'être contre Jace que j'ai fréquenté pendant dix mois de cachotteries ! Magnus a l'air d'être un type bien, ajouta-t-elle en toute sincérité. Et l'amour qu'il te porte est d'une évidence à crever les yeux. Tu n'as pas à contrôler tes envies, si elles sont partagées !

Elle laissa planer un temps, durant lequel Alec ne la regarda pas. Toujours couché sur le dos, les yeux résolument fixés sur le plafond, seul le rougissement intempestif de ses joues témoignait du fait qu'il écoutait vraiment Clary.

– Tu aurais envie de dormir avec lui ? relança-t-elle. Tu as dit que tu trouvais bizarre de dormir seul, toi aussi. Tu as envie de le rejoindre ?

Alec marmonna une réponse indistincte, et elle lui pinça l'épaule pour le faire réagir.

– Aïe, se plaignit-il, plus par réflexe que par réelle douleur. Oui, j'en ai envie. Pas que pour... ce que tu sembles croire — il était écarlate en disant ça — mais parce que l'avoir près de moi m'apaise, bizarrement. Quand il est loin, je suis anxieux. J'ai la sensation que je dormirais mieux avec lui.

Clary acquiesça doucement. Elle comprenait le sentiment. D'une manière plus confuse, elle le ressentait à propos de Jace, pourtant juste de l'autre côté du couloir.

Ils ne dirent plus rien durant un temps, tombant doucement mais lentement dans la torpeur du sommeil. Alec avait éteint la lampe de chevet qui les éclairait, pour les plonger dans le noir.

Clary dormait déjà à moitié, allongée sur le flanc, une main sous l'oreiller, dans une posture détendue, quand un chuchotis lui parvint.

– Clary ? Tu crois qu'on les reverra ? Les Oubliés, je veux dire. Alexis, Paul, Kate, et les autres ?

– Je ne sais pas, Alec. Je ne pense pas. On a accepté ça. Ça paraît difficile, du coup, non ?

Il y eut un silence, et elle crut le jeune homme endormi dans l'obscurité quand il répondit.

– Sans doute. Mais ils me manquent. Je sais que c'est bizarre. Mais voilà.

Clary ne trouvait pas ça bizarre. Les Oubliés avaient représenté toute la vie d'Alec durant quelques semaines. Même si elle n'avait jamais aimé le couple qu'il formait avec Alexis, le trouvant un peu vide, elle estimait cohérent que cette part de la vie d'Alec, qu'on lui avait brutalement arraché (pour la bonne cause, mais quand même) lui manque. Mais débattre de tout cela ce soir n'était pas une option, et elle sentait engourdie de sommeil.

– À moi aussi, murmura-t-elle. Ce n'est pas bizarre. À moi aussi, ils me manquent.

Il n'y eut plus un bruit dans la chambre après cela.


– DEBOUT LÀ-DEDANS !

Clary et Alec sursautèrent, se cognèrent maladroitement. En dormant, ils s'étaient inconsciemment rapprochés et ils venaient mutuellement de se mettre des coups de genoux et de coudes n'importe où.

– Aïe ! Enlève ta main !

– Enlève ton genou d'abord, répliqua Clary.

Sur le seuil de la porte, Jace les contemplait avec un sourire goguenard. Il n'y avait pas une once de jalousie dans ses prunelles, seulement de l'amusement. Voir sa copine et son quasi-frère bien s'entendre était un miracle, pour lui. Alec n'avait jamais été le plus grand fan de Clary. Il l'avait toléré, au début, par amour pour Jace plus qu'autre chose. Il fallait reconnaître que l'arrivée de la jeune femme dans leurs vies avait semblé déclencher des catastrophes en chaîne. Puis il s'était habitué et avait apprécié la jolie rousse d'une manière plus polie que réellement affectueuse. Jace ne pouvait pas l'en blâmer, mais une partie de lui avait toujours trouvé dommage que son parabatai et la femme dont il était amoureux ne s'entendent pas mieux.

L'amnésie avait eu ça de positif : Elle les avait réunis quand ils n'avaient plus de mémoire, et elle les avait ramenés ensembles à l'Institut, soudés, amis. Aussi n'avait-il aucun problème à la voir partager un lit pour la nuit. Il comprenait que Clary ne veuille pas partager sa chambre, qu'il y avait encore beaucoup à digérer pour elle, et il était heureux qu'elle ne dorme pas seule.

Après tout, Simon qui avait été le meilleur ami de la jeune femme avait également pu passer des nuits en sa compagnie dans le passé sans ambiguïté. Actuellement, ce serait bizarre, parce qu'autant Alec était gay et ne présentait aucun danger, autant Simon était hétéro et en couple et Clary aurait pu trouver ça gênant. Qu'elle puisse compter sur Alec était réconfortant.

– Allez debout les feignants ! Magnus nous attend déjà, un programme chargé est prévu ce matin !

Au milieu des draps dans lesquels ils se débattaient, à moitié emmêlés dans les couvertures, Alec se figea totalement.

– Magnus est là ? demanda-t-il confirmation.

Jace n'eut même pas besoin de le répéter que dix secondes après, Alec était extirpé des draps et debout, prêt à obéir à n'importe quel ordre.

– Où est-ce qu'on va ? s'enthousiasma-t-il.

Jace pouffa face à son comportement.

– Commence par la douche et un petit déj. Je vous attends dans la salle à manger de l'Institut. Vous saurez où la trouver ?

Clary avait réussi à repousser les draps à son tour et à se lever. La douche lui paraissait une option très tentante.

– Oui, je sais, répondit Alec.

– Moi aussi, ajouta fièrement Clary.

Jace les contempla, satisfait. L'Institut était vaste et pouvait être un véritable labyrinthe. Il était fier d'eux.

– Clary, j'ai posé ta tenue du jour sur ton lit, indiqua-t-il. Alec, voilà la tienne.

Il lui tendit des vêtements, que le jeune homme reconnut comme la tenue réglementaire des shadowhunters. Pantalon de cuir solide, veste, T-shirt, le tout noir. Mais il eut beau les regarder, cela n'évoqua pas une seule seconde quelque chose chez lui. Manifestement, Jace en attendait aussi, et quand il comprit que cela ne ramenait rien du gruyère qu'était la mémoire de son parabatai, il la posa sur un meuble proche, un peu crispé.

– Pourquoi tu choisis nos vêtements ? s'insurgea vaguement Clary.

Contrairement à Alec, qui avait débarqué ici avec ses valises et portaient dès lors ses T-shirt et jeans habituels, elle piochait dans une garde-robe qu'on lui disait être la sienne. Ce qui ne devait pas être faux : non seulement c'était de très bon goût, mais en plus ça la taillait parfaitement. Et elle appréciait rester libre de ce qu'elle portait ou non.

– Parce qu'aujourd'hui je serai votre instructeur au combat, chérie, lui répondit gentiment Jace. Alors je sais ce qu'il faut pour ça !

Les regards à la fois angoissés et excités qu'échangèrent Clary et Alec suite à cette annonce furent éloquents.


Prochain chapitre le Me 02/09 !

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