Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !

Hey,

Et voici la suite de ce Jella. Bon, il ne reste plus qu'un chapitre avant de faire un break parce que le reste n'est pas écrit, donc après la semaine prochaine, il vous faudra vous armer de patience.

En attendant, bonne lecture !


Point de vue de Bella !

Bien que je sois majeure depuis quelques semaines à peine, il m'a semblé préférable de demander à mon père la permission de découcher tout le week-end pour aller chez mon petit ami vampire. Ce dernier point, je l'ai gardé sous silence.

« La seule chose que je te demande, c'est de me dire où et avec qui tu es. Le reste m'importe peu. » m'a-t-il dit avant de repartir au poste.

Je me suis retenue de lui demander si ça l'embêterait que j'emménage carrément chez Jasper. On verra ça en temps voulu. Du coup, j'ai préparé un sac de linge pour le week-end et plus, et mon sac de cours pour lundi. Mes devoirs sont faits depuis un moment, mais j'y rejetterais un coup d'œil, sûrement quand Jasper ira chasser. J'attends mon vampire, et pour tuer le temps je grignote la dernière part de brownie que j'ai préparé en rentrant du lycée. J'en ai donné un bon gros morceau à mon père avant qu'il ne parte. Je nettoie l'assiette quand mon portable vibre bruyamment sur la table. Je m'essuie les mains et je vais décrocher. Ah, je connais ce numéro.

« Salut Miss Alice ! »

« Salut Bella, comment tu vas ? »

« Comme si tu ne le savais pas déjà. »

« Je me montrais polie. »

« Je vais très bien Alice, merci. »

Je n'ai pas eu de ses nouvelles depuis un petit moment, pas même depuis le retour de Jasper.

« Comment ça se passe en Italie ? »

« Ça se passe très bien. Demetri est ravi de m'avoir enfin pour lui tout seul. Il est un peu moins content pour son dressing. »

« Le pauvre ! Dis-lui que je compatis. »

« Hey ! »

« Merci Isabella ! »

C'est la première fois que j'entends la voix de Demetri. Même si elle semble chaleureuse et enjouée d'après ce que je peux percevoir, je peux vous assurer qu'il ne faut pas s'y fier. C'est un dangereux prédateur et un traqueur redoutable, à ce qu'on m'a dit, mais il est aussi l'âme-sœur d'Alice. Un couple détonnant. Un traqueur et une voyante.

« Alice, tu m'appelais pour une raison particulière ? »

« Oui. Je suis furieuse contre toi. »

« Qu'est-ce que j'ai fait ? »

« Tu vas faire du shopping sans bouder avec tes copines humaines, alors que t'as toujours fait la tête avec moi. »

Nous y voilà !

« Alice, tu te comportes comme une gamine. »

« Mais, pas du tout. »

« Si ! »

On frappe à la porte.

« Bon, Jasper vient d'arriver, et ça me surprend que tu ne l'aies pas vu arriver. J'irais faire du shopping avec toi, on a l'éternité devant nous. Bisous ! »

Je raccroche et je vais ouvrir à mon petit ami.

« Pourquoi es-tu aussi exaspérée ? » me demande-t-il.

« Alice ! » je réponds en prenant mes affaires que j'ai posé dans l'entrée. « Elle a envahit le dressing de Demetri, et elle m'en veut d'aller faire du shopping avec mes copines humaines sans me plaindre alors qu'avec elle… »

Je ne termine pas ma phrase. Je n'en ai pas besoin. Il était aux premières loges chaque fois que cette folle m'emmenait dans les magasins contre mon gré.

« Elle s'en remettra. Comme toujours. » m'assure-t-il. « Donne-moi tes sacs, je vais les mettre dans la voiture mais, je croyais que t'avais fini tous tes devoirs. »

« Oui, mais je les relierais quand t'iras chasser. » je lui dis en lui donnant mes sacs. « Et je reste avec toi jusqu'à lundi. Si t'es d'accord, bien sûr ! »

Je ferme la porte à clé, et j'ai à peine rangé mon trousseau dans la poche de ma veste que je suis aussitôt attiré contre Jasper. Sa bouche recouvre la mienne et il m'envoie une dose contrôlée de désir.

« Cela répond-il à ta question ? » Sa voix rauque me fait frissonner.

« Je n'ai pas vraiment posé de question mais, oui, ça y répond. »

On arrive à la villa en dix minutes.

« J'ai rempli la cuisine à la pause déjeuner. » me dit-il en me faisant entrer.

« Tu as rempli la cuisine ? » J'enlève ma veste. Il fait chaud dans la maison. Je pourrais m'y balader à moitié nu sans avoir froid. « Aurais-tu une idée derrière la tête. »

« Te séquestrer à vie ? » Il dit ça avec une telle légèreté que j'éclate de rire. « Allez, viens ! »

Je glisse ma main dans la sienne et il m'emmène dans sa chambre. Son cocon dans lequel on a passé notre dernier week-end. Le lit est recouvert d'une magnifique parure de drap bleu. Je fais passer ma main sur le tissu. De la soie. Carrément. Les mains de Jasper caressent mes hanches par-dessus mes vêtements et se colle dans mon dos.

« De la soie. » Non mais je rêve ! « Tu n'en fais pas un peu trop ? »

« Pas du tout ! » Il dénude ma nuque et me frôle de sa bouche froide. « Tu mérites les plus belles choses que ce monde a à offrir. Et je te les offrirais. »

S'il continue de cette façon, je suis prête à l'épouser dans la seconde. Je me retourne dans ses bras. Des bras qu'il n'enlève pas de là où ils sont.

« Fais attention à ne pas trop me gâter. Je pourrais devenir capricieuse. »

« Je suis prêt à prendre le risque. » Il m'embrasse. « Oh ma Bella, j'aimerais vraiment que tu restes avec moi, ici tous les jours. »

« J'aimerais bien, aussi. »

Je me mords la lèvre. Oh oh, mauvaise idée. Les yeux de Jasper deviennent aussi noirs que de l'onyx. Il est rempli de désir, je le vois dans son regard, mais je le ressens aussi par la vague qui m'atteint.

« Tu tiens vraiment à ce que je me comporte mal, Bella ? »

J'enfouis mon visage dans son cou pour ne pas qu'il me voie rougir, mais il doit le sentir non seulement par mes émotions, mais par l'afflux de sang dans mes joues. Il faut vraiment qu'on trouve une solution pour apaiser ne serait-ce qu'un tout petit peu la tension sexuelle qu'il y a entre nous. Je suis très amoureuse de Jasper Hale, et s'il me le demandait, je me déshabillerais à l'instant et le laisserais faire tout ce qu'il veut de moi.

« Etape par étape, Bella ! » me rappelle-t-il. J'entends à sa voix qu'il est plus calme. « Pour l'heure, on s'en tient aux simples baisers et caresses. »

Je l'embrasse dans le cou avant de m'écarter.

« D'accord, alors embrasse-moi ! »

Il me prend dans ses bras, comme si j'étais une mariée. Il nous fait quitter la chambre avec sa vitesse, et deux secondes plus tard il s'est assis sur le canapé du salon, me gardant dans ses bras. Sans cesser de me regarder, il porte sa main à ma joue et m'effleure avant de la déployer pour la prendre en coupe. Je le laisse venir à moi. Sa bouche se fait légère en premier lieu, puis, se fait de plus en plus insistante. J'ouvre la mienne et il en profite pour y glisser sa langue. Chaque fois que nous nous embrassons, je sens mon corps se tordre de désir et consumer par l'amour que j'ai pour lui. Sa main glisse sur mon cou, mon épaule et descend jusqu'à ma hanche. Il ne prend pas l'initiative de toucher ma peau, et c'est sans doute mieux ainsi.

« Je ne veux pas me montrer trop insistante ou autre mais, combien de temps est-ce que tu comptes nous faire subir cette tension ? » je demande quand il met fin au baiser.

Un baiser fabuleux, au passage. Tous ses baisers sont fabuleux.

« Je te l'ai dit, Bella, on doit d'abord être à l'aise avec le physique de l'autre. » me rappelle-t-il.

« On a tout le week-end pour ça. » Je change de position et je m'assois sur lui à califourchon. « Si tu n'es pas prêt à me laisser t'enlever au moins ton pull, on n'a qu'à commencer par moi. Jasper, on n'a passé trois mois loin l'un de l'autre. J'ai besoin que tu me touches, pas que tu te refrènes. » Quand il hausse les sourcils, je souris. « Je sais que tu ne me feras aucun mal, et que tu ne feras rien que je ne veuille pas, mais pour le moment j'ai envie, j'ai besoin que tu me touches. Quand on n'est pas seul je m'en fiche. Mais quand on n'est que tous les deux, certains que personne ne viendra nous déranger, laisse-toi aller. Au rythme que tu veux mais laisse-toi aller. »

Je sais. Dire à un mec de 143 ans de se laisser aller, alors qu'il n'a pas fait l'amour depuis des décennies parce qu'il attendait de trouver son âme-sœur, n'est pas la meilleure idée que j'ai pu avoir, mais cette attente est en train de me tuer. Ça ne devrait pas être compliqué entre deux personnes qui s'aiment. Je me moque de savoir que Jasper a des cicatrices sur le corps. Je sais d'où elles viennent, et même si je ne supporte pas l'idée qu'on ait pu lui faire du mal, elles font parties de lui. Je me penche pour l'embrasser. Les bras de Jasper se referment sur ma taille, et il nous allonge sur le canapé.

« Je préfère ça ! »

Je fais courir le bout de mes doigts juste sous ses lèvres.

« Viens, allons-nous promener. »

Il se lève avant que je puisse protester. Il s'éclipse pour revenir au moment-même où je me relève, avec ma veste qu'il m'aide à mettre, comme le parfait gentleman qu'il est.

« Ne fais pas cette tête, mon ange. » me dit-il. « Tu l'as dit toi-même, on a tout le week-end pour nous. »

Je suis de bien de meilleure humeur, tout à coup. Je le suis à l'extérieur et, main dans la main, il m'entraîne dans les bois. Il fait froid, mais pas autant que lorsqu'il se mettra à neiger.

« A quoi penses-tu ? » me demande Jasper.

« Au froid qu'il fera quand la neige tombera. » je réponds en le regardant. « J'y pense, ce sera mon premier Noël à Forks. »

« Tu ne l'as jamais fêté avec ton père ? » J'entends une pointe d'étonnement dans sa voix.

« J'avais quatre ans, je crois, mais je ne m'en souviens pas. » L'inconvénient quand vos parents divorcent et que votre mère vous emmène loin de votre père. « Ça me donnera l'occasion de me faire de nouveaux souvenirs avec lui. »

« Ce ne sera pas le seul Noël que tu passeras avec ton père. » Il se place devant moi et me prend les deux mains dans les siennes. « On reviendra chaque année. »

« Tu oublies la fac. » je lui dis. « Même si je ne sais pas encore où je vais aller, si elle est trop loin de Forks… »

« Bella, sache que je ferais le nécessaire pour que tu puisses voir tes parents et tes amis quand tu le voudras. » me dit-il avec sérieux. « Tu peux aller dans la fac que tu veux. Si tu veux rester près de tes amis pendant tes années d'universités, les possibilités ne manquent pas. Seattle, Portland… avec moi au volant tu peux être sûre que le trajet durera peu de temps. »

Je ris car il n'a pas tort. Les vampires aiment la vitesse. Il court déjà très vite, et quand ils sont au volant d'une voiture, rien ne peut pas les arrêter. Je me demande même s'ils ont déjà été arrêté par les flics à cause de leur conduite folle.

« Tu as le choix, Bella ! » me répète-t-il en prenant mon menton dans sa main quand je baisse la tête. « Décide de ce que tu aimerais étudier, et envoie tes demandes en conséquence. »

« Tu me suivras ? Peu importe où je vais ? » je demande, le cœur battant très vite.

« Où que tu ailles, je serai toujours avec toi. » Il pose sa bouche sur la mienne et me prend dans ses bras. « Je te l'ai dit, je ne te quitte plus. »

Il va pour m'embrasser quand les premières gouttes de pluies de la journée – oui les premières – nous tombent dessus. On est dans une section où les arbres sont espacés et donc, la pluie ne nous rate pas. Le mince crachin devient plus dru, et je me retrouve trempée en moins de deux. Jasper me prend dans ses bras et court aussi vite que possible jusqu'à la villa, mais ça ne change rien. Je suis inondée d'eau. Mon vampire me pose sur le plancher de la véranda pour ouvrir la grande baie vitrée mais je l'arrête et je l'attire à moi pour un baiser appuyé. J'ai toujours eu envie de faire ça. Le froid et la pluie m'importe peu. Je lâche un gémissement de bonheur quand Jasper me rend mon baiser avec autant de ferveur que moi. Lui aussi, ça semble lui plaire, mais il doit y mettre fin parce que je dois respirer, contrairement à lui.

« Tu vas attraper froid. »

Il ouvre la porte vitrée et nous fait rentrer. Il la referme, et baisse les stores. Petit à petit, on se retrouve dans le noir mais Jasper n'a pas besoin de lumière pour voir. Je me sens être soulevée dans ses bras, et l'instant d'après on est dans sa salle de bain. Elle est très grande, comme toutes les pièces de cette maison, et comporte en plus d'un lavabo et d'un grand miroir mural, une grande douche vitrée opaque, et une baignoire capable d'accueillir au moins quatre personnes. Jasper me repose sur mes pieds et va faire couler l'eau de la baignoire. Je commence à me déshabiller, parce que je grelotte de froid, et je m'assois sur un tabouret pour enlever mes chaussures et mes chaussettes. Je défais mon jean qui me colle à la peau à cause de l'eau qui y est imbibé. J'ai du mal à me l'enlever, et les mains de Jasper viennent prendre le relais. Relevant la tête, je crois son regard noir de désir. Un désir contrôlé parce que ses iris redeviennent ambrées. Il m'aide à me défaire de mon jean. Je suis toujours en sous-vêtement, par contre. Je me lève du tabouret, imité par mon vampire, et je tire sur sa chemise pour la lui défaire.

« Bella… » je le coupe d'un baiser.

« Arrête de repousser ce moment. » je lui dis. « Je vais me sentir vexée que tu ne veuilles pas que je te voie torse nu. Prends ce bain avec moi, Jasper. S'il te plaît. On n'est pas forcé de se déshabiller entièrement, mais je veux voir ta peau. »

Il repousse doucement mes mains et va fermer les robinets de la baignoire qui est assez rempli. Je ne sais pas trop comment je dois le prendre. Cette distance qu'il met entre nous quand les moments intimes de ce genre se présentent me fait un peu mal, même si une part de moi le comprends. Mais je suis quelqu'un de rationnel. Je sais parfaitement à quoi m'attendre. Il m'a tout raconté de son passé et m'a montré une des cicatrices qui ornent son avant-bras. Je n'ai pas ressenti le moindre dégoût, juste de la tristesse pour ce qu'il a enduré. Sans attendre son aval, je me glisse et m'immerge dans le bain après avoir testé l'eau. L'eau chaude me réchauffe toute entière. Je reviens à la surface, puis, m'appuie contre le rebord de la baignoire, mais je m'appuie contre un corps dur, froid et familier à la place. Il a dû profiter que je sois sous l'eau pour se défaire de ses vêtements à vitesse grand V. Je me mords la lèvre, chose qu'il ne peut pas voir. Je laisse passer quelques secondes avant de me retourner dans ses bras.

« Je suis désolé, Bella. » dit-il en m'attirant contre lui. Même avec toute cette eau chaude, je peux sentir le froid de ses mains sur ma peau. « Je n'ai jamais vraiment accepté mon corps depuis que j'ai quitté Maria. Ces cicatrices me rappellent chaque jour l'horreur que j'ai vécu depuis ma transformation. Je ne devrais pourtant pas m'en cacher, Alice m'a plusieurs fois répétée que ça ne te ferait jamais fuir. »

« Et depuis quand tu n'as pas confiance en Alice ? » J'en suis moi-même étonné.

« J'ai toujours eu une confiance aveugle en Alice. Elle a toujours été là pour moi depuis le premier jour où on s'est rencontré. Quand elle m'a dit qu'elle avait eu une vision de la femme faite pour moi, mais qu'elle n'était pas encore née, j'ai senti au plus profond de moi un soulagement dont tu n'as même pas idée. » m'explique-t-il. « Elle m'a assuré que je ne passerais pas l'éternité tout seul, mais que j'allais devoir attendre de longues décennies avant de te rencontrer. J'ai patienté, et je me suis intégré parmi les Cullen, mais la première fois que je t'ai vu, j'ai eu peur que tu me trouves différent à cause de mes cicatrices. Alice m'a traité de cas désespéré plus d'une fois. »

Je glousse parce que ça ressemble tellement à Alice. Elle a une telle foi en ses visions. Et moi aussi, je fais confiance à cette folle que j'adore. Je me blottis contre Jasper. J'aime sentir le froid de son corps. Ça peut paraître dingue, mais je me sens apaisée à chaque fois.

« Pardonne-moi pour avoir essayé de mettre de la distance entre nous. » me dit-il en m'embrassant sur le front. « Je te promets que ça n'arrivera plus. »

« T'as plutôt intérêt ! » Je penche la tête en arrière pour pouvoir embrasser son cou. Je me redresse et m'assois sur lui. « Je comprends bien qu'on ne fera pas l'amour tout de suite, mais je veux que tu saches que je suis prête à avancer. Je n'ai pas honte d'être en sous-vêtement devant toi. »

« Mais tu rougies beaucoup. » me rappelle-t-il, un sourire en coin.

« C'est l'histoire de ma vie. » je soupire. « Le bon côté des choses, c'est que ça ne m'arrivera plus quand je serai devenu un vampire. »

« Mais tu vas vivres avec un empathe alors, tu ne pourras pas me cacher ta gêne. » me dit-il.

Ouais, il n'a pas tort mais je n'aime pas son petit air narquois. Je vais vite le lui effacer. Je passe mes mains dans mon dos et je dégrafe mon soutien-gorge, que j'enlève sans quitter mon vampire des yeux. Comme prévu, il a perdu son petit sourire satisfait et il me regard avec un soif et un désir intense. Je laisse le soutif flotter dans le bain, et me voilà seins nus devant Jasper pour la toute première fois.


Le chapitre 6 [et le dernier que j'ai d'écrit], sera posté la semaine prochaine. Alors non, la fiction ne fera pas que 6 chapitres, mais c'est le nombre qui sont écrits pour le moment.

Enfin bref !

A la semaine prochaine !

Bises, Aurélie !

*Prenez soin de vous !