Nami.
Toujours sur le pont, tu diriges cet équipage du bout de ton joli nez. Tu cries et tu éructes mais seulement quand tu aimes.
Derrière tes courbes féminines et tes vêtements légers tu caches une puissance insoupçonnée. Tu te relèves sans cesse, la rage au cœur, un soutien sans faille.
Quand tout le monde s'endort enfin je t'entends sortir, je sais où tu vas. Tu t'es toujours crue faible, trop faible pour ton équipage alors tu vas t'entrainer.
Je t'entends t'essouffler et t'époumoner. Tu cours, tu sautes, tu te bats contre d'invisibles démons, tu te dépasses un peu plus chaque jour. Je te vois épier les entrainements quotidiens du bretteur, on ne me trompera pas : tu ne le désires pas, tu l'admires pour sa rigueur et sa puissance mais tu as trop de fierté pour ne serait-ce que te l'avouer.
Tu cherches à gagner de la force pour nous protéger à ton tour, nous et cette personne qui s'accapare ton esprit depuis des années.
Je t'admire Nami, ta force et ta vivacité, tu es un pilier de cette famille. Tu es déjà si forte. Une main de fer dans un gant de velours.
Encore recouverte de sueur je te vois sauvage, équilibriste sur la proue, grimpant les pieds nus au mat, dansant sur le pont. Tu te sens libre, la mer est à toi.
Tu t'arrêtes parfois, jetant ta tête vers le ciel, t'offrant à la lune. Tu penses à elle. Cette princesse du pays d'Alabasta.
Je vous ai vues vous regarder, vous effleurez, je sais. Depuis que vous êtes séparées il n'y a pas un jour où tu n'as pas laissé ton esprit voguer vers elle.
Je te vois lire désespérément le journal dans nos appartements à la recherche de son visage. Je t'entends murmurer son nom certaines nuits.
Tous les jours tu te bats pour nous, pour hisser ton capitaine sur son trône, pour nos rêves mais aussi pour enfin espérer la revoir.
Nami la navigatrice et Vivi princesse d'Alabasta.
Qui l'eût cru ?
