Zoro.
Tous les jours je te vois t'entrainer, te blesser et recommencer. Tu es là, à chaque instant sur pont du Sunny, dans la vigie ou dans les cuisines. Une présence dure et ferme, tu veilles. Le second, toujours prêt. Tu ne parles pas, tu jures, tu marmonnes.
Zoro les épaules sur qui on peut compter. Tu te perds alors laisse nous prendre soin de toi. Ta force est ta vulnérabilité, tu n'en es que plus beau.
Sur le pont souvent tu ne dors pas, tu fais semblant, tu l'observes. Tu l'observes du coin de l'œil, discrètement mais tellement intensément. C'est imperceptible. Toi aussi tu aimes sans compter.
Des heures passées dans les fumées de la cuisine à l'épier. Le rhum ? Que pourrais-tu en faire ? Tu ne bois que ses paroles. Tu rêves de pouvoir toi aussi un jour te reposer sur des épaules, sur ses épaules. Tu ne me duperas pas. Je sais traduire cette animosité.
Je t'écoute jurer le soir. Le monolithe se libère de ses entraves et ressent. Tu penses à lui, à ses cigarettes, sa voix et surtout son corps.
Tu n'oseras jamais.
Fier.
Dieu que tu es fier.
Laisse toi aller, tes ambitions de grandeur ne te condamnent pas à une vie sans douceur.
