Bonjour, me revoilà ! Oui, je sais, j'aurais du poster ce week-end, je suis désolée... Mais j'avais des excuses ! Je suis débordée par mon BTS de diététique et tout le reste. Du coup, je vais passer à un rythme de deux fois par semaine, je pense que c'est mieux pour pouvoir respecter les délais. J'espère que ce chapitre vous plaira, n'hésitez pas à laisser votre petite review !

Chapitre dix-neuf

Hermione ouvre les yeux et les referme immédiatement, aveuglée par la lumière qui règne dans le pièce. Une quitte de toux la prend aussitôt et une douleur immense dans le bas-ventre. Merlin, c'est si douloureux qu'elle se dit qu'elle préférerait retourner de là où elle semble venir. Ses sens se calment peu à peu, sauf pour la douleur qui semble même s'intensifier. Elle ouvre à nouveau les yeux et elle remarque à travers ses larmes, causées a la fois par la souffrance et la luminosité agressive, qu'elle est dans sa chambre du manoir Nott. Peu à peu, les pièces du puzzles s'assemblent dans son esprit embrumé. Elle a eu une césarienne. Elle a donné naissance à ses triplés. Elle se redresse en gémissant de douleur pour examiner à nouveau la pièce mais aucun doute, ils ne sont pas là. Les larmes coulent de plus en plus et sa respiration se fait laborieuse alors qu'une alarme se met à retentir dans sa pièce. Elle remarque alors que des chiffres s'affichent sur le mur blanc devant elle et qu'il y a un mot écrit en jaune qui clignote. Tachycardie. Son coeur bat trop vite, il faut qu'elle se calme. Plusieurs minutes d'alarme stridente passent avant qu'une infirmière entre dans la pièce, l'air fatiguée.

- Béni soit ce jour mademoiselle. Vous avez été dans le coma pendant plusieurs jours mais tout va bien maintenant, calmez-vous, il n'y a pas de raison de pleurer, dit-elle en fouillant dans sa sacoche sans la regarder.

- Comment vont mes enfants ? Demande Hermione en essayant de ravaler ses larmes, toujours crispée par la douleur intense qui tiraille ses entrailles.

- Les enfants de Monsieur et Madame Nott vont bien, répond l'infirmière d'une voix glaciale qui fait concurrence à celle du Seigneur lui même. Maintenant buvez.

Malgré la bonne nouvelle, le coeur de la gryffondor se serre en entendant cette bonne femme lui rappeler froidement la triste réalité : elle a mis au monde des enfants qui ne sont pas les siens. Elle porte la fiole qu'on lui tend et contenant un liquide orangé à ses lèvres et avale son contenu amer d'une traite malgré la nausée qui l'a assaillie des son réveil. Elle sent alors un étrange sentiment de paix l'envahir et, avant qu'elle n'ait eu le temps de questionner la jeune femme pour savoir quelle potion elle venait de prendre, Hermione retombe dans un sommeil profond.

- Granger. Oh, Granger, ouvre les yeux.

Elle sent vaguement qu'on lui secoue l'épaule et se force à ouvrir les yeux malgré toute la fatigue qu'elle ressent. Sa vue est floue mais elle reconnait vaguement une tête blonde. Elle cligne plusieurs fois des yeux et identifie cette fois clairement celui qui a interrompu son repos.

- Drago, comment vont-ils ? S'empresse t-elle alors de demander.

- Ils vont très bien. C'est un garçon et deux petites filles. Comme prévues ils sont alimentés par sonde et gardés dans une bulle de chaleur mais à part ça ils se portent à merveille. Et toi, comment vas-tu ?

Malgré tout ses efforts, il s'était inquiété pour elle tout le temps qu'elle été restée inconsciente et il ne pouvait s'empêcher d'agir presque gentiment avec elle.

- J'ai mal. J'ai vraiment très mal, consent-elle alors une fois rassurée par l'état des enfants.

- Je m'en doutais. Sauf que je n'ai pas le droit de te donner de potion contre la douleur, le Seigneur verrait ça comme du gaspillage. Ce que tu as eu tout à l'heure c'était un tranquillisant pour éviter que tu ne ré-ouvre ta cicatrice.

- Oh… c'est rien, j'ai connu pire, dit-elle alors, en réalité terrassée par la douleur.

- Oui, enfin figure toi que par ta faute j'ai fais quelque chose d'altruiste pour la première fois de ma vie. J'ai réussi à me procurer un anti-douleur moldu pour te soulager. De la morphine pour être précis. Ça se met sous la langue.

- Comment tu as fait pour t'en procurer ? Demande t-elle, soupçonneuse. C'est un médicament très réglementé.

- J'ai utilisé le sortilège de l'impérium sur le phurmacien, avoue t-il comme si c'était parfaitement normal en fouillant dans sa poche.

La gryffondor devrait lui crier dessus pour avoir utilisé un impardonnable mais elle n'en a pas vraiment la force. Il sort alors une plaquette du médicament et lui tend un des comprimés poudreux.

- Ça ressemble au spasfon que ma mère me donnait quand j'avais la gastro, fait-elle remarquer en glissant le remède dans sa bouche.

- Spa quoi ? Et qu'est ce que c'est que ça, la gastro ?

Hermione lève les yeux au ciel devant l'ignorance de son ami - amant ? - et ressent la bile monter dans sa gorge à cause du goût amer de l'anti-douleur.

- Tu ne vas quand même pas me reprocher de ne pas savoir grand chose sur ses moldus, dit Drago en se renfrognant, vexé de l'attitude de la gryffondor.

Il se sent inférieur par rapport à Hermione quand il s'agit de ces choses qui ne savent pas pratiquer la magie et il n'y aucune raison à cela. Il suppose qu'elle avait du se sentir inférieure par rapport à eux, mais à raison. Alors que ces créatures… Un Malfoy n'a pas besoin de savoir quoi que ce soit à leur propos. Cependant, le temps passant, il trouve de plus en plus stupide de considérer les sang-de-bourbes comme inférieurs. Après tout, eux savaient se débrouiller dans les deux mondes. Pouvaient-ils en dire autant, eux les sang-purs ? Non, sans aucun doute. Il n'y. A qu'à voir tout le mal qu'il a du se donner pour se rendre à la phurmacie. Après plusieurs minutes de débat interne, la jeune maman le tire de ses pensées en lui demandant :

- Comment ça se fait que je suis restée inconsciente si longtemps ? L'infirmière a parlé de quelques jours.

- Oui, un peu plus d'une semaine. Tu as perdu beaucoup de sang, j'ai eu du mal à contrôler l'hémorragie.

Sans qu'il ne puisse s'en empêcher, sa culpabilité se ressent dans sa voix. Il ne devrait pas se sentir coupable, il n'a d'ailleurs jamais ressenti cela, mais son cruel manque d'expérience à failli la tuer…

- Tu sais bien que tu n'es pas responsable n'est-ce pas ? Affirme t-elle en plantant ses yeux noisette dans ses yeux bleu acier.

- Si j'avais pas réussi… Tu as fait un arrêt, on a galéré à te faire revenir, j'ai cru que tu allais mourir et ça aurait été ma f…

Le jeune homme n'a pas le temps de finir sa phrase, elle l'attrape par sa cravate pour poser ses lèvres sur les siennes dans un chaste baiser.

- Tu n'as rien à te reprocher, murmure t-elle en collant son front au sien. Et je suis là, je vais bien.

Les deux restent ainsi pendant quelques minutes et Malfoy peste devant sa faiblesse. Comment a t-il pu lui dire comme ça, se confier à cette fille comme si c'était sa meilleure ami et qu'il n'était qu'un pauvre poufsouffle ?Interrompant ses pensées, Hermione décide de quitter se s bras pour se rallonger, la douleur devenant vraiment insupportable. Se maudissant une nouvelle fois, Draco se fait alors une place dans son lit et se laisse tenter à caresser ses cheveux alors que celle-ci se détend progressivement, la morphine faisant peu à peu son effet. Il n'a jamais montré de sentiments comme ça à une fille, se contentant de coucher avec elle et il a presque l'impression de jouer un rôle. À moins qu'il n'ait joué un rôle toute sa vie et que l'homme qu'il est en train de devenir soit son vrai lui

Après un petit moment, la morphine fait de plus en plus effet et un sourire flotte sur le visage détendu de la gryffondor. Elle lève alors les yeux vers lui et lui dit d'un ton guilleret :

- Tu sais que je t'aime, n'est ce pas Draco ? Je ne sais pas comme c'est arrivé, j'ai toujours du mal à comprendre le pourquoi du comment mais je suis amoureuse de toi. Tout nous sépare, je devrais rejeter ses sentiments, mais je n'y arrive pas. Je pense à toi tout le temps, je rêve de toi… Je t'aime, je t'aime de tout mon coeur.

Une légère rougeur s'empare des joues du serpentard. Il ne manquait plus que ça, une déclaration d'amour. Il est tenté de s'enfuir et de la laisser seule mais les yeux noisettes fixés sur lui l'en dissuade. Putain de culpabilité mal placée… souffle la voix du serpentard en lui.

- Tu sais, la morphine a un impact sur nos émotions, dit-il enfin. Tu devrais dormir, ça te soulagera.

La jeune fille semble prête à protester mais, avant qu'elle n'ai ouvert la bouche, ses yeux se ferment et elle plonge dans le sommeil. Draco reste longtemps à la regarder dormir, ne sachant vraiment plus comment interpréter ses propres émotions.