Emma s'émerveilla devant l'immensité de la capitale. Elles venaient de traverser les faubourgs sud au trot, et une immense porte se dressait devant elles. Ciri rabattit son capuchon sur sa tête, enveloppa hâtivement sa lame dans un drap puis l'accrocha à sa selle. Si elle devait se défendre, elle utiliserait sa dague. Elle prit aussi soin de cacher son médaillon, sinon n'importe qui pourrait reconnaître sa profession, et elle voulait à tout prix l'éviter.

La brune camoufla sa tignasse brune de la même manière que sa compagne. Une longue file s'étendait des portes de la ville jusqu'à l'entrée du pont, où les deux voyageuses se trouvaient. Elles allaient devoir attendre. La professeure observa attentivement les environs, détaillant du regard les murailles de la ville. Au fur et à mesure qu'elles avançaient, toujours en selle, la plupart des regards convergeaient vers elles. Deux inconnues à cheval, forcément ça attirait les regards.

Arrivées devant les gardes, Emma était tendue. Les deux hommes les regardèrent attentivement, cherchant le moindre élément suspect. L'un d'eux émit un léger grognement, puis les laissa passer. La jeune femme soupira lorsqu'elles furent assez loin, mais Ciri la rassura d'une tape sur l'épaule. Elle l'invita ensuite à la suivre.

Les rues de la cité étaient assez animées, Emma remarqua néanmoins qu'il n'y avait pas d'elfes, ni de nains. Elle se rappela ce que Ciri lui avait dit à ce propos, et frissonna. Alors qu'elles traversaient une place marchande, la brune y aperçut au beau milieu un grand piquet en bois. Quelqu'un semblait y être attaché. Autour, étaient attroupés un grand nombre de personnes – femmes, hommes, enfants -. De loin, le captif semblait se débattre, alors qu'un homme armé s'approchait de lui, une torche à la main.

Emma descendit de sa monture, et, avant que Ciri n'ait pu la retenir, elle se dirigea vers la source de toute cette excitation. La jeune femme joua des coudes au milieu de la foule, si bien que sa capuche tomba. Personne n'y prêta attention, tellement la tension montait. Le garde s'avança vers l'elfe attaché, et cria quelques mots. La professeure comprit qu'il était question d'une exécution, et eut une soudaine envie de vomir. Ciri la rattrapa et la tira par le bras, tentant de l'extraire de la foule déchaînée.

Mais Emma refusait de bouger, obnubilée par la scène. Le garde venait de mettre le feu à l'immense poteau, et les flammes se propageaient à une vitesse exponentielle sur la paille répartie tout autour. Bientôt, le brasier lécha les jambes de l'elfe, puis l'embrasèrent. Le captif se mit à hurler de douleur. Au bout de quelques minutes, les cris se turent. La foule se mit à hurler de jubilation. Emma n'en croyait pas ses yeux ; elle tomba à terre, mais encore une fois, personne ne fit attention à elle. Elle prit son visage entre ces mains ; comment une telle abomination avait-elle pu avoir lieu ?

La jeune femme aurait voulu hurler, se jeter sur le garde peu importe les conséquences pour lui faire regretter son acte. Ciri la tira de sa rêverie, inquiète, et elle s'aperçut qu'elle s'était mordue la lèvre jusqu'au sang. Aussi, la foule la regardait, perplexe, incapable de comprendre sa réaction. La sorceleuse la tira par le bras, la priant de la suivre. Emma se laissa porter, vide. Ce spectacle l'avait dévastée.

Alors que les deux voyageuses s'éloignaient de la place, des gardes vinrent enlever les débris et le corps carbonisé, alors que d'autres préparaient un nouveau poteau d'exécution. En le voyant, Emma cracha toute sa bile sur le sol. Ils allaient encore exécuter quelqu'un. Serait-ce un elfe ? Un nain ? Elle avait la nausée rien que d'y penser. Elle eut juste le temps d'apercevoir l'un des gardes attacher de force une femme au poteau nouvellement dressé, avant que Ciri l'entraîne le plus possible du futur massacre.

La brune finit par tirer la manche de sa compagne pour qu'elle s'arrête. Lorsqu'elle croisa son regard, elle trouva Ciri inquiète, mais pas pour celui qui venait de mourir, et celle qui allait suivre. Non, c'était pour elle. La jeune femme ne comprit pas : voir quelqu'un se faire exécuter ne lui avait donc rien fait ressentir ? Ni haine, ni colère, ni dégout ? C'était incompréhensible. Ciri s'approcha d'elle et la prit dans ses bras pour la rassurer ; Emma n'eut pas la force de la repousser.

- Tu n'aurais pas dû aller là-bas…

- Pourquoi l'ont-ils tué Ciri ? Pourquoi ?

La sorceleuse pouvait sentir toute la détresse et l'impuissance que sa compagne avait ressenti en assistant à la scène, et la comprenait.

- Je t'ai dit que les non-humains étaient très mal acceptés ici… Alors les gardes les traquent, et lorsqu'ils les trouvent ils… font ce que tu as vu tout à l'heure.

- Mais c'est inhumain… ! C'est… !

- Malheureusement tu ne pourras rien y changer…

- Il y a sûrement un moyen ! Tu ne pourrais pas… ?

- Non, je ne pourrais rien faire, personne ne le peut Emma c'est comme ça…

Pour couper court à la discussion, elle l'entraîna dans une petite ruelle, là où elle avait laissé leurs montures pour partir à sa suite. Par chance, les deux étalons s'y trouvaient encore. Emma la suivit d'un pas lourd jusqu'à une auberge – qui était plutôt un cabaret – nommée le Thym et Romarin. La jeune femme attacha les chevaux dans l'arrière-cour, vérifia qu'ils avaient de quoi manger et boire, et rejoignit sa compagne.

Ciri poussa la porte de l'établissement, suivie d'une Emma morose. La pièce dans laquelle elles entrèrent était assez joliment décorée. Des hommes et des femmes étaient assis autour de table, buvant et chantant au rythme de la musique jouée par les musiciens attroupés dans un recoin. Mais ce qui la choqua, c'était de voir des femmes assez dénudées se déhancher aux quatre coin de la salle. Ciri la poussa vers le comptoir. Elles retirèrent leurs capuches, et s'assirent.

- Qu'est-ce qu'on fait ici ?

- Patience, tu verras bien assez tôt…

Quelques minutes plus tard, un homme à l'allure assez dévergondée, vêtue d'une tenue assez bouffante et coloré pénétra dans la pièce, et hurla de joie lorsqu'il aperçut Ciri. La concernée se retourna et esquissa un sourire. L'inconnu déposa son instrument précautionneusement sur une chaise, et courut à sa rencontre. La jeune femme se jeta dans ses bras et le serra longuement.

- Ciri, ça fait si longtemps qu'on ne s'est pas vu !

- Toi aussi tu m'as manqué Jaskier.

Les deux s'écartèrent, le barde affichant un immense sourire. Il se tourna vers Emma et effectua une révérence. Ciri pouffa.

- Et qui est donc cette gente demoiselle qui t'accompagne ?

Emma se retint de rire. Elle commençait déjà à cerner le personnage, certainement un coureur de jupons. Néanmoins, elle le trouva plutôt sympathique, et se présenta comme étant une « amie » de Ciri. Malgré ça, le poète en savait assez sur Ciri pour comprendre la nuance, et lui fit un clin d'œil. Il invita les deux jeunes femmes à boire, et donna à son amie une petite clé.

- La chambre rubis ! La meilleure de mon établissement. Elle est vôtre tout le temps de votre séjour ici.

Selon le barde, c'était une suite de luxe, mais Emma attendait de voir à quoi cela pouvait bien ressembler. Elle fut surprise. L'ensemble de la pièce était tapissé de motifs élégants, au milieu trônait un immense lit à baldaquin. Une petite porte donnait sur une seconde pièce, beaucoup plus petite, mais la baignoire qui s'y trouvait n'avait rien de comparable avec celle de l'auberge où elles avaient séjourné, ni de toutes celles qu'elle avait vu dans sa vie. La fenêtre de la chambre donnait sur la rue passante.

Jaskier leur fit faire le tour du propriétaire, et proposa à Emma de lui faire visiter la ville le lendemain matin. Malaisée par le comportement du jeune homme, elle accepta tout de même, à condition que Ciri vienne elle. Malheureusement, la sorceleuse dût décliner, ayant des affaires à régler au plus tôt. Mais elle lui promit de les rejoindre rapidement. Le barde s'éloigna, laissant les deux jeunes femmes dans l'immense pièce qui leur servirait de refuge.

La professeure se jeta sur le lit. Dieu que les draps étaient doux et soyeux ! Ciri l'observa se rouler en boule, amusée. Malgré leurs péripéties, elles avaient touché au but, le danger était – plus ou moins – écarté. Elle s'autorisa une pause, et, délaissant ses affaires, rejoignit sa dulcinée. Elle avait les épaules si meurtries par le voyage, qu'elle grimaça en s'allongeant contre elle. Ni l'une ni l'autre n'osait rompre ce silence apaisant, bien que l'esprit d'Emma était toujours agité quant aux événements survenus sur la place plus tôt dans la journée.

La jeune femme se releva, et, prétextant avoir besoin d'être seule pour réfléchir, se dirigea vers la salle d'eau. Ciri préféra respecter sa décision, et l'observa s'éloigner, le regard triste. Emma retira ses vêtements, et pénétra dans l'eau brûlante. Elle laissa libre court à ses pensées, et les larmes roulèrent d'elles-mêmes sur ces joues rosées. La brune se replia sur elle, et serra les poings. Elle n'aurait jamais pensé être témoin d'une exécution, surtout comme celle-ci. Elle revoyait l'elfe agonisant, entendait de nouveau ses cris. Emma prit sa tête entre ses mains, tâchant de se calmer. C'est vrai, elle ne pouvait rien y faire, elle devait l'accepter. Mais c'était terriblement injuste.

Les minutes passèrent avant qu'elle se sente de relever la tête. Ciri était toujours allongée sur le lit, sûrement plongée elle aussi dans ses pensées. Emma la remercia mentalement de lui avoir laissé ce temps, puis l'appela. La sorceleuse retira ses vêtements, pénétra dans l'eau à son tour et la prit dans ses bras. La brune se laissa bercer doucement, chassant ses pensées anxiogènes. L'esprit reposé, elle se sépara d'elle.

- Parle-moi un peu de ce Jaskier… Tu sembles bien le connaître.

- Hmmm oui, ça fait longtemps que nous nous connaissons. Il m'a souvent tiré de situation délicates, bien que je dû souvent le tirer d'un mauvais pas après. Il a un réel don pour s'attirer des ennuis.

- Il m'a l'air d'être un sacré coureur du jupons aussi !

- Oui, il a une fâcheuse tendance à courtiser la première femme qu'il voit, c'est souvent ça qui lui attire des ennuis !

- Cette révérence qu'il m'a faite, j'ai tout de suite vu à qui j'avais affaire !

- Oh ne t'inquiète pas, il n'aurait rien fait à ton égard tu peux me croire.

Avant que la professeure n'ait pu répondre, Ciri l'aspergea. Pour se défendre, la jeune femme riposta, agacée. Elles se chamaillèrent un moment. Emma finit par lui demander quelles étaient les fameuses affaires donc elle devait s'occuper, mais la sorceleuse garda le secret. Au lieu de ça, elle l'attira contre elle et l'embrassa, posant ses mains sur son corps. Emma se laissa faire docilement, pendant que son amante la caressait. Être immergée dans l'eau donnait à l'acte une toute autre saveur.

Elles sortirent du bain, revigorée. Sur le lit, deux tenues avaient été déposées à leur intention. Ciri pouffa ; Jaskier était bien gonflé, à espérer les voir revêtir ces déguisements. Elle récupéra ses affaires habituelles, qu'elle enfila. Emma préféra l'imiter ; porter une robe bouffante, et très courte de surcroît la mettait mal à l'aise. Sa dulcinée lui fit néanmoins un clin d'œil. Peut-être qu'elle essaierait l'une des tenues plus tard pour lui faire plaisir.

Les deux descendirent pour le souper, et mangèrent en compagnie de Jaskier. La professeure prêta moins attention aux femmes qui se trémoussaient au rythme de la musique qu'aux différents convives présents dans la salle. La plupart étaient des nobles. Elle reporta son attention sur la discussion qui animait la table. Jaskier, ayant compris que Ciri avait voyagé entre les mondes à nouveau, voulait connaître tous les détails croustillants.

La soirée passa à la vitesse de l'éclair. Épuisée, Emma monta se coucher, suivie de près par sa compagne, qui profitant de la situation, s'échappa des griffes de Jaskier. Le barde grogna mais leur souhaita bonne nuit. Les deux jeunes femmes dormirent jusqu'au lever du jour. Lorsque le chant du coq réveilla Emma, elle fut surprise de ne pas trouver sa dulcinée allongée près d'elle. La sorceleuse avait pris soin de lui laisser un mot, lui expliquant qu'elle était contrainte de partir aux aurores afin de régler ses affaires, et qu'elle la rejoindrait au plus vite. Ces mots lui firent chaud au cœur.

Pendant que Ciri s'activait à rembourser ses différentes dettes aux quatre coins de la ville – elle était d'abord passée à la banque du nain Vimme Vivaldi récupérer une partie de ses économies -, Jaskier fit visiter la ville à Emma. La jeune femme le pria d'éviter la grande place, marmonnant quelques mots sur les événements de la veille. Le barde la prit par le bras, et, tout en lui faisant la conversation, partit dans la direction opposée.

Il lui fit visiter les artères principales de la ville, en évitant toutefois les bas-quartiers. La jeune femme s'étonna que les maisons fussent en briques, mais au moins, elles semblaient – assez – solides. Elle remarqua que des non-humains sillonnaient les rues, et s'en étonna. Ils pouvaient donc vivre ici quand même, sans doute. Le barde la mena jusqu'à un immense pont, situé au nord de la ville, et lui apprit que toute la partie de la ville au-delà de l'édifice abritait son culte, les adeptes du feu éternel. La brune voulut le questionner sur son origine, mais Jaskier changea brusquement de sujet, à croire qu'il ne voulait pas en parler.

- Bon tant pis, se dit-elle, je questionnerai Ciri…

Après lui avoir montré la partie nord de la cité, il redescendirent jusqu'au port, où la professeure put admirer les larges bateaux de pêcheurs et de marins qui y étaient accostés. Une toute autre atmosphère y régnait : un grand marché proposait aux habitants toutes sortes de produits, d'ici ou d'ailleurs. Novigrad était connu pour être le plus grand port du continent, et une ville libre, non-assujettie aux lois du royaume dans lequel elle était enclavée, la Redanie.

Emma posa au barde un bon nombre de questions sur la ville – comment elle avait été fondée, comment avait-elle prospéré, combien d'habitants elle comptait, entre autres -. Son nouvel ami fut heureux de lui répondre et lui partager son savoir – bien qu'exagérant légèrement à chaque fois -. Il l'emmena ensuite au nord-est de la ville – décidément, il ne faisait rien dans l'ordre – et lui présenta le Passiflore – le bordel le plus important de la ville -. Elle haussa les épaules ; détenir cette information ne lui était d'aucune utilité, mais elle suivit Jaskier nonchalamment tout le reste de la journée.

Le midi, ils mangèrent dans une des trente-cinq tavernes de la ville – La Grotte de la pique – Emma bougonna, le soleil était haut dans le ciel, et Ciri ne les avait toujours pas rejoints. Qu'est-ce qui pouvait lui prendre autant de temps ? Elle demanda à Jaskier, qui, encore une fois, évita le sujet. Alors qu'elle s'énervait, il prit son luth et entama une musique. Malgré son air dévergondé et trop séducteur, il jouait plutôt bien, si bien qu'elle se mit à fredonner son air. Il lui sourit en retour.

- Ciri sera de retour avant le coucher du soleil ne t'en fais pas.

Cela ne suffit pas à la rassurer, tant elle languissait la présence de la jeune femme. Mais elle prit son mal en patience. Le reste de l'après-midi fut riche en découvertes. Ils rentrèrent au Thym et Romarin, exténués. Au bar, Ciri les attendait, semblant épuisée elle aussi. Emma la rejoignit et passa discrètement sa main dans la sienne, lui adressant un sourire.

- Je t'ai attendu toute la journée !

La sorceleuse déposa un baiser sur ses lèvres en guise d'excuses. La brune lui pardonna, et lui demanda si elle avait pu régler toutes ses affaires. La jeune femme acquiesça, et – en omettant certains détails – lui raconta sa journée. Jaskier en profita pour leur servir en boire, et retourna à son luth. Dehors, le soleil se couchait.

- Et maintenant Ciri, qu'est-ce qu'on fait ?

- On reste quelques jours pour souffler un peu, puis nous nous remettrons en route.

La jeune femme sentit soudainement une étrange sensation. Tous ses sens en alerte, elle se retourna pour voir de quoi il s'agissait. Elle crut voir une ombre du coin de l'œil, mais quand elle regarda la salle avec attention, rien. Ses yeux lui avaient-ils joué un tour ? Un nœud se forma au creux de son estomac. Non, elle était sûre de ne pas avoir rêvé. Quelqu'un était bien là, et avait disparu instantanément. Emma la tira de sa rêverie, inquiète, mais la jeune femme lui assura que tout allait bien.

Pour se distraire, elle porta sa chope à ses lèvres. Sa main tremblait, si bien qu'elle faillit en renverser son contenu. Emma l'observait du coin de l'œil, surprise. Elle n'avait jamais vu sa petite-amie dans un tel état ; on aurait dit qu'elle avait vu un fantôme. La jeune femme lui redemanda si elle se sentait bien, elle répondit par la négative, prétextant avoir besoin de repos après sa journée. Elle se leva précipitamment et quitta la pièce, la professeure sur ses talons.

Dans le couloir, Ciri se mit à réfléchir ; qui avait bien pu la reconnaître ? elle se remémora toutes les personnes qu'elle connaissait à Novigrad, et toutes celles qui étaient susceptibles de la reconnaître n'étaient plus de ce monde. Elle écarta cette possibilité. Alors qui pouvait bien la guetter ? Était-il – ou était-elle – dangereux ? Elle frappa du poing contre le mur, et allait recommencer lorsque Emma se saisit de son bras pour l'en empêcher.

- Ciri, dis-moi ce qu'il se passe ! Tu n'as pas l'air bien depuis tout à l'heure.

- J'ai cru qu'on nous observait tout à l'heure. Mais je n'ai rien « vu » à proprement parler. J'ai juste eu une étrange sensation de mal-être… Je n'arrive pas à savoir qui ça pourrait être, peu importe comment je réfléchis !

- Tu dois sûrement avoir besoin de repos, c'était peut-être une hallucination ? Tu as eu une rude journée, allons nous coucher.

Les deux jeunes femmes se dirigèrent vers leurs suites. Ciri restait chamboulée, mais peut-être avait-elle vraiment rêvé, et que personne ne les avait épiés. Elle tenta de s'en convaincre, sans succès. Emma l'enlaça mais la jeune femme se dégagea doucement. La sorceleuse embrassa sa compagne pour s'excuser, et partit prendre son bain. La brune choisit malgré elle de la laisser seule…

Plus tard dans la soirée, alors que les deux jeunes femmes dorment d'un profond sommeil, enlacées.

Une ombre se profila sur le toit, dehors. Elle s'avança vers la fenêtre entrouverte. La lune éclairait faiblement la ville, mais n'importe qui aurait pu voir à quoi ressemblait cet étrange individu perché sur le toit de l'auberge. L'ombre observa attentivement pendant de longues minutes les deux jeunes femmes endormies, comme si elle attendait qu'elles se réveillent. Puis, lentement, il recula jusqu'au bord, sauta dans le vide, et disparut dans la nuit.

- Enfin je t'ai retrouvée, Zireael…

Ohlala, une nouvelle menace fait son apparition à priori ! Une idée de qui il s'agit ? :)