Salut salut, et bien ça fait longtemps que je n'avais pas posté quelque chose. Donc aujourd'hui voilà un OS sur le couple Marco x Ace. Ouais je n'ai pas grand chose à dire à part que j'espère qu'il vous plaira.
/!\ Attention cette histoire est un yaoi merci de ne pas lire si vous n'aimez pas ça.
/!\ cette histoire peut contenir une scène qui peut choquer les âmes sensibles.
Pour le Rating j'hésite toujours je ne suis pas sur donc pour éviter tout malentendu je vais mettre M dites moi si vous pensez que ça vaut bien un M ou bien plutôt un T.
Bon on sait tous que One Piece appartient à l'incroyable Eichiro Oda-sensei car si one piece nous appartenait Ace et Marco seraient en couple et Ace vivant. ( T-T)
PS: J'ai essayé de corriger le maximum de fautes si vous en voyez encore n'hésitez pas à me le signaler
Bonne lecture !
*La première fois que je l'ai vu, c'était dans le bus en direction du lycée. Ce jour-là, je ne sais pas pourquoi, mais j'étais incapable de dévier mon regard de lui...*
On était le jour de la rentrée des classes et je venais d'entrer au lycée pour ma dernière année. Je n'aimais pas spécialement l'école et devoir aller au lycée sans mon frère pour une nouvelle année me faisait me sentir étrange. Mon frère, Sabo, est du genre vraiment intelligent alors il a gagné une bourse et il est allé dans un lycée réputé. Je ne suis pas aussi intelligent que lui, j'ai quand même des bonnes notes et heureusement sinon le vieux fou qui nous sert de grand-père m'en collerais une...
Bon ce n'est pas ça qui va l'empêcher de le faire s'il le veut vraiment, mais j'ai aucune envie d'aggraver mon cas.
Enfin bon, ce n'était pas vraiment le plus important, non ce qui est important est le fait que j'étais toujours incapable de dévier mon regard de cet homme.
De ce que je pouvais voir de ma place, c'était qu'il était grand, qu'il possédait des cheveux blond regroupé dans la plus étrange coupe que j'ai eu l'honneur de voir jusqu'à ce jour. Ces cheveux ressemblaient à si méprendre à un ananas. Rien qu'à cette pensée un sourire amusait fleurissait sur mes lèvres. Il était de dos, ne me permettant pas de voir son visage. Je ressentais une sorte de sentiment de mécontentement de ne pas pouvoir voir à quoi il ressemblait.
Je ne sais toujours pas pourquoi je continuais à le fixer comme je le faisais. Mais j'avais le sentiment que cet homme était différent des autres personnes présentes dans le bus.
C'est ainsi qu'avait duré tout le trajet jusqu'à l'arrêt de bus en face du lycée. En descendant, je ne fis pas attention à qui descendait avec moi... Mais peut être qu'à ce moment là j'aurais dû le faire, ainsi je n'aurai pas été surpris.
*La deuxième fois que je l'ai vu, c'était le même jour, c'est également à ce moment-là que j'ai pu apprendre son nom, voir son visage et entendre sa voix pour la première fois.*
J'étais assis au fond de la classe côté fenêtre tout seul. Tandis que les autres élèves, qui étaient désormais mes nouveaux camarades jusqu'à la fin de l'année, parlaient et faisaient connaissance pour ceux qui ne se connaissaient pas. On attendait notre professeur principal qui ne devait pas tarder à arriver au vu de l'heure, mais je m'en moquais mon esprit était encore occupé par l'homme du bus.
Alors que j'étais toujours dans mes pensées, je ne faisais pas du tout attention à la personne qui venait de rentrer dans la classe. Ce n'est quand n'entendant la voix grave et sensuelle de l'inconnu qui venait de rentrer que mon esprit, c'est reconnecté plus ou moins avec la réalité. Cette voix me paraissait terriblement sexy et me donnait des frissons. Je me demandais sérieusement si c'était possible de tomber amoureux d'une voix, car j'avais le sentiment que c'était ce qui était en train de se passer. J'ai alors levé les yeux pour voir qui pouvait avoir une telle voix et là pendant ne serait-ce qu'un léger instant, une petite seconde, mon cœur s'arrêta de battre.
Là, juste devant la classe se trouver l'homme de mes pensées. Je l'ai vite reconnu grâce à sa coupe de cheveux plus que reconnaissable. Je pouvais enfin observer les traits de son visage, la couleur de ses yeux...
Il était beau, ce fut la première pensée que j'ai eue après l'avoir rapidement observé. Il portait une expression blasé et avait une barbe d'au moins trois jours et le mélange des deux lui donnait étrangement un certain charme ne me laissant pas indifférent. Il avait de jolies lèvres qui, j'en étais certain, devaient être douces et me semblaient totalement faites pour être embrassé. J'adorais déjà ses yeux, ils étaient magnifiques, d'un bleu si profond que ça en était électrisant.
J'étais totalement plongé dans mon observation que je ne me rendais même pas compte qu'il avait recommencé à parler. Je m'y quelques secondes avant de me mettre à l'écouter. C'est comme ça que j'appris qu'il s'appelait Marco Newgate et qu'il était notre professeur principal et d'histoire-géographie.
*Je pense que ce jour restera graver dans ma mémoire jusqu'à ma mort. À ce moment-là, je ne savais pas encore que je tomberais irrémédiablement et follement amoureux de lui qui était mon professeur. Quelques mois après le début de l'année, je pensais que ce n'était qu'une légère attirance, un petit béguin et que je finirais par l'oublier. Je me suis grandement trompé et je ne le compris que bien plus tard.*
Plusieurs mois, on passait depuis le jour de la rentrée et je pense clairement avoir développé un petit béguin pour M. Newgate. Il est vraiment incroyable, il est d'une grande gentillesse en plus d'être beau, j'apprécie vraiment la personne qu'il est et il a un tic de langage que je trouve adorable. Je ne me rappelle pas avoir déjà rencontré quelqu'un comme lui, tous les autres professeurs ne me supportent pas à cause de mes crises de narcolepsie et ils ne veulent rien entendre. Finalement, j'ai arrêté d'essayer avec eux. Mais lui, il n'était pas comme les autres, il a essayé et essaye toujours de m'aider avec ma narcolepsie. J'avoue qu'il m'arrive aussi d'être un fauteur de troubles et que c'est aussi une des raisons que les autres profs ne m'apprécie pas, mais ce n'est pas vraiment de ma faute, j'aime juste causer des ennuis et puis il faut dire que certaines personnes le cherchent aussi.
Pendant ces quelques mois, je me suis fait quelques "amis" dans ma classe que j'appellerai plutôt connaissance. Mais je sentais la différence avec les années précédentes peut-être, car j'avais décidé de ne plus être seul. Ou bien, car mon prof principal est beaucoup plus prévenant et attrayant que mes autres profs. Bien que passé une nouvelle année sans Sabo ne me plaisait toujours pas. Bien sûr ça ne m'empêche pas de tout lui dire. Bien qu'il semble inquiet que mon petit béguin pour M. Newgate soit plus que ça et que je sois en train de tomber amoureux. Je ne suis pas d'accord, ce n'est pas comme si j'avais la chance de vraiment le connaître donc je ne pense pas pouvoir tomber réellement amoureux comme le craint mon frère.
Je le vois toujours le matin dans le bus quand je vais en cours et de temps en temps le soir aussi. Je ne pense pas qu'il soit au courant que nous prenons le même bus ce n'est pas comme si ça allait l'intéresser de toute façon, je ne suis qu'un de ses nombreux élèves. Je ne suis pas si différent des autres. Pourtant, quelquefois, je voudrais qu'il me remarque ne serait-ce qu'une seule fois.
*Une semaine plus tard mon souhait fut réalisé grâce à un événement qui me marqua bien plus que ce que je laissais voir aux autres.*
Je venais de terminer les cours de la journée et surtout de la semaine. On était vendredi et il faisait sombre. J'étais fatigué par les cours de la semaine et il faisait vraiment froid depuis quelque temps. Le temps était vraiment mauvais d'ailleurs beaucoup de monde penser qu'il allait se mettre à neiger. Il était un peu plus de 18h00 et j'attendais comme les autres le bus qui était en retard. Du coin de l'œil, je pouvais voir mon beau professeur qui avait les joues rougit par le froid. Une belle écharpe bleue était enroulée autour de son cou jusqu'à son nez ce qui caché une partie de son visage. Il était vraiment beau comme cela, mon cœur battait légèrement plus fort dans ma poitrine, mais je préférais l'ignorer comme toujours.
Finalement, au bout de cinq bonnes minutes, le bus fut enfin là pour notre plus grande joie ou du moins surtout la mienne.
En rentrant, je remarquai tout de suite deux choses, un il y avait beaucoup plus de monde que d'habitude, et de deux j'étais juste à côté de mon professeur. On était tous les deux debout essayant de se tenir contre quelque chose pour éviter de tomber. Le trajet jusqu'au premier arrêt se passa tranquillement. De nouvelles personnes montèrent dans le bus, mais personne ne descendait.
C'est là que j'ai senti pour la première fois une main qui effleurait mes fesses. Je me suis dit que ce n'était sûrement qu'un accident et je me suis à nouveau concentré sur le trajet et surtout sur mon professeur qui ne faisait, une nouvelle fois pas, pas attention à moi. Quelques minutes plus tard, je senti à nouveau cette main qui resta un peu plus longtemps que la fois précédente. Cette fois ça ne pouvait pas être un simple accident. Je regardai autour de moi pour voir d'où pouvait provenir cette main dérangeante, mais personne ne semblait faire attention à moi.
Soudainement, le bus prit un virage serré et je me retrouvai collé à un homme d'un certain âge, il devait avoir au moins cinquante ans, et ce dernier, c'était rattraper à moi pour ne pas tomber. Je ne dis rien bien que j'étais dérangé d'avoir quelqu'un que je ne connaissais pas aussi proche de moi. C'est alors que je ressenti à nouveau cette main, mais cette fois elle était accompagnée par quelque chose de dur qui se frotter contre ma jambe. J'ai détourné le regard et vis que l'homme qui s'était rattraper a moi était celui qui depuis le début me mettait la main aux fesses et que "la chose" qui se frotter n'était autre que son membre en érection. Un frisson d'effroi me prit et je tentais de reculer, mais je ne pouvais pas bouger. Je commençais à demander à l'inconnu d'arrêté de faire ce qu'il faisait, mais il continuait en ignorant mes plaintes.
Alors que je sentais les larmes me monter aux yeux en entendant les soupirs de plaisir de l'homme, quelqu'un le repoussa pour se mettre à la même place faisant barrage entre l'homme et moi. La voix de mon professeur se fit entendre et un frisson me parcourait d'être aussi proche physiquement de lui.
"Arrêter ça yoi." la voix de mon professeur était menaçante et glaciale. L'homme qui m'agresser s'en rendit compte, car il blanchit immédiatement après.
M. Newgate se pencha et chuchota dans l'oreille de l'homme et celui-ci perdu encore plus de couleur si c'était même possible, il semblait sur le point de s'évanouir.
Finalement, mon professeur se tourna vers moi, son regard se fit doux et inquiet. C'était la première fois qu'il me regarder de cette manière et cela me fit me sentir en sécurité.
"Est-ce que ça va aller yoi ?" Sa voix était douce quand il me parlait, complètement à l'opposer de celle qu'il avait utilisé face à l'homme juste avant.
"O.. Oui, merci d'être intervenu monsieur." Ma voix sortit beaucoup moins assuré que je l'aurais voulu et je voyais bien qu'il n'était pas convaincu par ma réponse.
"Tu descends à quel arrêt ?" Je ne comprenais pas du tout pourquoi il me demandait ça. Pourquoi est-ce que ça l'intéresser de savoir ?
"Je descends au terminus, Monsieur." À ma réponse, il fronça les sourcils et fit mine de réfléchir.
"Bien dans ce cas, je te ramène chez toi yoi, il est tard et il reste encore une trentaine de minutes avant le terminus. Je ne veux pas prendre le risque qu'il t'arrive quelque chose yoi."
"Attendez ! P... Pas la peine, je peux me débrouiller tout seul !" Un soupir sortit de ses lèvres et le regard qu'il me lançait me faisait parfaitement comprendre qu'il ne croyait pas un mot de ce que je disais.
Une légère moue fit apparition sur mon visage. Je ne voulais pas qu'il pense que j'ai besoin de protection. Je sais me débrouiller tout seul, je ne suis plus un enfant.
"C'est juste pour ta sécurité et ma tranquillité d'esprit. Je ne serais pas tranquille de te laisser tout seul alors qu'il est tard et que tu viens de te faire agresser par un homme yoi."
Toujours réticent, je plonge mon regard gris acier dans ses yeux bleu et je pu alors y déceler une profonde inquiétude en eux. Cette inquiétude faisait battre mon cœur si fort que j'avais peur qu'il l'entende tellement on était proche. En détournant les yeux, j'acceptais d'un mouvement de tête la proposition du professeur.
Son visage arbora un sourire satisfait et heureux à ma réponse, mon visage rougissait légèrement en le voyant du coin de l'œil. Bon sang, ce fichu prof ne devait vraiment pas se rendre compte de l'effet qu'il a sur les gens... Ça ne devrait pas être légal de sourire comme ça.
Le reste du trajet que ce soit dans le bus ou jusque chez moi fut calme. Aucun de nous deux ne prenaient la peine de parler, par gêne ou pour une autre raison de sa part je ne sais pas, mais rien n'y personne ne semblait vouloir briser ce silence.
Il me ramena jusqu'à la porte de chez moi. On pouvait d'ailleurs entendre les cris de mon petit frère, Luffy, qui apparemment devait à nouveau éviter les poings d'amour du vieux fou. Ce qu'ils pouvaient en faire comme bruit, c'est deux là. M. Newgate rit quand je me mis à râler à cause de ça. Son rire me transperçait le cœur et les oreilles, j'étais heureux de savoir que c'était moi qui l'avais fait rire.
En rentrant dans la maison, je me mis à paniquer en me rendant compte que finalement peut-être que Sabo avait raison...
*Avec ce qui s'était passé j'ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, et même à pouvoir prendre le bus pendant un moment. Cette situation m'avait bien plus traumatisé que ce que j'avais laissé paraître. Mais je n'avais rien dit par fierté certainement. Ce jour-là, j'ai également commencé à me demander si Sabo n'avait pas eu raison. J'ai fini par m'en rendre compte de la pire des manières. C'était un peu plus d'un mois après l'événement du bus.*
Voilà un mois que l'accident du bus c'était déroulé. J'avais encore du mal à prendre le bus et je faisais aussi quelques cauchemars, mais moins fréquemment qu'au début. Depuis ce jour, je réfléchissais aussi à mes sentiments pour Marco, oui, j'ai commencé par l'appeler comme ça dans mes pensées vu que c'est plus simple que de toujours l'appeler par "M. Newgate".
Encore une fois, je ne suis toujours pas sur de l'aimer, je veux dire, je ne le connais pas vraiment est-ce qu'on peut vraiment tomber amoureux d'une personne qu'on ne connaît que sous une ou deux facettes ?
Je n'ai jamais aimé trop réfléchir, ça, c'était le rôle de Sabo pas le mien...Ça ne veut pas dire que je suis stupide !
Depuis quelques jours, une rumeur tournait au lycée, il semblerait que Marco soit en couple avec l'infirmière du lycée. Quand j'ai entendu cette rumeur, mon cœur s'est serré dans ma poitrine. Je me suis rappelé que ce n'était qu'une simple rumeur et qu'il y avait toujours ce genre de rumeur et donc qu'elle pouvait totalement être fausse.
Pourtant, le soir même, alors que j'allais voir Marco pour pouvoir lui demander le cours que j'avais raté à cause de ma narcolepsie, j'ai entendu du bruit dans sa salle de classe. Cela me rassurait dans un sens de savoir qu'il était toujours là, mais quelque chose me déranger.
La porte était entrouverte et permettait d'observer la salle. Curieux, je me mis à regarder par l'ouverture et ce que j'y vis me figea. Marco était bien dans la salle, mais il n'était pas seul. Une femme que je reconnus comme étant Cassandra, l'infirmière du lycée, était avec lui et ils s'embrassaient. La vue de cette scène me serra le cœur, j'avais l'impression qu'on était en train de le broyer. N'en pouvant plus je m'enfuis le plus vite et le plus loin possible de cette scène qui me faisait tant de mal. Ce n'est qu'une fois dehors que je me rendis compte des larmes qui troublaient ma vue. Essayant de les sécher avec rage, elles continuaient de couler encore et encore. C'était plus fort que moi, des sanglots de plus en plus fort, de plus en plus nombreux me prenais. Une sensation de poids dans ma poitrine persistait et j'avais l'impression de manquer d'air.
À ce moment, je compris finalement que oui, j'étais amoureux et avant d'avoir pu le comprendre totalement la réalité venait de me rappeler à elle. La réalité que je ne pourrais jamais être avec lui car il aimait déjà quelqu'un. Mes pleurs se firent d'autant plus puissants. Je n'arrivais plus à m'arrêter. On me faisait découvrir l'amour pour me le présenter sous sa forme la plus douloureuse et tout cela en quelques secondes.
*C'est comme ça que je me suis finalement rendu compte que j'étais amoureux. À partir de cet instant, je n'étais plus vraiment moi-même...*
*La souffrance que j'avais ressenti en les voyant me plongea dans une période sombre et difficile. Je n'arrivais plus à manger, boire ou dormir correctement. Finalement, Sabo et Luffy en eurent marre et m'ont forcé à parler, moi qui m'étais renfermé dans mon mutisme. J'ai finalement été obligé d'aller voir une psychologue...D'après elle, j'étais en train de faire une dépression et j'avais besoin de soin et de médicament.*
*Mon comportement en cours, c'est également détériorer même si j'essayais, je n'arrivais pas à faire face à Marco. Alors quand je le pouvais, je manquais son cours...*
*Jusqu'au jour où Marco en eut tellement marre qu'il me coinça à la fin de son cours pour savoir ce que j'avais.*
Cela faisait un moment que je n'avais pas été dans un de ses cours. Le voir et l'entendre parler d'un sujet qui le passionne m'avait manqué, mais je n'arrivais pas à suivre mon cœur me faisait encore tellement mal de le voir si proche, mais en même temps tellement loin de moi.
C'était ridicule, j'en avais bien conscience, mais comment voulez-vous faire face à l'homme que vous aimez en sachant pertinemment que jamais l'amour que vous lui portez ne vous sera rendu ? Je ne suis rien d'autre qu'un de ses nombreux élèves pour lui, un visage parmi tant d'autres.
Finalement, le cours a été plutôt rapide, j'entendais déjà la sonnerie. Je rangeais mes affaires rapidement ne voulant pas rester plus longtemps que nécessaire avec lui. J'allais partir, mais alors que j'étais sur le point de quitter la classe, j'entends sa voix m'appeler. J'étais figé de l'entendre m'appeler et j'hésitais à partir sans l'écouter, mais trop tard, il avait déjà fait les quelques pas qui nous séparait.
Un gémissement sourd sorti de ma gorge en me rendant compte que je ne pourrais pas lui échapper, alors qu'il fermait la porte pour nous laisser une certaine intimité.
Je ne voulais pas le voir et encore moins lui parler. Et surtout pour dire quoi, je n'avais rien à lui dire.
Un soupir sorti de ses lèvres, son regard était fixé sur moi, je voyais bien qu'il cherchait ses mots pour, certainement, ne pas me braquer et ainsi faire en sorte que je lui parle...
Mais je n'avais pas envie de parler. Pourtant, je savais qu'au moment où il ouvrirait la bouche pour parler et qu'il prononcerait mon nom de sa magnifique voix, je serais contraint de lui répondre et je ne voulais pas de ça. Pas tout de suite, c'était trop tôt, je n'avais pas encore réussi à faire taire mes sentiments pour lui.
Avec son regard plongeait dans le mien, il prit finalement la parole brisant le silence pesant qui s'était installé.
"Je peux savoir ce qui t'arrive ? Pourquoi tu ne viens plus à mes cours yoi ?" Qu'est-ce que je suis sensé lui répondre ? Vous pouvez me le dire ? Je ne peux pas lui dire la vérité, il me rejettera...
Je ne veux plus souffrir...
"..." je n'avais aucune réponse qui me convenait et surtout qui lui conviendrait. Comment faire ? Je le vois en train de s'impatienter, il veut savoir.
"Écoute, je ne sais pas ce qui t'arrive, mais tu ne peux pas continuer comme ça yoi. Tu as des examens à la fin de l'année, tu dois être sérieux dans tes études yoi."
"...je sais monsieur." Ma voix était si faible que je ne sais même pas s'il a entendu ce que j'ai dit.
Un nouveau soupir pousse la porte de ses lèvres attirante. Je ne peux pas m'empêcher de fixer ses lèvres avec envie. Je dois arrêter de faire ça ou il va finir par remarquer quelque chose. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
Chaque geste m'attire vers lui. Il me rend dingue, sa main droite dans ses cheveux, son autre main qu'il a posé sur sa hanche, sa langue qui lèche sa lèvre inférieure... Attends quoi ? Bon sang... ce satané prof veut me tuer ou quoi ?! Je suis totalement hypnotisé par cette dernière, j'avalais difficilement ma salive, ma bouche était sèche.
Alors que j'étais encore dans mes pensées, qui étaient loin d'être catholique par ailleurs, Marco s'était rapproché de moi. Il me dominait de sa taille et j'étais obligé de relever légèrement la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux.
"Je veux juste t'aider yoi, alors s'il te plaît dis moi ce qui te tracasse ?" son ton était plus doux comme s'il ne voulait pas m'effrayer.
"... Je sais que vous voulez m'aider, mais je ne peux pas vous expliquer."
"Tu ne peux pas où tu ne veux pas ?" Pourquoi, c'était aussi difficile ? Pourquoi était-il si insistant ?
"..." je n'arrive pas à répondre, je sais qu'il a raison et lui aussi le sait.
"Ace yoi laisse moi t'aider." une plainte s'échappa de ma gorge... Mon dieu faite qu'il ne recommence pas, je ne tiendrai pas s'il prononce une nouvelle fois mon prénom surtout sur un ton aussi doux.
Je ne veux pas souffrir davantage et c'est ce qui risque de se passer si je craque. J'ai déjà si mal, mon cœur bat si fort et si vite dans ma poitrine que j'ai peur qu'il lâche. Je sens mes yeux me piquer, bon sang, je ne dois pas céder.
"Ace..." il recommence, je ne contrôle plus mon corps et je l'embrasse pour couper court à sa phrase.
Ses lèvres sont si douces, c'était encore mieux que ce que j'avais pu imaginer. Le baiser était tellement doux et léger, mais c'était assez pour que mon cœur manque un battement. Je sais que je n'aurais pas dû que j'allais le regretter, qu'il allait me repousser. Mais pour ces quelques secondes si courtes et pourtant qui me donnait l'impression de durée une éternité, j'ai décidé de me laisser aller juste une fois.
Je brise le baiser au bout de quelques secondes. Je le regarde, mes yeux sont embués de larmes, mais je peux voir qu'il est choqué. Bien sûr qu'il est choqué un de ses élèves vient de l'embrasser sans qu'il ait pu réagir... Je ne lui laisse pas le temps de reprendre ses esprits et je me mets à courir loin de lui, loin de cette salle. Et non, je ne fuis pas ! Je veux juste éviter de souffrir.
J'entendais sa voix m'appeler au loin, mais je ne ralentissais pas au contraire, je courrais d'autant plus vite. M'en allant aussi loin que mes jambes pouvaient me porter.
Lorsque je fus enfin arrivé chez moi, je me rendis réellement compte de ce que j'avais fait. Un sentiment entre la joie d'avoir pu au moins une fois embrasser l'homme que j'aimais follement et l'angoisse de devoir à nouveau lui faire face me prit aux tripes et je ne savais pas quoi faire.
*Après avoir embrassé Marco, j'ai une nouvelle fois décidé de ne pas lui faire face et j'ai séché ses cours pendant près de deux semaines. Jusqu'à ce que ce vieux fou de Garp apprenne ce que je faisais et qu'il me donne quelques-uns de ses poings de l'amour pour me forcer à aller en cours. Au début en retournant en cours Marco m'ignorer, à vrai dire, il ne me regardait même plus. Et ça me faisait mal, car je savais que tout était de ma faute. Ce n'est qu'un peu plus tard qu'il a essayé de me parler à nouveau, mais ma peur était si forte que c'est moi qui ai commencé à l'ignorer du moins autant que je le pouvais. Mais il était plus têtu que moi sur le coup car il réussit à me coincer pour qu'on ait cette discussion que je ne voulais pas*
Je ne sais pas comment il a réussi, mais me voilà une nouvelle fois seul avec lui. Les souvenirs de ce qui s'était passé la dernière fois me revenaient en mémoire et je faisais tout ce que je pouvais pour les ignorer. Il me regardait peiner, je savais déjà ce qu'il allait me dire, mais je ne voulais pas l'entendre. Car ça rendrait tout cela réel alors que s'il ne disait rien, je pouvais toujours vivre dans l'illusion que tout allait bien. Oui, je sais, c'est lâche, mais je voulais préserver cette illusion. Je ne voulais pas faire face à la réalité une seconde fois.
Il prit une grande inspiration tandis que moi mon souffle se couper. Il me regardait alors que je tentais de l'ignorer. Il ne m'aimait pas et moi, je l'aimais tendrement.
L'atmosphère était lourde et aucun de nous deux ne semblait vouloir parler, mais lui avait plus de courage que moi apparemment, car il brisa finalement la tension qui existé entre nous depuis qu'il m'avait bloqué ici pour parler.
"Ace yoi, écoute je...Je suis sincèrement désolé vraiment... Mais... Mais je ne peux pas te rendre tes sentiments." J'avais l'impression qu'on me broyer le cœur. Je le savais, depuis le début, je l'avais su. J'avais encore plus mal que la première fois où j'avais compris qu'il ne pouvait pas m'aimer.
" Je sais monsieur, je sais..."ma voix à cet instant était fragile presque brisé, je me retenais de pleurer même si j'en avais envie, j'essaye de ravaler mes sanglots. Je ne voulais pas me montrer brisé devant lui.
" Ace... Je... "
" S'il vous plaît monsieur arrêté... Ça fait déjà assez mal comme ça s'il vous plaît..." je l'avais coupé, je ne voulais plus l'entendre. Je lui dis cette phrase les larmes aux yeux implorant qu'il arrête.
Il m'a regardé le regard rempli de tristesse et de remords. Il détourna ses yeux bleus dont même encore maintenant, je ne pouvais pas m'empêcher de les trouvaient magnifiques. Marco hésitait à me laisser seul mais sorti tout de même de la pièce.
Au moment où il est sorti, je tombai à genoux, pleurant à chaudes larmes.
Je me mordais la lèvre à sang pour empêcher mes cris de se faire entendre.
Mon cœur brisé hurlait de douleur, il résonnait dans ma tête. Les mots, non, ces mots me revenait, son expression, sa voix me déchiraient de l'intérieur. J'étais à ce moment-là seul dans ma souffrance et la seule personne qui aurait pu me calmer ou du moins la seule que je voulais près de moi à cet instant était le responsable de mon état.
*J'étais totalement brisé, après qu'il met rejetait, j'ai replongé dans ma dépression encore plus loin que la première fois. Je suis retourné voir ma psy qui voulait me faire interner, mais Sabo, Luffy et le vieux ont refusé que je me retrouve seul. Ils ne voulaient pas que je recommence à penser comme quand j'étais jeune. Quand je pensais ne pas mériter de vivre à cause de qui était mon père. Ils ont eu raison qui sait ce que j'aurais fait à ce moment-là. J'ai continué d'aller en cours et je faisais de mon mieux pour ignorer Marco. Finalement, la fin de l'année est arrivée, j'ai passé mes examens que j'ai eus. Mais je ne suis pas allé à la cérémonie de remise de diplôme. Je suis entrée en fac d'art et j'ai commencé à oublier ce que je ressentais pour Marco du moins, c'est ce que je pensais.*
Cinq années se sont passé depuis ma dernière année au lycée. Cinq ans que je n'avais pas vu Marco, je pense que mon cœur a finalement réussi à l'oublier ou du moins, j' espère. Mais ce n'est pas ce qui me préoccupe réellement. Je suis en ce moment même en plein dilemme j'ai reçu ce matin même une lettre de mon ancien lycée me demandant d'être présent à la réunion des anciens élèves. Je vous avoue que je n'ai aucune envie d'y aller. Pourquoi ? Je ne sais pas. Bon en fait si je le savais pertinemment j'avais juste peur de faire face à Marco même après tout ce temps...
Je comptais ne pas y aller après tout je n'avais pas tellement de bon souvenirs dans ce lycée alors pourquoi y aller ? Du moins, c'est ce que j'aurais aimé faire, mais il semblerait que ce ne soit pas l'avis de Sabo qui voulait que j'y aille.
Donc après mettre disputer pendant un long moment avec lui, me voilà en direction de mon ancien lycée avec la boule au ventre. L'anxiété de ce qui allait et pourrait se passer me tuer à petit feu. Pourquoi a-t-il fallu que mon frère soit aussi convaincant ?
Arrivé devant l'enceinte de l'établissement, un sentiment de nostalgie me prit de cour pendant quelques secondes.
Un faible soupir et un moment d'auto-persuasion plus tard, j'étais arrivé dans le gymnase où se dérouler la réunion. À peine rentré, je remarquai deux choses, le buffet, qui se tenait fièrement au fond de la pièce qui commençait déjà à me faire de l'œil et Marco. Ce dernier n'avait pas l'air d'avoir vieilli et à mon plus grand malheur, il était toujours aussi beau qu'avant. Mon rythme cardiaque augmenta légèrement alors que je continuais de l'observer. Mais je faisais comme si de rien n'était. Je n'étais plus amoureux de lui ! Ce n'était qu'un sentiment passager, car ça fait longtemps que je ne l'avais pas vu, d'accord ?
Je reconnaissais certaines personnes tandis que d'autres m'apparaissait comme parfaitement inconnus. Mais aucun d'eux ne m'intéresser à vrai dire. Tout ce que je voulais, c'était m'en allez et peut-être avant ça, manger gratuitement, mais rien d'autre. Alors que j'étais toujours dans mes pensées, je percutai quelqu'un.
J'allais m'excuser comme toute personne se retrouvant dans ce genre de situation devrait faire, quand je me retrouvai bloqué incapable de dire le moindre mot.
La personne que j'avais percuté été justement celle que je voulais le plus éviter.
Marco se tenait là devant moi et me regarder d'une manière que je n'aurais pas su décrire. Pendant un instant, je me suis demandé s'il me reconnaîtrait. Mais alors que je me rendis compte que j'avais oublié de m'excuser et alors que j'allais le faire. Sa manière, de me regarder changea.
Il me regardait avec une telle douceur que mon cœur, ce sale traître, avait recommencé sa course folle. Je ne savais plus quoi faire ni quoi dire, il m'a volé tous mes mots en un seul regard.
Et encore une fois, je pense que ça devient une habitude, c'est lui qui parla en premier.
"Ace yoi... Tu es là, je suis heureux de voir que tu sois venu." il semble soulagé, je ne comprends pas pourquoi.
"Désolé de vous avoir percuter, monsieur. Mais ouais je... Je suis là. "Son rire se fit entendre, qu'est-ce qu'il y a, est-ce que j'ai dit ou fait quelque chose ?
Je pense qu'il a compris mon incompréhension, car il me sourit gêner, détourne les yeux et... Dites moi que je ne suis pas en train de rêver ? Ses joues ont bien pris une légère nuance rosées ?
C'est la première fois que je le vois agir comme ça.
"Tu n'es pas obligé de m'appeler monsieur, Ace yoi. Ni même de me vouvoyer, tu n'es plus un de mes élèves." Oh alors c'est pour ça. Il le propose alors pourquoi pas.
Est-ce que je vous ai dit que son tic m'avait manqué ? Et le son de sa voix ? La manière dont il prononce mon prénom ? Ou ses cheveux qui sont toujours dans cette fameuse coupe ananas ? Nan ? Et bien vous savez maintenant.
Bon sang et moi qui pensais que mon cœur avait réussi à l'oublier. Il l'a oublié de rien du tout en fait !!
En fait, j'ai une idée, ne dit-on pas qui ne tente rien n'a rien ? Alors je vais tenter, je ne suis plus un de ses élèves cette fois, je peux espérer avoir une chance. Et si ce n'est pas le cas, il saura me remettre en place et me le faire savoir.
"D'accord Marco~. Mon ton avait légèrement changé, il était plus taquin.
Ainsi, contrairement à ce que je voulais au début, je passai ma soirée non pas simplement à me remplir l'estomac, mais bien à draguer Marco. C'était une bonne soirée finalement et le temps passa rapidement, je ne voulais pas encore partir, car je ne savais pas quand je pourrais le revoir une nouvelle fois.
Alors que j'allais partir sans avoir pu lui demander son numéro, une main s'accrocha à mon bras pour m'arrêter.
Le propriétaire de cette main était Marco qui me souriait, je dirais presque de manière narquoise.
"Tu comptes sincèrement partir sans me demander mon numéro yoi ?" c'était quoi cette question sérieux.
"Nan parce que j'avais pensé qu'avec tout ton jeu de charme pendant la soirée, tu me l'aurais au moins demandé yoi ?"
Je pense que je viens de me transformer en tomate bien mûre ou en fraise selon les goûts de chacun.
"Alors, je peux avoir ton numéro ?"
"Bien sûr yoi !"
On s'échange nos numéros, bon sang, je n'aurais jamais cru cela possible en plus il n'est pas dégoûté par mon flirt de la soirée et semble même être réceptif. C'est génial, mon dieu, faite que ce ne soit pas un rêve !
Tellement j'étais heureux, je ne remarque pas le sourire en coin de Marco. Ce n'est qu'en sentant une paire de lèvres douces m'embrassant le coin des lèvres que je me reconnecte. Marco venait de m'embrasser le coin des lèvres et me lançait un de ces regards, je ne vous dis pas.
"J'espère te voir demain au Baratier dix-neuf heures, d'accord ? Et bien à demain Ace yoi." et il part me laissant seul et totalement choqué de ce qui venait de se passer.
Il vient de me donner un rendez-vous n'est-ce pas ? Je ne viens pas d'imaginer ce qui vient de se passer ?
*Ce soir là mes sentiments que je pensais oublier ont refait surface. En une seule soirée, j'ai su que mes sentiments envers lui étaient toujours aussi puisant. J'avais la boule au ventre, je ne savais pas quoi mettre ni comment agir, c'était un rendez-vous, ou du moins, je l'espérais. J'étais heureux en rentrant ce soir-là mon sourire ne voulait pas me quitter. Je sentais mon cœur être léger pour la première fois.*
Je n'en revenais toujours pas j'étais là devant les portes du Baratier pour un rendez-vous. Et pas avec n'importe qui d'ailleurs, avec l'homme dont j'avais cru des années auparavant m'être totalement inaccessible. Mais c'était réel encore une fois, j'ai dû le vérifié j'avais si peur que ça ne le soit pas et qu'en vérité ce n'était qu'un dîner entre amis que j'aurais mal interprété.
J'avais voulu lui demander pour en être sur j'avais son numéro maintenant ça aurait été si simple, mais quand j'ai essayé de lui envoyer un message j'ai eu si peur que finalement je n'ai rien fait. J'avais été incapable de lui envoyer un pauvre message alors que je l'avais dragué toute une soirée. Quelques fois, je ne comprenais pas ma logique.
Bon, il faut que je me calme ça ne peut que bien se passer, je connais plutôt bien le Baratier. Faut dire aussi qu'un des amis de Luffy est le fils du propriétaire donc ça facilite les choses.
Mais et si Marco venait à être dégoûté par mes habitudes alimentaires ?! Bon sang, pourquoi je n'y ai pas pensé avant !
Je dois respirer, tout va bien se passer. Tout va bien. J'ai dit TOUT VA BIEN ! Moi stresser ? Pas du tout, je suis parfaitement calme !
Allez courage, il va bientôt arriver d'ailleurs, je le vois déjà. Bon sang, il est incroyable. Ouais, il est juste incroyablement sexy. Il porte un costume simple, mais qu'est ce qu'il lui allait bien. J'avais l'impression de faire tache avec ma chemise noire et mon jean noir moulant. Quoique la vue n'a pas l'air de lui déplaire.
"Bonsoir Ace yoi." sa voix me mettais dans tous mes états.
"Bonsoir...Marco." bon sang, est-ce que je viens d'hésiter ?
Il a un sourire charmeur bien différent de celui qu'il me lançait hier. Son attitude à changer il...Bon sang ! Il est en train de me faire le coup que je lui ai fait hier. Et ça l'amuse en plus.
Faut vraiment que je me calme ça va bien se passer. Après quelques formules de politesse telles que des "comment ça va ?" et tout ce qui va avec on rentre dans le restaurant et je vois au loin Patty et Sanji dans le fond de la salle. L'ambiance habituelle du Baratier me réconfortant, et me mettait à l'aise.
J'avais peur de le dégoûter. C'est la seule pensée qui me traversait alors qu'on nous installait à une table et qu'on commandait.
Pendant l'attente de nos plats Marco entama la conversation et je devais bien avouer que si je n'étais pas déjà amoureux de lui, je pourrais sans problème le redevenir. Il n'était pas aussi différent à l'extérieur du lycée que je le pensais. Il était toujours aussi intéressant, mais aussi, il était bien plus taquin, plus libre, toujours sérieux mais pas rigide. Sa personnalité était bien plus complexe, mais me plaisait d'autant plus. Il savait comment me mettre à l'aise, c'était agréable.
Pourtant, lorsque les plats sont arrivés, j'avais de nouveau peur, j'avais réussi à capter le regard de Sanji qui semblait comprendre ma terreur intérieure. Je savais qu'il ne pouvait rien faire pour m'aider, c'était à moi de me débrouiller alors que j'hésitais devant mon assiette, Marco me sortit de mes pensées sombres.
"Mange Ace yoi, ne te retient pas parce que je suis là."
J'étais vraiment surpris ça devait se voir, car il a légèrement ri avant de me regarder tendrement. Ça ne le dérangeait pas. Mes horribles habitudes alimentaires ne le dérangeaient pas.
"Oui ça ne me dérange pas Ace yoi. Penses-tu que je ne connaissais pas tes habitudes alimentaires ? Tout le monde au lycée ne cessait de parler de ça, alors mange ne te retient pas yoi."
Ces quelques mots me remplissaient de bonheur. Il avait réussi en l'espace de seulement quelques phrases à calmer mes craintes. Le dîner se passa tranquillement entre rire et flirt. Oui, j'étais réellement ravi de cette soirée.
Sur tout le chemin pour rentrer, je sentais l'atmosphère entre nous deux changeait, oui, il avait tenu à me ramener chose que je n'allais pas refuser.
On discutait, mais j'avais l'impression que Marco voulait faire quelque chose, mais qu'il se retenait. Enfin, je peux parler, je suis dans le même état. Tout ce que je voulais là maintenant, c'était l'embrasser. Peut-être que j'avais un peu trop abusé du vin, mais je pouvais le sentir me regarder.
On était arrivé chez moi bien trop rapidement à mon goût, j'étais sur le pas de la porte et cette scène me rappelais qu'il y a cinq ans, il m'avait aussi raccompagné jusqu'à chez moi. On était tout les deux gênés, on ne savait pas quoi faire. Je le voyais hésiter, mais il renonça apparemment à faire ce qu'il souhaitait, car il me dit au revoir et se retourna pour partir.
J'allais le laisser partir, mais un élan de courage me prit et je le suivis pour agripper son bras le faisant se retourner. Je l'observer quelques secondes avant de l'embrasser tendrement. La sensation de ses lèvres sur les miennes m'avait manqué. Elles étaient toujours aussi douces et chaudes. Après quelques secondes, alors que j'allais briser le baiser triste qu'une nouvelle fois, il ne m'est pas répondu, je sentis sa main se loger à l'arrière de ma tête plongé dans mes cheveux et ses lèvres me rendre mon baiser avec autant d'intensité que j'avais mis en l'embrassant.
J'étais aux anges, il me rendait mon baiser. Je sentais sa langue me demander l'accès pour rejoindre sa jumelle, chose que je lui donnai sans hésiter. Une bataille pour la domination se dérouler entre nos deux langues, bataille qu'il gagna sans mal, car son autre main, qui au début du baiser s'était retrouvée sur le bas de mon dos pour me rapprocher de lui, avait glissé jusqu'à mes fesses qu'il agrippa me faisant gémir.
Bon sang qu'il embrassait bien.
On dû malheureusement briser le baiser par manque d'air. Je le regardais essouffler, lui aussi le faisait. Mes joues prirent une belle nuance rouge me rendant compte de ce qui venait de se passer.
"Est-ce que ça signifie que tu veux bien d'un nouveau rendez-vous avec moi yoi ?" sa question me prit de court et finalement, je fus pris d'un fous rire.
Il me regardait sans savoir comment réagir à mon rire, je le voyais bien qu'il avait peur que je refuse.
"Bien sûr que je le veux Marco !"
Ma réponse sembla le rassurer. J'étais heureux, j'avais pu l'embrasser, il ne m'avait pas repoussé, c'était même tout le contraire et il voulait un autre rendez-vous avec moi. Je l'embrassai une nouvelle fois, ce baiser était plus doux que le dernier, mais remplis de tout mon amour.Me séparant de lui, je lui souris heureux avant de m'éloigner de quelques pas.
"La prochaine fois, c'est moi qui t'invite Marco !"
"Hum ? D'accord yoi j'ai hâte alors à la prochaine Ace."
Il m'embrassa une dernière fois avant de partir. J'étais heureux bien plus que je ne l'étais depuis des années. Moi qui pensais il y a toutes ces années que jamais je n'aurais une chance avec lui, je m'étais trompé et j'en étais ravi.
Bon voilà la fin de cet OS n'hésiter pas à me donner votre avis dessus d'ailleurs est-ce que cela vous intéresserez d'avoir la version de Marco ? Dite le moi dans les commentaires.
