Chapitre 14 : Où Avril se questionne.
Alice Avril prit une autre photo des caisses entreposées dans la cabine et placées sous la garde de huit policiers. Seule journaliste autorisée à immortaliser le retour en France de l'or et du platine par avion, elle mesurait la chance qu'elle avait de pouvoir continuer à suivre l'enquête aux côtés de Laurence.
Le commissaire lui avait pourtant proposé de rentrer avec l'inspecteur Bardet mais elle avait décliné. Elle termina la pellicule en prenant d'autres clichés, puis la sortit de l'appareil photo. Elle attendit que Laurence ait le dos tourné pour la donner discrètement à Bardet.
« Un dénommé Lemaître viendra chercher le film à ton arrivée. »
« D'accord. »
« Antoine, je ne te remercierai jamais assez pour… pour tout. »
Le jeune homme balaya d'un geste ses remerciements. Alice ne savait pas ce que Laurence lui avait dit mais il semblait aller mieux, même s'il n'était guère loquace. Rapidement, elle lui serra la main.
« Prends soin de toi, d'accord ? »
Il hocha la tête.
« Merci à toi. »
« De quoi ? »
« De ne pas me considérer comme un monstre… »
Alice s'approcha de lui et lui glissa tout bas :
« Tu as agi comme il fallait. Tu sauvé la vie de quelqu'un qui, malgré son caractère de merde, s'avère être... un ami. J'en reviens pas de m'entendre dire ça... Enfin bref, Laurence m'a sauvé la mise tellement de fois que je ne peux pas lui enlever ça, même s'il faut bien l'avouer, c'est un gros con… »
Bardet ne put s'empêcher de rire.
« Je sais, c'est totalement contradictoire... » Reprit-elle.
« Si, je comprends. Il est paradoxal. »
Alice fit la grimace et secoua la tête.
« Laurence n'est pas un sujet sur lequel j'ai envie de m'étaler. »
« Je n'ai pas non plus envie que vous vous ventrouilliez sur moi, Avril… Rien que de l'imaginer, brrrrr ! Ça fait froid dans le dos ! »
Alice soupira devant l'intervention inopportune du commissaire qui avait entendu ces dernières paroles. Elle se retourna vers le policier et croisa les bras, mécontente :
« Laurence… On vous a déjà dit que ce n'était pas poli d'écouter les conversations des autres ?
« On en apprend tellement plus, pourquoi se priver ? Ainsi, je ne vous sors plus par les yeux, Avril ?
Avec un sourire faux-jeton, Alice lui tapa amicalement sur le bras et lui glissa :
« Dans vos rêves, Laurence… Dans vos rêves… »
Le commissaire la regarda s'éloigner, avec une expression énigmatique sur le visage.
« Cette fille est toujours à faire son intéressante... »
Il secoua la tête puis consulta sa montre. Un quart d'heure encore avant le décollage. Sérieusement, il reprit à l'adresse de son inspecteur :
« Bardet, à votre arrivée au Bourget, le Juge Cassel sera présente avec les camions blindés et une escorte à motos. Vous lui remettrez ceci… »
Laurence lui tendit une enveloppe. Elle contenait un premier rapport de sa part et des comptes rendus des témoignages auxquels il avait assisté après les arrestations, notamment la façon dont Germain avait été attiré dans un piège, la mise en scène pour faire croire que Santander avait tué le policier et l'implication de Vallieri dans son assassinat.
« Vous ?… Vous ne rentrez pas ? » Demanda le jeune inspecteur, surpris.
« Non, je suis la piste des pierres pendant qu'elle est encore chaude… Comme vous étiez le bras droit de Germain, vous savez comment coordonner la protection du convoi. Vous vous chargerez du transport jusque chez Boucheron, place Vendôme. »
Bardet blémit.
« Mais, Commissaire, c'est une lourde responsabilité ! »
« Ne dérogez pas à ce que nous avons prévu ensemble, d'accord ? Le juge a mis à votre disposition des forces de l'ordre supplémentaires. Vous serez armés jusqu'aux dents. Découragez toute nouvelle tentative et n'ouvrez le feu que si vous y êtes contraints. Je vous fais confiance, Bardet, alors ne me décevez pas, compris ? »
Le jeune inspecteur déglutit et hocha la tête. Laurence sortit un papier sur lequel était inscrit un numéro de téléphone.
« Une fois la marchandise livrée ce soir, vous m'appelez, je serai encore au poste de police ou à la pension. »
« Bien, Commissaire. »
« Anne-Marie Cassel vous convoquera demain matin au palais pour prendre votre témoignage. Avec celui d'Avril et le mien quand nous rentrerons en France, elle pourra bientôt boucler l'enquête sur la mort de Germain et celle de Santander. »
« Et pour Prizzi et le commanditaire ? »
« Assassinats, vol, piraterie, je crains que la liste des chefs d'inculpation s'allonge pour eux de façon exponentielle. A ce stade, l'enquête ne fait que commencer. »
A cet instant, le second du commandant de bord fit une annonce radio pour les avertir de leur départ imminent. Il pria les personnes qui n'embarquaient pas de sortir. Les deux hommes se serrèrent une dernière fois la main.
« Bonne chance, Bardet. »
Pendant ce temps, Alice se demandait si elle avait fait le bon choix en appelant Jourdeuil plus tôt dans l'après-midi. Le rédacteur en chef avait d'abord râlé en apprenant où elle se trouvait, et puis Alice lui avait raconté toute l'histoire. Loin d'être fou, Jourdeuil avait bondi sur l'exclusivité du reportage. Au téléphone, elle lui avait dicté l'article qu'elle avait écrit pendant que Laurence assistait à l'interrogatoire des suspects arrêtés à la fonderie. Le rédacteur en chef n'attendait plus que les photos qu'un collaborateur viendrait récupérer au Bourget, pour lancer les rotatives avec ce qui ferait la une de l'édition du lendemain matin. La signerait-il de son nom ou bien lui laisserait-il toute la gloire de l'enquête ? C'était ce qui la perturbait. Elle ignorait encore sept ans après, que Laurence lui-même avait définitivement réglé la question. Jamais plus Jourdeuil ne s'aviserait de signer un papier écrit par Alice Avril ! Le rédacteur en chef avait compris la leçon et ne lui volerait plus la vedette !
Depuis l'incident de la fonderie, elle ne se sentait pas très bien et était d'humeur grinçante. D'habitude, c'était elle qui fonçait tête baissée dans les ennuis sans se poser de questions et ce n'était que lorsqu'elle se retrouvait dans la mouise… qu'elle prenait conscience qu'elle était dans la mouise ! Laurence accourait alors pour la sortir du pétrin dans lequel elle se trouvait invariablement. Son chevalier en armure blanche… enfin, bleue la plupart du temps !
Alice n'avait pas vraiment envie de rire. Laurence lui avait véritablement fichue les pétoches quand elle l'avait vu étendu au sol alors que l'italien allait le poignarder. Pour tout dire, elle l'avait vu mort et s'était retrouvée impuissante, tétanisée par une peur viscérale. Etait-ce cette même angoisse qu'il éprouvait chaque fois qu'elle se trouvait en danger de mort ? Elle le traitait d'égoïste, mais n'était-ce pas elle l'égoïste après tout ? Elle, qui se moquait bien de ce que les autres, Marlène et Laurence en tête, mais aussi Tricard et Glissant, pouvaient ressentir quand elle disparaissait ou faisait ses enquêtes dans son coin ? Ne venait-elle pas de lui reprocher de jouer avec les sentiments des autres alors qu'elle avait agi un nombre incalculable de fois de la même manière avec lui ?
Alice se rendait compte qu'elle avait été injuste avec Laurence. Par un effet miroir, sa peur s'était transformée en colère, tout comme lui, qui lui en voulait toujours après ses mésaventures. La différence, c'est qu'il ne se sentait pas coupable après coup, comme elle, à cet instant précis. Par un effet miroir, elle comprenait enfin ce qu'il traversait.
Et si Antoine n'avait pas été là ? Alice tenta de chasser l'épouvantable projection que son imagination trop vivace avait produite dans son esprit et l'effroi qu'elle engendrait. Elle était fondamentalement une fille émotive mais n'aurait jamais pensé être autant affectée par un type qui, comme elle l'avait dit à Bardet, était un con et lui faisait la misère. Les arguments raisonnables avaient beau se succéder dans sa tête, elle continuait à se sentir mal.
Avril se ressaisit lorsqu'elle vit l'objet de ses réflexions avancer vers elle. Stoïquement, elle se prépara mentalement et l'apostropha directement :
« Vous retournez au poste de police pour les interrogatoires ? »
« Oui. Je vous dépose à la pension ? »
« Je ne peux pas venir ? »
« Non. C'est une autre enquête qui commence, Avril, une dans laquelle la presse est exclue. »
« Allez, je n'écris rien sans que vous m'en donniez l'autorisation. »
« Vous êtes plus curieuse qu'une chatte, mais c'est toujours non. Venez... »
Elle le suivit en silence jusqu'à la voiture, un fait inhabituel qu'il remarqua. Par dessus son épaule, il lui jeta un coup d'œil discret et vit que quelque chose n'allait pas. Elle semblait ailleurs et soucieuse.
« C'est Bardet qui vous manque déjà ? Après tout, il est le héros du jour… » Plaisanta-t-il.
« Oh, ça va ! Laissez donc ce pauvre garçon tranquille ! »
En attendant, Laurence n'avait pas la réponse à ce qui la tracassait réellement même s'il se doutait de ce qu'il s'agissait. Sauf qu'il hésitait à le lui demander directement, comme d'habitude...
« Sinon… Vous avez digéré le fait de voir Vallieri… être abattu ? »
« Ne m'en parlez pas ! Je vais faire des cauchemars pendant des semaines ! »
Mais ce n'est rien à côté de VOUS imaginer en train de mourir ! pensa-t-elle. Elle se garda bien de le lui dire, ne serait-ce qu'à cause du questionnement que cela engendrerait chez lui, déjà qu'elle-même ne savait pas quoi en faire !
Alice allait devoir se répéter que ce n'était pas arrivé, qu'il était bien vivant et qu'il continuerait à lui pourrir l'existence avec ces remarques acerbes et désagréables ! Laurence s'arrêta soudain et elle faillit lui rentrer dedans. Avec empressement, elle recula d'un mètre.
« Avril ? Ces derniers jours n'ont pas été simples pour vous. Vous devriez prendre du temps, souffler un peu... »
Elle se méprit sur ses intentions et s'insurgea.
« Pour vous débarrasser de moi ? Vous pouvez toujours courir ! »
« Non, ce n'est pas ce que je voulais dire… »
Il l'arrêta par le bras.
« … Je vous sens sur le point d'exploser. Peu importe qui sera le détonateur, vous ou moi, mais je vous préviens, je n'ai pas le temps de ramasser les morceaux ensuite. Ce n'est absolument pas ma priorité, c'est compris ? »
« Comme si j'attendais quelque chose de votre part ! Ne vous inquiétez pas, je ne gaspillerai pas votre précieux temps, handicapé du sentiment ! »
« Je ne suis pas un... ! »
Laurence ferma les yeux et se retint in extremis de la crucifier verbalement. Inutile d'envenimer une situation déjà difficile mais il n'était certainement pas ce qu'elle insinuait ! Il serra la mâchoire et la fusilla du regard.
« Montez en voiture avant que je décide de vous laisser en plan ici ! »
Alice haussa les épaules et décida de l'ignorer. Le trajet de l'aérodrome Swingfield vers la pension se fit dans un silence tendu. Laurence se demanda comment ils en étaient arrivés à autant de divergences et de tensions. Certes, ils se trouvaient tous les deux dans une situation inédite et chacun la gérait du mieux qu'il pouvait. Mais il avait déjà fait des efforts et des concessions à la présence de la journaliste. Rien ne devait plus entraver son enquête. Si Avril n'était pas capable de le comprendre, alors il l'écarterait sans ménagements.
Laurence se gara devant la pension et Alice sortit de la voiture sans un remerciement, sans même un regard en arrière. Il démarra aussitôt, soulagé qu'elle ne soit plus à ses côtés. Il allait pouvoir enfin se concentrer sur la suite sans être perturbé.
Alice tourna la tête vers la voiture qui s'en allait. Le cœur lourd, elle monta les escaliers. Peut-être qu'il avait raison finalement et qu'elle devrait prendre du recul.
Sa chambre disposait d'une baignoire, un luxe qu'elle n'avait pas. Elle décida aussitôt de se faire couler un bain pour se détendre. Ensuite, elle appellerait Marlène pour la tenir informée et lui parler. Son amie lui manquait terriblement.
Quand Alice descendit au dîner, elle chercha Laurence du regard. La vieille dame lui confirma que le policier n'était pas rentré. Alice dîna seule, servie par Emily ou Maggie, qui s'en tinrent au strict minimum poli avec elle. Avec Marlène, elle avait pu vider son sac et cela lui avait fait du bien de partager ses peurs, même si du coup, la secrétaire s'était inquiétée pour le commissaire. Avril avait fait de son mieux pour la rassurer ensuite et elles avaient fini par papoter des derniers potins. La rumeur allait bon train au commissariat : Tricard et Carmouille projetait de partir une semaine en vacances ensemble ! Alice les imagina comiquement en train de s'installer dans une routine de couple. En réalité, elle les enviait. A plus de cinquante ans tous les deux, ils découvraient enfin le bonheur comme deux adolescents en proie à leur premier émoi, avec une innocence toute simple et une envie de croquer la vie ensemble. Personne ne leur enlèverait ça.
Marlène avait fini par avouer à Alice qu'elle avait cédé aux avances de Tim Glissant et qu'elle avait accepté un dîner. Le légiste avait profité de l'absence de Laurence pour placer ses pions. Malheureusement, Alice savait que le médecin n'avait aucune chance, tant que le monstre d'égoïsme qu'était Laurence ne laissait pas sa secrétaire vivre sa vie.
Les pensionnaires s'étaient regroupés autour de la télévision pour les journaux du soir. Alice regarda distraitement les infos et attendit en faisant des patiences. Peu à peu, la salle se vida et tout le monde monta se coucher avant vingt deux heures.
Alice les imita mais s'installa à la petite table de sa chambre. Elle rédigea un texte en profitant du calme relatif dans la maison. Elle entendait les ronflements provenant de la chambre voisine. Finalement, elle profita d'une accalmie et se coucha. La fatigue lui tomba dessus d'un coup et elle s'endormit comme une masse.
Vingt trois heures sonnèrent à une église proche. Laurence introduisit la clé qu'Emily lui avait donnée quand il était rentré se changer, après l'assaut à la fonderie. Il n'avait pas dîné. Il prit place à la cuisine et se fit quelques sandwiches avec les restes du repas, tout en réfléchissant.
Les interrogatoires n'avaient guère été productifs. Il avait cependant recueilli les propos d'un homme, un français, qui avait travaillé avec Bernardin et Dussart. Après bien des tractations, le complice avait fini par lâcher une adresse d'une planque dans les environs de Lille. Il allait devoir la faire surveiller pendant quelques jours à son retour.
Son instinct lui criait d'insister. C'était la raison pour laquelle il restait à Douvres. Quelqu'un devait forcément savoir où les pierres étaient parties. Demain, il allait encore cuisiner deux complices qui lui cachaient des éléments. A ce petit jeu, il était doué et ils finiraient bien par les faire craquer.
Le parquet grinça et l'avertit d'une présence. Emily passa la tête par la porte et lui sourit en le découvrant. Elle rentra dans la cuisine vêtue d'un simple déshabillé qui ne cachait rien de ses jambes fines. Laurence admira silencieusement le spectacle, se leva et la salua d'un sourire.
« Je me suis permis… »
« Tu as bien fait, Swan. Mange. »
« J'ai terminé. »
Emily le regarda ranger et nettoyer la table en admirant encore une fois son élégance. Même dans une cuisine, à onze heures le soir, Laurence était sexy en diable. La blonde s'appuya contre le buffet et sortit une cigarette d'un paquet posé là. Galamment, Laurence s'approcha d'elle et lui présenta son briquet en argent. En silence, ils échangèrent de longs regards qui en disaient bien plus qu'une conversation sur le sujet.
« Ta journée se termine t'elle mieux qu'elle n'a commencé ? » Finit-elle par demander.
Il la détailla sans vergogne, sans cacher qu'il appréciait ce qu'il voyait. Un peu de distractions après une journée aussi stressante n'était pas pour lui déplaire.
« Incontestablement. »
Emily eut à son tour un sourire en le voyant dans de bonnes dispositions d'esprit malgré la fatigue qu'il devait ressentir. Sans doute qu'échapper à la mort de peu avait produit son effet sur lui. C'était quelque chose qu'elle avait vu communément vingt ans plus tôt, quand de jeunes hommes revenaient des combats, ils n'avaient qu'une seule idée en tête…
« Tu te souviens de Brighton ? De cette grande maison qui donnait sur la forêt ? »
« Celle qui accueillait des blessés en convalescence ? »
« Oui, elle s'appelait Padlock Grove, si je me souviens bien. »
« J'y faisais un recensement pour le compte de l'armée Britannique, ceux qui pouvaient retourner défendre le pays, ceux qui rentraient chez eux... C'était plutôt ennuyeux comme occupation. »
« Tu avais hâte de rentrer en France. »
« J'avais une bonne raison : il fallait organiser intérieurement les réseaux de Résistance contre l'Occupation allemande. »
« Et il y avait aussi une femme qui t'attendait. »
« Oui, aussi. »
« J'étais folle de jalousie... Je ne la connaissais pas mais je lui en voulais de te garder pour elle seule… » Emily tira sur sa cigarette. « … Tu te souviens de la fois où je t'ai ébloui avec un miroir ? »
« Pour attirer mon attention ? J'ai toujours su que c'était toi. »
« Je t'ai attendu mais tu n'es jamais venu. »
« Un lieutenant m'a intercepté en chemin. J'ai dû aller voir sur le champ un officier pompeux qui m'a pris la tête pendant le reste de la journée pour rien. »
« Tu as manqué quelque chose ce jour-là… »
« Quoi ? »
« Moi, allongée sur le lit... nue… »
Laurence eut un sourire en imaginant la scène et pénétra dans sa zone intime. Déjà de petites flammes dansaient dans son regard intéressé. Emily lui retourna un sourire engageant.
« Il y a un vieux dicton… » Commença t-il.
« "Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets" ? »
« Je pensais plutôt à : "Mieux vaut tard que jamais". »
Laurence l'attira à lui, l'enlaça et l'embrassa. Immédiatement, Emily passa ses bras autour du cou du policier et lui retourna ses baisers. Sous les doigts experts de Laurence, le peignoir s'ouvrit, dévoilant une nuisette qui ne cachait rien des formes de sa compagne.
Les mains de Laurence commencèrent lentement à parcourir les flancs d'Emily, puis le creux de son dos et la rondeur exquise de ses fesses. L'une commença à remonter vers ses omoplates, à l'échancrure, tandis que l'autre glissait sensuellement sur la hanche d'Emily, puis se hasardait vers sa cuisse... Emily poussa un petit soupir de plaisir.
« Je pense qu'il vaudrait mieux poursuivre cette "conversation" ailleurs… » Souffla Laurence entre deux baisers.
Emily eut un petit rire, se détacha de lui à regret, puis le mena jusqu'à sa chambre.
A suivre…
Et oui, Laurence restera toujours… Laurence !
Quant à Alice, continuera t-elle à se remettre en cause à la lumière des derniers événements ?
L'enquête continue bien sûr…
Merci pour vos petits mots d'encouragements qui m'assurent que cette histoire vous plaît. Surtout restez chez vous, prenez soin de vous et bingez les PM !
Bonne semaine !
