RaR des chapitres précédents de la fic principale :
Mihame et ShadowVslight, sur le chap 38, qui vous inquiétiez de mon absence de postage à l'heure, vous avez eu l'explication. Merci de votre sollicitude :)
ShadowVSlight (sur le chapitre 39) : Faut avouer que les problèmes de ffnet, ce n'est pas vraiment une surprise... Mais de cette ampleur, faut avouer que c'était bien la première fois ! Je suis contente que tu aies eu peur quand Magnus a répondu "mort" pour Alec. C'était un peu le but ;p Quant au voeu d'Alec, je ne l'imagine pas faire quelque chose de trop égoïste, ce n'est pas dans sa nature. ça l'est un peu, parce qu'au lieu de demander la paix dans le monde, il pense uniquement à son fils, mais ça reste désintéressé pour lui-même. C'est comme ça que je vois le personnage. Personnellement, si je pouvais faire un voeu, il est clair et net que je ne demanderai la fin du Covid... Il faut mieux éviter de me lancer sur le sujet. Je préfère ne pas en parler en "public" ainsi, ne souhaitant pas que mes propos puissent être sortis de leur contexte et mal interprétés (mais oui, le confinement et les règles de distanciation me soûle comme tout à chacun)
ShadowVSlight (sur le chapitre 40) : Eh bien, je suis ravie que tu sois passée par autant d'émotions ! :D Ravie également pour les citrouilles ;p Merci de penser aux Oubliés, er merci pour tous tes compliments, ça me touche vraiment énormément ! Et merci du fond du coeur pour toutes tes reviews si régulières et gentilles, ça aide à penser à publier quand on sait de manière certaine que quelqu'un lira ! Mercifiniment ! :)
Ce texte se situe à la fin du dernier épisode de la saison 2. Mineurs, s'abstenir x)
Bonne lecture !
Impatience
Magnus doutait sincèrement de cette histoire de Shadowhunter. Du sang d'ange dans leurs veines, vraiment ? En cet instant précis, cela lui semblait parfaitement improbable. En revanche, il aurait été parfaitement capable de jurer sur sa vie qu'Alexander Lightwood avait du sang de démon en lui. En comparaison, Magnus était bien sage. Et son amant était un pervers.
Ils avaient quitté la fête avec la même idée en tête, et étrangement, étaient repartis à travers la ville à pied. Magnus était pourtant bien assez en forme pour ouvrir un portail, entièrement remis de l'énergie magique qu'il avait dépensée récemment, mais il y avait quelque chose de magique, de naturellement magique, qui n'avait rien à voir avec lui, que de se balader dans les rues de New York.
Et de sentir la chaleur du corps qui effleurait le sien. Depuis le début de leur relation chaotique, Magnus avait toujours été le plus tactile des deux. Il n'avait aucun problème avec son corps, ni avec le sexe, et ce depuis plus de décennies qu'il ne pouvait le compter. Alec était au contraire délicieusement vierge, ignorant, rougissant à la moindre occasion, si toutefois il saisissait le sous-entendu.
Il était en outre un soldat. L'éducation qu'il avait reçue coulait dans ses veines depuis toujours. Dos droit, mains croisées dans le dos, armes à portée de mains, menton redressé. Se laisser aller au fond d'un fauteuil ou d'un canapé paraissait être au-delà de sa portée. Etreindre Magnus aussi. Les gestes tendres étaient légers, peu fréquents, rarement très entreprenants, réservés aux grandes occasions, où Alec prenait soudainement les devants.
Cela n'avait jamais gêné Magnus. Il ne doutait pas des sentiments de son compagnon. Alec pensait ne pas être doué quand il s'agissait de s'exprimer, mais pourtant il parvenait toujours à se faire comprendre, et il exposait ses sentiments avec une sincérité et une pureté criante.
Alors le sentir marcher si proche de lui dans les rues bondées, sentir sa main effleurer sa main, son dos, sentir son souffle s'échouer à son oreille, c'était nouveau. Etrangement addictif. Totalement érotique.
Le loft n'était pas si loin... et pourtant Magnus doutait que son self-control survive jusque-là. Le fait qu'Alec lui ait manqué plus qu'il ne l'avouerait jamais pesait lourdement dans la balance.
– Alexander... gronda-t-il en sentant une main plus qu'entreprenante posée sur ses fesses, dans une rue bondée. Il y a des gens.
– Personne ne me voit, s'amusa le shadowhunter.
Magnus lui jeta un œil. Entre ses doigts joueurs venait de disparaître sa stèle. Rune d'invisibilité. Comme lorsqu'il était en mission parmi les terrestres. Sauf que cette fois, il n'était pas en mission, sinon celle de tourmenter son amant. Alec avait tout le loisir de toucher son compagnon autant qu'il le voulait, où il le voulait, et ce dernier ne pourrait rien laisser paraître. Et ça prétendait avoir du sang d'ange ? Impossible.
De toute manière, rien que le sourire d'Alexander prouvait à lui seul que ce garçon ne pouvait pas être de descendante angélique. Bien sûr qu'il était magnifique, pur et candide, et parfait, mais aussi tellement coercitif que cela aurait dû être considéré comme un enchantement magique, une marque de sorcier, démoniaque. Au moins.
Mais Magnus n'était pas franchement objectif quand il s'agissait d'Alec. Voir cet homme sourire, lui sourire, lui semblait être un juste paiement pour la damnation éternelle induite par son immortalité. Et paradoxalement, ce sourire était aussi ce qui le faisait vivre au-delà de la survie sans intérêt qui avait été son mode d'existence pendant si longtemps. Alec était aussi sûrement son paradis que son enfer.
D'une certaine manière, Magnus croyait toujours qu'ils ne pouvaient pas lier leurs deux mondes. Qu'un jour, l'un comme l'autre, ils devraient faire un choix. Et si ni l'Enclave, ni le Monde Souterrain ne les y obligeait, c'était la mort qui les séparerait. Mais d'ici là, il voulait y croire.
Il y croyait même tellement qu'il était prêt à tout pour cet homme, qui continuait de marcher à côté de lui, en l'approchant et en l'effleurant bien plus que la décence ne l'aurait accepté s'ils avaient été tous les deux visibles, et non seulement Magnus.
– Rythme cardiaque détraqué... Souffle qui se bloque... Peau qui réagit à la présence de l'autre...
Le sourire d'Alec était immense. Diabolique. Il listait simplement les symptômes qu'il constatait sur Magnus en réaction à ses actions. Ces mêmes symptômes que, si peu de temps auparavant, et qu'il leur semblait être des siècles, Magnus lui citait pour le convaincre de ne pas épouser Lydia.
– Tu n'es pas un ange, Alexander Lightwood, répliqua le sorcier.
Il y avait une ruelle sombre sur leur gauche, comme New York en comptait des centaines (le taux de criminalité pouvait assurément s'expliquer rien que par la géographie des lieux), et il attrapa la veste de son compagnon d'une main, ouvrant un portail de l'autre. Brooklyn était encore beaucoup trop loin.
– Impatient, Magnus ? murmura Alec.
L'appartement dans lequel ils venaient de réapparaître était plongé dans la pénombre. La baie vitrée, plus loin, laissait échapper les lumières de la ville, mais l'entrée dans laquelle ils se tenaient désormais était sombre. Juste assez éclairée pour voir l'éclair magnifique dans les yeux d'Alec, avant que les larges mains de son amant ne viennent se poser sur ses joues, enserrer son visage et qu'il ne l'embrassât passionnément. Les yeux de Magnus se fermèrent automatiquement, se perdant dans le baiser. Il réalisa qu'ils avaient reculé quand il sentit la porte dans son dos, le corps d'Alexander le bloquant contre lui.
– Je t'aime, Magnus, lui souffla-t-il en rompant le baiser.
Le sorcier rouvrit les yeux, découvrant sans surprise la scène de son amant les joues rougies et le désir inscrit dans ses prunelles comme si elle avait été en plein jour. Il avait senti l'éclair le traverser, et n'avait rien fait pour reprendre le contrôle de lui-même.
– Déjà ? lui murmura Alec en constatant ses pupilles fendues, yeux de chat mordorés et vision nocturne activée.
– Je t'aime, Alexander, lui répondit simplement le sorcier.
Ils n'avaient pas besoin de mots pour se parler. En temps normal, Magnus n'aurait pas perdu le contrôle de sa magie pour un simple baiser bouche fermée, aussi passionné soit-il.
Il avait laissé sa marque de sorcier, ses yeux de chat, apparaître lors de leur première fois, mais toutes celles qui avaient suivi n'avaient pas eu le même traitement. Même si Alec était un amant très doué, souple et imaginatif, et même si Magnus se perdait dans ses caresses et son amour débordant qu'il lui offrait dans ses moments-là, il était rare qu'il en perde entièrement le contrôle de sa magie au point de non-retour de la vulnérabilité. Alexander savait parfaitement que cela ne voulait pas dire que Magnus ne l'aimait pas, ni qu'il n'était pas en confiance, ou qu'il ne prenait pas son plaisir, ou n'importe quelle autre stupidité garnie d'insécurité qu'un autre aurait pu imaginer.
Alec aimait son compagnon, et ne doutait pas de son amour en retour, yeux de chat ou non.
Mais aujourd'hui, alors qu'ils n'avaient pas été séparés pendant si longtemps, et que Magnus s'abandonnait à son étreinte en oubliant même de maîtriser sa magie, l'essence de lui-même, Alec lisait dans son regard nyctalope l'abandon entier et total, la confiance pure et l'amour unique qu'il lui portait. Et le lui rendait bien, le souffle court, ses yeux rivés dans ceux de Magnus, lui hurlant en silence sa beauté et l'amour qu'il lui portait.
Magnus referma les yeux quand Alec recommença à l'embrasser, toujours pressé contre la porte, Leurs corps se pressaient l'un contre l'autre, fermement, et les mains joueuses de son amant glissèrent de son cou à ses épaules pour rejeter la veste que le sorcier portait. Il aimait beaucoup cette veste, comme toute sa garde-robe. Pourtant, en cet instant précis, il oublia toutes les objections légitimes qu'il aurait pu formuler quant au fait qu'elle se retrouvât par terre. Parce que la langue taquine de son amant venait de quémander l'accès de sa bouche, et Magnus était trop concentré sur le fait de penser à respirer sans jamais cesser d'aller à la rencontre de cette bouche, de cette langue joueuse, de cette passion évidente et ardente pour seulement penser à ses vêtements.
Lentement, Alexander l'embrassa.
Méticuleusement, Alexander l'embrassa.
Amoureusement, Alexander l'embrassa.
Explorant chaque recoin de sa bouche, respirant à son rythme, inspirant son air et expirant le sien, mordillant les lèvres et caressant l'arc de cupidon.
Laisser le contrôle des opérations à Alec n'avait jamais dérangé Magnus. Par habitude et par expérience, il avait été le dominant, mais son amant avait appris très vite, et il pouvait se révéler parfois étonnamment surprenant.
Pas tactile, pas de câlin dans le canapé à profusion. Mais quand Alexander voulait Magnus, son corps et son cœur, il savait se faire comprendre avec une passion incandescente mâtinée d'un respect et d'une douceur presque douloureuse à éprouver. Comme il le faisait présentement.
L'embrassant avec douceur et révérence, comme un joyau précieux dans un écrin qu'il découvrait et qu'il voulait protéger, mais également avec une passion que ses mains baladeuses retranscrivaient bien. Disparu, le jeune homme timide et rougissant. Disparu, le soldat qui se tenait droit. Disparu le shadowhunter qui n'autorisait pas ses émotions à transparaître. Ne restait qu'un homme amoureux, aux lèvres gonflées par les baisers, aux pupilles luisantes d'envie, au sourire si large et réconfortant qu'il aurait pu faire fondre un iceberg.
– Alexander... la chambre... souffla Magnus entre deux baisers.
Il n'était pas sûr de résister encore longtemps. Il était entièrement habillé, ou presque, et il brûlait de sentir la peau nue de son amant contre la sienne. Leurs pantalons ne laissaient guère place à beaucoup d'imagination, mais c'était différent que de pouvoir voir et sentir contre lui, sans barrière.
– Conventionnel, Magnus, si conventionnel, lui répondit Alec avec un léger rire.
Ce qui était entièrement faux. Magnus n'était pas conventionnel. Et une fois Alexander débridé, le shadowhunter ne l'était pas davantage. Ils avaient testé toutes les surfaces planes que comptait l'appartement, la salle de bains et la cuisine, une partie des murs, tous les sofas, et le balcon. Surtout le balcon. De nuit. Avec le sentiment de pouvoir être visible de tous, vulnérables et à la fois protégés par la présence de l'autre.
Ce n'était pas pour être conventionnel que Magnus exigeait la chambre, le lit. C'était pour le plaisir de pouvoir retenir son amant auprès de lui, entre ses draps, après leurs étreintes. Le sexe était bien. Le sexe était parfait. Dormir dans ses bras, l'écouter ronfler tranquillement, s'abandonner en toute confiance dans ses bras, désarmé, était au-delà de ça.
Et Alec n'avait pas besoin qu'on le lui explique. Il souhaitait la même chose depuis qu'il avait quitté cette fichue fête. Il avait ardemment espéré une telle chose en se rendant à cette fête. Sans Magnus, il ne savait pas respirer. Avec Magnus, il ne savait respirer que dans sa bouche, au rythme de ses baisers.
Les mains câlines de l'archer glissèrent le long du corps de son compagnon, effleurèrent les hanches, puis rapprocha Magnus de lui, faisant s'entrechoquer leurs bassins, leur arrachant à chacun un gémissement appréciateur. Mais Alec ne le lâcha pas pour autant. Au contraire. Il pressa encore plus fort ses mains sur les fesses de Magnus, poussant vers le haut, exprimant clairement ce qu'il voulait.
– Sérieusement ? lui demanda Magnus en accompagnant le mouvement.
Il ne doutait pas une seule seconde de la force de son amant, qui le souleva souplement, croisant les jambes dans son dos. Il n'était cependant pas certainement de survivre au trajet jusqu'au lit, porté ainsi par Alexander, leurs bassins en contact.
– Shadowhunter, lui répondit Alec avec fierté, son sourire victorieux plaqué aux lèvres.
Les muscles de ses bras bandés sous son T-shirt (Magnus se fit vaguement la réflexion qu'il ne portait plus sa veste, lui non plus, mais il n'aurait pas été capable de dire quand il l'avait enlevé, même si sa vie en avait dépendu) étaient dangereusement érotiques. Il connaissait ce corps par cœur. Le tracé des muscles, le dessin des runes, mais en cet instant, il ne désirait rien d'autre que les voir.
– Je ne suis pas sûr que je vais te laisser beaucoup dormir cette nuit, promit-il en arrachant un autre baiser à son amant, qui les manœuvrait habilement en direction de la chambre, sans même paraître fatiguer sous le poids de Magnus dans ses bras.
– Je n'y compte pas, répliqua l'homme en face de lui. Même si tu fatiguais, je suis sûr qu'il y a des runes ou des sorts pour ça.
– Je ne fatiguerai pas si tu ne te fatigues pas ! lui jura Magnus.
Ils rirent, bêtement, heureux, amoureux. La chambre était sombre, et Magnus aurait pu résoudre le problème en un tour de main, littéralement, mais préférait nettement se concentrer sur le jeu d'ombre et de lumière sur le visage de son amant au gré de ses mouvements à travers la pièce éclairé par la nuit new-yorkaise.
Adroit, Alec parvint à se débarrasser de ses chaussures sur le chemin du lit, sans jamais faire tomber Magnus, qui rit de ses mouvements désordonnés pour s'extirper de ses lacets parfois trop serrés. L'avantage d'être porté par son demi-ange, pour Magnus, lui permit de juste jouer des doigts et sentir ses propres chaussures se défaire toutes seules pour aller se ranger dans le placard. Il tenait beaucoup à ses chaussures. Il tenait aussi beaucoup à sa tenue, mais il était clairement prêt à la sacrifier pour son amant.
Alec riait encore de son sourire satisfait quand il posa son précieux fardeau sur le lit.
– Magnus, combien de draps en soie de combien de couleur différente possèdes-tu, au juste ?
– Autant qu'il en faut, mon Ange.
Alec, avant leur rupture, passait presque toutes ses nuits au loft de son amant. Et il avait vu défiler un certain nombre de draps en soie de toutes les couleurs possibles et imaginables. Il avait d'ailleurs une forte tendance pour ceux rouge, qui avait tendance à faire ressortir la carnation couleur miel de la peau de son amant comme un tableau de maître italien du XVI siècle.
Mais ceux-là... il ne les avait jamais vus. Et la couleur bleue nuit, d'un bleu profond, n'était pas sans rappeler la couleur de ses yeux.
– Magnus... interrogea Alexander en laissant glisser sa main sur le tissu soyeux.
Son sorcier de compagnon, avec sa manie de lui faire découvrir tous les restaurants du monde, les plus beaux paysages, et les spécialités culturelles, culinaires et en alcool du monde entier, l'emmenant en portail partout sur le globe, et l'initiant au monde terrestre, lui avait inculqué des goûts de luxe. Le coton de ses draps de sa chambre à l'Institut, pourtant parfaits durant toute la première partie de sa vie, lui paraissait fade face à la douceur de la soie contre sa peau.
– Tu me manquais peut-être un peu, reconnut le sorcier en rougissant délicatement, détournant le regard de son amant installé au-dessus de lui. A partir du moment où mes draps n'avaient plus ton odeur, il fallait bien que je trouve un autre moyen pour réussir à dormir en m'imaginant que tu étais avec moi...
– Je ne partirai plus jamais, lui promit son shadowhunter en l'embrassant passionnément.
Leurs baisers enfiévrés devinrent nettement moins tendres, maintenant que leurs positions à l'horizontale au fond d'un lit le leur permettaient, et Magnus n'allait pas résister longtemps. Alexander, placé au-dessus de lui, savait parfaitement comment le rendre fou. Plus lourd, plus grand que lui, mais entraîné, il parvenait à se mouvoir contre lui, ne jamais lui peser, mais lui faire comprendre à quel point il le désirait en plaquant chaque millimètre de son corps contre le sien, le dominant de sa bouche.
– Magnus... gémit Alec quand, d'un coup de rein bien placé en réponse au corps lascif contre lui, le sorcier plaqua son désir contre le sien.
– Je joue selon tes règles, mon Ange, lui répliqua son amant d'un sourire victorieux devant le visage grimaçant de plaisir d'Alexander.
Il perdit cependant rapidement son sourire. Sa chemise tout comme son self-control venaient de voler en éclats, déchiré en lambeaux sous les mains de son compagnon, et Alec ne lui laissa aucun répit avant d'attaquer la conquête de son corps de sa bouche empressée. Et il était extrêmement doué pour ça. Lorsque ses dents effleurèrent à dessein un mamelon dressé de plaisir, Magnus étouffa un gémissement.
– Tu as le droit de crier, Amour, se moqua Alec. Tu as insonorisé tout l'appartement, tu te souviens ?
– Je me souviens surtout que fut un temps, il y avait une pétition dans l'immeuble parce qu'on faisait trop de bruit. Et que j'avais le choix entre arrêter de te faire l'amour ou placer des protections plus efficaces contre le son.
– Tu n'avais pas mis longtemps à choisir, si je me rappelle bien, lui répondit la voix étouffée d'Alec, sa langue trop occupée à descendre le long de ses abdominaux et d'en refaire le tracé de sa salive, chatouillant le nombril au passage.
Magnus aimait la manière dont ils étaient capables de parler tout en chérissant le corps de l'autre. Le souffle d'Alec sur sa peau quand il lui répondait l'électrisait autant que les marques laissées par sa bouche sur tout son corps. Il aimait appartenir à Alec, et le montrer. Il regrettait souvent de ne pas pouvoir faire de même sur la peau pâle d'Alexander, rajouter son propre tatouage temporaire dans le creux de son cou. Mais si son amant était déchaîné au lit dans l'intimité, assumer un suçon en dirigeant l'Institut lui était impossible. De toute manière, même si Magnus avait osé, dans un endroit invisible, Alec avait le chic pour partir en mission, se blesser, appliquer une iratze de soin, et faire disparaître à la fois coupure et suçon. Un jour, il le forcerait à prendre une semaine de vacances, le marquerait sur chaque centimètre carré de sa peau qui n'était pas occupée par une rune, et à garder et à arborer fièrement les marques.
Magnus gémit un peu plus fort tandis qu'Alec mordillait la peau de son ventre. Il n'appuyait pas assez fort pour laisser une marque, juste assez pour le faire soupirer de plaisir. Magnus rejeta la tête en arrière, fermant ses yeux toujours marqués de leurs pupilles jaunes. Sa vision nocturne d'animal nyctalope lui permettait de voir parfaitement Alec comme s'il avait été en plein jour, mais il était tellement plus agréable de ne rien voir, seulement ressentir. Et d'entendre. Se priver de sa vue pour mieux appréhender les autres sens.
Sentir l'odeur de la sueur, leur sueur, leurs odeurs mêlées qui en devenaient une. Alec ne sentait plus assez comme lui. Il fallait de toute urgence qu'il reprenne ses douches ici, qu'il imprègne ses draps de sa fragrance.
Entendre les bruits de succion, le froissement des draps, les gémissements, les halètements, autant les siens que ceux d'Alec.
Ressentir la chaleur de la peau d'Alec contre la sienne, frémir contre ses mains brûlantes, contre son haleine fraîche qui soufflait sur sa peau après chaque endroit qu'il léchait et mordait sur son torse.
Goûter sur sa langue celle d'Alec, qui revenait régulièrement l'embrasser, paresseusement.
Entendre soudain le cliquetis d'une ceinture. Puis deux. Magnus résista à la tentation d'ouvrir les paupières, tentant de deviner avec le reste de ses sens ce qui se passait. La perte de la proximité du corps d'Alec, un bruissement de tissu rapide et empressé, un juron, un éclat de rire, puis de nouveau de la peau contre la sienne lui apprit que son amant s'était débarrassé de ses vêtements.
Il n'eut pas le temps de vérifier de ses mains envoyées en reconnaissance à l'aveuglette si Alec avait enlevé tous ses vêtements ou non. Les larges mains de son amant avaient soulevé ses hanches, et tirant sur le tissu serré de son pantalon, bataillant.
– Impatient ? sourit Magnus en rouvrant les yeux, entendant un nouveau juron.
– De contempler ta beauté dans le plus simple appareil ? Toujours, lui répondit Alec en lui offrant un éblouissant sourire. Mais si tu pouvais m'aider et ne pas porter des trucs aussi serrés, je t'en serais très reconnaissant.
– Où serait l'intérêt de la mode ?
– Tu cesserais surtout d'être aussi tentant de dos pour quiconque n'est pas moi.
– Je suis tentant de dos ?
– Tu n'as même pas idée.
Ils rirent, s'embrassèrent de nouveau, euphoriques et empressés, prenant leur temps tout à la fois, de manière paradoxale. Ils avaient connu des parties de jambes en l'air nettement plus rapides, plus torrides. A la manière dont Alexander l'avait allumé durant le trajet, Magnus s'était imaginé un coït possédé par l'urgence et le besoin de fusionner leurs corps, ce qui l'aurait contenté... Mais ce que son cœur désirait profondément, c'était une deuxième première fois, en riant, en se découvrant, en s'apprenant, en prenant le temps. Et c'était ce que lui offrait son compagnon. La seule personne en ce monde qui l'avait jamais aussi bien compris de toute sa très longue existence. Alors en riant, Magnus aida son amant à lui enlever son pantalon trop serré (mais sexy), sa chemise en lambeaux qui flottait sur ses hanches, et les balancer à l'autre bout de la pièce. Les mains d'Alec revinrent aussitôt à ses cuisses, sa bouche à son aine, et il embrassa immédiatement le tissu tendu du boxer noir du sorcier, l'obligeant à de nouveau se coucher dans les coussins.
De toute évidence, il n'avait plus le temps pour le torturer et le faire languir, et le boxer glissa le long de la peau dorée de Magnus, échouant au fond du lit.
– C'est parfaitement injuste, balbutia Magnus alors qu'Alec déposait un nouveau baiser sur son aine. Tu es beaucoup plus habillé que moi.
Ce qui n'était pas tout à fait vrai, considérant que le sous-vêtement d'Alec, dernier rempart à sa pudeur, ne cachait pas vraiment son envie évidente, mais Magnus aimait profiter de la vue.
– Plus tard, Amour, lui chuchota Alec. D'abord, toi.
C'était de ce genre de détails qui le faisait l'aimer un peu plus qu'il ne lui semblait possible. Alec ne pensait pas forcément à son propre plaisir quand il faisait l'amour. Quand il voulait se faire câliner, il savait le demander. Quand il voulait se battre avec Magnus pour qui dominerait l'autre, qui donnerait le plus de plaisir à l'autre, il instaurait le jeu. Et quand il voulait se dévouer corps et âme au plaisir de Magnus jusqu'à en négliger le sien, rien ne pouvait le faire changer d'avis. Et Magnus aurait bien été en peine de protester quand la langue de son amant traça une ligne le long de la veine bleutée de sa verge tendue.
Il laissa échapper un gémissement sonore. Personne n'était naturellement doué pour la fellation du premier coup. Comme tout le reste, cela s'apprenait, s'améliorait avec le temps. Et Alec avait été un élève très appliqué dans ses leçons. Il jouait avec Magnus comme d'un instrument, s'amusant de ses réactions, de ses gémissements et ses halètements, de ses tentatives peu fructueuses pour former des mots. Et sa bouche appliquée dévorait le vît gonflé, l'aspirait et le suçait, soufflait le chaud et le froid, littéralement, et le mettait sur la corde raide du plaisir.
Magnus n'était plus sûr de savoir comment respirer, ni comment il s'appelait. Son corps en sueur paraissait n'avoir de terminaisons nerveuses plus qu'entre ses jambes, et il avait tout oublié qui n'était pas les lèvres rouges et gonflées d'Alexander autour de son sexe, vision érotique et dévastatrice.
– Retiens-toi, Amour, lui chuchota Alec en le lâchant soudainement, remontant auprès de son visage.
Cela faisait trois fois que Magnus avait été près de basculer et de jouir, et qu'Alec l'avait senti et empêché. Il avait besoin de laisser exploser sa jouissance. Et vite.
– Je veux encore que tu me prennes, reprit Alec en picorant son visage de baiser.
– Que je... ? Je pensais que tu voudrais l'inverse...
De par son inexpérience en la matière, et convaincu que jamais Magnus ne le blesserait, Alexander lui avait abandonné son corps dès leur première fois, et le shadowhunter adorait ça. Quand il avait osé formuler, les joues écarlates, vouloir échanger les places, Magnus lui avait cédé le contrôle sans difficulté, et ils étaient globalement égaux depuis. Et au vu de comment le shadowhunter avait pris le contrôle des opérations depuis le début de la soirée, Magnus avait assumé qu'il irait jusqu'au bout.
– Non, répliqua Alec, les yeux brillants. Je veux que ça soit toi.
D'un mouvement leste, il étendit le bras en direction de la table de nuit, en profitant pour faire frotter son corps contre celui de son amant, tout son corps, y compris sa hampe toujours emprisonnée dans son étau de coton. Magnus en prit aussitôt son parti, attrapant avec possessivité les fesses d'Alexander de ses mains, insinuant celles-ci sous le tissu, caressant enfin la peau douce et bombé, arrachant à son compagnon un râle de plaisir.
– Je ne suis plus le seul à être impatient, s'amusa Magnus tandis qu'Alec lui jetait le lubrifiant en tentant de reprendre son souffle.
– Magnus, je te jure que si tu ne...
Alec n'acheva jamais sa phrase. Il n'était pas le seul à savoir jouer de ses muscles et à être capable de retourner son amant pour le plaquer contre le matelas, s'empressant de redessiner de sa langue chacune des runes du corps de son amant.
– Un message à faire passer ? demanda joyeusement Alec, constatant que son amant insistait particulièrement sur sa rune d'endurance, ainsi que celle lui permettait une souplesse plus intense, comme s'il pouvait les activer de sa bouche aux pouvoirs certes incroyables, mais inefficace sans stèle à cristaux séraphiques.
(Et il évitait sciemment celle de son parabatai, comme toujours)
– Je n'ai aucune idée de ce dont tu parles, s'amusa Magnus. Je ne connais absolument pas tes runes et ce qu'elles veulent dire.
C'était un parfait mensonge. S'il l'avait fallu, Magnus était capable de réciter de tête au centimètre près chaque rune du corps de son compagnon, et en dire l'utilité. Même s'il ne pourrait jamais activer la stèle d'Alec, absence de sang angélique oblige, savoir à quoi elles servaient pouvait toujours être utile si un jour Alec se retrouvait dans l'incapacité de parler et de bouger.
– Je croyais que tu étais impatient ? lui demanda Alec dans un mouvement lascif du bassin.
– Ne confonds pas, mon Ange, ça c'est toi, qui viens de me supplier de te prendre.
– Je n'ai pas supplié.
Le shadowhunter n'eut pas le temps de protester davantage. D'un mouvement de poignet qui avait des propriétés magiques selon Alec, mais qui ne devait son efficacité qu'à rien d'autre que l'expérience, Magnus avait saisi son sexe et descendu son boxer, et s'amusait à torturer son érection entre ses doigts, laissant Alec à bout de souffle et effectivement suppliant.
– Et là, tu n'implores pas ? lui murmura Magnus en descendant lentement sa main encore plus bas, effleurant les testicules et cherchant le point sensible du corps de son homme.
Alec avait abandonné toute fierté, trop noyé dans les sensations qui brûlaient son ventre, lui donnaient l'impression que chaque terminaison de son corps était hyper sensible et que Magnus était partout. Il supplia, et gémit de plaisir et d'inconfort mêlé lorsqu'un doigt précédemment lubrifié se pressa à son entrée.
– Magie, Magnus, s'il te plaît... bégaya-t-il, le corps tendu comme un arc, cherchant désespérément plus de contact entre son corps et celui de Magnus, et surtout que la main dont désormais deux doigts le fouillaient aille plus loin.
– Non, mon Ange. A l'ancienne. Lentement.
La magie pouvait faire bien des miracles pour empêcher l'inconfort, la douleur, et éviter les vrais problèmes comme la fissure anale ou ce genre de détails auxquels aucun couple ne voulait penser dans le feu de l'action et qui pouvait se payer si cher. Mais Magnus aimait aussi le faire lentement, à la main (littéralement), avec un tube de lubrifiant acheté dans un sex-shop (bien sûr qu'on en trouvait en grande surface. Mais où était l'amusement dans ce cas, par rapport à voir des yeux agrandis par la gêne d'un shadowhunter un peu trop prude dans un magasin ayant pignon sur rue dans un quartier si connu de Paris qui en comptait des dizaines ?).
Rapidement, Magnus ajouta un troisième doigt, prépara lentement son amant à l'intrusion, le regarda se tordre de plaisir et d'anticipation dans les draps bleu nuit qui rappelait ses yeux, et qui faisaient magnifiquement bien ressortir sa peau claire, ses cheveux sombres, ses runes, sa beauté dans tout son ensemble.
– Je t'aime, Alexander, déclama Magnus en retirant sa main.
Les yeux de son amant se rivèrent aux siens alors qu'il remontait les genoux sur sa poitrine, laissant Magnus s'aligner contre son corps, puis lentement, très lentement, leurs pupilles accrochées l'un à l'autre, incapable de se quitter du regard, son amant le pénétra.
C'était douloureux. Sans magie, cela l'était toujours forcément un peu au début. Avec l'habitude, cela ne devenait rien d'autre que de l'inconfort, mais c'était toujours là, un instant durant.
– Je t'aime aussi, Magnus, souffla Alec.
Mais l'amour indescriptible dans leurs regards, se dévorant mutuellement, l'abandon et la confiance totale en l'autre, la douceur et la tendresse pour que l'inconfort reflue pour laisser place au plaisir, la patience et le contrôle sublimaient tout le reste.
Rapidement, Magnus fut en Alec, et par ce geste ils eurent le sentiment d'être enfin complets, ensemble. Ce n'était pas juste une connexion physique, bien qu'elle soit évidente. C'était leurs cœurs, profondément, qui se sentaient de nouveau et enfin emplis d'un amour débordant pour l'autre, une connexion à double sens, aimer et être aimé en retour, leurs âmes fusionnant l'une dans l'autre.
Sans jamais se quitter dans yeux, Alec signifia à Magnus qu'il pouvait bouger en redressant son bassin, cherchant désespérément plus de contact. Ils réajustèrent leur position, une des jambes d'Alec sur les épaules de Magnus, l'autre crochetée autour de la taille de son amant, laissant au sorcier la possibilité d'avoir plus d'amplitude. Et de rapidement atteindre, en quelques va-et-vient, ce point merveilleux qui projeta dans des étoiles dans les prunelles bleues, que Magnus avait volontairement laissé de côté de ses doigts précédemment.
– Magnus, Magnus, Magnus... psalmodia Alec.
Il oscillait du bassin au même rythme que son amant le pénétrait, réduits tous les deux à l'état de loques gémissantes et ânonnant le prénom de l'autre, le corps en sueur tremblant de plus en plus.
– T'aim... Magnus...
– Alec... Alexand... 'Aim'...
Ils avaient trop fait durer les préliminaires et n'étaient plus capables de tenir longtemps à ce rythme. Alec, le premier, laissa monter le plaisir dont les vagues de plus en plus intenses le balayaient. Il gémit le nom de son amant, se redressa soudainement, attrapant d'une main la nuque de Magnus pour coller les lèvres de Magnus contre les siennes, saisissant de l'autre son érection délaissée, y intimant le même mouvement que celui que son homme lui imposait. Un instant plus tard, il étouffait contre la bouche de son compagnon l'orgasme qui le transperça alors que Magnus atteignait une nouvelle fois sa prostate d'un coup de rein puissant.
Son amant le suivit immédiatement, franchissant le voile les séparant des rives du plaisir, mourant de sa petite mort sans le moindre regret, transpercé par le plaisir dans les yeux d'Alexander, la sensation intense de l'orgasme d'Alec se répercutant en lui.
Ils s'écroulèrent dans les coussins, haletants, en sueur. Magnus se retira immédiatement, prenant garde à ne pas blesser son amant.
Sales, le corps luisant de plaisir, Magnus rampa dans les draps de soie pour se lover dans les bras de son amant, les yeux clos de félicité. Ses pupilles étaient redevenues normales, et cela faisait un choc de retrouver une vision normale, assombrie par la faible luminosité de la pièce. Il n'avait cependant pas besoin de pupilles de chat pour voir le sourire d'Alexander, sa félicité évidente, son bonheur irradiant comme un soleil. Peut-être bien descendant d'un ange, finalement.
– Je t'aime, Magnus. Je ne veux plus... plus jamais... qu'on se dispute.
– Je t'aime aussi, Alexander. Même si les retrouvailles sont autant à la hauteur de la dispute ?
Un éclat de rire. Magnus ouvrit une paupière pesamment refermée sous l'effet de l'épuisement. Voir Alec rire était un spectacle aussi rare que précieux.
– Même, lui répliqua le shadowhunter. Ça fait trop mal d'être loin de toi.
Magnus ne répondit rien, se contentant de mieux s'installer contre son amant, cherchant la meilleure position pour son visage dans le creux de l'épaule musclée.
– Trop fatigué pour la douche maintenant, marmonna Alec à son oreille. Tu peux juste... claquer des doigts ?
Et ça se prétendait shadowhunter ? Et ça réclamait de la magie ? S'il en avait eu le courage, Magnus l'aurait taquiné sur la supériorité évidente des sorciers sur les shadowhunter. Au lieu de quoi, il claqua en effet des doigts en se concentrant activement, histoire de ne pas les blesser inutilement dans l'affaire. Les draps froissés vinrent aussitôt les envelopper dans un cocon, et ils furent propres de leurs activités impudiques. Les deux hommes appréciaient la douche, surtout l'un avec l'autre, et enlever manuellement les traces du plaisir de l'autre pouvait être foncièrement érotique, mais ce n'était pas l'idéal pour dormir.
Et Magnus ne pouvait que bénir le fait de sortir avec un néphilim, de surcroît homme. Ils n'avaient pas à se préoccuper de ces questions foncièrement terrestres de maladies sexuelles, ni prendre le risque de tomber enceinte. Devoir aller jeter un préservatif usagé pouvait parfois être un tue-câlin. Alors qu'ils étaient parfaitement bien, là tous les deux, entre veille et sommeil, Magnus blotti contre le flanc de son compagnon, leurs jambes entremêlés, le corps d'Alec fournissant un oreiller nettement plus confortable que ceux pourtant en plumettes d'oie et taie en soie du lit.
– Attends... réalisa Magnus. Trop fatigué par la douche maintenant ? Ça veut dire quoi ?
Il sentit Alec sourire plus qu'il ne le vit, ainsi blotti contre lui.
– Un peu de repos avec toi, l'informa Alec. Je refuse de te lâcher. Mais dès que je me réveille, je te fais l'amour sous la douche. Je ne te laisserai pas quitter cette chambre et sa salle de bains ni cette nuit, ni demain. Je ne compte pas te laisser quitter ce lit, en fait. Sauf si c'est pour faire l'amour contre la fenêtre. Ou dans la douche. Le programme te convient, Amour ? N'est-ce pas ce que tu m'avais promis, de toute manière ?
Magnus fit l'effort de se redresser sur un coude, posa des lèvres légères contre celles tendues d'expectative d'Alexander, à peine un vrai baiser, juste l'effleurant de leurs lèvres ensembles, appréciant la présence de l'autre, yeux clos et cœurs battant au même rythme, parfaitement accordé.
– Tu as oublié le plan en marbre de la salle de bains, mon Ange, répliqua-t-il, parfaitement sérieux. Je t'y ferais l'amour jusqu'à ce que tu cries grâce.
Un rire doux, léger, faible et terriblement sincère, grondement dans la poitrine qui s'agitait, chatouillant Magnus qui était à moitié allongé dessus. L'hilarité le gagna à son tour. Et tandis que leurs cœurs dansaient la même sarabande, leurs corps s'accordèrent dans leurs tressautements, leurs âmes déjà trop liées pour être désormais dissociables.
Prochain texte le Me 18/11 !
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