Ceci est un remix de Harry Potter et de la série The handmaid's tale (La servante écarlate). Cela se passe après la guerre, dans un monde ou Lord Voldemort a gagné la guerre. Les deux histoires originelles appartiennent à leurs autrices respectives (et oui, deux femmes) et je ne gagne aucun argent en écrivant ceci. Ce n'est pas rating M pour rien et cela aborde les sujets de viols, violences, guerre... Mais aussi beaucoup d'intrigues et des moments de joie. Vous êtes prévenus. Enjoy !
Chapitre un
Quelque part au fin fond de l'Écosse, Hermione se réveille au son de l'alarme. Il est six heures du matin, du moins elle le devine, car l'alarme sonne toujours à six heures du matin. Elle se lève prudemment de sa couchette, ses frêles jambes ayant du mal à la porter. Elle enfile ses vêtements, une robe autrefois jaune dont la couleur se rapproche plus aujourd'hui de la boue et des sabots en bois puis se dirige vers les latrines. Il y a déjà du monde, pourtant elle est la première levée de son baraquement. Hermione a toujours était la première, dans tout les domaines, et même aujourd'hui elle ne déroge pas à la règle. Elle s'asperge rapidement le visage d'eau et se dirige vers la file d'humains déjà grandissante à l'extérieur. Là, moldus et nés moldus patientent pour obtenir un maigre bout de pain et un peu d'eau. La sorcière grelotte. Il fait très froid dehors, les températures sont bien en dessous de zéro en ce matin du mois de Janvier. Les lampadaires éclairent la nuit, puisque le soleil n'a même pas commencé à se lever, et leur lueur jaunâtre donne un aspect encore plus lugubre à l'endroit. Elle n'est là que depuis cinq mois, mais ça lui parait une éternité et elle en vient à regretter sa cellule du manoir Malfoy. Elle récupère sa portion et quelques coups de pied au passage. Les mangemorts sont toujours particulièrement cruels avec elle, c'est la seule survivante du trio d'or.
Elle se relève péniblement et se dirige vers le centre des potions. La chaleur du lieu provoque chez elle un soupir de soulagement. Elle en a de la chance, elle est intelligente. Hermione a toujours été consciente de cet état de fait. Bien qu'elle ait toujours passé énormément de temps a travaillé, elle est douée d'une certaine intelligence, et elle en a toujours était reconnaissante. Cependant, probablement pas autant qu'en ce moment. Elle passe ses journées à fabriquer des potions de toutes sortes, certains ayant le but de soigner les soldats du Seigneur des Ténèbres, d'autres visant à tuer dans d'atroces souffrances. Les autres prisonniers travaillent à des tâches bien plus ingrates, comme la fabrication intensive de balais, de chaudrons, d'instruments en tout genre dans un froid intense. L'endroit a bien des avantages, mais ici, on n'a pas le droit à l'erreur et il faut travailler vite. Cela ajoute un stress considérable et il lui ait arrivé de rater une potion. Un frisson lui traverse l'échine. Elle ne veut pas y penser. Pourtant, c'est tout ce qui reste à la Gryffondor. Ses pensées. Les mangemorts ont bien fait attention à ce que les anciens membres de l'Ordre du Phénix ne soient pas en contact les uns avec les autres. Il leur arrive de se croiser, de se sourire mais ils ont une strict interdiction de se parler. S'ils osaient le faire…
C'était arrivé, une fois. Padma et Seamus avaient échangé quelques mots et ils furent battus et torturés si longtemps, qu'Hermione cru qu'ils étaient tout deux morts. Pourtant, elle les avait revus, quelques jours plus tard, boitants et couverts de bleus. Encore aujourd'hui, ils portent les marques de leurs sévices. Cela n'en vaut pas la peine. En coupant les racines de mandragore, seule, la jeune femme ne peut s'empêcher de replonger dans ses souvenirs.
Hermione jeta quelques sortilèges de guérison et fit boire une potion antalgique à une serdaigle. Les mangemorts avaient battus en retraite et Harry s'était rendu dans la forêt interdite. Elle était morte d'inquiétude, mais refusait de rester à ne rien faire, elle était donc partie aider dans la grande salle à soigner les blessés.
- NON !
Le cri résonna dans tout Poudlard et Hermione l'identifia à McGonnagal. Elle vit Ginny se précipiter à l'extérieur et elle la suivit. Une longue rangée de Mangemorts leur faisaient face, avec Voldemort et Hagrid au centre. L'ensemble des survivants étaient rassemblé sur le parvis de Poudlard. Soudain, elle l'aperçut, dans les bras de Hagrid. Harry.
- Non !
- Harry ! HARRY !
Les cris de Hermione se perdirent dans ceux de la foule. Elle sentit ses yeux se remplirent de larmes et dû s'accrocher au bras de Ron pour ne pas tomber. Ses jambes tremblaient, elle avait l'impression d'avoir du coton dans les oreilles. C'était impossible… Harry ne pouvait pas être mort… C'était un cauchemar. Pourtant, la voix de Voldemort la rappela à la réalité
- TAISEZ VOUS !
Il y eut un bang, un grand éclat de lumière puis le silence. Plus personne ne pouvait faire le moindre bruit. Hermione sentit un goût salé sur sa langue et devina qu'elle pleurait.
- C'est finit. Pose le par terre, à mes pieds Hagrid, c'est là qu'est sa place. Vous voyez ? Harry Potter est mort ! Vous comprenez maintenant que tout cela n'était qu'illusion ? Il n'était rien, n'a jamais rien était qu'un jeune garçon qui voulait voir les autres se sacrifier pour lui.
- Il vous a battu !
La voix désespérée de Ron rompit le sortilège et les voix s'élevèrent à nouveau de la foule tandis qu'Hermione redoublait de sanglots. Cependant, un second bang, plus puissant, étouffa à nouveau leurs cris.
- Il a été tué en tentant de s'enfuir par l'arrière du château. Votre héros à perdu la vie en essayant de se sauver en vous laissant là.
Une rage profonde s'empara d'Hermione et Neville se précipita pour attaquer Voldemort. Il fût très vite désarmé et le seigneur des ténèbres éclata de rire
- Qui est-ce ? Qui s'est porté volontaire pour montrer à quel sort doivent s'attendre ceux qui veulent continuer le combat alors que la bataille est perdue ?
- C'est Neville Londubat, Maître ! s'exclama Bellatrix. Le fils des Aurors, vous vous souvenez ?
- Mais tu es un sang pur, n'est ce pas mon garçon, toi qui est si courageux ? Demanda Voldemort.
- Et alors ? Répondit Neville d'une voix sonore.
- Tu as montré du caractère et de la bravoure et tu es d'une noble lignée. Tu ferais un précieux mangemort.
- Je me rallierai à vous quand il gèlera en enfer !
- Très bien. Endoloris.
Le sortilège propulsa Neville sur le sol. Il se passa deux secondes avant que ses cris ne résonnent. Hermione ferma les yeux, le coeur au bord des lèvres. Des membres de l'ordre essayèrent de voler à son secours, mais une barrière magique les empêchait d'avancer. Cela dura au moins deux bonnes minutes, avant que Voldemort ne lève le sortilège. Neville était à peine conscient, du sang s'écoulait de sa bouche et de son nez, lorsque Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom lui jeta le sortilège ne la mort
Hermione secoue la tête. Elle ne veut pas y penser, et pourtant, ces images ne cessent de rejaillir dans son esprit, sans cesse, comme un serpent enroulé autour de sa proie. Elle est en train de mélanger sa potion et soudain, l'alarme retentit. Midi. Il est l'heure d'aller manger. Comme au matin, une longue file se forme devant les marmites. En guise de repas, de l'eau avec quelques légumes et pomme de terre, et si on avait de la chance, un morceau de viande. La Gryffondor, si belle autrefois, ressemble désormais à un fantôme. Ses cheveux sont devenus secs, cassants, signe du manque de soins, de vitamines et de protéines. Il n'y a plus aucune lueur de malice sur son visage émacié. Ses lèvres sont gercées par le froid et le mordillement qu'elle leur inflige, jour et nuit. Ses côtes sont désormais saillantes, de même que tout les os de son corps. Car si le Seigneur des Ténèbres détestait les moldus, il ne s'est pas privé pour s'inspirer de l'un d'entre eux et d'instaurer un système concentrationnaire digne des nazis. Seulement, ici, pas de chambre à gaz mais des avada kedavra. Elle s'assied un instant, le temps de boire son bouillon, puis retourne au travail jusqu'à vingt et une heure. Ensuite, il y a une nouvelle distribution de bouillon, puis elle va dormir, tout du moins essayer. Et ce, jours après jours, semaines après semaines. Jusqu'à quand ? C'est la question qu'Hermione se pose tout les soirs lorsque son corps endolori s'allonge sur la paillasse qui lui fait office de lit. Quand aura t-elle enfin droit au répit que lui apporterait la mort et, qui sait, de revoir ses amis ?
En dehors des camps, une société à peine plus enviable s'installe. Voldemort est persuadé d'être supérieur à Merlin lui-même et organise la vie autour d'un nouveau culte, le sien, s'estimant être Maître de toute chose. Le secret sorcier a bien évidemment était rompu, non seulement au Royaume-Uni lorsque Voldemort a pris le contrôle du pays et soumis la famille royale au sortilège de l'impérium, mais dans le reste du monde, plus personne ne pouvant nier après ce que la BBC a diffusé en live. Cependant, cela se passe plutôt bien en Europe. Bien sur, dans de nombreux pays, des sangs-purs et certains autres sorciers sont favorables au règne de Voldemort et voudrait profiter de la rupture du secret magique pour anéantir les moldus une bonne fois pour toute. Cependant ceux-ci restent pacifique, du moins tant que leur gouvernement leur donne une bonne raison de leur faire. C'est pourquoi aucun gouvernement moldu n'a pris de mesures à l'encontre des sorciers, et aussi pourquoi aucun gouvernement sorcier n'a décidé d'intervenir contre le Seigneur des Ténèbres. Sorciers et moldus du Royaume-Uni étaient bien seuls contre le plus puissant mage noir de tout les temps et rien ne semblait en mesure de contrarier ses plans. Rien, sauf peut être une malédiction qui frappait les sorcières de Sang-Pur : l'infertilité.
Bon, je suis (encore) de retour. Revoilà donc les précédents chapitres corrigés et, promis, deux chapitres par semaine à partir de maintenant. Bonne lecture !
