L'été faisait des ravages dans cette partie de l'Italie. Les cigales chantaient en concert, l'herbe jaunie signifiant qu'il n'avait pas plu depuis des jours. Mais au-delà d'un portail noir, sécurisé par un poste de surveillance et quelque caméra, se trouvait un manoir au mur blanc entouré d'une magnifique pelouse verdoyante qui avait la chance d'être arrosé. De nombreuses fenêtres encadrées de volets vert bouteille attiraient l'œil des rares passants de cet immense manoir, connu pour appartenir à une figure de la pègre d'Italie.

Brisant le concert des insectes du sud, le moteur d'une Cadillac rouge ainsi qu'une Ford Mustang bleue arrivèrent en trombe, dérapant sur les gravillons. S'arrêtant pile devant l'entrée, le conducteur de la Cadillac lança les clés à un domestique l'attendant.

"Merci Lorenzo."

Suivis par 5 personnes fringantes, le blond dans un costume noir chic entra dans sa demeure.

Un garçon en crop-top bleu lança :

"Hey, Giorno, je peux conduire la prochaine fois ?

-On verra. Demande à Buccellati s'il veut te laisser conduire la Mustang plutôt"

Mista se tourne alors vers le capo qui refusa d'office. Giorno Giovanna rit et tous se dirigent vers la salle à manger, se trouvant à droite de l'entrée. Le Boss de Passione se tourna vers un de ses amis :

"Narancia, tu peux nous faire apporter du thé s'il te plaît ?

-OK, Boss~"

Malgré la chaleur atroce en ce jour d'été, la bande à Giorno tenait à prendre le thé en bonne et due forme. Le jeune homme regarda ses amis se diriger dans la salle à manger, sauf le capo Bruno Buccellati qui lui fit un doux sourire... Il rougit et se précipita dans une autre pièce. En tant que Don Giorno, Narancia lui devait respect et obéissance sans se plaindre, puis se rendre dans les cuisines n'était pas bien dérangeant. Une fois dans la pièce, le brun demanda à une des vieilles cuisinières de préparer du thé pour tout le monde. Il l'observa la dame un moment, et une fois le plateau prêt il l'apporta dans la salle à manger luxueuse où un vacarme en venait :

"Puisque je te dis que c'est moi qui l'ai buté !

-N'importe quoi Fugo, sans mon Six Pistol, tu ne l'aurais jamais eu !"

Narancia soupira en posant le plateau, servant d'abord le boss de Passione, par respect. Comme à l'accoutumée, il se servit par la suite une tasse qu'il but cul sec, prouvant que le thé ne contenait pas de poison.

Le pistolero et le génie de l'équipe se disputaient le meurtre d'un gars qui essayait d'attaquer Giorno. C'était une petite frappe, mais avec un stand assez puissant Devil Eyes. Il avait attaqué alors que Giorno et Mista étaient séparés. Le Don maîtrisait la situation, mais Fugo est arrivé pour tabasser le mec, alors que Guido mettait deux balles dans la tête du stand, tuant ainsi son possesseur.

Giorno savoura le thé et tous se servirent par la suite, malgré la tension. Narancia se posa entre Bruno et Fugo, croisant les pieds sur la table. Mais un regard noir de Buccellati lui fit reposer les pieds directement au sol. Avec un sourire gêné, Narancia se tourne vers son sauveur qui sourit légèrement en le voyant obéir.

"J'vais te défoncer Mista !"

Houla, quand Fugo était en tel état de colère, il valait mieux l'arrêter, surtout quand il tenait une cuillère dans la main. Le détenteur d'Aerosmith se leva et agrippa les épaules de son ami pour l'empêcher de se jeter sur le pistolero. Abbachio en train d'écouter de la musique se moquait de ce qui pouvait bien se passer autour de la table ronde. Mista recula légèrement, pointant son pistolet contre son ami. Giorno, lui, termina sa tasse de thé et se leva.

Aïe. Mauvais signe.

Mais c'est d'une manière très calme le boss de la plus grande pègre d'Italie déclara :

"Mista, Fugo, calmez-vous de suite.

-Mais Giorno…commença Mista.

-Pas de ça avec moi, Mista. Suis-moi."

Le garde du corps du Don le suivit à l'étage en saluant l'équipe, dans un signe d'adieu.

Narancia sourit : "Toi, tu vas passer un sale quart d'heure avec le boss.".

La rumeur que les deux hommes forment un couple était présente dans le groupe, depuis ce moment à Venise où le jeune homme les a surpris en train de se "tripoter" selon ses mots. Bien que Giorno ne démentait pas, se moquant clairement des "on dit", le pistolero rougissait et détournait le regard à chaque évocation. Narancia se doutait bien que la garde rapprochée du jeune homme était très rapprochée. Il restait un peu de temps avant le dîner, alors Narancia resta avec Bruno et Leone tandis que Pannacota souhaitait s'isoler un peu dans sa chambre à l'étage…

Bruno lisait un roman qu'il avait trouvé dans la pièce attenante -c'est-à-dire l'énorme bibliothèque qui avait coûté une fortune à Giorno, alors que Leone écoutait seulement de la musique. Ghirga poussa un soupire et demanda à Bruno de lui faire la lecture, n'ayant pas envie de fournir le moindre effort. Surtout que Bruno il avait l'habitude de lui faire en ce moment :

"Narancia, tu sais lire. Va prendre un bouquin et lis-le.

-Hum…"

Se levant de sa chaise massive avec une moue, le brun se dirigea vers sa chambre, située au premier étage, mais s'arrêta dans un couloir avec un sourire farceur. Il monta au dernier étage du manoir, où se trouvait l'appartement privé du boss. Doucement, en évitant de se prendre les pieds dans le tapis rouge vermeil, il se faufile devant la porte, collant son oreille contre cette dernière.

"Guido…

-Impatient boss ? Ce n'est pas moi qui devais me faire punir par hasard ?

-Tu-"

Un cri étouffé et de nombreux bruits de frottement se firent entendre. Le détenteur d'Aerosmith, rouge jusqu'aux oreilles, ne pensant clairement pas entendre des bruits d'ébat aussi distinct. Il était totalement amorphe qu'il retournât sans se rendre compte dans la salle à manger. Il n'entendait même pas Bruno l'appeler :

"Narancia !

-Hein ?

-Tu n'as pas pris de livre ?

-Ah, je l'ai oublié…"

Bruno ferma brutalement son livre et décroisa ses jambes rapidement pour se lever, le livre en main. Il attrapa le bras de Narancia et l'emmena vers le petit salon en face de la salle à manger, après le corridor où se trouvait le grand escalier de marbre. Bruno s'assit sur le canapé en velours violet en faisant signe à son protégé de se poser à ses côtés. Ses grandes mains ouvrirent le livre à la première page tandis que Ghirga se posa à ses côtés. Il posa sa tête contre l'épaule de Buccellati pour lire en même temps que lui alors que l'aîné lisait tranquillement, pas gêné pour un sou de la position que prenait le plus jeune.

Plus le temps passait et plus Narancia avait terriblement chaud. Le contact avec son ancien boss le rendait dans un état de bien-être intense... Il aimait réellement Bruno Buccellati. Il était tellement classe, charmant, intelligent et si attentif à ses amis. Son amie Trish l'invitait à se confier sur ses véritables sentiments. Mais comment se confier à quelqu'un à qui il devait tout ? Sa vie, son bonheur, ses amies… Buccellati représentait tout pour lui, il faisait tout pour que les autres soient heureux, faisant passer le bonheur des autres avant le sien. Ghirga ne se souvenait pas quand son aîné était passé du stade de grand-frère protecteur à celui d'Apollon italien aux yeux bleus qui hantait ses rêves.

Maintenant qu'ils habitaient tous ensemble, c'était de plus en plus ingérable. Surtout quand la chambre du capo est juste à côté de la sienne. Et qu'ils partagent la même salle de bain. Les hormones de Narancia s'emballent à chaque fois que Bruno rentre dans la pièce alors qu'il y est, se damnant à imaginer Buccellati le plaquer contre un des murs de la douche, descendant la main de plus en plus bas… Alors que le capo venait seulement se laver les dents ou se coiffer les cheveux.

Mais là, en observant les longs doigts de son ancien boss tourner les pages, les jambes musclées, son visage juste au-dessus du sien… Narancia imaginait une dizaine de scénarios différents avec pour lieu le salon. Se voyant plaquer contre le canapé, ou encore à même le tapis qui valait une petite fortune. À genoux, sur le dos, au-dessus du plus âgé… Mon dieu il devait quitter cette pièce avant que Bruno ne remarque quelque chose.

Se relevant d'un coup, Ghirga se tourna du possesseur de Sticky Finger, prétextant une envie pressante. Bruno passa son bras sur le dossier du canapé en penchant la tête vers son protégé qui quittait la pièce à grande enjambée.

Il fronça les sourcils en passant son bras libre sur sa main. Ce môme allait le tuer, avec ses longs cils et ses hanches menues. Giorno et Leone n'arrêtaient pas de lui dire de foncer, de séduire le brun. Mais ce gamin avait sans doute une énorme confiance en lui, à aucun moment il ne voulait perdre la relation qu'ils avaient. Puis le Don avait eu l'excellente idée d'installer sa chambre à côté de celle de Narancia. Et ils partageaient la même salle de bain…

Soupirant profondément, le brun aux yeux bleus ne vit pas le retour de Narancia qui, dans un besoin de réconfort, se plaça à califourchon sur le capo. Surpris, Bruno retira son bras de devant ses yeux, trop plongé dans ses pensées il n'avait pas remarqué le bruit des chaussures vernies sur le parquet.

Narancia n'avait pas vraiment réfléchi à son acte, il s'était juste rafraîchi et maintenant il voulait tenter de déclencher quelque chose. Souvent, ils se prenaient dans les bras l'un de l'autre, Bruno prenait sans doute cela comme une taquinerie ou un manque d'amour… Si seulement il savait.

Ils restèrent dans cette position un moment, mais la chaleur était un peu étouffante, surtout pour Bruno dans son costume Versace. Il ne savait pas si c'était la température extérieure qui le rendait comme ça ou la proximité avec le petit brun. Ghirga était léger et l'envie de l'allonger sur ce canapé était très tentante. Soupirant, Bruno fit un signe de la tête à Narancia de se poser à côté de lui plutôt que sur lui. S'exécutant, le plus jeune attendait un signe, un mot de la part de Buccellati, attendant une avance de sa part, mais… rien ne vint.

Sans un mot, Bruno attrapa son livre et quitta la pièce. Déçu, Narancia resta un moment sur le canapé, comprenant qu'il avait fait une erreur. Il quitte d'office le salon pour se réfugier dans la chambre de Mista, situé dans l'aile opposée à la chambre de Giorno. Sans frapper, le brun entra dans la pièce alors que le propriétaire de la chambre jouait à la console :

"Oi, frap… Ah, toi, tu as un problème viens là, beau gosse."

S'allongeant aux côtés de son meilleur ami, Narancia frotta ses yeux et commença à raconter les faits :

"Ça fait un moment que tu sais… J'ai l'impression que la situation entre Buccellati et moi s'améliore. Je continue de le taquiner, de tenter les contacts physiques. Mais quand ceux-là s'éternisent, il s'en va. Il l'a refait à l'instant. Pourtant, je sais que ça lui fait de l'effet !"

Mista se gratta le crâne, se redressa et regarda son ami plus jeune. Depuis quelques mois, ce genre de moment se répétait, laissant Narancia triste et ne sachant que faire pour améliorer les choses. Le garde du corps du Don se doutait que le plus âgé était amoureux de son petit protégé, mais son foutu honneur ne l'autorisait pas à séduire le plus jeune. Le pistolero soupira et lui lança :

"Laisse-le, je pense… Il est un peu à cran en ce moment, à moins qu'il te donne clairement une ouverture, ne fait rien. Peut-être que si tu es moins proche de lui que d'habitude, il va se douter d'un truc. Et là tu pourras tout lui dire."

Narancia s'assit en tailleur pendant un instant, le poing sur la tempe. Au fond, il savait que l'amant du Don avait raison, mais il se questionnait tout de même. Combien de temps cela va-t-il durer ? Est-ce que tout redeviendrait comme avant ?

Il finit par soupirer et posa son regard sur le garde du corps :

"Tu as sans doute raison…

-Bien sûr que j'ai raison !

-Ouais, enfin calme-toi, sinon je balance à tout le monde que tu soulèves le Don.

-Tu n'oserais jamais !"

Ils se chamaillent un moment dans le lit, puis débutent une partie de Mario Kart avant le dîner. C'est Leone qui vient les chercher, annonçant que le repas est prêt. Tous se retrouvent de nouveau dans la salle à manger, autour de la table ronde -pour ne pas changer les habitudes de leur ancien repaire. L'ambiance était pesante depuis l'accident du thé, personne ne parlait et ne commençait véritablement à manger…

Ce fut quand Trish arriva dans l'enceinte du manoir, habillé en robe haute couture et souriante, que les conversations reprirent.

Trish travaillait maintenant en tant que responsable de collection pour une maison de haute couture italienne. Maison que Giorno finançait parfois, recevant moult costard et vêtement pour lui et les autres membres de l'équipe. Et cela permettait de blanchir un peu l'argent...

La rose s'installa aux côtés de Narancia qui avait fait en sorte de ne pas être proche du capo. Mais Bruno ne semblait pas lâcher le petit brun de vue, soutenant son regard violet. Malgré cela, le détenteur d'Aerosmith passe une superbe soirée, embêtant à l'occasion la rose, la menaçant de tacher sa robe avec de la sauce tomate sous le regard persistant du capo.

Le limoncello, le vin ainsi que l'amaretto coulèrent à flots après le dîner, alors que l'air était de plus en plus étouffant. Leone déclara vouloir se coucher, suivi de Fugo qui sentait un mal de crâne pointer.

Narancia n'avait pas beaucoup bu contrairement à Mista et Trish. Giorno se contentait d'un verre de vin, dégustant le liquide précieux en fixant son amant. Ghirga regarda Bruno qui termina son verre, se leva et déclara au Don :

"Je vous laisse Don, bonne nuit à tous."

Trish insista pour qu'il reste, mais Bruno déclina avec un doux sourire. Il laissa tout le monde et quitta la pièce, non sans adresser un dernier regard à Narancia qui l'avait suivit des yeux jusqu'à la porte.

Narancia décida alors de prendre un autre verre. Puis encore un. Il commença à faire tourner l'alcool dans son verre, à moitié affalé sur la table en bois massif. Il soupira :

"Moi aussi je veux dormir avec mon copain Mista."

Le pistolero le regarda, puis regarda Giorno. Il poussa la bouteille un peu plus loin, et Trish ne fit aucun commentaire.

C'est Giorno qui annonça vouloir se coucher, mettant fin au repas. Trish le prit dans ses bras et se dirigea dans sa chambre, dans l'aile ouest, laissant les 3 autres garçons ensemble. Pendant que les domestiques débarrassaient, Narancia se leva difficilement. Le monde tournait autour de lui...

Voyant l'état de son ami, Guido l'aida à traverser le corridor -les quelques employés se trouvant là semblaient étonnés- et le jeta sur son lit. La pièce était réellement en bazar, il y avait du linge partout, des magazines et autre console qui traînait sur le sol. Soupirant, Mista et son stand rassemblèrent tout en un petit tas dans un coin de la chambre, au cas où le brun décide de vomir sur le parquet.

Narancia ne semblait vraiment pas bien, se tournant et retournant dans les draps blanc.

"Bon, Narancia je te laisse te reposer. Tu iras mieux demain mon pote."

Mista ferma la porte derrière lui, laissant le jeune brun se reposer.

OoO

Narancia n'arrivait plus à dormir. Il faisait tellement chaud.

Chaud.

Moite.

Étouffant.

Il avait laissé son drap depuis longtemps au sol, se tournant et se retournant sans arrêt. Soupirant, frappant son matelas, regardant les aiguilles défilées sur son réveil… Le jeune homme décida de se lever, seulement vêtu d'un boxer. Il ne se souvenait plus de quand il avait retiré ses vêtements, mais ça l'arrangeait. Il avait mal au ventre avec toutes les liqueurs qu'il avait bu plus tôt.

Il se dirigea vers le couloir pour rejoindre la salle de bain se trouvant entre sa chambre et celle de son ancien boss aux yeux bleus. La salle de bain était plutôt grande, donnant sur le jardin de la propriété. Son sol de marbre blanc contrastant avec les vasques noires ainsi que la baignoire à pied au milieu de la pièce. Ghirga ouvrit un des robinets argentés pour tenter de se rafraîchir le visage, mais c'était bel et bien tout son corps qui le brûlait. Fermant le robinet, il alluma seulement le miroir pour passer derrière le mur noir qui soutenait les vasques, pour trouver la douche à l'italienne.

Lançant son boxer au loin. Il alluma le jet d'eau froide et profita de la fraîcheur de l'eau. Cela lui éclaircit un peu l'esprit. Narancia soupira d'aise, tournant sur lui pour profiter de l'eau glacée sur tout le corps.

"Putain ça fait du bien."

Fermant les yeux pour ressentir au mieux les sensations, levant les bras et commençant un léger mouvement de hanche tout en fredonnant une musique.

"Don't it feel good, babe, don't it feel good, baby ? Cause it's so brand new, babe, it's so brand new, baby~"

Se déhanchant, en s'imaginant appliquer ces gestes contre le bassin de son sauveur…

Il fut interrompu par un torse qui se colla contre son dos.

N'osant plus faire un geste, le brun attendait que quelque chose se passe, rougissant en imaginant que c'était Buccellati. Il sentit des lèvres lécher son oreille puis lui murmurer :

"Toi aussi, tu sens cette chaleur, Narancia ?"

Bouche bée, le gamin se retourna, souhaitant vérifier de ses yeux si c'était bel et bien Bruno fucking Buccellati qui se tenait derrière lui. Et effectivement, c'était vraiment lui, le capo avec ses grands yeux amusés, passant sa langue sur ses lèvres et avec pour seul vêtement son pantalon blanc. Mon dieu. Narancia ne savait que faire, ne s'attendant certainement pas à ce que ce soit Bruno qui fasse le premier pas… N'aimant pas s'être fait surprendre comme cela, il fronça les sourcils et dans un fiévreux élan il posa ses lèvres sur celle de son sauveur.

Passant ses bras autour de la nuque du plus grand, ils s'embrasèrent à perdre haleine. Bruno plaqua alors Ghirga contre un mur, passant ses mains sur le fessier rebondi du plus petit et celui-ci entoura ses jambes autour du bassin de son aîné. Le baiser s'intensifie, alors que l'eau glacée coulait encore sur eux, sans pour autant calmer leurs ardeurs. Narancia gémit de contentement, frottant son bassin nu contre celui habillé de son sauveur.

Buccellati mit un terme au baiser et coupa le jet d'eau, lâchant une des fesses de son futur amant. Narancia fronça les sourcils, soudainement ramené à la réalité :

"Attends, on va sortir. Dépêche-toi de te sécher."

Sans se faire prier, Narancia attrapa une serviette et tenta de se sécher le plus rapidement possible, alors que le capo tentait de retirer son pantalon collé à sa peau. Il réussit finalement, alors que Ghirga se moquait de lui, se tenant les côtes face à la scène de son ami perdant son calme :

"Tu vas voir Narancia…

-Viens je t'attends !"

Attrapant la veste blanche de son amant, Narancia se précipita vers la porte et se dirigea en courant vers la chambre de Bruno. Il a failli glisser sur le parquet ciré, mais se rattrapa facilement. Bruno pouffa derrière lui et l'attrapa, le tirant à lui, poussant la porte d'un mouvement de hanche. Le possesseur de Sticky Finger tira le bras de son Narancia jusqu'à son lit, le poussant dessus. Mécontent de s'être fait attraper comme cela, Ghirga se décida à mordre le cou du beau brun en signe de vengeance. Mais étonnamment, Bruno se mordit les lèvres de plaisir.

Narancia eut l'envie de prendre le dessus sur son supérieur, mais celui-ci attrapa ses poignets pour les maintenir de chaque côté de sa tête. L'esprit beaucoup plus clair et conscient de l'obscurité, le plus jeune lança :

"Tu… Est-ce que tu peux allumer s'il te plaît ?

-Bien sûr, amore mio."

Bruno lâcha son protégé pour se lever et alluma la lampe de chevet à frange. Le possesseur de Sticky Finger s'assit à côté de Narancia, caressant sa joue. Prenant appui sur ses avant-bras, Narancia regarda Bruno et lui déclara :

"Tu sais, j'attends cela depuis un moment...

-J'avais un doute, mais maintenant je sais."

Se redressant, Narancia embrasse passionnément son aîné, se nourrissant de son amour. Il avait vraiment envie de lui, mais se doutait que Bruno, lui, préfère attendre et être sûr que son cadet serait prêt. Ghirga entraîne le beau capo sur le lit à baldaquin, caressant son torse musclé. Il était si frais après la douche froide qu'ils avaient prise. Le manieur du stand Aerosmith ne trouvait pas cela juste que Bruno ai encore son boxer sur lui. Il lui fit comprendre en claquant l'élastique du vêtement sur la peau blanche de son amant :

"Un problème, Narancia ?"

Bruno avait planté ses iris bleus dans celle violette, agrippant la main qui avait commis cette agression. Narancia déglutit en voyant le regard déterminé de son aîné. Finalement il n'aurait peut-être pas dû jouer avec le feu. Surtout quand l'autre main du brun, maintenant à califourchon sur lui, effleura son membre dur. Poussant un cri de surprise, Narancia, tourna le visage, honteux :

"N'ait pas honte Narancia, toi aussi tu me fais de l'effet. Je ne ferais jamais quelque chose que tu n'aimes pas."

Bruno l'embrassa rapidement avant de descendre rapidement vers le bas. Léchant de temps à autre un morceau de peau, enflammant la peau froide du garçon. Buccellati arriva vers l'aine de son protégé, le regardant droit dans les yeux :

"Je peux ?

-O-oui."

Les joues enflammées et les pupilles dilatés encouragent le capo à lécher le gland, prenant tendrement le membre dans sa bouche. Narancia lâcha un gémissement, mettant sa main devant sa bouche pour étouffer les petits gémissements. Jamais dans ses rêves il n'aurait cru que le brun irait le sucer. Mon Dieu que c'est bon ! Alors que les coups de langue continuent, les doigts fins de Buccellati accompagnent sa langue dans des mouvements gracieux. Mais l'aîné fronça les sourcils en voyant que son amant camoufle les plaintes de plaisir. Il se redressa, se cessant que les mouvements buccaux, et passa sa main libre sur le visage du petit brun :

"Narancia, ça suffit, je veux entendre ta voix."

Obéissant à l'ordre, Ghirga détourna les yeux, intimidé par le regard de son amant. C'était nouveau pour lui ce genre de chose, à maintenant 19 ans il n'avait jamais eu de relation sexuelle. Bruno sera son premier. En parlant du premier, celui-ci accéléra le mouvement de sa main plus bas. Des larmes de plaisir perlèrent sur les yeux du plus jeune, gémissant comme jamais, murmurant le prénom de celui qui lui apportait tant de plaisir.

"Ah… Je-je… Bruno..."

Bruno se pencha plus vers le petit brun pour lui embrasser les joues rouges. Il pensait s'arrêter là pour cette nuit, mais c'était sûr que Narancia ne voudrait pas. Il attendait cela depuis un moment.

"Narancia… Est-ce que tu aimes comme ça ?

-Oui !"

Il fermait les yeux, voulant ressentir chaque sensation des grandes et fines mains de son amant autour de son membre. Il se sentait venir, mais il avait honte de le dire à Bruno… Il ouvrit un oeil vers le beau capo qui l'observait avec attention :

"Buccellati je-

-Vas-y Narancia, il n'y a pas de problème…"

Accélérant le rythme de sa main sur la verge du plus jeune, il ralentit quand celui-ci jouit, un petit cri accompagnant sa venue. Il se cambra et haleta un moment. Bruno retira sa main et récupéra un mouchoir dans sa table de chevet, essuyant sa main droite souillée, tournant le dos à son amant. Il posa le morceau de tissu sur ce même meuble et retourna auprès de son Narancia. Il lui caressa les cheveux un moment, attendant qu'il se remette de ses émotions. Ils se sourirent et Narancia lui demanda :

"Est-ce que tu veux que je… Tu sais, m'occuper de toi quoi ?

-Tu es fatigué, nous verrons demain, en attendant repose-toi, mio caro."

Son plus attendre, ils s'enlacèrent ainsi pour profiter d'un sommeil bien mérité.

OoO

Le lendemain, Narancia se réveilla à côté de Bruno. Ce dernier était en train de se lever, assis sur son lit. Ce dernier se tourna vers lui pour poser un baiser dans les cheveux désordonnés de son amant.

"Bien dormi, mio carro ?

-Oui. J'ai rêvé que je te prenais sur la banquette de ta mustang."

Fronçant les sourcils face au sourire moqueur du plus jeune, Bruno se retourna et se plaça au-dessus de Narania. Déglutissant, Ghirga ne bougea pas, attendant une action de la part du capo. Sans plus de cérémonie, Bruno donna un coup de rein contre le bassin nue du brun. Poussant un petit cri de surprise, il regarda Buccellati avec une expression de surprise, alors que ce dernier continuait, se mordant la lèvre face au plaisir.

Mais, des coups sur la porte arrêtèrent Buccellati, alors que la voix de Mista se fit entendre :

"Buccellati, tu sais où se trouve Narancia ? Il n'est pas dans sa chambre ni au petit-déjeuner !"

Le capo ne cessa pas ses mouvements de hanche et indiqua à Narancia de se taire :

"Je ne crois pas l'avoir croisé Mista…

-OK~"

Attendant quelque instant que le pistolero quitte la couloir où se trouvait les deux chambres, Bruno cessa progressivement son déhanché et lâcha à Narancia en se levant :

"Je suis sûr que tu aurais jouis si j'avais continué…

-C'est pas vrai, je suis beaucoup plus tenace que ça !

-Oui, va te changer et prendre une douche. On se retrouve en bas."

Narancia fit la moue et tourna le dos à son amant, plongeant sa tête dans les oreillers moelleux.