Salut, Salut ! Après une très longue pause je reviens enfin avec quelques petites postes d'histoires, dont un que j'aurais du poster beaucoup plus tôt ! Un grand merci à Medhas qui a eu la patience d'attendre que me laisse le poster son Os d'halloween.
Debout devant son miroir, Krishna se regardait, analysant chaque détail de ses choix vestimentaires, l'expression peu sereine. Derrière lui, Thétis l'admirait, des étoiles pleins les yeux. Juste à côté, Baian et Isaak échangèrent des regards amusés. Enfin, Sorrento juste aux côtés de Kirshna, regardait le reflet de son allié avec une grande fierté.
« Je ne suis pas sur… » Fit finalement le plus âgé du groupe, les yeux rivés sur l'image que le miroir lui reflétait.
« Qu'est-ce qui te fais hésiter ? Ton allure ? » Demanda Sorrento intrigué. « Tu es sublime dans cette tenue, Krishna.
- Sorrento a raison ! » S'ajouta Thétis en s'appuyant sur le bras du sri-lankais. « Vraiment, on ne peut pas te résister la dedans ! C'est classe et moderne à la fois. Un véritable don juan. »
Derrière le trio, deux pouffements mal retenus se firent entendre accentuant la grimace de Krishna et la colère des deux soutiens émotionnels.
« N'écoute pas ses enfants » Commença Sorrento alors que Thétis s'était mise à frapper les deux garçons, à l'aide d'un oreiller. « Ce ne sont pas des vêtements extravagants donc tu ne seras pas le centre de l'attention.
- Puis ce n'est pas comme si tu avais une crête blanche. Niveau discrétion, tu te poses bie- Aie !
- Isaak, silence ! Vous ne l'aidez pas, vous deux !
- Non mais, ce n'est pas méchant. »
Baian s'avança à son tour, évitant de justesse à autre coussin envoyé par la sirène et se positionna juste au côté de Krishna, il passa son bras autours de ses épaules et observa à son tour le reflet du miroir.
« Ce ne sont pas les vêtements qui te dérangent, n'est-ce pas ? C'est l'idée général de tout ce plan. »
L'ainé détourna rapidement le regard, incapable de répondre aux mots de son ami. Pour Baian, cela était suffisant pour lui indiquer qu'il avait touché juste.
« C'est normal d'être stressé, mais comme tu nous le disais : si on agit pas, on ne peut rien espérer. Et tu as totalement raison. De plus, ce n'est pas comme s'il était question d'une demande en mariage ! Tu vas juste lui parler pour tâter le terrain. Ça n'engage rien et personne. Une simple discussion, ça se tente, non ? »
Pendant que Baian tentait de le rassurer, Krishna avait senti tout le petit groupe les rejoindre devant le miroir. Il pouvait aisément voir le doux sourire de Thétis, le regard compatissant de Sorrento et l'expression déterminé d'Isaak. Ils étaient tous là, autour de lui et chacun était prêt à le soutenir. L'image que lui renvoyait ce miroir était véritablement un baume au cœur pour le calme jeune homme qu'il était.
« Tu as raison. » Finit-il par souffler en souriant.
« Si on est d'accord ! » Fit Isaak en s'éloignant. Il attrapa son sac pour y récupérer son téléphone portable. Quelques clics plus tard, il montra son écran au groupe pour avoir leur aval sur le message qu'il était sur le point d'envoyer à son maitre.
« L'opération : Romance entre le Bélier et le Chrysaor, commence ! »
« Est-ce que tout est présent ? » Demanda Mu alors qu'il déposait la dernière caisse dans le local où se trouvait ses collègues dorées. Camus se tourna pour vérifier un détail sur la caisse avant de se concentrer sur une liste qu'il tenait.
« C'est la dernière caisse ?
- Oui.
- Alors il nous en manque une.
- Il en manque une ? »
Mu était sincèrement surpris d'apprendre qu'une boite remplie de petite citrouille avait disparu au sanctuaire. Enfin, qui aurait pris la peine de voler une boite avec un tel contenu ?
« Tu es sûr qu'elle n'est pas perdu ?
- Deathmask s'en charge, mais si je me fie aux 55 éme message qu'il m'a envoyé, il n'a pas l'air de s'en rapprocher. »
Le français tendit son portable pour lui montrer le dernier message reçu qui insultait allégrement et de manière fort peu poétique toutes les générations d'être vivants qu'il croisait sur son chemin. Mu fut assez amusé par la détresse impatience du Cancer et attrapa le portable du verseau pour continuer sa lecture tandis que Camus allait s'assoir sur le bureau.
« Ne me dis pas qu'il est parti à la recherche de ces citrouilles tout en étant déjà déguisé ? »
Il était vrai qu'en ce jour spécial, l'allure de certains chevalier d'or étaient des plus particulières. Troquant les habituels armures d'or, certains membres de la cavalerie dorée avaient pour mission d'animer une journée avec de tous jeunes enfants sur le thème de la célèbre fête d'Halloween. Si l'annonce en avait surpris plusieurs, les deux investigateurs du projet eurent le méritent d'estomaquer la totalité des personnes présentes.
Mu et Camus étaient donc à la tête de ce projet, une simple logique en tête : Ils étaient en temps de paix, avec une génération de jeunes enfants qui comptaient grandir dans une période qui les protégeaient des sacrifices qu'ils ont eux-mêmes connus. Ainsi, toutes les occasions étaient bonnes pour mettre en place des événements culturels pour la jeunesse. Cela avait fait grand débat, les premiers protégeant le besoin de sécurité et de culture, tandis que les autres considéraient ce genre d'envies inutiles pour des potentielles futurs combattants. Au final, ce fut la voix des deux maitres qui l'emporta, après un long débat où le bélier et le verseau ne lâchèrent pas l'affaire.
Ainsi, les deux chevaliers avaient tout mis en place, et à leur grande surprise, certains de leurs collègues leur proposèrent leurs aides. Si l'envie de participer d'Aiolia n'était pas si surprenante que ça, que Deathmask en personne manifeste le désir de les accompagner dans leur quête, ça , c'était extrêmement surprenant.
C'est ainsi que le groupe de quatre s'était retrouvé en ce jeudi matin ensoleillé, tous déjà déguisés, pour préparer les dernières finalités de la journée.
Oui, mais il manquait des citrouilles.
« Je dois avouer qu'imaginer un Deathmask déguisé en zombie parcourir le sanctuaire à la recherche de citrouilles, c'est assez amusant. » S'amusa le bélier, toujours captivé par les appels à l'aide des messages du cancer.
« Ne sois pas comme ça, Mu.
- Ne me l'a fait pas, Monsieur le sorcier, je t'entends sourire. »
En effet, s'il avait opté pour un parfait complet de vampire, Camus avait choisi, quant à lui, pour un costume plus sobre de sorcier, le chapeau étant le seul accessoire extravaguant de toute sa panoplie. Aiolia était celui qui portait le costume le plus détaillé. Des oreilles aux pattes, le lion s'était amusé, avec l'aide de Camus, à ajouter plein de petit accessoire à son costume de Loup-Garou.
Le verseau ne répondit pas, restant concentré sur le registre de commande, mais Mu apercevait le sourire bien trop amusé dans l'ombre de son chapeau noir.
« Ça ne nous aide pas concernant notre problème de citrouille…
- C'est si important que ça ?
- Si l'on a des désistements, non. Si tous les enfants viennent comme prévus, là, en revanche…
- On risque de manquer de citrouilles ?
- Exactement. »
Ça, c'était bien ennuyeux. Les deux maitres réfléchirent en silence pendant plusieurs minutes jusqu'à venir se faire interrompre par Aiolia et Milo.
« Salut vous deux !
- Ça réfléchit très fort là. » Fit Aiolia en s'avança vers le duo. Derrière lui, Milo laissa échappé un sifflement admiratif de la décoration des lieux.
« C'est vachement cool comme déco ! Vous vous êtes surpassés, les gars.
- Faut remercier mon frangin et Shura ! On s'est bien cassé la tête mais franchement, l'allure des locaux est génial. »
Fière, le lion l'était assurément, mais en tombant sur les expressions ennuyés de ses deux alliés, il perdit vite son sourire. « Tout va bien ?
- On a perdu une caisse de citrouille. » Commença Mu. « Et vu le nombre d'enfant et les possibles ratés, on risque d'être très juste…
- Une caisse de citrouille ? C'est pas ce que tu as laissé sur le palier de ton temple ? » demanda directement Milo en se tournant vers son ami.
Camus et Mu suivirent instantanément le mouvement et l'expression du lion en cet instant était l'aveu le plus honnête qu'ils auraient pu espérer.
« … Désolé.
- Il y a pas de mal, au moins on est sûr qu'elle n'est pas perdu. Est-ce que tu pourrais-
- J'y vole !
- Laisse-moi t'aider. » Rit le bélier en tendant le bras au lion qui s'en saisit rapidement. Pas que ça le dérangeait, mais faire tout le trajet jusqu'à son temple ne l'enchantait pas plus que ça.
En une fraction de seconde, le duo disparu, laissant le scorpion et le verseau dans la grande salle décorée. Après un bref salut, Milo déposa son regard sur l'unique personne restant, une sourire taquin sur les lèvres.
La cible, quant à elle, avait les yeux rivés sur son document, s'assurant méticuleusement que tout était bien en ordre. Il ne leva toujours pas les yeux en sentant du mouvement vers sa direction. Pour être honnête, il était bien plus dans l'appréhension de ce qu'allait faire son collègue doré. Alors il décida de jouer le jeu, de ne rien tenter pendant la manœuvre du chevalier qu'il savait, allait arriver.
Milo s'avança silencieuse, l'air de rien et se planta juste devant lui. Un Milo silencieux n'était pas chose normale, c'est pourquoi Camus choisit de continuer à l'ignorer. A la place d'une réponse ou d'un regard, il tourna simplement l'une des feuilles de son cahier.
Ce geste eut le mérite d'amuser encore plus Milo qui s'attarda encore un peu plus longtemps dans sa contemplation. Il n'y avait pas à dire, le grec trouvait les traits de verseau magnifiques. Il avait dit magnifique ? il voulait dire sublime.
Leur petite histoire avait commencé depuis un certain moment. Une mission en duo où le scorpion et le verseau avaient pu se retrouver. S'ils avaient été de bon amis durant leur jeunesse, le règne de Saga les avait séparé, chacun ne gardant qu'un vague souvenir de ce qui avait été une belle amitié. Néanmoins, cette mission fut le déclic. Une nouvelle rencontre entre ces deux personnes qui ne se connaissaient plus que par des songes.
Milo avait découvert une autre facette de Camus.
Camus avait découvert une autre facette de Milo.
Et ainsi les choses se firent. Un petit jeu de séduction qui plaisait au deux, prenant tout le temps du monde pour se créer de solides bases.
« Ce que tu lis là doit être terriblement intéressant pour que tu ne lèves pas les yeux vers moi.
- Juste quelques informations sur le matériel.
- Et ça te prend autant de temps ?
- Quelque chose te presserait-il, chevalier du scorpion ? »
Enfin, camus leva les yeux vers lui, un sourire bien trop amusé pour paraitre innocent. Et comme à chaque fois, Milo tombait irrémédiablement en amour pour ses discrètes expressions.
« Il se pourrait bien, monsieur le sorcier. » D'un geste inquisiteur, il attrapa les documents que son homologue tenait pour les déposer négligemment sur le bureau sur lequel était appuyé Camus. « Après vos activités, tu ne voudrais pas me dédier un peu de ton temps ?
- Tu as besoin de quelque chose ?
- Surprise. Tu le sauras plus tard, en attendant, tu me confirmes que tu es disponible ?
- Je te le confirme, donne-moi le temps de me changer, néanmoins, mais après ça, tu as tout mon temps.
- Oh, pourtant, il te va à merveille ce déguisement.
- Arrête de sourire et je te croirais. » Il leva la main et frappa du bout des doigts le front du scorpion qui part réflexe, ferma les yeux. « A quel heure dois-je donc te rejoindre ?
- 20h ! Je viendrais te chercher !
- Tu ne veux pas me dire ce que tu as derrière la tête ?
- Le principe d'une surprise, mon cher Camus, c'est que la personne soit surprise. »
Camus le dévisagea, mais l'air fière de son ami lui provoqua un discret rire. Ils restèrent alors ainsi quelques secondes, Milo s'étant rapproché un peu plus dans les bras d'un Camus qui ne demandait silencieusement que cela.
« On est plus très loin du point de rendez-vous. » Isaak se tourna vers le groupe, portant son attention plus particulièrement vers son ainé. « Ça va toujours ? »
Krishna comme à son habitude, était impassible, mais son regard exprimait toute la tension du monde. Personne ne pouvait être dupe ! Attendris par cette attitude mal assumé, le kraken se rapprocha du groupe. « Respire un bon coup, suis le plan et tout se passera comme sur des roulettes !
- Le plan… le plan… quel plan ?
- Oulah Krishna ! » Thétis se déplaça à son tour pour faire face à son grand ami, bien qu'elle était loin d'atteindre le mètre quatre-vingt-sept du Chrysaor. Elle se saisit de son visage et l'obligea à baisser le regard. « Sois tranquille ! S'il se passe quelque chose, on interviendra, d'accord ? »
Le srilankais hocha de la tête, l'air un peu plus rassuré. « Bon, donc récapitulons : Nous allons aider les chevaliers d'or à organiser leur petite journée activité halloween, grâce à Isaak qui a fait l'intermédiaire avec son maitre. Ce dernier doit nous attendre à l'entrée du village, donc on arrive, on sourit, et lorsque l'on formera les groupes, il faut absolument que Krishna soit en tête à tête avec Mu du bélier ! On se débrouille, je compte sur vous pour inventer les meilleurs excuses !
- J'irais avec mon maitre. » Enonça évidement Isaak.
- Je vais te suivre. » Enchaina Sorrento.
- J'irais avec Aiolia, alors ! » Reprit Baian qui était intrigué par le lumineux lion.
- Donc j'accompagnerais Deathmask !
- Tu es sure, Thétis ? Tu peux venir avec nous, tu sais ?
- Non, Non, Non, ça fera des petits groupes partout ! Ainsi, Krishna finira Mu et la suite du plan pourra continuer !
- La suite du plan ?
- Discuter ! » Rit la jeune femme amusée. « Parle de tout, sans trop réfléchir, sois juste toi-même, et en fonction de son attitude, tu verras si ton coup de foudre mérite d'être tenté. »
La jolie blonde lui fit un clin d'œil, une petite tapette sur les joues et repris ses distances. Sur ses mots, le petit groupe se remit en marche, les discussions allant de bon train. Au milieu du gentil brouhaha, Krishna se perdit dans ses pensées. « Coup de foudre » qu'avait dit Thétis. Le choix était particulier à entendre, il devait l'admettre. Il était un combattant, un homme qui n'avait pour mission que la protection de sa divinité. Tout simplement. Jamais, du haut de ses 19 ans, Krishna ne s'était imaginer tomber amoureux, ce genre de futilités, très peu pour lui. Et pourtant, toutes ses belles pensées furent souffler à la second où, lors du premier gala de paix organisé au sanctuaire, il rencontra le chevalier du bélier.
Rien n'avait été rationnel, quelques secondes, deux regards qui se croisent par pur hasard et un imprévisible sourire. Il n'avait fallu que cela pour que son attention, son âme et son cœur ne jure que par le protecteur du premier temple. Et le voilà, sur terre, entouré d'autre Marina beaucoup trop concernés pour une histoire qui ne les concernaient pas, sur le point de revoir son coup de foudre d'un soir. C'était donc cela la paix ?
« Maitre Camus ! »
C'est la voix enjoué d'Isaak qui sortit le Marina de son esprit. Il vit son plus jeune allié marcher plus vite dans l'unique espoir de rejoindre son mentor. Ce dernier n'était pas seul, à ses côtés, il reconnut le chevalier du cancer et du lion, mais surtout, le chevalier du bélier.
Le plan était en marche.
Krishna n'arrivait pas à y croire. Ils avaient réussi. Et pourtant, qu'est-ce que ça avait mal commencé. Dès qu'ils avaient pris la parole, il l'avait compris, ses amis étaient à mille lieux de comprendre la définition du mot « discrétion ». Très vite, ils avaient insisté pour s'occuper de la tâche très importante qu'était la formation des groupes.
Il avait vu les regards suspicieux (ou perdus, cela fonctionnait aussi) des chevaliers d'or et il avait eu vraiment peur. Mais pour il ne savait qu'elle raison, personne n'avait questionné leur étrange lubie. Au contraire, Camus avait acquiescé et avait proposé une alternative : d'abord il leur expliquait les règles et missions du jour, ensuite ils faisaient les groupes. Et forcément, tout le monde avait acquiescé. Tous avaient écouté sagement et dès que le verseau eut fini, Thétis avait lancé le sujet des groupes, s'exclamant qu'elle voulait être avec « le distingué chevalier du Cancer ». Beaucoup avait ri, mais la porte fut ouverte pour tous les autres.
Et sans aucune forme de subtilité ou de finesse, les jeunes marinas avaient réussis leur plan, haut la main : Krishna formait un duo avec Mu. Alors que le gentil chevalier du bélier le saluait et l'invitait à le suivre, il ne rata pas les pouces en l'air de l'intégralité de ses amis, naturellement, aucun ne prit la peine de se cacher du regard des adultes, ce qui provoqua un regard bien curieux de la part des trois autres.
« Tout va bien ?
- Oui, Oui ! Désolé, j'étais dans mes pensées… que me disiez-vous ?
- Oh, pas de vouvoiement avec moi ! » S'amusa Mu. « Tu n'as qu'un an moins de moi, non ? Je ne suis pas non plus ton supérieur, donc je t'en prie, tutoyons-nous, d'accord ? »
Le plus grand avait dit ça d'une expression naturellement compréhensive et sympathique, et sans en comprendre la raison, Krishna sentit son ventre se tordre. Il articula un simple « d'accord » qu'il espérait, ne trahissait pas l'étrange trémolo qui s'était installé en lui
« Bon, dans ce cas-là ! Retroussons nos manches ! On doit préparer la salle avant que le petit groupe arrive !
- Quel âge ont-ils ?
- Il me semble que nous nous occupons des 4 et 5 ans.
- Il y a différent groupe ?
- Oui, Camus se charge des 2 et 3 ans avec Deathmask tandis qu'Aiolia prend la même tranche d'âge que nous.
- Votre chevalier du Cancer s'occuper des tous petits ? C'est un choix auquel je ne m'y attendais pas.
- En réalité, ça lui correspond bien de réfléchir ainsi.
- Vraiment ?
- Les enfants de 4 et 5 ans ont la capacité de te répondre.
- Krishna exprima un silencieux « oh » de compréhension. La logique se tenait.
- Bon ! » Fit Mu en se relevant. « Tout semble en place ! Es-tu prêt de ton côté ? »
Le Marina hocha simplement la tête, ce qui sembla satisfaire le bélier qui se dirigea vers la sortie de la petite classe. « Je m'en vais chercher les enfants ! »
Il confirma d'un mouvement de tête, la bonne réception de l'information. Il se retrouva alors seul dans la petite classe décorée. Un premier moment de calme depuis toute l'agitation qu'avait été cette journée. Il avait encore du mal à réaliser toute la situation. Il était là, dans une classe, en attendant cet étrange coup de foudre supposé, accompagné d'une ribambelle d'enfant potentiellement agités pour décorer des citrouilles… Il devait l'avouer, c'était plutôt particulier comme situation.
Krishna était pensif, se demandant réellement si tout cela avait un sens. Avoir des coups de foudre ne lui ressemblait pas. Mais vraiment pas. Il était de ceux à valoriser la raison à la passion, ainsi, son esprit n'arrivait pas à concevoir que toutes les petites manigances de ses amis aient un véritable but… N'était-il pas simplement impressionné par l'allure du protecteur du premier temple ? Car il était évident que son ainé d'une petite année était un bel homme, comme un peu prêt tous les chevaliers d'or. Était-ce une condition pour être chevalier ?
Le Marina soupira comme il l'avait rarement fait. Voilà qu'il se perdait dans des considérations esthétiques. Ou était le combattant qui ne jurait qu'à la gloire de son Chef ?
« On va faire des millier de citrouilles !
- Ouiiiiiii ! »
Ses intéressantes réflexions furent interrompus par des bruits dont il n'avait aucun mal à déterminer le caractère juvénile. Des petites bas, parfois maladroits, s'avançaient avec énergie dans le couloir.
- Non c'est du gaspillage !
- Même pas vrai ! Les chevalier d'or, ils ont dit que on fera des soupes ! »
Des bruits de tissus prirent leur relai et Krishna supposa que les tous jeunes étaient entrain de retirer leur veste.
- Monsieuuur ! Tu peux m'aider ?
- Moi aussi ! C'est trop haut !
- J'arrive, j'arrive, un à la fois. Ceux qui ont enlever leur veste peuvent déjà rentrer en classe. »
Son analyse fut correct, une petite victoire qui ne servait à rien mais qui plaisait à l'égo.
La première à rentrer fut une petite fille aux couettes brunes. Telle une mini-tornade rose, elle déboula dans la salle de classe, les yeux grands ouverts. Très vite, d'autre petites filles et garçons se suivirent, l'émerveillant brillant dans leurs mirettes. Très vite, Krishna vit cet émerveillement devenir curiosité lorsqu'il se sentit devenir le centre de l'attention de tous les marmots.
Bizarrement, il se sentit impressionné. Ce n'était que des enfants, mais … huit pairs de yeux qui l'observaient sans discontinu, il en avait pas l'habitude.
« …Bonjour les enfants. » Tenta-t-il un peu maladroitement, mais il n'eut aucune réponse. Le petit groupe resta coller les un aux autres, dans une immobilité parfaite, à l'observer… Comment ça fonctionnait, les gosses, déjà ?
Soudainement, l'un des enfants – Un petit garçon au t-shirt rouge, s'exclama d'un grand salut. Cela sembla réveiller le reste de la petite assemblée car chacun se rapprocha du jeune adulte sans aucune forme de délicatesse. Ce fut à ce moment là que Mu entra dans la salle avec la dernière petite fille. Le bélier sourit en voyant la scène et sans trop comprendre pourquoi, Krishna ressentit l'envie de prouver à son collègue du jour qu'il maitrisait la situation.
« Les enfants ! » rappela Mu. « Nous allons vous expliquer nos activités, nous avons besoin de toute votre attention. »
Ainsi, le début de la journée se passa sans réelle encombre. Les enfants s'étaient installés sur les petites chaises colorées afin d'écouter toutes les consignes. De son côté, Krishna était impressionné par l'assurance du chevalier. Il leurs parlait avec une véritable douceur, un quelque chose qui mettait quiconque l'entendrait totalement en confiance. Il suffisait de voir le sourire incroyable que chaque enfant arborait en le regardant. Encore une fois, un quelque chose d'étrange lui papillonna le ventre. Ecoutant cette envie soudaine de bien paraitre devant son ainé, il n'hésita pas à prendre plusieurs initiatives tout au long des explications.
Tout sembla rouler comme sur des roulettes, les deux jeunes adultes se divisèrent le groupe afin de plus facilement les venir en aide. C'est ainsi que Krishna se retrouva au milieu d'un petit groupe de quatre enfants. Sans surprise, chacun se mit très vite au travail. Il fallait dire qu'ils trépignaient tous depuis la seconde où ils avaient vu le matériel parfaitement rangé au milieu des tables.
Amusé par l'innocence des tous petits, Krishna s'appliqua à bien organiser toutes les différentes étapes de l'activité. C'est une dizaine de minutes plus tard que le marina remarqua le regard particulièrement surpris d'une la petite fille aux couettes.
Krishna ne s'en formalisa pas spécialement. « Tu n'arrives pas à dessiner sur ta citrouille ? »
L'enfant aux couettes secoua la tête, mais ne répondit pas. Elle continuait à le regarde de ses grand yeux bruns, il y lisait toute la curiosité du monde et le jeune sri-lankais devait bien avouer ne pas trop savoir comment réagir. Devait-il appeler Mu ? Non, mauvaise idée, il ne voulait pas donner l'air d'être une personne sans motivation !
« Tout va bien ? Tu peux m'expliquer, tu sais.
- Tu as les cheveux tout blanc ! »
Krishna haussa un sourcil, puis finit par comprendre. En effet, si cette petite fille n'avait connu que la Grèce, une peau aussi foncé que la sienne et des cheveux aussi clairs ne devait pas forcément faire partie de son quotidien. Enfin, sa couleur de cheveux était assez particulière, il était certain que des hommes de 19 ans aux cheveux naturellement blancs, ça ne courait également pas les rues du Sri Lanka.
« Oh.. Eh bien oui, je suis né comme ça… »
Que devait-il dire au juste ? Alors qu'il réfléchissait à une réponse qui pourrait satisfaire la curiosité de la plus jeune, il remarqua que les quatre autres enfants qui partageaient leur table avaient les yeux rivés vers lui.
« Moi j'ai les cheveux noirs ! » S'écria soudainement un petit garçon, juste à sa gauche.
« Et moi aussi !
- Et moi, ils sont bruns comme le chevalier Aiolia !
- C'est trop chouette !
- Comment on fait pour avoir les cheveux blancs comme vous, monsieur ? »
- Afin d'attirer de nouveau l'attention sur elle, la petite fille curieuse réattira sa question
« Tu veux avoir les cheveux blancs ?
- Voui !
- Mais pourquoi ?
- Mais pour être comme vous ! »
La simplicité de la réponse eut le mérite de surprendre le jeune marina qui se retrouva bien penaud face à tant d'honnêteté juvénile. De la surprise, donc, mais également beaucoup très heureux d'entendre ça. Il se contenta de lui sourire, glissant un petit merci qui provoqua une grande joie chez la petite demoiselle.
« Allez, concentrons-nous sur vos citrouilles.
- Ouiiiiii ! »
L'animation reprit autours de la petite table rose, chaque enfant montrant avec fierté ses avancées au grand monsieur qui s'occupaient d'eux et sans le réaliser, Krishna s'impliqua réellement dans cette activité. Aide et félicitation, valorisation et amusement, le Marina qui n'avait connu que très peu d'enfant, se sentit concerné par le bonheur de ces jeunes qui grandiraient à l'air de la paix.
Dans son dos, deux yeux verts n'avaient cessé de l'observer.
Le soir était à présent tombé, les parents se tenaient aux côtés de leurs enfants qui leur montraient avec une énorme fierté leur citrouille customisé.
Krishna, quant à lui, s'était mis à l'écart. Il observait de loin les échanges entre chacun, l'esprit vide. Les enfants qui agitent les bras, les parents qui discutent entre eux, … il y avait même quelques chevaliers d'argent. Il reconnut le chevalier de l'aigle et du lézard autours du lion et de Ban -qui semblait beaucoup trop s'amuser à titiller ses ainés, semblant en pleine discussion. Plus loin, il vit Hyoga du Cygne aux côté d'Isaak, Sorrento, Milo et Camus. Les deux plus jeunes semblaient échanger un regard complice tandis que Sorrento paraissait en plein débat avec Le maitre du Kraken tandis que le scorpion surveiller l'heure.
Isaak était heureux. Ban aussi. Sorrento également. Ce genre d'exemple du quotidien lui rappelait le bonheur d'être en paix. Et ça, c'était vraiment agréable. Un baume qui apaisait doucement les plaies qui cicatrisaient lentement.
« Tu as été une véritable aide aujourd'hui. »
Krishna sursauta à la douce voix qui résonna dans son dos. Il se tourna rapidement pour faire face à un Mu amusé. Toujours souriant. Encore une fois, une petite chatouille se fit sentir dans sa poitrine.
« Alors, qu'as-tu pensé de cette journée ?
- C'était amusant. Je ne m'étais jamais occupé d'enfant mais… c'était une chouette expérience.
- Eh bien pour une première fois, je t'assure que tu as vraiment été au top.
- Vraiment ? »
Mu se laissa rire face à la mine réellement surprise de Krishna. « Je te l'assure ! J'ai même eu quelques retours de certains parents. Ton petit groupe t'a vraiment apprécié.
- J'ai du mal à le croire… je n'ai fais que suivre les instructions et – Aie ! »
Krishna s'exclama plus par surprise que par douleur, sentant une main lui frapper sans violence le crâne.
« Ne te dévalorise pas ainsi, Krishna. Tu sais, travailler avec des enfants, malgré les apparences, ce n'est pas si simple de travailler avec des enfants… Donc te retrouver au milieu de tout cela, sans forcément beaucoup de préparation, et arriver à te faire tant aimer des petits, ça mérite des félicitation. »
Les mots du bélier lui firent tellement plaisir qu'il s'en sentit rougir, mais trop peu habitué à ce genre de sentiment, il n'arriva qu'à bégayer quelques mots s'apparentant à des remerciements. Etrangement, Mu les comprit parfaitement et cette attitude si douce et compréhensive à son égard ne réussit qu'à le déstabiliser encore plus. Une gentillesse sans limite, un calme agréable, un humour respectueux… cet homme était-il parfait ?
La belle ambiance nocturne le mit dans un étrange mood, il ne saurait dire pourquoi ni comment, mais il appréciait terriblement cet instant. S'il pouvait rester comme ça, juste tous les deux, un peu à l'écart…
« Reprend cette gosse avant que je cause un accident diplomatique. »
- La voix fatiguée de Deathmask s'éleva dans leur dos. Juste à ses côtés, Krishna vit une Thétis resplendissante. Ah, elle, elle s'était bien amusée…
- Ne dites pas cela, ça va me vexer. » Chantonna la plus jeune.
- Crois-moi que tous ceux qui j'ai mis à terre aurait aimer que je me contente de les vexer. » Et sans un regard pour la blonde, le chevalier du cancer se saisit du bras du bélier, marmonnant quelque chose qui ressemblait à « Shion veut nous voir »
Ils furent donc très vite seuls et si son regard n'était pas scotché au dos du tibétain, il aurait vu le regard amusé de la jolie sirène. Elle ne dit cependant rien, se contenant de positionner devant lui, un regard qui ne cachait rien de toutes ses intentions.
« Aloooors ? Verdict ?
… je crois que je suis amoureux. »
