Bonjour tout le monde,
L'écriture a toujours été pour moi un moyen d'évacuer tout ce que je ressentais. Aujourd'hui encore ce fut le cas. C'est pour cela que c'est très court. J'espère que cela vous plaira.
Bonne lecture.
Nessouille
Faible et vulnérable
Le silence régnait dans une chambre d'une petite ville de Californie. Dans cette chambre, une forme allongée était immobile. Bientôt, le silence fut brisé par la sonnerie stridente d'un réveil. Une jeune femme allongée l'éteignit et poussa un soupire. Une jambe repoussa la couette l'emprisonnant. La jeune femme s'assit, les pieds trouvant les chaussons présents sur le sol. Une main passa devant le visage, essayant de reprendre ses esprits. Encore une nuit d'insomnie. Une nouvelle fois, elle avait passé la nuit à repenser à tous les éléments qui constituaient sa vie. Elle avait repensé à cette dispute qui l'avait opposé à Allison pour une histoire sans intérêt. Elle avait repensé à l'attitude froide de sa collègue sans même qu'elle ne sache pourquoi. Elle avait pensé à Stiles qui souffrait du manque de Derek, son compagnon, parti en mission à l'autre bout du monde et à qui elle ne pouvait se confier pour ne pas rajouter à sa peine. Elle avait pensé à sa relation à sa mère, à la fois si forte et si fragile. Les larmes avaient coulé le long de ses joues pendant de longues heures. Elle était fatiguée de toutes ces tensions. Elle se sentait faible et vulnérable. Elle était faible et vulnérable et elle détestait ce sentiment.
Elle finit par se lever. Elle avança dans le noir jusqu'à sa salle de bain où elle prit une douche. Elle laissa l'eau effacer les traces de son insomnie et détendre ses muscles, les yeux fermés. Elle lava ses longs cheveux roux puis son corps. Quand elle se sentit propre, elle sortit et s'enroula dans son peignoir de bain. Elle évita sciemment de se regarder dans le miroir. Elle ne voulait pas se voir. Pas encore. Elle n'était pas prête. Elle attrapa son téléphone et consulta ses messages, ses mails et les actualités.
Elle resta assise sur son lit pendant de très longues minutes avant de se décider. Elle s'enferma dans son dressing et prit un soin particulier à choisir sa tenue du jour : une robe vert bouteille pour mettre sa peau laiteuse et son roux en valeur. Une fois habillée, elle se dirigea vers sa coiffeuse. Elle étala sa crème hydratante puis ouvrit enfin son miroir. Elle constata l'étendue des dégâts : un teint plus blafard que jamais, des cernes bleus lui mangeant la moitié de son visage et des lèvres en sang à force d'être mordillés. Elle prit son fond de teint et commença à redonner vie à son visage, pour cacher les marques de la détresse qui l'habitait.
Après de longues minutes et de nombreux produits, son visage retrouva ses couleurs. Elle sourit. Elle recommençait à se cacher. Elle s'occupa de ses cheveux. Elle prit le temps de les démêler avant de les boucler légèrement. Elle sortit de sa chambre, enfila sa paire d'escarpin et son manteau. Elle s'observa une dernière fois dans le miroir. Elle avait revêtu son masque. Elle était prête.
Personne ne saurait à quel point Lydia Martin était une jeune femme tourmentée. Personne ne saurait qu'elle avait passé la nuit à penser et à pleurer. Personne ne saurait à quel point elle était détruite. Personne ne saurait qu'elle en avait assez de tout ce cirque. Tout le monde verrait une femme forte, prête à tout pour réussir. Tout le monde ne verrait qu'une jeune femme impliquée dans son travail. Tout le monde ne verrait que la femme au caractère impérieux et impulsif alors qu'elle était tout le contraire.
Lydia prit ses clés et son sac à main, prête une nouvelle fois à cacher à la face du monde la petite fille fatiguée et apeurée. Parce qu'il est toujours plus facile de se cacher derrière un masque que de se montrer faible et vulnérable aux yeux des autres.
