Bonjour mes petits dasyures mignons !
RaR Anonyme - ShadowVslight (chap 27) : hé, 13 chapitres ça va encore, hein ! (enfin plus que onze, du coup hein). Il peut se passer teeeeellement de trucs en 11 chapitres. D'ailleurs, il VA se passer des tas de trucs, en douze chapitres ! Savoir si Alec va récupérer sa mémoire est une chose pour plus tard, sa capacité à élever Maxie sera en revanche abordée dans ce chapitre, je te laisse découvrir ça ! ;) Merci pour la review ;)
Au programme de ce chapitre, dérapage, dérapage et encore dérapage (ils sont incorrigibles c'est pas de ma faute !)
Bonne lecture ! :)
Chapitre 29
Alec réagit aussitôt, ouvrant la bouche, poussant sa langue dans celle de Magnus, qui l'accueillit avec bonheur. Les mains d'Alec se remirent en route, de nouveau plus bas, poussant, pressant, pétrissant les fesses fermes de Magnus dans un ordre évident.
Un instant plus tard, Magnus accrochait ses bras autour du cou de son amant, et ses jambes autour de sa taille, haletant.
– Tu as repris du muscle depuis que Jace t'entraîne, hein ? cajola-t-il en sentant chaque muscle des jambes, du torse et des bras d'Alec se contracter pour le tenir contre lui.
– J'en avais perdu tant que ça ? demanda Alec, taquin. Je ne me trouvais pas trop mal pourtant... Bon, pas autant que toi, c'est certain...
D'une main légère, il glissa entre leurs deux corps pour remonter la chemise de Magnus et glisser contre les abdominaux serrés et bien dessinés.
– Tu apprécies la vue ? s'amusa Magnus en voyant les yeux de son amant se voiler de plaisir. Je ne suis même pas nu.
– Je compte remédier à ça rapidement... Mais on ne peut pas nier que tu es plus musclé que moi...
– Pas pareil, répliqua Magnus. Je ne serai pas capable de te tenir comme tu le fais...
Juste pour embêter son amant, il poussa son bassin en avant, se frottant contre lui, faisant gémir Alec qui dut raffermir sa prise pour ne pas le laisser tomber.
– Tu es plus lourd que moi, pas musclé de la même manière... la pratique de la magie, ça fait travailler les muscles différemment que les shadowhunter...
– Parce que la magie fait travailler les muscles ? demanda Alec distraitement, nettement plus intéressé par la gorge offerte qu'il découvrait de sa langue.
Magnus ferma les yeux. Pas seulement de plaisir. Pour oublier tous les instants où torse nu ou à peine couverts sur le balcon, il s'entraînait à maîtriser sa magie, corps en sueur, et Alec le dévorant des yeux, tentant de tenir chaque fois un peu plus longtemps avant de lui sauter dessus pour lui faire l'amour. Une fois, ils n'avaient pas eu le temps de quitter le balcon, et il avait redécouvert New York sous un angle totalement différent.
Mais tout cela, Alec ne pouvait pas le savoir. Pas encore, se persuada Magnus. Ça lui reviendrait. Magnus voulait s'en persuader.
Magnus poussa de nouveau son bassin en avant.
– Ta langue serait bien plus utile pour faire autre chose que parler, mon Ange, si tu voulais bien t'en donner la peine...
– À tes ordres, obéit Alec.
Immédiatement, il recommença à embrasser Magnus, passionnément, à en manquer d'oxygène, s'insinuant aussi bien dans la bouche de son amant que dans son cœur. Celui de Magnus était à l'agonie, et il envoya valser ses dernières réticences, doutes et craintes. Il en avait trop envie pour songer résister. Qu'Alec ait senti se briser ses dernières barrières dans ses réponses désespérées pour répondre aux baisers, ou simplement qu'il n'en pouvait plus d'attendre non plus, son amant avait décidé de mener le jeu et les emmener hors du dressing. Le programme convenait très bien au sorcier. Debout contre un mur ou une étagère, ça leur allait pour un coup rapide. Ce soir, il avait plutôt envie de se faire prendre par son shadowhunter de mari, lentement et profondément.
Magnus raffermit sa prise contre le corps de son amant, qui se déplaçait étonnamment facilement pour quelqu'un qui ne regardait pas où il allait, trop occupé à mordiller la peau tendre du cou de Magnus, soufflant le chaud et le froid ; et qui en plus avait un centre de gravité bouleversé du fait du poids du sorcier dans ses bras. Pourtant, pas un seul instant il n'hésita, et Magnus fut presque surpris quand il sentit la douceur du matelas dans son dos. Alec ne lui laissa pas le temps de s'interroger sur son inconscient qui avait hésité les meubles sur son trajet, et le surplomba aussitôt, l'obligeant à ouvrir les jambes de son genou, venant presser doucement mais impitoyablement sur l'entrejambe douloureuse d'envie.
Magnus gémit profondément, et un éclair le traversa. Il ouvrit les yeux, fermés par réflexe, sans la moindre crainte.
La puissance du regard d'Alec, posé sur lui, le cloua sur place.
– Mon dieu... tu es magnifique... murmura l'amnésique en laissant glisser une main douce sur sa joue.
Ils étaient habillés. Excités, un peu débraillés, mais presque totalement habillés. Alec entre ses jambes, parfaitement conscients de leurs envies respectives, mais presque totalement habillés. Ce n'était le corps du sorcier qui lui tiraient cette déclaration, mais bien ses yeux fendus et jaunes. À défaut de se savoir amoureux de lui en ayant connaissance de toute leur relation, Alec aimait son physique pour ce qu'il était, marque de sorcier incluse.
Magnus, profitant de l'instant d'émerveillement de son amant, en profita pour reprendre le contrôle de la situation, et poussa en avant. Déstabilisé, Alec n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'il se retrouvait couché sur le matelas, Magnus assis sur ses hanches, sourire victorieux aux lèvres.
À voir son air extatique et appréciateur — et la déformation de son jean que Magnus sentant contre ses fesses — il était parfaitement d'accord avec le programme quand Magnus glissa ses mains sous le tissu de son haut, et tira pour le lui enlever. Une fois son torse nu, Magnus plongea en avant, l'embrassa légèrement, avant de laisser glisser sa langue sur le côté gauche de sa gorge.
– Tu devrais réviser tes runes, mon Ange, on pourrait joindre l'utile à l'agréable... Rune de blocage...
Il retraça, de la pointe de sa langue, le Z barré qui ornait le coup de son amant.
– Tu comptes toutes les faire ? souffla Alec, dont le pouls s'emballait.
Il méconnaissait son propre corps, se sachant simplement pourvu de ces tatouages de partout.
– Peut-être simplement celles qui m'intéressent... comme l'agilité, poursuivit Magnus en descendant sur la gauche, un peu au-dessus de celle de soin sur flanc.
Sa langue ne quittait pas la peau d'Alec, laissant une traînée à la fois fraîche et brûlante, qui faisait gémir son amant.
– La flexibilité, l'endurance... sont dans ton dos, informa Magnus le regard pétillant.
Alec ne se le fit pas dire deux fois, d'autant plus que son amant le laissait de nouveau libre de ses mouvements, cessant de le plaquer contre le matelas de ses hanches. Il se retourna prestement, laissant de nouveau échapper un gémissement sonore quand Magnus s'assit sur lui : non seulement son érection était désormais pressée contre le matelas, mais celle du sorcier frottait contre ses fesses, et c'était divin.
Sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, la langue mutine vint butiner son oreille, mordillant le lobe droit avant de poursuivre son exploration.
Magnus dessina d'abord la rune d'endurance, sur l'épaule droite, puis celle de flexibilité, au milieu à gauche. Ses mains n'étaient en reste, pétrissaient les hanches, caressaient les flancs, et Alec frissonnait, tentant de lever plus ou moins consciemment les fesses, désireux de tellement plus de contact.
La langue de Magnus continua de descendre, encore et encore. Arriva à la lisière de son jean. Alec haleta.
Il n'hésita même pas une seconde avant de glisser ses propres mains sur lui, pour trouver bouton et fermeture éclair, qu'il ouvrit sans hésitation. Il savait que Magnus aurait pu lui ôter son pantalon d'un seul claquement de doigt, mais de toute évidence, ils étaient sur la même longueur d'onde quant à l'érotisme du jean glissant le long de ses hanches, ôté par un Magnus empressé, tandis que sa langue poursuivait sa progression passionnée, et atteignait les fesses et sa raie, dans laquelle elle s'insinua sans une hésitation.
– Magnus, non, je... tenta de s'opposer Alec.
Surpris, Magnus se releva.
– Tu n'aimes pas ça ? ronronna-t-il en laissant ses mains pressées les deux globes de chairs, son bassin poussant légèrement.
Redressé sur un coude, Alec essayait de le regarder, de parler et de reprendre sa respiration, le tout à la fois. Et manifestement, cela lui était difficile.
– Si, totalement mais... je... vou...
Magnus, indifférent, se pencha de nouveau pour l'embrasser et laisser glisser sa langue.
– Je n'ai pas... hygiène... balbutia Alec tandis que l'appendice buccal de son amant allait bien plus loin encore.
Comprenant enfin où voulait en venir son amant et ses considérations terrestres, Magnus explosa de rire.
– Magie, mon Ange ! déclara-t-il théâtralement en faisant claquer ses doigts, faisant danser la fumée caractéristique de l'utilisation de ces dons. Cesse de t'inquiéter des considérations terrestres que tu pouvais avoir avant, et laisse-moi m'occuper de tout !
Cette fois, Alec le regardait convenablement, et la teinte rose de ses joues prouvait qu'ils n'avaient pas retrouvé leur degré d'intimité d'avant. Le couple marié qu'ils avaient été n'avait aucun problème pour discuter de tout sans rougir de gêne, y compris des lavements magiques de Magnus, bien plus efficaces pour leur libido que l'utilisation des moyens terrestres qui avaient le désavantage de parfois devoir différer les câlins.
– Et si moi je voulais m'occuper de toi ce soir ? répliqua Alec, le regard enflammé d'envie.
– Oh, je suis sûr que nous aurons tout le temps pour ça, ne t'en fais pas. De toute manière, je veux que tu me prennes ce soir... répondit Magnus de son ton le plus sensuel.
Le regard perplexe d'Alec surprit Magnus.
– Quoi ?
– Te... prendre ? Moi ?
Sa voix était timide, ébahi par la simple pensée.
– Oui, évidemment. J'aime ça autant que l'inverse. Et toi aussi...
– Aucune idée. Je ne l'ai jamais... fait.
Des flashs dansèrent devant les yeux de Magnus. Oh que si, Alec l'avait fait. Peut-être même plus souvent que l'inverse. Magnus savait que la plupart des couples homosexuels se cantonnait chacun dans un rôle défini, mais lui avait trop vécu pour se limiter à ça. Il pouvait se targuer d'avoir élargi ses horizons à tous les niveaux, hommes et femmes, et tous les rôles. Alec étant vierge quand ils avaient commencé à sortir ensemble, il l'avait naturellement converti aux bienfaits d'être donneur et receveur, et son compagnon avait totalement approuvé cela. L'idée que cet imbécile d'Alexis ait limité Alec à un rôle de sodomisé était délirante. L'opinion de Magnus sur le Terrestre, déjà fort peu élevée, venait de baisser encore plus.
– Oh si mon Ange. Tu l'as fait. Je vais trouver le moyen de te le faire revenir en mémoire, crois-moi... Profites-en et détends-toi...
– Je croyais que c'était en parlant que mes souvenirs revenaient, défia Alec.
– On peut toujours tester d'autres méthodes... décréta Magnus d'un ton sans appel.
De toute manière, Alec n'aurait pas été capable de répondre quoi que ce soit. Magnus avait repris son anulingus avec entrain, et une seconde plus tard, il n'arrivait plus qu'à gémir et haleter, ses hanches se soulevant inconsciemment du matelas. La tête dans les draps, Alec s'abandonna totalement aux sensations intenses et merveilleuses que Magnus générait en lui. Tout son corps brûlait, combustion spontanée. Ses mains, sa langue, sa chaleur, son corps, Magnus jouait de tous ses atouts, et Alec ne pouvait qu'être la victime consentante de l'intense intérêt qu'on lui portait.
Son corps en sueur et son souffle court, après ce qu'il lui parut être des secondes et qui avaient pourtant été des très longues minutes passionnées, était à l'agonie. Alec ne se souvenait pas d'avoir bandé si fort un jour dans sa vie, et la sensation inédite des draps de soie, notamment contre son érection plaquée contre le matelas, était la plus douce des tortures qu'il avait connues. Il aurait pu rester dans ce lit pour l'éternité en compagnie de cet homme.
– Magnuuuus, gémit-il, un peu plus fort, un peu plus rauque.
– Déjà ? Va falloir travailler ta résistance, je compte bien en profiter encore un peu.
Après un dernier baiser sur les fesses de son amant, Magnus se redressa, et laissa son amour se retourner.
Alec, totalement nu, le corps en sueur, alangui sur les draps, face à un Magnus appréciant la vue et totalement habillé, eut un sourire gêné.
– J'ai, hum, peut-être tâché les draps ?
Son sexe suintant le liquide préséminal, et sur la soie, ça n'aurait pas pardonné. Magnus haussa les épaules. Il fallait bien que ça serve d'être sorcier, de temps en temps.
– Aucune importance. Je m'inquiète plutôt de ta capacité à enchaîner deux rounds ce soir, mon Ange ?
D'une main experte, il se saisit de l'érection gonflé et douloureuse de son amant, entamant des très lents va-et-vient.
– Parce que vois-tu, j'adorerais te voir venir dans ma bouche... et qu'ensuite tu me prennes... profondément... entièrement... totalement... Tu en es capable ? ronronna Magnus, accentuant les mouvements de son poignet.
Seul un borborygme incompréhensible sortit de la bouche d'Alec en réponse. Il n'était plus capable de penser convenablement, la seule chose dont il avait douloureusement conscience, c'était le sorcier au-dessus de lui, ses yeux brillant de leur couleur irréelle, sa main sur son sexe, sa langue se léchant les lèvres en un mouvement sensuel. Tout ce qui n'était pas Magnus avait entièrement disparu de l'esprit d'Alec. Deux rounds ? Il se sentait capable de tenir toute la nuit s'il le fallait. Il ne voulait que Magnus, Magnus, Magnus.
De toute évidence, son amant le connaissait par cœur, et n'attendait pas vraiment de réponses à sa question, se contentant d'apprécier le spectacle du shadowhunter nu, en sueur, totalement relâché, abandonné aux sensations de la masturbation, souffle court.
Rapidement, tout en continuant son travail d'orfèvre sur le méat suintant de son amant, Magnus ouvrit de son autre main ses propres vêtements, jeta sa chemise à terre, offrant son torse à la vue d'Alec, dégrafa son pantalon. Juste pour se libérer un peu de la pression. Il n'avait pas bandé si fort depuis longtemps. Il se sentait capable de venir tout seul dans ses sous-vêtements. Alec ne semblait n'avoir aucune idée du l'image qu'il donnait, ainsi offert, abandonné au plaisir et au sorcier.
Respirant un peu mieux une fois à demi-nu, Magnus cessa ses mouvements de la main, et repoussa Alec plus haut dans le lit. Obéissant à l'ordre, il remonta plus haut sur le matelas, envoyant valser les coussins sans même en avoir conscience.
Puis, après un dernier regard, Magnus fondit, bouche ouverte, sur sa victime consentante.
Ses lèvres s'étaient à peine refermées sur le gland humide qu'Alec gémissait déjà sans retenue. Magnus plongea un peu plus, prenant toute la longueur de son amant en gorge, à s'en étouffer, appréciant le poids lourd contre sa langue, la crispation de sa mâchoire ouverte, le goût sur ses papilles. Lentement, dans un geste parfaitement contrôlé, il remonta, faisant danser sa langue tout le long du vît, avant de le relâcher enfin, humide de salive.
– Mon Dieu, Magnus... murmura Alec, les yeux clos.
L'essentiel du cerveau de Magnus était entièrement concentré sur la pipe qu'il offrait à son compagnon, mais il ne put s'empêcher de noter à quel point l'expression paraissait absurde dans la bouche de son amant. Normalement, il jurait sur l'Ange, et rien d'autre. La nouveauté était surprenante, pas désagréable. Ce n'était sans doute pas la première fois qu'il le disait, mais la première que Magnus remarquait.
Il continua de lécher, sucer, aspirer la verge tendue pour lui, encore et encore, appréciant de sentir Alec vibrer, se tendre, gémir et supplier pour plus et encore et Magnus, Magnus, c'est trop bon.
Les draps de soie, agrippés par un Alec à l'agonie, étaient totalement froissés, humides de sueur.
– Att... attends... parvint soudain à prononcer Alec entre deux gémissements.
Magnus, lentement, relâcha le sexe, arrondissant sa bouche au moment où il libéra le gland de la prison de ses lèvres, juste pour faire ce petit bruit érotique et mouillé.
– Oui ?
– Viens ici, ordonna Alec en tendant les mains vers lui.
Il parvint à se redresser, suffisamment pour attraper le corps caramel, et entreprendre de finir de le déshabiller. Obéissant à son tour, Magnus se laissa dénuder, frissonnant sous les contacts légers des mains empressées qui griffaient et le caressaient tout à la fois.
Et quand Alec, d'un geste autoritaire le retourna pour qu'il soit toujours assis sur lui, mais orienté en direction de son bas ventre, et que leurs sexes soient mutuellement en direction de la bouche de l'autre.
– Si je peux enchaîner deux fois, toi aussi, murmura Alec. Et si tu veux que je vienne dans ta bouche, alors moi aussi.
Magnus ne pouvait pas le voir, mais sa voix ne tremblait pas, et imaginer l'air autoritaire de son compagnon le fit frémir.
– C'est un concours, mon Ange ? À celui qui fait céder l'autre le premier ?
– Tu as pris de l'avance, répliqua Alec, mais je pense pouvoir gagner quand même...
Magnus ne répliqua rien face à l'arrogance de son amant, mais Alec n'en attendait pas, de toute manière. En 69, avec passion, Magnus reprit sa tâche, Alec commença la sienne, et ils entamèrent une bataille de désir et de sensations, cherchant à donner le plus de plaisir à l'autre, cherchant comment respirer en même, oubliant tout qui n'était pas l'autre, gémissant à haute voix sans retenue.
Magnus était au bord de l'agonie. Alec était beaucoup trop doué pour ça, et il lui avait trop manqué. En quelques minutes, il était le point de jouir. Pourtant, il ne voulait pas perdre. Son esprit combatif d'y refusait.
Alors Magnus tricha. Ou plus exactement, il employa toutes les ressources à sa disposition. Il était sorcier, ce n'était pas tricher que d'user d'un peu de magie. Et il savait ce qu'aimait Alec. Il savait précisément ce qu'aimait Alec.
Doucement, la fumée bleue caressa Alec, embrasa ses reins, effleura les testicules, pénétra son intimité, présence chaude et fine, mais qui pouvait aisément remplir son rôle d'appuyer sur la prostate.
– AH !
Magnus savait qu'il allait gagner. Alec avait arrêté ses mouvements de bouches, et les doigts qui pétrissaient ses fesses s'étaient faits faibles et mous. Il n'avait plus qu'à parfaire ses mouvements de langue, refermant ses lèvres sur le gland, et il n'eut pas besoin d'attendre longtemps avant de sentir Alec céder et jouir, dans sa bouche ouverte, offerte. Magnus, souriant, victorieux, comme le chat du Cheshire, avala avec plaisir ce qu'il pouvait, laissant le sperme glisser sur son menton, salir les draps, imprégner sa langue, sa gorge. Le goût, l'odeur de son amant avait sur lui un effet totalement aphrodisiaque. Alec, perdu dans les rives du plaisir, haletait, sans bouger, et Magnus s'apprêtait à se déplacer pour pouvoir se finir à la main, avant de poursuivre le programme annoncé, parce qu'il en avait envie, toujours terriblement envie, quand il gémit violemment, de manière incontrôlée.
Il s'abandonna aux sensations. Alec semblait toujours absent, perdu dans son orgasme, mais sa langue fonctionnait, et trop bien. Et Magnus était bien trop excité pour seulement songer à réfléchir. Il abandonna son cerveau en chemin, laissa son corps prendre les commandes, et gémit, gémit et gémit encore, jouissant quelques secondes plus tard.
L'orgasme violent qui vit vibrer son corps entier secoua Magnus. Il sentait sa magie plus fort que jamais dans son corps, vibrante, vivante. Il n'y avait qu'Alec qui le faisait se sentir comme ça, aussi vivant jusque dans ses orteils. Aussi complet. Sans cet homme, Magnus n'était que la moitié de lui-même.
Il se laissa retomber sur le matelas à côté d'Alec, sur le dos, épuisé, en sueur, extatique, heureux. Il n'eut pas à attendre plus de cinq secondes avant qu'une main vienne caresser ses flancs, taquine, joueuse. Alec vient se coller contre son flanc, comme un animal. Il puait la luxure, le sperme, et la sueur, et Magnus inspira cette odeur à pleins poumons, s'en gorgeant. Magnus se redressa sur un coude pour mieux le regarder, qui se léchait les lèvres. Son visage était souillé de sperme, et Magnus laisse échapper un gémissement quand la langue de son amant sortit une nouvelle fois de ses lèvres, prélevant une goutte à la commissure, l'avalant. Ça aurait dû être sale. C'était juste érotique. L'entrejambe de Magnus y réagit quasiment aussitôt.
– Encore motivé comme promis ? demanda Alec.
Sa voix était pâteuse, engourdie par l'orgasme, mais ses yeux brillaient d'une soif insatiable. Magnus se sentait fatigué, mais encore capable de bouger. De venir se coller contre son homme, de se frotter contre lui, et laisser glisser sa main le long de son corps, jusqu'à ce qu'il cherchait.
– Oh, mon Ange... Tu n'as vraiment pas besoin de runes, hein ? ronronna-t-il quand ses doigts se refermèrent sur le sexe encore lourd et gorgé de sang.
– Tu es la seule motivation dont j'ai besoin...
Alec se redressa, à moitié assis contre le peu de coussins qui subsistaient encore dans le lit. Puis il tendit les mains vers lui, l'attrapa, le ramena à moitié sur lui, et l'embrassa passionnément. Leurs bouches encore pleines du goût de l'autre, se redécouvrant intensément, dévorant et embrassant tout à la fois. Magnus, à moitié sur le corps parfait de son amant, ondulait des hanches, et continuait de masturber Alec, qui n'en avait absolument pas besoin. Il était totalement prêt, et ses yeux écarquillés aux pupilles dilatées contemplaient ceux de Magnus aux pupilles fendues avec envie.
– Tu as du lubrifiant ? demanda-t-il en pressant un doigt le long du sillon interfessier du sorcier.
Son autre main était fermement ancrée sur sa hanche, et il était probable que Magnus ait une marque demain. Sans parler des suçons sur son cou.
Magnus ferma les yeux, inspira profondément, expira. Une fois. Alec n'y vit que du plaisir. Il ne chercha pas à comprendre que sa question faisait mal. Qu'Alec n'aurait pas dû dire tu mais nous. Qu'Alec n'aurait même pas dû poser la question en premier lieu parce qu'il connaissait la réponse.
– Table de nuit, marmonna le sorcier en réponse.
Alec n'eut même pas besoin d'ouvrir un tiroir. Le tube qu'il cherchait était littéralement à portée de mains. Il se demanda fugacement s'il y en avait dans toutes les pièces de l'appartement, ou si Magnus le faisait magiquement apparaître de nulle part à chaque fois.
D'une seule main, par la force de l'habitude, il parvint à décapsuler le tube, en faire glisser sur ses doigts. Et sans jamais cesser d'embrasser cet homme devenu son oxygène, il amena de nouveau sa main là où elle devait être, sur le cul de Magnus, glissa et glissa encore, et poussa une phalange dans son intimité.
Alec n'avait jamais fait cela, du moins dont il se souvenait. Alexis était totalement d'accord avec le fait de pilonner Alec, mais il avait toujours fermement refusé haut et fort de se faire pénétrer, ne serait-ce que du doigt. Aussi Alec prit un moment pour apprécier la situation inédite, le frisson de joie à l'idée de cette première fois qu'ils allaient vivre.
– Si je te... commença Alec en bougeant lentement les doigts.
Magnus ferma les yeux, mais clairement pas de douleur. D'ailleurs, la respiration sifflante et ses pommettes rougissantes ne semblaient pas être l'expression de sa souffrance.
– Tu ne peux pas me faire mal, Alexander, répliqua le sorcier. J'ai l'habitude. Plus depuis quelques mois, c'est vrai, mais j'ai eu l'habitude. Je connais l'inconfort de la pénétration, et je connais aussi le plus grand des plaisirs de se sentir rempli, aimé, possédé, dominé, pénétré...
Magnus avait encore tout un tas de synonymes possibles, et dans un vocabulaire nettement plus salace, mais Alec rougissait déjà assez comme ça, et il préféra se taire et embrasser son amant, pour éviter qu'il ne recommence à parler. Magnus aimait parler. Il aimait beaucoup s'écouter parler, et il aimait la voix d'Alec. Il aimait quand ils parlaient durant le sexe, que ce soit pour les mots tendres quand ils faisaient l'amour ou les mots crus quand ils s'envoyaient passionnément en l'air.
Mais parfois, il aimait juste entendre les gémissements de son amant, les sons rauques et déformés par sa respiration chaotique, et surtout pas le moindre mot.
Alec reste précautionneux, n'osant pas le pénétrer de ses doigts pour le préparer trop vite et trop franchement. Mais c'était pourtant ce que voulait Magnus. Alors, d'un mouvement de bassin, sans jamais cesser de faire danser sa langue avec sa consœur, dans la bouche d'Alec, il s'empala un peu plus sur le majeur lubrifié, avec un soupir de contentement.
– Je te jure que si tu ne vas pas plus vite, je fais ça à sec dans les cinq prochaines secondes, et ça va me faire un peu mal. Et tu vas culpabiliser de m'avoir fait mal. Et on va peut-être même pluuuuuuu...
Magnus n'acheva jamais sa phrase. Ses menaces étaient totalement fausses, de toute manière, au moindre problème il aurait claqué des doigts et fait intervenir sa magie. Il n'avait aucune envie de se faire du mal. Du moins, pas comme ça. Il n'était pas contre des mains qui claquaient ses fesses, des doigts qui serraient ses hanches à en laisser des marques, des dents qui mordaient à colorer sa peau, et des menottes et des bandeaux aussi, parfois, mais il n'appréciait en rien blesser durablement son corps. Et si pour ça, il devait user de sa magie, il le ferait parce qu'il était né sorcier et qu'il en était fier.
Mais il n'avait pas eu besoin d'aller au bout de ses menaces en l'air. Alec avait bougé le doigt profondément enfoncé en lui, encore et encore, et il sentait en presser un deuxième, et sous peu, sous le regard victorieux de son amant qui levait un sourcil fier et arrogant, il se sentit prêt, ouvert, offert.
– Je te veux, murmura-t-il. Maintenant.
– Sûr ? souffla Alec en retour.
Son sourire, un instant plus tôt, était la plus belle chose que Magnus avait pu contempler dans sa vie. Mais l'air soucieux, concerné, concentré d'Alec lui demandant son consentement et son assentiment, figurait également en bonne place du top dix des expressions d'Alec qui faisaient enfler le cœur de Magnus d'un amour si intense et dévorant qu'il n'aurait pas dû être légal.
Alexander Ligthwood tout entier n'aurait pas dû être légal.
– Certain, acquiesça-t-il, le corps frémissant sous l'attente, sa verge douloureusement tendue et négligée.
– Dans quelle... position ? demanda timidement Alec.
Magnus leva un sourcil. Changer de position était totalement hors de propos. Il voulait s'assoir sur le vît de son compagnon, le serrer contre lui, et le regarder droit dans les yeux.
– Comme ça, répondit-il simplement. Lubrifie-toi ou laisse-moi le faire, et ensuite...
Il n'avait pas besoin de terminer sa phrase. En un instant, Alec avait remis du lubrifiant sur ses doigts et empoigné son sexe pour l'étaler dessus et retrouver un peu de vigueur. Il avait des étoiles dansant dans les yeux, et la bouche sèche d'anticipation, et Magnus ne devait pas être dans un meilleur état.
Quelques secondes plus tard, il soulevait les hanches de Magnus d'une main, et le guidait de l'autre sur son sexe dressé.
Magnus ferma les yeux, rejeta la tête en ailleurs, et se laissa profondément pénétrer, gémissant longuement, d'un bruit qui ressemblait à un long feulement.
– Oh seigneur, murmura Alec, c'est... c'est...
Il cherchait les mots adéquats pour décrire cette sensation, celle de se sentir serré dans un fourreau parfait, taillé sur mesure pour son sexe, et il n'en trouvait pas. Puis Magnus leva et abaissa de nouveau ses hanches, et il cria, gémit et pleura tout à la fois.
C'était incomparable avec tout ce qu'il avait pu connaître jusque-là, et il oublia complètement tout ce qui n'était pas leurs deux corps liés, poisseux et puant de sueur, le bruit de leurs peaux mouillés qui claquaient l'une contre l'autre, le goût de la bouche de Magnus contre la sienne, le poids du sexe de Magnus dans sa main, qu'il entreprit de masturber au rythme des hanches qui montaient et descendaient sur lui.
Une minute ou une heure aurait pu s'écouler sans qu'il ne s'en rende compte, tandis que dans un gémissement balbutiant, il tenta de prévenir Magnus que c'en était trop, qu'il allait jouir. C'était déjà trop tard. Bloquant les coups de bassin de son amant, resserrant sa prise sur le vît qu'il tenait dans sa paume, il jouit dans le corps de son compagnon, dans un cri inarticulé et les yeux fermés de plaisir.
Magnus le rejoignit dans l'extase au même moment, et ils s'effondrèrent ensemble, l'un sur l'autre, rejoignant l'autre berge du fleuve des plaisirs.
Prochain chapitre le Sa 03/10 !
Reviews, si le coeur vous en dit ? :)
