Bonjour à tous !
Tout d'abord désolée d'avoir été si longue pour ce nouveau chapitre, désolée que les choses avancent si lentement et... désolée par avance pour ce long en tête. Si vous voulez que l'histoire, passez directement, je vous en voudrais pas.
Sinon, pour ceux qui ont la motivation de me lire : déjà merci à tous ceux qui ont laissé une review ou même un fav. Je sais qu'on le dit beaucoup mais c'est jamais assez : les retours nous motivent nous les auteurs et ça nous aide vraiment à avancer. Vous pouvez même pas imaginé la joie et la gratitude que l'on ressent lorsqu'on reçoit un commentaire, encore plus lorsque celui-ci est positif ! Bref, merci du fond du coeur.
Pour ce qui est de ma fic, j'ai toujours très envie de la continuer, même si honnêtement je n'ai pratiquement aucune idée du chemin que je vais emprunter. Où vais-je ? Où suis-je ? Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ? Hum, bref, pardon. Pour ce chapitre donc, j'ai trouvé i peine quatre jour une idée qui a permis de me débloquer, mais le prochain chapitre risque d'être difficile à aborder encore. Aussi je suis ouverte à toute suggestion ! N'hésitez pas ! Même si je ne peux pas vous promettre d'accéder à votre demande, je vous promets d'y réfléchir et de prendre votre avis/vos idées en considération.
Quoi qu'il en soit, j'espère sincèrement que ce chapitre va vous plaire, j'attends avec impatience vos retours :3
/!\ Petit warning : ce chapitre traite de dépression sévère, et on entre encore plus dans le sujet qu'avec les chapitres précédents. Alors, si ça vous affecte, si ça vous trigger, ne vous faites pas du mal pour rien, épargnez-vous et ne lisez pas ce chapitre. Désolée si cet avertissement vous concerne...
A toi, Lys, guest qui a laissé une review et à qui je ne peux répondre qu'ici : Merci beaucoup beaucoup pour ta review qui est tellement mignonne ! Elle m'a vraiment motivé à écrire la suite, donc merci ! Merci aussi pour ton avis, et en effet je pense faire un Sammy ignorant des Avengers et cie (en revoyant The Winter Soldier je me suis rendue compte que Sam, au début, ne reconnait pas Steve avant que celui-ci lui dise son nom, donc ça peut passer). Quant aux persos de SPN, ce n'est pas encore pour ce chapitre, mais je sens qu'ils vont vite arriver ;) Et pour ce qui est de situer... Je pense vers les dernières saisons pour avoir pas mal de persos (Crowley, Rowena, Charlie, Gabriel, Claire, Jack même peut-être ?), mais ce n'est pas très précis car, de toute façon, j'ai décidé par totale subjectivité d'annuler toutes les morts :) Concernant Steve, bien sûr il y aura des événements surnaturels :P mais pas tout de suite, d'abord ils vont devoir s'installer ;) En tout cas je te remercie encore pour ta review et j'espère vraiment que ce chapitre va te plaire ! :D des bisous !
Chapitre 5
Sam avait arrêté de boire. Cela faisait maintenant quatre semaines qu'il avait commencé son sevrage. Au départ, il avait fait ça en douceur, limitant seulement sa consommation d'alcool jusqu'à ne plus boire du tout pendant des jours entiers. Ça avait été dur – ça l'était toujours. Il avait constamment envie de se replonger dans le flou enivrant de l'alcool, de l'oubli insouciant aux effluves de rhum... Alors il maintenait son esprit occupé, il pensait à autre chose. Il avait commencé par ranger toutes les photos de Dean – son souvenir était encore bien trop douloureux. Castiel lui en tiendrait peut-être rigueur, mais il n'en avait que faire. Puis il avait, au fil des jours, enlevé tout l'alcool de ses placards. Il s'était mis à différentes activités, et il comptait les jours. Il avait fini par prendre un calendrier sur lequel il notait les jours sans boire, les jours les plus durs, et les jours où il craquait. À son grand soulagement, les couleurs de son code personnel étaient encourageantes : les points rouges des craquages se faisaient de plus en plus rare.
Ce soir, comme beaucoup d'autres, il était sorti au cinéma. Il s'était aperçu que l'établissement se trouvait dans un coin assez isolé de la ville et totalement à l'opposé des rues festives pleines de bars. Ainsi il s'éloignait de la tentation tout en occupant ses pensées. Il avait même eu l'idée de récupérer quelques affiches pour donner un air plus joyeux à son appartement – la Justice League trônait dans son salon tandis que les femmes inspirantes de Ocean's 8 lui donnaient un modèle à suivre lorsqu'il réfléchissait dans son lit. En bref, Sam Winchester avait repris sa vie en main.
Toutefois, ce n'était encore que le début et le fantôme de ses idées noires ne le lâchait que rarement, bien qu'il soit moins lourd à porter au fil des semaines. Cet être informe et obscur était devenu une sorte de compagnon. Malheureusement, aucun exorcisme n'existait pour faire disparaître ce genre de fantôme. À défaut de s'en débarrasser donc, il s'en accommodait, l'ignorait, et le fantôme se faisait de plus en plus silencieux. Et c'était déjà bien ainsi.
De plus, ses sorties plus fréquentes lui permettaient de croiser son voisin, Steve. Son amie Natasha s'était éclipsée quelques jours à peine après le fameux goûter, mais le blond restait inlassablement le même, ou du moins aux yeux de Sam. Il était heureux lorsqu'ils se croisaient et que l'homme lui offrait un sourire à faire tomber n'importe quel cœur. Parce qu'il fallait bien se l'avouer : Steve était divinement beau. Et Sam ne pouvait plus se le cacher : il avait craqué sur lui. Leurs simples rencontres lui donnaient chaud comme une adolescente qui se serait enflammée devant son actrice préférée. Sam avait l'impression de revenir un peu à une insouciance perdue depuis longtemps lorsqu'il souriait bêtement à son voisin. Pourtant, il ne désirait pour l'instant rien de plus et n'avait même pas l'amorce d'un plan pour se rapprocher : sa dépression, son addiction, son sevrage... tout cela prenait encore trop de place dans sa vie et il devait d'abord s'en débarrasser pour accueillir quelqu'un. Que ce soit en tant qu'ami ou amant, le temps n'était pas encore venu.
C'est sur ses pensées que Sam, revenant du cinéma, entendit un gémissement. Trop absorbé dans ses réflexions, il pensa d'abord avoir rêvé. Mais le bruit recommença et Sam suivit l'appel : dans la rue mal éclairée d'à côté, un petit labrador de quelques mois à peine pleurait seul dans une boîte de carton. Depuis la première fois depuis des mois, ce n'était pas le fantôme de ses idées noires qui lui brisait le cœur – à vrai dire, il s'était envolé à la seconde où Sam avait croisé le regard du chiot.
Sam prit une seconde pour s'assurer de la situation, mais c'était assez clair : on avait abandonné ce petit chien à son propre sort. La gorge nouée par la peine, il s'accroupit et tendit sa main vers le chiot en le saluant. Le petit animal renifla la main tendue, frotta doucement son museau contre les doigts, puis recommença à gémir. Il n'en fallut pas davantage à Sam pour prendre une décision : il ouvrit sa veste, prit le chiot dans ses mains et le mit contre son torse. Tout en douceur, il ramena le cuir de sa veste sur le petit corps pour lui tenir chaud. La réaction ne se fit pas attendre : le chien se mit à lécher le moindre doigt à sa portée tout en se collant contre le torse chaud.
Et voilà comment Sam Winchester adopta Dean le labrador.
L'esprit trop occupé par Dean, Sam ne pensait plus à son fantôme. En un seul jour, il s'était procuré tout le matériel nécessaire pour prendre soin du chiot. Et en quelques jours, l'animal lui imposa une routine que l'ancien chasseur suivit bien volontiers. Malheureusement pour lui, Dean semblait être matinal et voulait, chaque matin, allait prendre l'air. Ainsi Sam s'était vu obligé de modifier ses habitudes et horaires de vie : il se couchait radicalement plus tôt pour être en mesure de se lever tous les matins et aller promener ce chiot aux yeux d'anges. Ces mêmes yeux qui perdraient Sam : chaque matin, lorsque le chien venait réveiller son maître à coup de langue, il le maudissait. Mais à peine avait-il ouvert les yeux sur cette adorable boule de poils et ses deux perles noires qu'il en oubliait toute colère et se pliait à la volonté canine.
Par ailleurs, ces nouveaux horaires le forçait à une hygiène de vie qu'il avait connu autrefois, et il était malgré tout heureux de la retrouver – de se retrouver. Dean, son frère, aurait été malheureux de voir l'état dans lequel il s'était volontairement plongé ces derniers mois. Mais avec l'arrivée de ce nouveau Dean, Sam ne doutait plus que l'ancien Dean serait fier de lui et heureux. Et cette pensée, aussi douloureuse soit-elle, n'était plus insupportable : son frère était mort, mais il était encore quelque part, loin de lui mais bien présent dans son cœur. Et se reprendre en main était la manière de Sam de lui rendre hommage.
Sans même s'en rendre compte, Sam s'était libéré du joug de son fantôme. Bien sûr, la présence était toujours là, tapie dans l'ombre. Mais il n'avait plus besoin de l'ignorer : elle était silencieuse, ses griffes acérées ne venaient serrer son cœur et sa gorge à chaque instant de sa misérable vie. D'ailleurs, il ne parlait plus de sa vie en ces termes : adopter un chiot était finalement la meilleure décision qu'il ait prise depuis nombre d'années. Et il en était heureux. Sa vie commençait à s'améliorer. Il était loin du bonheur parfait et le chemin était encore long vers la guérison totale, mais ces petits moments d'insouciance quotidiens le faisaient avancer pas à pas sur ce trajet.
Alors Sam était content, à défaut d'être heureux. Il regardait son chien avec tendresse. Dean avait-il conscience de tout le travail qu'il accomplissait pour son maître ? Sam n'en savait rien, il n'était pas capable de lui parler...
Dean tira sur sa laisse pour courir après un papillon, lui faisant penser que le chiot était complètement inconscient de tout ce qui était en train de se jouer. Sam rit un peu en retenant l'animal. Puis, d'un coup, oubliant totalement l'insecte, Dean se mit à aboyer vers un nouvel arrivant qui, d'après le son de la cadence, semblait être un joggeur. Sam releva les yeux vers le coureur et fut surpris de découvrir Steve.
Steve, son voisin, en sueur, dans un tee-shirt et un short moulant. Steve qui lui offrait un sourire radieux, qui ne semblait même pas être essoufflé malgré l'effort évident qu'il produisait. Steve qui le salua gentiment sans ralentir sa cadence. Steve qui passa beaucoup trop vite derrière lui pour que Sam ait le temps de réagir.
Sam eut soudain très chaud malgré la température matinale assez basse. Ce fut Dean qui le ramena sur terre en tirant sur sa laisse. Mais il mit quelques secondes à réaliser ce qu'il venait de se passer. Et Sam comprit deux choses : Steve était définitivement le plus bel homme qu'il ait jamais rencontré, et Dean venait de lui offrir l'excuse parfaite pour le croiser chaque matin.
Était-ce finalement le bon moment pour recommencer sa vie ? Pour faire de la place dans son cœur ? Il n'en était pas sûr, mais il était bien obligé de sortir Dean, et celui-ci aimait particulièrement cet horaire et cet endroit, et Sam n'allait pas s'en plaindre.
Les deux matins suivants, Sam croisa un Steve au sourire se faisant plus malicieux. Il ne prenait même pas la peine de paraître surpris et préparait à chaque fois son plus grand sourire, bien décidé à ne plus se laisser perturber par ce torse musclé et en sueur sous ce tee-shirt moulant... Stop Sam on se concentre !
Le troisième matin en revanche il ne le croisa pas. Et ce serait mentir que de dire qu'il ne fut pas un peu déçu. Cette routine commençait à lui plaire, et qu'elle soit mise à mal si peu de temps après sa création le tracassait. Mais quoi ? Il n'allait pas se laisser décourager ! Par ailleurs, c'était par une coïncidence fortuite qu'ils s'étaient découvert cette petite habitude commune de sortir le matin, Sam décida donc de ne pas forcer le destin. Ils se connaissaient finalement assez peu, et il n'allait pas remuer ciel et terre pour le retrouver : s'il voulait le voir, il n'avait qu'à traverser franchir sa porte et aller sonner au palier d'à côté. En bref, beaucoup de réflexion pour une simple absence. Mais Sam finit par prendre la sage décision de continuer sa propre routine et de faire confiance au destin, à Steve, et à Dean !
Le quatrième matin, il ne le croisa pas pendant sa balade. Pour la deuxième fois, il était absent. Sam décida de ne pas y penser et s'arrêta pour sortir la balle toute neuve qu'il avait acheté la veille. La réaction ne se fit pas attendre : Dean aboya, sauta, courut. Sam comprit vite son erreur : il lui était maintenant très difficile de détacher le chien trop excité pour tenir en place. Mais le brun s'arma de patience et réussit finalement à libérer le chiot qui se mit alors à courir partout. Mais la liberté n'était intéressante que si l'on pouvait en profiter pour jouer : Dean revint vers son maître pour réclamer que celui-ci lui lance la balle. Et Sam ne se fit pas prier.
Ils jouèrent de longues minutes, le chien ne se lassant pas de courir. Alors Sam en profita même pour l'éduquer un peu, comme lui apprendre à revenir à son appel. Et le chiot se montra étonnamment réceptif aux ordres. Sam se remit donc à lui lancer la balle, se disant qu'il n'aurait pas pu tomber sur meilleur chien, même en le cherchant.
« Bonjour. »
Sam ne sursauta pas, mais son cœur rata un battement. S'avançant doucement sur la pelouse, Steve lui offrait un sourire réservé.
« Bonjour Steve. »
Le blond avait une serviette autour du cou et une bouteille d'eau à la main. Ajouté à cela la sueur trempant ses habits, il n'était pas difficile de deviner que le joggeur avait fini son parcours.
« Comment il s'appelle ? » demanda Steve de but en blanc.
Comme s'il avait senti qu'on parlait de lui, Dean revint en courant. La balle dans la bouche, il se mit à sauter dans les jambes du nouveau venu, lui marchant sur les pieds au passage. Et bien que Sam se penchât pour récupérer le chiot envahissant, il ne rata pas le sourire amusé de son voisin qui dévoila toutes ses dents blanches. Une fois dans ses bras, Sam présenta le chiot comme on présente un bébé – il était devenu un papa très fier.
« Voici Dean ! »
Le brun put voir dans le regard de Steve que celui-ci avait compris la référence. Mais il ne releva pas et Sam lui en sut gré. Le blond avança sa main et caressa la petite tête poilue.
« Bonjour Dean, tu es très mignon ! »
Et Steve lui prit la balle de la gueule que Dean lui céda bien volontiers.
« Je peux ? » demanda-t-il en montrant la balle.
« Fais-toi plaisir, » acquiesça Sam en reposant son chien sur la terre ferme.
Et Steve de lancer la balle derrière laquelle une boule de poils blonds se jeta à toute vitesse.
« Maintenant, il ne va plus te lâcher ! » rigola Sam.
« Pas de souci, de toute façon c'est pas comme si on habitait loin, » répondit l'autre avec une assurance épatante et un clin d'œil beaucoup trop charmeur pour le bien de Sam.
Un léger s'installa entre les deux hommes, mais bientôt le chiot revint, la balle dans la gueule. Comme annoncé, il vint directement vers Steve. Il lui fonça dans les jambes, courut autour de lui, lui gratta les pieds, tant et si bien que l'homme eut presque du mal à récupérer le jouet. Mais Steve avait toujours été doué avec les animaux, plus encore avec les chiens. Il n'eut aucun mal à apprivoiser celui-ci avec quelques caresses et il eut tôt fait de s'emparer de la balle. Et sans faire plus attendre Dean, il la lança, plus loin encore que la dernière fois.
Alors que le chien se précipitait à la suite de son jouet volant, Steve se tourna vers Sam. Un demi-sourire au visage, il regarda d'abord en biais en se massant le cou avant de prendre la parole.
« Je sais pas si ça se fait trop mais... ça te dirait un cinéma ce soir ? »
Sam se perdit quelques secondes dans les yeux bleus qui le fixaient, attendant une réponse. Il fit mine de réfléchir, comme si sa réponse n'était pas des plus évidentes. Les mains dans les poches et les lèvres pincées, il approuva d'un signe de tête.
« Oui, bien sûr... ça me tente bien ! »
Alors Steve lui lança un regard approbateur d'une douceur incroyable, et Sam ne put s'empêcher de détourner les yeux tant l'homme en face lui faisait de l'effet. Et voilà qu'il avait un rendez-vous avec lui ! Était-ce un rendez-vous ? Il n'en savait rien, et il ne voulait pas le demander. Il verrait en temps voulu. Pour l'instant, Dean revenait comme une furie vers eux.
Nous voilà en fin de chapitre... Verdict ?
J'ai essayé de rendre une description assez réaliste de la dépression. J'ai moi-même traversé une période comme celle-ci mais ce n'est jamais évident d'en parler. Alors si, comme Sam, vous traversez une période dépression, svp, faites pas comme Sam et parlez-en à des proches de confiance. Rien que une personne, parfois ça peut faire la différence. Et je le dis : l'alcool n'est JAMAIS une solution. Croyez-moi, tout ce que je retranscris à travers ma fic est inspiré de mon histoire ou de celles de mes ami.e.s qui traversent des difficultés similaires. L'alcool c'est cool, boire ça peut être amusant, mais ça ne doit jamais être consommé par dépit, ça fait que aggraver la situation. Bref, désolée pour le petit discours, mais j'trouve qu'on parle pas assez de la santé mentale. Alors prenez soin de vous surtout !
Pour revenir à notre fic et un sujet plus léger, j'ai (encore) deux questions pour vous : quel film voulez-vous que Sam et Steve aillent voir ? ça peut être n'importe quoi, sachant que le cinéma peut faire une redif spéciale pour un film culte, et que je ne situe pas l'action sur les quelques années qui sont passées.
Et, deuxième question, voulez-vous que Dean soit en enfer à boire des bières avec Crowley ou bien qu'il soit au paradis dans un coin tranquille avec Castiel ? LEs deux peuvent donner des choses intéressantes, alors donnez-moi vos avis et envies !
Sur ce, prenez soin de vous, hydratez-vous, ménagez-vous, vous êtes important.e.s et je vous aime tous !
