Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !

Bonjour à vous, mes chers lecteurs et chères lectrices,

Le post de la semaine est le 1er chapitre d'une toute nouvelle fiction, que je poste pour voir un peu les retours. La suite viendra à partir d'octobre. La patience va donc être de mise. J'espère que ce premier jet vous plaira. Je sais à quel point le Jella est apprécié, et je prends de plus en plus de plaisir à écrire sur ce couple. J'aimerais avoir plus d'idées mais chaque chose en son temps. Et puis, depuis le temps, vous avez appris à me connaître :)

Je vous souhaite une bonne lecture *-*


Point de vue de Bella !

Qu'est-ce qui m'a pris de sortir par un temps pareil ? Il n'y a vraiment que moi pour sortir de la maison, prendre ma camionnette et sortir par un temps très nuageux. Je suis à la clairière depuis une heure quand il se met à pleuvoir. Pas une petite pluie, non ! Une vraie tempête. Merde, merde, merde !

Une fois dans la forêt, le couvert des arbres empêche l'averse de couler à flots sur moi, mais je n'en suis pas épargné pour autant. Non mais qu'est-ce qui m'a pris ? Pourquoi est-ce que je ne suis tout simplement pas resté chez moi, sous ma couette à lire un bon livre ? Au moins je serai au chaud. Je suis trempée de la tête aux pieds. Mes chaussures sont imbibées d'eau, et avec le bol que j'ai, je vais tomber malade. Moi qui aie la tête sur les épaules d'habitude, je suis complètement à côté de la plaque. Mais ça ne date pas de ce matin. Ça dure depuis plus de trois mois. Depuis que les Cullen ont quitté la ville. Je suis toujours en contact avec Rosalie, qui m'aide par téléphone à m'occuper de mon tas de boue, quand Jacob est trop occupé avec la meute pour venir voir sa meilleure amie. Pfff ! Emmett reste Emmett. Même au téléphone, j'ai droit à ses taquineries douteuses. Alice est partie en Italie retrouver son chéri. Avec Esmé, aussi, je parle beaucoup. Surtout de mes études. Elle me demande souvent si j'ai fait mon choix pour ma future fac. Pour être honnête, depuis que je ne suis plus avec Edward, je ne sais plus trop ce que je veux. A vrai dire, Edward et moi on n'est pas vraiment fait l'un pour l'autre. On s'entend bien, mais on veut des choses totalement différentes. D'après ce que je sais, il a laissé sa « cousine », Tanya, se rapprocher de lui, et sincèrement, je suis contente pour lui. Malgré son côté coincé, Edward est un mec bien, mais qui a gardé ses manières et ses principes d'époque. Je le respecte, mais j'ai besoin de plus que ça.

« Atchoum ! »

Et voilà, j'en étais sûre. Je vais attraper une pneumonie, à tous les coups, et me casser la figure si je continue de marcher sans regarder où je mets les pieds. J'essaie tant bien que mal de retrouver mon chemin jusqu'à ma camionnette, mais je crois bien que je suis tellement surprise par l'orage que j'ai dévié de ma route.

« Super, il ne manquait plus que ça ! »

Si seulement un des loups pouvait être dans les parages et me ramener chez moi. Encore faut-il que, dans ma grande poisse, j'ai pris la direction de la réserve. Bon, tant pis. Je poursuis ma route en me tenant aux arbres pour ne pas m'étaler par terre, ce qui s'avère difficile étant donné que mes pas s'enlisent dans la boue. Oh oh, j'arrive à une pente, et… mon pied se prend dans une racine. Je bascule en avant, et je m'attends à un énorme choc accompagné des nombreuses roulades jusqu'en bas de la pente, mais rien ne vient. J'ai fermé les yeux sur le coup, mais tout ce que je sens, ce sont des bras autour de moi qui me tiennent fermement.

« Accroche-toi ! »

Hein ? Mais je connais cette voix. Un cri de surprise m'échappe lorsque je suis transporté dans une course vampirique. Je reconnais la vitesse qui leur est propre. Il va si vite. Ce n'est pas la première fois que je voyage à vitesse vampirique, mais c'est différent d'avec Edward. C'est… fabuleux, et réconfortant. Je me sens en sécurité dans les bras de Jasper. Quand il s'arrête, je me rends enfin compte que j'ai la main droite accrochée à sa veste en jean. Wow, depuis quand Jasper Hale porte des vestes en jean ? Quand mes pieds touchent le sol, et que je retrouve mon équilibre, je fais face à celui qui m'a empêché de mourir bêtement.

« Ja… aatchoum » !

Le nez enfoui dans mon coude, je rougis de honte. Non, le voilà de retour dans ma vie et je me couvre de ridicule avec mes éternuements.

« Viens, il faut que t'enlèves ces vêtements si tu ne veux pas attraper froid. » me dit-il de sa voix trop sexy.

« C'est un peu tard pour ça. » je marmonne en le suivant.

Le sol est tellement lisse que je glisse, mais Jasper me rattrape encore une fois, et la seconde d'après je suis dans une immense salle de bain.

« Prends le temps dont tu as besoin pour te réchauffer. » me dit-il. « Je serai dans la cuisine. »

Et je me retrouve seule. Ce n'est pas plus mal, à vrai dire. Je me déshabille et j'entre dans la grande douche une fois que la chaleur a envahi toute la pièce. Je me sens beaucoup mieux. L'eau chaude me fait le plus grand bien, et j'arrête de trembler. Jasper est de retour. Rien ne pouvait me faire plus plaisir. Même si son absence a été difficile à gérer, je ne suis pas resté dans mon coin à me morfondre. Non. Parce que je savais qu'il allait revenir. Il me l'a promis la veille de leur départ. La veille de son départ… Je m'en rappelle comme si c'était hier.

Flashback !

Trois mois plus tôt !

Mon père venait de partir pour le commissariat, et après avoir passé plus d'une heure à récurer la cuisine pour évacuer ma colère, j'ai filé sous la douche. Je me suis séché les cheveux, mis en pyjama, et j'ai gagné ma chambre, le pas martelant le sol.

« Bella ! »

J'étais sur le point de crier mais une main glaciale m'a bâillonné la bouche. Foutu vampire !

« Non mais ça ne va pas de rentrer chez moi comme ça ? » me suis-je écrié en m'écartant. « La porte d'entrée, tu connais ? »

« J'ai frappé, mais personne n'a répondu, alors j'ai fait le tour et j'ai vu que tu avais laissé ta fenêtre ouverte. » Il a haussé les épaules sans finir sa phrase. « Désolé de t'avoir fait peur. »

« C'est bon, laisse tomber ! » j'ai dit avant d'aller m'écrouler sur mon lit. « Qu'est-ce que tu veux ? »

« Bonjour l'accueil ! »

Fronçant les sourcils, j'ai regardé Jasper. Il a esquissé un sourire, et ce fut contagieux car ma colère s'est envolée aussitôt.

« Idiot ! » ai-je marmonné avant de tapoter la place à côté de moi.

Il est venu s'asseoir à côté de moi, par-dessus la couverture. C'était devenu une sorte de rituel entre nous deux. Depuis que nous avions rompu, avec Edward, je m'étais beaucoup rapproché de Jasper, ce qui semblait n'avoir surpris personne.

« Je croyais que vous deviez partir ce soir ? » me suis-je étonnée sans le regarder.

« Les autres sont déjà partis, mais je voulais passer du temps seul avec toi avant de les rejoindre. » a-t-il répondu. « Tu avais un petit sourire au visage tout à l'heure, mais j'ai ressenti ta colère. »

« Tu ne peux pas m'en vouloir de ressentir ça. » lui ai-je dit, le regard toujours fixé droit devant moi.

« Je ne t'en veux pas, je veux juste te rassurer. » m'a-t-il dit. « Je n'ai pas l'intention de rester éternellement loin de toi, Bella. »

Surprise de cet aveu, j'ai tourné la tête vers lui. Je n'étais donc pas la seule à avoir des sentiments pour lui ? Il en avait aussi pour moi ?

« Je compte bien revenir, mais je dois être capable de me contrôler à cent pour cent, quand je suis avec toi. » m'a-t-il expliqué. « Même si je ne te ferais jamais de mal, je veux pouvoir être sûr de ne pas déraper. »

« Comment comptes-tu t'y prendre ? » ai-je demandé.

« Je ne sais pas trop, mais je te promets de revenir très vite. » me dit-il, avant d'ajouter : « Je veux que tu me fasses une promesse. Je veux que tu me promettes de ne pas te laisser aller. Sors avec tes amis, passe du temps avec ton père. Fais tout ce dont tu as envie, mais vis, Bella. Je veux pouvoir entendre le moindre détail de ta journée quand je te téléphonerais. »

Il comptait me téléphoner. Ouh là, je devais vite calmer les palpitations qui me nouèrent le ventre.

« Promets-le-moi, Bella ! »

Le petit rictus qui a tordu ses lèvres m'apprit qu'il avait bien senti les agitations de mes émotions, mais il était bien trop gentleman pour m'en faire la remarque de vive-voix.

« D'accord, je te le promets ! »

Il s'est penché pour m'embrasser sur le front, et là, je l'ai entendu prendre une profonde inspiration. Mon odeur a dû envahir ses sens car je l'ai entendu soupirer. Sans que je ne m'en suis rendu compte, j'étais allongée, la tête sur mon coussin et le souffle de Jasper se répercutant à mon oreille tout en me chuchotant :

« Dors ma Bella, je n'ai pas l'intention de passer l'éternité sans toi maintenant que je t'ai trouvé. »

Fin du flashback !

Je sais qu'il s'est servi de son don pour m'alourdir de fatigue. J'ai dormi comme un loir, cette nuit-là, et au matin, en me réveillant, Jasper n'était nulle part, et je me suis surprise moi-même de n'avoir rien ressenti d'autre que de l'impatience. L'impatience de le revoir. L'impatience de son premier coup de téléphone. Chose qui est arrivé le lendemain soir. On a parlé toute la soirée, et ça a été comme ça tous les soirs pendant trois mois. J'ai tenu la promesse que je lui ai faite. Je me suis ouverte aux autres. Je suis sorti avec mes amis du lycée, tout en réfrénant les ardeurs de Mike en lui disant clairement que je ne voyais en lui qu'un ami. Entre-temps, mon meilleur ami est devenu un loup-garou et s'est imprégné de mon amie Angela au passage.

« Waouh ! »

A été sa réaction, quand je lui ai parlé du monde surnaturel et des légendes Quileutes, après avoir moi-même étudié le sujet. Tout ça pour dire que j'ai passé trois mois entourés de mes amis, tout en ressentant un vide. Jasper me manquait tous les jours, mais j'ai fait une promesse. Je coupe l'eau et sors de la douche, m'enroulant dans une large serviette, puis, je me sèche les cheveux avec une autre serviette à défaut d'avoir un séchoir à portée de main. Quoi que, connaissant Alice, il doit en avoir un dans les parages et… bingo. J'en trouve un dans un placard, et je m'empresse de me sécher les cheveux. Je sors de la salle de bain, en simple serviette. Ok, c'est la chambre de Jasper et Alice. Ils partageaient la même chambre pour plus de pratique, m'a expliqué dit Alice. Sur le grand lit, il y a des vêtements proprement étalés. Alice et moi n'avons pas du tout le même gabarit. Ce sont les vêtements de Jasper. Un pantalon de survêtement, un t-shirt, un pull, mais pas de sous-vêtement. Ok, je me sens rougir, tout à coup. J'ai toujours été attiré par Jasper, même en sortant avec Edward, et plus on passait du temps ensemble, plus mon désir pour lui grandissait. J'ai fêté mes dix-huit ans deux mois plus tôt, et j'étais prête. Même si Jasper et moi ne sommes pas un couple à proprement parlé, ce qu'il y a entre nous est fort. Très fort. Je n'ai pas l'intention de passer l'éternité sans toi maintenant que je t'ai trouvé. Ces mots me reviennent en mémoire d'un seul coup. Ce sont les mots que Jasper m'a murmuré le soir de son départ, juste avant de m'endormir. Embrumée par le pouvoir de mon vampire, je n'ai pas fait plus attention à ça sur le moment, mais maintenant… Maintenant que je t'ai trouvé. Se peut-il que nous soyons plus que deux personnes, humaine et vampire, qui ressente de l'attirance l'un pour l'autre ? Se peut-il que nous soyons des âme-sœur ? Mais, dans ce cas, pourquoi est-il parti ? Pourquoi m'avoir regardé sortir avec Edward sans rien faire ? Edward est-il au courant ? Des tonnes de questions se bousculent en moi. Je m'habille vite fait, quand un coup de tonnerre fait trembler la terre, et me fait sursauter par la même occasion. L'espace d'une demi-heure, ou plus je ne saurais dire combien de temps s'est écoulé entre ma douche et cet instant, j'ai oublié l'orage qui se déchaîne dehors. Bon, je suis restée seule un peu trop longtemps. Je quitte la chambre pour rejoindre Jasper dans la cuisine, où une délicieuse odeur de lasagnes fait grogner mon estomac.

« Juste à temps ! » me dit Jasper. « J'ai appelé ton père pour le rassurer. Il va être occupé avec cet orage alors, il préfère que tu restes ici jusqu'à ce que ça se calme. »

Pendant qu'il parle, il coupe une part de lasagnes qu'il transfuse dans une assiette, avant de la faire glisser vers moi, puis, il me tend une fourchette.

« Merci ! » répondis-je. « Mais, depuis quand tu sais cuisiner ? »

« Je t'ai beaucoup observé. » me dit-il. Il fait le tour du comptoir pour se rapprocher de moi. Là, il me prend par la taille d'une main, et de l'autre, il touche ma joue tout en me transperçant de ses magnifiques yeux dorés. « On a beaucoup de chose à se dire, et je peux sentir la confusion qui règne en toi. Je te promets de répondre à toutes tes questions, une fois que tu auras mangé. »

Là, sans que je ne m'y attende, il me vole un baiser furtif. C'est à peine si j'ai senti ses lèvres se poser sur les miennes, mais c'est suffisant pour me perturber. Il me laisse seule pour aller je ne sais où faire je ne sais quoi. Aussi, je m'installe sur un tabouret et je commence à manger machinalement. Avec son don d'empathie, je sais qu'il ressent le tourbillon de questions qui me tourmente depuis plusieurs minutes. C'est impossible de lui masquer quoi que ce soit, même avec la meilleure volonté du monde. Je finis mon assiette, me rendant compte que j'étais affamée. Bon sang, pour un vampire qui ne se nourris que de sang, il a parfaitement bien reproduit la recette. Je nettoie l'assiette et la fourchette, me sers un grand verre d'eau que je bois d'une traite. Bon, il est temps que je parte à la recherche de Jasper, et que j'obtienne certaines réponses. Une en particulier me turlupine depuis tout à l'heure.

« Tu sais… »

Je sursaute et je laisse échapper un couinement débile. Foutu vampire et leurs capacités à se rendre plus silencieux qu'une souris.

« Je ressens ton impatience depuis là-haut ! »

Jasper se tient sur le seuil de la cuisine, appuyé contre le mur, et il affiche un rictus qui me fait craquer.

« Tu sais que je déteste quand tu surgis dans mon dos sans crier gare. » je lui rappelle en croisant les bras, m'adossant contre le lavabo.

« Excuse-moi ! » me dit-il.

« Mouais ! »

La seconde suivante, et là je ne sursaute pas, il est devant moi. Son magnifique regard planté dans le mien, je me sens sourire, ressentant le besoin de me jeter dans ses bras.

« Je te promets de ne plus recommencer. »

Mon sourire s'agrandit, au même titre que le sien, et je cède donc à mes pulsions. Je me jette dans ses bras, et il me rattrape dans la seconde, refermant ses bras autour de moi. Je ne peux m'en empêcher, j'éclate de rire. Je suis si heureuse de le revoir, d'être de nouveau dans ses bras. Bon, c'est vrai qu'on n'a jamais été un couple à proprement parlé, mais mes sentiments pour lui se sont intensifiés ces trois derniers mois. Il m'a appelé tous les soirs, il m'a envoyé des sms tous les jours, chose qui me surprenait chaque jour que ça a duré. Jasper Hale qui envoie des sms. J'ai fini par m'y faire.

« Bella ! »

La manière dont il susurre mon prénom me rend toute chose. Je m'écarte de lui, sans pour autant ôter mes mains de ses épaules.

« Contente de te revoir ! » est tout ce que je réussis à dire.

« Et je n'ai plus l'intention de repartir. » dit-il, avant d'ajouter : « Enfin, la prochaine fois que je quitte Forks, je t'emmène avec moi. »

« Oh, vraiment ? »

« Ouais ! »

« Qui te dit que je ne veux pas aller à la fac ? » je dis en arquant les sourcils, un sourire aux lèvres.

« Mais, j'espère bien que tu feras les études que tu souhaites, et je serai à tes côtés. » dit-il. « Bon, assez discuté dans la cuisine. Allons dans ma chambre ! »

Il me prend dans ses bras comme une mariée, et je me sens voler dans les airs avec sa vitesse, sauf qu'on n'est pas dans sa chambre. Enfin, si, c'est une chambre avec un lit, un coin lecture avec un fauteuil qui semble très confortable, des étagères pleines de livres, et une cheminée qui répand déjà une délicieuse chaleur. Devant cette fameuse cheminée, il y a la plus grande couverture jamais vue étalée par terre, et des coussins tout autour.

« Euh, ta chambre est de l'autre côté du couloir. » je lui rappelle.

« Techniquement, c'est vrai mais, disons que cette chambre-ci, c'est mon cocon où je venais me réfugier quand je voulais être seul. Alice et moi partagions la même chambre uniquement pour qu'elle contrôle ma garde-robe. » me confia-t-il.

Ça se tient. Jasper me dépose sur la couverture, et on s'assoit ensemble.

« Tu as froid ? » me demande-t-il.

« Euh, à vrai dire j'ai les pieds congelés. » je réponds en pliant les jambes en tailleur.

« Attends ! » Il s'éclipse et revient avec une paire de chaussettes, qu'il me glisse délicatement aux pieds. « Et voilà, ça devrait aller. »

« Merci ! » dis-je, alors qu'il revient à côté de moi, mais je bouge de façon à être assise face à lui. « Première question : Pourquoi je n'ai pas eu droit à un texto pour m'annoncer que tu allais revenir ? »

« Je voulais te faire la surprise. » répond-il. « Question suivante ? »

« Comment tu m'as trouvé, dans la forêt je veux dire ? » je demande. « Bien que je te sois reconnaissante de m'avoir empêché de mourir de façon débile. »

« Il n'y a pas de quoi ! » dit-il. « Je suis passé chez toi et ta camionnette n'était pas là, alors je suis revenu ici, et j'ai décidé de sortir chasser, ce que je faisais quand j'ai senti ton odeur. »

« Avec toute cette pluie ? » Je ne cache pas mon étonnement.

« Bella, même au milieu d'une vraie tempête, je reconnaitrais ton odeur. »

Là, il écarte les jambes et me tira vers lui par les chevilles.

« Question suivante ? »

« Euh… tu te contrôles bien, maintenant ? »

« Oui ! » acquiesce-t-il. « Grâce à Alice, et aux restes de la famille. Tu te souviens, un soir où tu es venu dormir à la maison, Alice t'a passé un de mes sweats à capuche ? »

Encore une chose à laquelle j'ai du mal à m'y faire. Jasper portant des habits décontractés genre sweat à capuche ou veste en jean.

« Oui, je m'en souviens ! » je réponds, me rappelant parfaitement cette soirée.

« Il y a deux mois environs, je suis retombé dessus en fouillant dans mes affaires. D'ailleurs, je soupçonne Alice de l'avoir glissé dans mes valises. » dit-il, un sourire en coin. Ouais, ça ne m'étonne pas d'elle. « Ton odeur imprégnait le sweat. J'inspirais ton odeur, et c'est en partie grâce à ça, que j'ai pu contrôler ma soif de sang humain. Plus les jours passaient, plus ton odeur n'était plus que pour moi le souvenir de ce qui manquait dans ma vie. Toi ! Trois mois loin de toi, c'était une vraie torture, Bella. »

« A qui le dis-tu ? »

Un coup de tonnerre retentit, et me fait sursauter. Je me retrouve dans les bras de Jasper, la tête contre son torse tandis qu'il me caresse les cheveux tout en me berçant alors qu'un autre coup de tonnerre suit le précédent.

« Je ne savais pas que tu avais peur du tonnerre. » me dit-il d'une voix douce. « J'ai bien fait de laisser tous les stores de la maison baissés. »

« Je n'ai pas vraiment peur, je n'aime pas ça, c'est tout. » dis-je en me blottissant davantage contre lui.

A la bonne heure, il ne se crispe pas à mon initiative.

« Jasper ? »

« Hum ? »

« Est-ce qu'on est ensemble, maintenant ? » je demande d'une voix peu sûre. « Je veux dire, comme un vrai couple ? »

Je le sens sourire, même si je ne le vois pas car il m'envoie une dose d'amour si intense, que je me serais écroulée par terre si je n'étais pas déjà assise.

« On l'a toujours été, Bella ! »

Il change de position, et moi avec, et on finit sur les genoux, l'un en face de l'autre. Les mains de Jasper prennent mon visage en coupe, et il fait tellement chaud tout à coup. Je sens le froid de sa peau de marbre, mais avant son départ, nous avons passé de longues semaines ensembles, et très souvent dans ma chambre à nous tenir l'un contre l'autre que j'ai fini par m'y habituer.

« Isabella Marie Swan, je suis, et je serai éternellement, amoureux de vous ! » Ok, je ne m'attendais pas à ce qu'il me fasse une déclaration, et si j'en juge par la pétillance de son regard doré, il n'en a pas terminé. « Je ne me pardonnerais jamais de ne pas avoir prévenu ma famille de ce que tu représentais pour moi, mais je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu me pardonnes de ne pas t'avoir dit la vérité plus tôt. »

Quoi mais, de quelle vérité parle-t-il ? Je suis complètement perdue, mais quoi que ce soit, jamais je ne pourrais lui en vouloir. Quand je l'ai rencontré, il était celui qui avait le plus de mal avec le régime végétarien. Il restait toujours en retrait quand j'étais dans les parages, et je comprenais.

« Tu es mon âme-sœur, Bella ! »

Oh putain ! Ses mains glissent de mon visage pour aller se poser sur ses genoux. Il garde son regard ancré au mien.

« Alice et moi le savions, mais ton odeur était trop enivrante pour moi. Je ne voulais pas risquer de te blesser, voire pire. On a bloqué nos pensées pour qu'Edward ne sache rien, et on l'a laissé t'introduire dans notre monde. Tu savais qui on était réellement, et te voir tous les jours au lycée me suffisait. Quand Edward et toi vous avez rompus, je commençais doucement à m'habituer à l'odeur de ton sang, et c'est là que j'ai décidé de me rapprocher un peu plus de toi. Je faisais moins attention à mes pensées, et Edward a découvert mon secret et m'a traité d'imbécile. »

Un faible sourire apparaît sur ses lèvres, mais disparait aussi vite.

« Il ne comprenait pas pourquoi je ne leur avais rien dit, à tous. Il ne serait jamais sorti avec toi, s'il avait su, et il se serait contenté d'être ton ami. »

« Jasper ! » Ma voix n'est plus qu'un souffle.

« Quand on est parti, ce n'était pas une décision facile, surtout pour moi, mais j'avais besoin de prendre du recul. Voulais-je vraiment de ce genre de vie, pour toi ? Bien sûr, je voulais être avec toi, plus que tu ne peux l'imaginer, mais à quel prix ? Je ne veux pas que tu renonces à ta vie d'humaine pour moi, Bella. Voilà pourquoi je suis vraiment revenu. Pour que tu saches que quelle que soit ta décision, je serai toujours avec toi, mais je veux que tu profites de chaque seconde des choix qui s'offrent à toi en restant humaine. »

« Si… » Je m'éclaircis la gorge, nouée par ses aveux. « Si au bout de quelques années, après la fac par exemple, je décide de devenir un vampire, que ferais-tu ? »

Dire que je suis nerveuse est un euphémisme. Je sais les concessions que je devrais faire en devenant un vampire. Je devrais renoncer à avoir des enfants à moi, et je devrais faire face à l'inévitable : voir mes parents et toutes les personnes que j'aime, mourir un à un. Mais si je décide de mener une existence humaine, alors c'est Jasper qui devrait me regarder mourir, et passer l'éternité tout seul. J'ignore ce qu'un vampire peut ressentir en perdant son âme-sœur, et je ne suis pas certaine de vouloir le savoir.


Qu'avez-vous pensé de ce premier chapitre ?

Je ne sais pas encore combien de chapitres composera cette histoire, je ne le prévois jamais. J'écris jusqu'à ce que j'en ai fait le tour. J'espère que vous avez aimé ce début.

A bientôt les amis !

Bisous, Aurélie !