Chapitre 5 : L'œil du Cyclone
Pendant le trajet de retour, un silence inhabituel s'installa entre eux. Mal à l'aise, Laurence lui jetait parfois un regard mais le visage fermé d'Avril le dissuadait de lui adresser la parole. D'ailleurs, par où commencer ? Il ne voulait pas la brusquer après ce qu'elle venait de vivre. Elle avait besoin de temps.
Il l'emmena à son domicile, non sans avoir fait des détours et s'être assuré qu'ils n'étaient pas suivis. A peine arrivé, Laurence ferma les rideaux, délaissa sa veste mais conserva le holster et l'arme sous son bras. Alice le regarda s'affairer dans l'appartement pendant que, pour la première fois, elle ne savait pas quoi faire d'elle, complètement perdue. Il ne tarda pas à s'apercevoir de son inconfort, et d'un ton bourru, déjà préoccupé par les suites de son enquête, il lui dit :
« Prenez tout ce qu'il vous faut dans la chambre, Avril. Vous trouverez des serviettes dans la salle de bain. Si vous avez besoin de quoi que ce soit d'autres, demandez-moi. »
« Merci. »
Elle se rendit dans la salle d'eau et s'engouffra sous la douche pendant qu'elle l'entendait parler au téléphone au travers de la porte. Il faisait un long rapport détaillé de la soirée à son correspondant, un autre flic sans doute.
Au bout de quelques minutes, elle crut devenir folle et essaya de ne plus l'entendre, tellement elle revivait le cauchemar de son agression. Avec une énergie destructrice, elle se frotta tout le corps, jusqu'à s'en faire mal. C'était une purification nécessaire, en réaction à cet avilissement qu'elle avait subi, une punition aussi qu'elle s'infligeait, contre elle-même et cette fragilité féminine exacerbée qu'elle détestait, contre les hommes en général qui se servaient des femmes selon leur bon vouloir et leur bon plaisir, contre cette société figée dans ses carcans et ses codes, qui l'obligeait à prendre violemment en permanence ce qu'elle était en droit d'avoir, sous peine de ne rien recevoir.
Parfois, le combat pour ses droits lui paraissait énorme, trop lourd à porter, et elle se sentait comme Don Quichotte face à ses moulins : inutile. Elle avait l'impression que ses efforts désespérés pour faire entendre sa voix, ne la menaient à rien. Ça l'était d'autant plus en cet instant précis et elle se sentit envahie par une vague de désespoir. Elle se laissa glisser au sol sous le jet d'eau et commença à pleurer en se laissant aller, à bout de nerfs.
Laurence la trouva ainsi, prostrée dans la douche, perdue. N'obtenant pas de réponses à ses questions, inquiet, il s'était permis d'entrer.
Il l'appela mais Alice ne réagit pas. Il coupa alors l'eau en espérant qu'elle allait enfin émerger mais la jeune femme était toujours plongée dans une immobilité inquiétante. Comme bien souvent dans ces cas-là, il s'emporta et se mit à lui crier dessus :
« Avril, bon sang ! Remuez-vous un peu, je n'ai pas que ça à faire ! Et en plus, je dois supporter votre nudité, à croire que... »
Il s'arrêta net, quand Alice releva des yeux rougis vers lui. Elle semblait ailleurs, perdue, fragile, vulnérable, un état qu'il ne lui connaissait que rarement. Gêné, il s'empara vivement d'un peignoir, couvrit le corps de la jeune femme, non sans apercevoir les rougeurs sur sa peau, et comprit ce qu'elle avait tenté de faire. Quand il l'avait touchée, ce type l'avait souillée, avilie. La colère l'assaillit à nouveau, pas seulement tournée contre cette ordure qui s'en était pris à elle, mais aussi contre lui-même. Il n'avait pas su être là pour elle et voilà où elle en était. A cause de lui.
Le policier écarta cette pensée dérangeante pour son ego. Il n'était surtout pas question de laisser sa culpabilité et sa colère transparaître à cet instant, la journaliste avait besoin de lui. Il baissa d'un ton, à nouveau mal à l'aise, indécis sur la conduite à tenir.
« Avril ? Vous pouvez vous relever ? »
Elle se laissa faire quand il l'obligea à se mettre debout. Sommairement, il ajusta le peignoir sur elle, hésitant à la sécher, de peur de sa réaction s'il la frictionnait. Il lui essuya seulement le visage avec douceur et elle sortit de son apathie pour le dévisager avec une rare détresse. Cela lui brisait littéralement le cœur de la voir ainsi, démunie, blessée dans sa chair, marquée psychologiquement, elle d'habitude si forte et courageuse.
« Venez, Alice, vous avez besoin d'un remontant. »
Elle se laissa entraîner dans le salon. Il ne voulait plus la laisser seule face à elle-même. C'était à lui d'être là pour elle maintenant, comme elle avait dû faire face pour eux deux dans l'urgence.
Il lui servit un verre et s'assit à côté d'elle. Spontanément, elle vint se blottir contre lui et but à petites gorgées, à nouveau perdue dans ses sombres pensées. Laurence qui s'était raidi contre cette intrusion dans son espace personnel, accepta tout de même de passer son bras autour des épaules d'Alice et ils restèrent silencieux, sans même se regarder. Rien ne filtrait entre eux mais ils se comprenaient, partageant bien plus que du réconfort en ces instants difficiles. Là résidait leur véritable lien, le cœur de leur amitié.
« Y'a qu'avec vous que je peux… » Commença Alice avec reconnaissance. « … Merci d'être là pour moi. »
« Ça va aller, Avril. Je vais coincer ces salauds, je vous le promets. »
« Je sais. »
La confiance aveugle d'Alice ne lui faisait que regretter encore plus amèrement le déroulement de la soirée et le dilemme qui s'était présenté malgré tout à lui. Par sa faute, un homme était mort. Certes, ce type ne manquerait à personne, mais tout de même... Ce qu'elle ajouta ensuite, jeta de l'acide sur sa blessure d'amour propre :
« Faut pas vous en vouloir, vous savez... »
« Avril, ce que je ressens actuellement n'a aucune espèce d'importance. C'est vous la victime de cette infamie. »
Alice retint courageusement ses larmes en se mordant les lèvres, mais trop fragile encore, elle perdit le combat contre elle-même, puis se remit à sangloter silencieusement, en sachant que Laurence détestait ces effusions débordantes d'émotivité. Le policier sentit les soubresauts du petit corps contre le sien et serra davantage la jeune femme pour la consoler et lui communiquer sa force.
« Ça va aller, Avril. Laissez-vous aller si ça vous fait du bien… »
Bouleversée, Alice s'abandonna totalement à ce moment là. D'énormes sanglots la secouèrent pendant de longues secondes où il se contenta de la tenir dans une fière embrassade, puis elle se calma progressivement. Au bout de longues minutes, elle se recula enfin en essuyant maladroitement ses yeux rougis.
« Merci, Laurence, vous êtes un chic type. »
« Vous êtes sûre que vous allez bien ? » Ricana-t-il, non sans ironie. « D'habitude, je me fais insulter copieusement… »
Sa tentative pour alléger l'atmosphère fit mouche. Avril esquissa un sourire triste et retrouva un peu de son esprit combatif malgré la fatigue qu'elle ressentait.
« Si je vous insulte, c'est que vous l'avez mérité ! Vous n'êtes pas un Saint non plus ! »
Les yeux du policier se mirent à briller tandis que ses lèvres s'étiraient imperceptiblement, en lui donnant cet air sarcastique et arrogant dont il avait le secret, mais Alice n'était pas dupe. Laurence ne connaissait aucune retenue sauf quand on s'attaquait à ce qui lui tenait réellement à cœur. Là se trouvait le véritable Swan Laurence, comme en ces instants où il la soutenait en oubliant leurs rivalités.
Elle accueillit cependant le retour à une certaine routine querelleuse entre eux avec soulagement. Aussi étrange que cela puisse paraître, c'était leur normalité. Cela lui permettait temporairement de ne plus penser à son agression.
« Je sais que vous adorez me faire dégoupiller. Vous faites même exprès de souligner le moindre de mes soi-disant défauts, alors que vous pourriez faire preuve de tolérance en réalité. »
« Oh, je ne le fais pas exprès, Avril, vous m'exaspérez réellement avec vos imperfections et votre attitude militante ! Si vous êtes aussi féministe que vous le dites, commencez par ne pas rejeter votre féminité et l'on vous respectera davantage. »
« Réflexion typique d'un macho sexiste qui aime cataloguer les femmes dans des cases bien définies ! Les jolies blondes sans tête, les belles brunes sensuelles et les rousses indomptables. »
« Emmerdantes, je dirais plutôt dans votre cas… Prenez plutôt exemple sur Marlène. Elle est féminine jusqu'au bout des ongles, possède toutes les qualités que l'on est en droit d'attendre d'une belle jeune femme agréable à regarder, qui sait où se trouve sa place et qui sait se tenir... »
« Et qui flatte votre ego de mâle. Telle secrétaire, tel patron, hein ? Elle balance du rêve et renvoie une image de perfection qui déteint sur vous. »
« Marlène est parfaite, c'est vrai. »
« Si elle est parfaite, pourquoi ne l'épousez-vous pas alors ? »
Il parut un instant décontenancé par le tour que venait de prendre la conversation.
« Là n'est pas la question… » Eluda t-il, gêné. « Marlène est quelqu'un que j'apprécie énormément, mais je préfère l'avoir comme secrétaire et comme… comme amie. »
« De toute façon, vous n'êtes pas assez bien pour elle. »
Et toc ! pensa Alice, secrètement satisfaite d'elle-même. Laurence resta stoïque devant son attaque.
« Je ne veux pas me disputer avec vous ce soir, Avril. »
« Dites plutôt que vous ne voulez pas me donner raison. »
Laurence la dévisagea pensivement pendant quelques secondes, alors qu'Alice baillait à s'en décrocher la mâchoire pour la énième fois en l'espace de cinq minutes. Au lieu de lui répondre, il se leva et lui tendit la main. Spontanément, avec confiance, elle posa sa paume dans la sienne. Il soupira et concéda faussement :
« Vous avez raison, Avril. Je suis un vilain macho qui avance des stéréotypes et des arguments fallacieux pour asseoir la suprématie masculine en ce monde. L'avenir de l'homme passera peut-être par la femme un jour, mais en attendant, mes prérogatives de mâle vous ordonnent d'aller dormir. »
« Très drôle. »
« Vous tenez à peine debout. »
C'était vrai. Alice se sentait bizarre, comme si elle flottait par moment. Elle fronça les sourcils et jeta un œil vers son verre. Un résidu blanc s'était formé au fond.
« Qu'est-ce que vous avez mis dans mon cordial ? »
« Un somnifère qui va vous aider à dormir. »
« Espèce de traître, c'est pas du jeu ! En plus, mélanger les médocs et l'alcool, ça se fait pas ! »
« Vous savez bien que je ne joue que selon mes règles, ma chère Alice... »
La rousse eut un sourire plus franc.
« Jamais vous ne m'avez autant appelé Alice que ce soir ! »
Elle le vit se renfrogner immédiatement et ajouta avec malice :
« … J'adore la façon dont vous prononcez mon prénom. Autant vous aboyez mon nom, autant là, c'est tout doux, chaud et rassurant, comme si vous m'enveloppiez d'amour... »
Encore une fois, elle fit mouche. Laurence fit la grimace. Il détestait quand elle lui faisait du rentre-dedans. Peut-être qu'elle devrait essayer ça plus souvent pour le faire enrager à son tour ?
« Avril, vous êtes une emmerdeuse à temps complet. Vous ne vous fatiguez jamais vous-même ? »
« Non. Vous imaginez votre vie sans moi ? Elle serait vide et d'un ennui profond… »
Laurence ne put s'empêcher de rire.
« Certainement pas. Je la vois paisible et tellement plus reposante. »
« … Chiante à mourir, vous voulez dire ! »
« … Calme. Un vrai bonheur. »
« Même pas vrai ! Il faudrait m'inventer pour vous remettre à votre place ! »
Il se contenta de secouer la tête, une lueur amusée au fond des yeux. Ils étaient parvenus dans la chambre. Ensemble, ils changèrent les draps et Alice s'apprêta à enlever son peignoir quand le commissaire se rappela in extremis qu'elle ne portait rien dessous !
« Stop ! » S'écria-t-il brusquement.
« Quoi ? »
Laurence ouvrit le tiroir de la commode et fouilla à l'intérieur quelques secondes. Il en sortit une magnifique nuisette en soie noire brodée de dentelles, oubliée par l'une de ses conquêtes. Sans doute trop sexy pour une fille comme Avril, pensa-t-il, mais ce sera toujours plus seyant que mes propres pyjamas.
« Mettez ça. »
Alice se mit à siffler de façon admirative.
« Mazette ! Vous ne vous fichez pas de vos petites amies ! A moins que... »
« A moins que quoi ? » demanda-t-il avec humeur.
« Vous continuez à vous travestir ? Le week-end, derrière ces murs, quand personne ne peut vous voir ?... »
Laurence secoua la tête et leva les yeux au plafond.
« Affligeant, Avril... Vous trouvez que c'est à ma taille ? »
« Brigitte vous manque, avouez-le... »
Pour lui permettre de se changer, il lui tourna le dos, oubliant accessoirement de sortir de la pièce, comme l'aurait fait n'importe quel gentleman !
« Je dirais que c'est plutôt à vous qu'elle manque. »
« J'aimais beaucoup Brigitte malgré son balai dans le cul. C'était une sacrée militante du droits des femmes, une championne du monde même ! »
Amusé et secrètement flatté, Laurence consentit à sourire puisque Alice ne pouvait le voir. Cela ne l'empêcha pas de faire son blasé.
« Brigitte n'existe pas, Avril. »
« Allez dire ça à Tricard ! Vous lui avez brisé le cœur. Il a mis des semaines à s'en remettre. Peut-être même rêve t'il encore de sa grande brune aux yeux de biche ? »
Laurence se mit à rire cette fois, en acceptant la camaraderie bon enfant. Finalement, laisser la rousse se moquer de lui était autant bénéfique pour elle que pour lui ce soir, après toutes les tensions qu'ils avaient affrontées.
« C'était juste un rôle de composition. »
« Que vous avez interprété avec une maestria digne des plus grands acteurs ! Vous avez enfin été confronté à ce que nous ressentons en permanence, nous les femmes, lorsque les hommes nous regardent comme s'ils nous possédaient... WOOAAAAHHH !... »
A ce son, il fit machinalement demi-tour et la Terre s'arrêta de tourner pour Swan Laurence.
« Qu'est-ce que c'est agréable à porter ! » S'écria Alice en posant les mains sur ses flancs pour caresser la douceur de la soie sur sa peau, totalement inconsciente du trouble dans lequel elle venait de jeter le commissaire.
Laurence ne pouvait s'empêcher de dévorer Avril des yeux, sidéré par son naturel et son manque de pudibonderie. Les formes de la jeune femme, mises en valeur par la nuisette et ses gestes inconsciemment sensuels et érotiques, éveillèrent en lui un émoi d'un genre nouveau, qui fit battre son cœur plus vite.
« On dirait qu'elle est taillée pour moi… » Continua la rousse sans rien remarquer. Elle s'approcha de la psyché en prenant des poses suggestives. « Y'a pas à dire, la soie, c'est quelque chose ! »
Fasciné, la bouche sèche, Laurence déglutit et dut se secouer pour se sortir de son état second en écrasant les images impudiques produites spontanément par son imagination masculine. Ne parlaient-ils justement pas de l'attitude détestable des hommes envers les femmes avant qu'il… ? qu'elle… ? Misère... Un peu trop brusquement, il s'adressa à elle en grommelant :
« Bon, on n'est pas là pour parler chiffons et stylisme toute la soirée, couchez-vous maintenant. »
Alice lui jeta un regard ombrageux via le miroir.
« Rabat-joie... Vous ne faites jamais preuve de patience avec moi. »
« Vous l'avez totalement épuisée la première fois que vous avez fait irruption inopinément dans mon bureau. »
« Quand arrêterez-vous de m'en vouloir pour tout ? »
« Laissez-moi voir… Jamais ! Ça vous va comme réponse ? »
A présent vexée, la jeune femme passa devant lui et se coucha. En silence, Laurence l'observa en éprouvant une impression bizarre : la voir là, presque nue, dans son lit… Stop ! Il se força à ne plus laisser vagabonder son esprit vers des territoires particulièrement déplacés, surtout après les événements de la soirée. Rien que d'y penser, il retrouva sa lucidité.
Alice bailla et tira la couverture à elle.
« J'admets que nous sommes partis sur de mauvaises bases tous les deux, » Reprit Alice d'une voix somnolente, « mais vous n'avez pas cherché à comprendre non plus. »
« Pourquoi vous aurais-je toléré ? Vous n'aviez aucune légitimité… Mettez-vous à ma place : une fille sans-gêne qui se faisait passer pour ce qu'elle n'était pas, vous auriez réagi comment ? »
« Vous aviez besoin de moi ! Vous avez toujours besoin de moi d'ailleurs.»
« Je n'ai besoin de personne, Avril. »
Inutile de discuter avec lui sur ce point, il n'en démordrait pas. Elle se remit à bailler démesurément. Le mélange alcool et médicaments faisait effet.
« Il ne vous est jamais venu à l'esprit que j'en ai assez d'être votre souffre-douleur ? »
« C'est mon plaisir personnel que de vous faire enrager. » Ricana-t-il. « En plus, je suis persuadé que vous adorez pouvoir exprimer votre mauvais caractère. »
« Vous déraillez complètement, Laurence, je ne suis pas masochiste ! Et puis, je n'ai pas mauvais caractère ! »
« Ah oui ? Alors pourquoi tendez-vous toujours le bâton pour vous faire battre ? »
Le visage d'Alice redevint grave et elle ne répondit pas tout de suite.
« Pas ce soir. »
« Non, pas ce soir… » Dit-il en se radoucissant. « … Essayez de dormir maintenant. Je serai à côté si vous avez besoin de quoi que ce soit. »
Alice hocha la tête et se tourna sur le flanc. Il éteignit la lumière en sortant.
« Laurence ? »
« Oui ? »
« On vit une belle histoire tous les deux, non ? »
Il s'esclaffa devant cette idée loufoque, mais qui trouva un étrange écho en lui, même s'il n'était pas prêt à l'admettre.
« Avril, Avril… Décidément, vous me ferez toujours rire… »
« Vous voyez ? Sans moi, Laurence, votre vie serait bien trop triste ! »
Il eut encore un petit rire amusé.
« Dormez au lieu de raconter des âneries. » Prononça-t-il finalement.
A suivre…
Malgré la situation, ce chapitre a été facile (et plutôt drôle) à écrire. Laisser les personnages revenir vers ce qui est leur normalité, leur sécurité, leurs petites prises de bec au quotidien, leur permet de se recentrer sur eux, mais peut aussi révéler la nature profonde de leur lien, dans ce à quoi ils sont confrontés tous les deux.
J'espère y être arrivée. La suite très prochainement.
