2 ans. PTDR. Je suis désolée ?
Non, vraiment, je vous présente mes excuses pour cette longue absence.
Je vais pas me chercher des excuses, j'ai merdé. Après, pour tout vous dire, cette fiction est assez compliquée pour moi : déjà en temps normal je mets énormément de temps à écrire quoi que ce soit, mais en plus ici, je ne sais pas du tout où je vais et c'est très dur d'avancer. Heureusement, vos commentaires m'aident énormément. Nymphaloria, Noxvae et Siv Nuruodo : je vous remercie très sincèrement pour la review sur le chapitre précédent qui m'a permis de ne pas abandonner et finalement écrire ce chapitre. Bien évidemment, je remercie aussi tous les autres qui avaient pris le temps de commenter les chapitres d'avant et m'avaient encouragé et aidé ! Cette fic ne se ferait pas sans vous tous !
Aussi, je compte un peu sur vous pour le chapitre suivant, parce que là... Wow, j'ai vraiment aucune idée de comment débloquer la situation/faire avancer les choses. Mais on y reviendra à la fin de ce chapitre...
Juste pour le lol, vous savez ce qui m'a fait revenir ? Oui, le final de Supernatural. Quelle blague intersidérale. [Attention spoil] Vraiment je vais spoiler donc si t'as pas vu la dernière saison, passe directement au chapitre ! Donc voilà, je vais pas vous dire à quel point je pense que le final est une grosse daube et pas seulement à cause du Destiel qu'ils ont ruiné, mais bref je me suis rendue compte qu'avec cette fic j'avais en quelque sorte deviné la fin (mais quelle blague, j'aurais préféré être à côté de la plaque). Du coup, bah mon histoire va plutôt bien dans le canon. Vous pouvez très bien imaginer que ma fic se passe donc après cet (affreux) final. Par contre je le redis : j'annule toutes les autres morts, je compte bien faire apparaître Crowley, Charlie, Rowena et cie. Bref. [Fin de spoil]
PS : cette fic reste spoilers free ! J'y fais attention !
Chapitre 6
Je n'ai jamais pu t'abandonner
La séance venait juste de finir, Sam et Steve marchaient côte à côte sur le chemin en débattant sur le film qu'ils venaient de voir.
« Il y avait de beaux effets spéciaux ! » commenta Steve. « Mais ça manquait d'animaux fantastiques… C'est censé être le thème du film et il y en avait trop peu. On a l'impression que le film tourne maintenant autour de Grinderwald. »
« Son nom est dans le sous-titre cependant, » essaya de défendre Sam, sans trop y croire lui-même cependant. « J'aime bien cette histoire de guerre pour le pouvoir. Mais je dois avouer que je préférais les enquêtes avec les animaux surnaturels. Enfin, fantastiques… »
« Hm… C'est vrai que c'est bien de connaître enfin l'histoire de ce fameux duel qui a rapporté la baguette de Sureau à Dumbledore. Mais est-ce que ça méritait vraiment tant de films ? »
« Surtout qu'ils n'ont même pas montré que Dumbledore était gay… » maugréa Sam dans sa barbe.
« Comment ça ? »
Sam s'empourpra. Il avait lâché la remarque en oubliant qu'il ne savait rien de son voisin. Lui avait beau avoir un crush sur Steve, est-ce que Steve lui-même était gay ? Ou bi ? Ou pan ? Etait-il seulement ouvert sur la question ? Tout à coup, Sam eut une pensée terrible : et si Steve était homophobe ? Ces jours-ci, on ne sait jamais sur qui on peut tomber, et même les personnes les plus sympathiques peuvent se révéler homophobes…
« Eh bien… » hésita Sam.
« Dumbledore est gay ? » s'étonna Steve. « Je ne savais pas. »
« C'est… » Sam soupira. Maintenant qu'il avait commencé, il devait continuer. « L'autrice avait officiellement dit, après la sortie du dernier Harry Potter, que Dumbledore était gay. Elle avait l'air de défendre ça bec et ongles, que cette représentation lui tenait à cœur. Et ce film était l'occasion de le montrer, de donner du poids à de simples paroles. Mais… il s'est avéré que cette femme aime beaucoup parler mais peu agir. »
« Oh, je ne savais pas. Tu t'y connais bien en Harry Potter, dis donc ! »
« J'avais une amie qui était très fan de cette saga… et elle-même lesbienne, » expliqua Sam, mi-rassuré mi-déçu que Steve ne réagisse pas directement à ses propos.
De plus, parler de Charlie lui donna un petit coup de nostalgie dont il se serait bien passé. Où était-elle en ce moment ? Que faisait-elle ?
« Cette amie doit être très intéressante, » dit sincèrement le blond. « En tout cas, c'est dommage pour cette histoire de Dumbledore, » soupira-t-il après une petite pause. « Elle était devenue l'héroïne de toute une génération, et ce n'est pas vraiment correct de ne pas tenir ses engagements. Je veux dire, ce n'est pas comme si elle avait signé un contrat ou quoi, mais ce n'est pas digne de quelqu'un comme elle de ne pas aller jusqu'au bout de ses paroles, de ne pas défendre ses convictions. »
« Il fallait s'y attendre, » répondit Sam d'un ton las. « Il est rare que les personnalités publiques tiennent leurs engagements. »
« Et ce n'est pas normal. C'est leur devoir que de servir le peuple. »
Sam, bien qu'admiratif du discours de Steve, était intrigué. Le blond semblait prendre le sujet très au sérieux.
« C'est juste un film, ceci dit… » souffla-t-il, répugnant à casser l'ambiance.
« Tu as raison, » rit Steve en abandonnant son air solennel. « J'ai tendance à m'emporter. La justice me tient à cœur… »
« Tu te serais bien entendu avec mon frère, » fit remarquer Sam après une petite pause.
Steve lui offrit un sourire sincère, l'encourageant à continuer. Le plus jeune hésita mais, quelques secondes plus tard, ils arrivaient à leur résidence. Alors ils y entrèrent en silence et, en quelques pas, ils se retrouvèrent devant leurs portes. Un moment d'hésitation flotta dans l'air, gênant mais doux. Chacun avait passé une bonne soirée avec l'autre et aucun ne voulait terminer ce moment.
Alors, porté par un courage découvert par le discours de Steve, Sam prit la parole.
« Ca te dirait de… je sais pas, venir prendre un verre, un café… Et Dean serait content de te voir, » ajouta-t-il dans l'espoir que la perspective de revoir son chiot persuaderait le blond.
Steve rit simplement puis accepta l'offre, ne voyant aucune raison valable de refuser. Alors ensemble ils rentrèrent dans l'appartement de Sam. Son voisin fut agréablement surpris de découvrir que l'habitation était rangée de manière impeccable, mieux encore qu'après son passage. Et ce qui lui réchauffa le cœur, ce fut de voir les quelques décorations ci et là, preuve que Sam prenait enfin possession des lieux.
Mais à peine eut-il fait le tour de l'appartement du regard qu'une boule de poils se jeta dans ses pieds. Steve rit de bon cœur avec Sam et récupéra Dean dans ses bras.
« Je te sers quoi ? »
« Hm… je ne sais pas… une bière ? »
« Ca marche. Assis-toi, fais comme chez toi, j'arrive. »
« Merci. »
Steve alla s'installer dans le fauteuil, relâchant Dean qui alla s'allonger à ses pieds, tout en regardant autour de lui. Et, parmi les posters, cadres, bibelots et autres objets, quelque chose le frappa soudain. Lors de ses précédentes visites, il n'avait pu faire autrement que de remarquer les nombreuses photos d'un jeune homme de l'âge de Sam. Parmi les photos de gens qui semblaient être ses parents décédés depuis longtemps, les photos de cet homme plus jeune se démarquaient par leur nombre conséquent. Et quand Sam, perdu dans les méandres de l'alcool, lui avait parlé de son frère Dean qui était mort récemment, Steve avait fait le lien avec les photos. Et le jour où ils avaient, ensemble, fait le grand ménage de cet appartement, la façon délicate qu'avait eu Sam de nettoyer les photos avait confirmé à Steve ses hypothèses.
Ainsi, il ne put que remarquer le manque des photos. Sam avait soigneusement rangé chaque photo de Dean, laissant une sorte de vide. Steve s'y connaissait en deuil, aussi il devina que Sam avait passé une étape importance, mais que ce n'était pas la dernière. Le chemin allait être encore long pour lui. Et Steve avait envie de l'aider.
« Et voilà ! » annonça Sam en posant une bière ouverte dans les mains de Steve.
« Tu ne bois pas, toi ? » remarqua le blond en voyant la canette de soda que tenait Sam.
Le brun s'empourpra quelque peu et bégaya une réponse en fuyant le regard de son voisin.
« Euh… non, je… j'ai arrêté… avec tout ce qui s'est passé j'ai… je voulais… repartir d'un bon pied. Arrêter de boire pour… enfin… »
« Excuse-moi, » le coupa Steve. « C'était indiscret de ma part. Je suis content d'apprendre que tu as pris cette décision. Et c'est tout ce que j'ai à savoir, le reste te regarde. »
Sam lui offrit un sourire de remerciement. Steve voulait lui laisser sa pudeur, l'avoir vu dans ses états d'ébriété avancée était déjà bien assez gênant pour le jeune homme.
Sam ferma la porte de son appartement avec un soupir – cette soirée passée en compagnie de Steve lui avait chamboulé l'esprit. Il ne pouvait plus nier qu'il avait un crush sur son voisin et passer des moments avec lui faisait valser ses entrailles. Sam posa son front sur sa porte : qu'allait-il donc pouvoir faire ?
« Bonsoir Sam. »
Le jeune homme sursauta et ne retint que de peu un cri de surprise. Son chien, jusque là endormi dans le salon, se réveilla instantanément et se mit à aboyer en fonçant dans les pieds du nouveau venu : Castiel.
Sam sentit son cœur se tordre douloureusement. Il ne s'attendait pas à voir l'ange. Pas ce soir, en tout cas. Alors, sa voix bloquée par une boule se formant dans sa gorge, il se contenta de récupérer son chiot pour le faire taire avant qu'il ne réveille tout l'immeuble ou n'arrache la jambe de l'ange. Castiel regarda la scène avec un air intrigué.
« Très jolie… boule de poils. Comment vas-tu Sam ? »
Sam soupira et, son chien dans les bras, il se retourna pour retourner dans le salon.
« On fait aller. Et toi ? Tout va bien au paradis ? » demanda-t-il, la voix nouée.
« Ca va. Je viens de la part de Dean. » Castiel laissa à Sam le temps de digérer l'information. « Il est heureux de te voir aller mieux. »
Sam lâcha un petit rire désabusé.
« Alors quoi ? Je suis devenu une sorte de télé réalité que vous regardez ensemble bien au chaud là-haut avec un paquet de pop-corn ? »
Castiel fronça les sourcils. Il ne s'attendait pas à cette réaction. Mais il comprit : Sam n'était pas encore remis de la mort de son frère – le serait-il jamais ? – et l'absence de Castiel, de Jack et de tous les autres n'arrangeait rien.
« Sam, je… »
« C'est génial d'avoir de vos nouvelles maintenant, » le coupa le chasseur en posant son chien qui avait arrêté d'aboyer pour gémir doucement, sentant la détresse de son maître. « Ca fait plaisir de savoir que vous allez bien, vous, mais que vous gardez un œil sur moi. »
« Je ne comprends. Es-tu énervé que l'on te surveille ou en es-tu content ? »
Sam sourit nerveusement et se passa la main dans les cheveux. Evidemment, il ne comprenait pas. Personne ne comprenait.
Alors qu'il l'avait presque oublié, Sam sentit le fantôme obscur de sa dépression se manifester à nouveau et l'étreindre lentement jusqu'à menacer de l'étouffer.
« Tu te pointes comme une fleur maintenant que je vais mieux. Mais puisque vous saviez que je n'allais pas bien, pourquoi vous n'êtes venus plus tôt ? Pas un seul de sa part depuis sa mort ! Pas un seul message de toi ! J'ai cru que… Bordel Castiel ! J'allais pas bien ! C'était avant que j'aurais eu besoin de vos nouvelles ! C'est avant que j'avais besoin de vous ! »
Castiel le regarda avec tant de compassion que Sam s'en voulut un instant d'avoir crié et s'efforça de s'adoucir un peu.
« Tu arrives un peu tard, » lui reprocha Sam. « Je n'ai plus besoin de vous, je… »
Mais il fut coupé dans sa réplique par des petits coups tapés sur sa porte. Il soupira et alla ouvrir. Il fut surpris de tomber sur le visage inquiet de Steve.
« Tout va bien Sam ? J'ai entendu crier. Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais… »
La vérité était que Steve, après cette soirée, se sentait désormais assez proche de Sam et se souciait de le voir replonger. Or, lorsqu'il l'avait quitté, l'homme était seul. Il ne pouvait imaginer une raison qui déclenche ses cris en plein milieu de la nuit, tout seul.
« Pardon, » s'empressa de s'excuser Sam. « Tout va bien. Un coup de téléphone tardif. Un ancien collègue qui… enfin, bref, ce n'est pas important. Je lui ai raccroché au nez de toute façon. »
Steve lui offrit alors un sourire rassuré.
« Tant mieux alors. Je vais te laisser dans ce cas. »
« Oui. Encore désolé, Steve. Et… bonne nuit. »
« Bonne nuit. »
Sam referma la porte et, pour la deuxième fois en quelques minutes à peine, il soupira lourdement, le front sur la porte. Voilà, maintenant son charmant voisin pour lequel il avait un crush allait le prendre pour un dingue.
Bien décidé à en finir avec cette histoire pour ce soir au moins, Sam retourna dans le salon. Castiel était toujours là, planté comme un piquet, mais son regard était interrogateur. Pour autant, l'ange ne posa pas de question, sentant probablement que Sam n'était pas d'humeur.
« Excuse-moi, Sam. »
« Ce n'est pas grave, mais maintenant si tu veux bien… »
« Mais je ne pouvais pas venir avant, » le coupa Castiel, s'attirant un regard surpris de la part de Sam. « Si j'étais venu avant, si je t'avais parlé de Dean avant, tu n'aurais pas pu guérir comme tu es en train de le faire. Tu te serais raccroché à mes visites et tu n'aurais pas vraiment sorti la tête de l'eau. Si je ne suis pas venu, c'est parce qu'il te fallait faire le deuil de ton passé pour avancer. »
« Cas, tu es mon ami, j'espérais pouvoir te considérer comme faisant partie de mon présent. »
« Tu le peux. Je suis et resterai ton ami. Et, pour ce que ça vaut, sache que j'ai voulu venir t'aider un nombre incalculable de fois, je voulais être présent pour toi. Mais, ne le nie pas, je reste à tes yeux le compagnon de ton frère. Si j'étais venu, tu m'aurais demandé de ses nouvelles. Je n'aurais pas été là en tant qu'ami mais en tant que lien entre toi et Dean. Entre toi et la mort. »
Sam baissa les yeux. Castiel marquait un point. Il lui en voulait toujours de ne pas être venu, mais au moins comprenait-il pourquoi.
« Mais désormais, Sam, je serai là pour toi. Maintenant que tu avances par toi-même, je pourrai t'aider. En tant qu'ami. Enfin… si tu le désires. »
Le chasseur souffla, mais hocha la tête. En fin de compte, il lui avait peut-être déjà pardonné. Sam était heureux de revoir Castiel et, une fois la colère évanouie, il se rendit compte que c'était un réel soulagement de savoir qu'il allait le retrouver.
Alors ? Verdict ? Je suis désolée si ce chapitre n'est pas à la hauteur de vos attentes, j'ai tellement galéré à l'écrire et je ne suis pas du tout satisfaite. Et pire encore : je ne sais pas du tout quoi écrire pour la suite. Il faudrait que ça bouge un peu, mais de quel côté ? Est-ce que Captain America doit reprendre du service ? Est-ce que Sam va devoir ressortir les flingues et le sel ? Est-ce que quelque chose va obliger les deux hommes à se rapprocher ?
En fait je crois que mon problème est que je peux imaginer plein de trucs, mais dans ma tête ça se passe toujours quand ils sont plus ou moins en couple. Sauf que voilà : je n'arrive pas à les rapprocher. Donc bon, si vous avez des idées, des suggestions, hésitez pas !
En vous présentant encore une fois mes excuses pour le bordel que je suis et pour l'attente beaucoup trop longue !
Des petits bisous de chiot Dean !
