Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !

Hello,

Je vous laisse découvrir ce chapitre, et je vous retrouve à la fin. Lisez bien mes mots !

Bonne lecture !


Point de vue de Jasper !

Elle veut ma mort, j'en suis sûr. Si j'avais été encore humain, mon cœur aurait manqué plusieurs battements. Mais mon cœur ne bat plus. La seule chose qui réagit toujours dans mon corps est mon sexe. Mon désir pour Bella est intact, et il grandit de jour en jour. Là, il est sur le point d'atteindre un baromètre impossible à déterminer. Elle a enlevé son soutien-gorge avant même que je ne l'en dissuade. La part rationnelle en moi me dit de détourner les yeux. Pas parce qu'elle n'est pas jolie, au contraire. Elle est merveilleuse et magnifique. Mais surtout parce que mon envie d'elle me brûle tout le corps. L'eau du bain la recouvre à peine au niveau de ses seins. Son propre désir de se coller contre moi et de me toucher ne m'aide pas à calmer mes ardeurs. Bella met toute tentative de raison au tapis quand elle colle ses seins contre ma poitrine et qu'elle prend mes lèvres en otage. Et elle y va avec une conviction qui m'atteint de plein fouet. Au Diable mes réticences. Mais par contre, pas dans le bain. J'attends qu'elle mette fin au baiser d'elle-même, puis, je nous sors de la baignoire.

« Qu'est-ce que… »

« T'as gagné, Bella. » lui dis-je en l'enroulant dans une serviette. « Je ferais absolument tout ce que tu voudras, sauf te faire l'amour. Ça, je veux que ce soit à ma façon, et selon mes conditions. »

« Tes conditions ? » Elle fronce les sourcils, et le nez par la même occasion. Elle est vraiment trop mignonne quand elle fait ça.

« Oui, mes conditions. » Je l'embrasse sur le nez. « En attendant, on fera comme tu voudras. Mais je n'hésiterais pas à calmer tes hormones si tu abuses de ma patience. »

Je ne me lasserais jamais de voir ses joues se colorer quand elle est embarrassée. On se sèche et on s'habille, mais je laisse Bella s'occuper de ses cheveux alors je descends dans la cuisine. Il est déjà dix-neuf heures passées, et Bella doit avoir faim. Je lui ai acheté pleins de choses qu'elle aime manger. Je décide de lui préparer une salade de poulet froid. Je fais cuir des œufs durs dans une casserole remplie d'eau, rince une laitue que je décortique et nettoie avant de la mettre dans un saladier. Bella me rejoint au moment où je découpe sur une planche des morceaux de poulet.

« Je suis capable de me faire à manger moi-même, tu sais ? »

Elle vient à ma hauteur et se hisse sur la pointe des pieds pour m'embrasser sur la joue.

« Tu peux m'aider, si tu veux ? » je lui dis.

« Je vais faire la vinaigrette. » dit-elle en prenant un bol et une cuillère à soupe. « Tu as l'air de bien t'en sortir avec un couteau dans les mains. Et je ne risquerais pas de me blesser. »

« Même si tu te coupais, je ne deviendrais pas fou. » je la rassure. Et c'est le cas. Son sang ne me fait plus le moindre effet, autre que d'attiser mon désir de son corps et de sa bouche. « Mais, c'est comme tu veux. »

« Tu oublies que je saigne quelques jours plusieurs fois par mois. » me rappelle-t-elle.

« Je saurais me contrôler. » Elle cherche la petite bête, mais je la comprends. « Et si on discutait plus tard ? Tu dois avoir faim. »

Je ressens sa faim, et j'entends son estomac gronder. La salade est prête vingt minutes plus tard. Bella est assise au comptoir de la cuisine et elle mange tranquillement pendant que je nettoie la cuisine.

« Je sais ce que j'aimerais étudier à la fac. » finit-elle par me dire, alors que je m'essuie les mains avec un torchon.

« Je t'écoute ! » Je me tourne vers elle et je la regarde.

« La Littérature ! » Elle pose sa fourchette et boit une gorgée d'eau. « Je sais qu'un diplôme ne me servira à rien, mais j'adore les livres. »

« Et, pourquoi est-ce que ton diplôme ne te servirait à rien ? » Je m'étonne de sa façon de penser à notre avenir. « Tu crois que je t'empêcherais de travailler, si c'est ce que tu souhaites ? » Elle ne répond pas. Je récupère son assiette vide, et quand j'ai fini de nettoyer son côté, je la rejoins et je la fais pivoter sur son tabouret vers moi. « Je n'ai pas l'intention de te faire vivre une vie de nomade, Bella. On s'installera quelque part, où tu voudras, et on vivra notre vie comme n'importe quel couple. Sauf qu'on ira chasser dans les bois pour nous nourrir. »

« Je… je pensais que tu préférerais qu'on vive loin des humains. » me dit-elle.

« La première année, ce sera le cas. Il te faudra du temps pour te contrôler et t'entraîner. » je lui dis en prenant son visage dans mes mains. « Je ne suis plus le même vampire qu'avant. »

« Pour moi tu es toujours le même dont je suis tombée amoureuse. »

Elle se lève du tabouret pour se lover contre moi.

« Tu comptes en rester là, ou bien tu comptes m'emmener dans la chambre ? »

Dieu que je l'aime. Je la prends dans mes bras et nous éclipse dans ma chambre.

« Est-ce qu'on pourrait, tu sais, s'allonger devant la cheminée comme la semaine dernière ? » me demande-t-elle, toute timide.

« Oui, bien sûr ! »

Elle va dans la salle de bain, et je me sers de ma vitesse pour étaler ma plus grande couverture devant la cheminée, que j'allume. Bella me rejoint et bâille. Elle s'est levée toute la semaine à six heures et demi du matin alors que son réveil était réglé à sept heures.

« Je crois que tu as besoin de dormir. » Elle s'assoit sur la couverture. « Tu es sûre de ne pas vouloir aller dans le lit, plutôt ? »

« Certaine ! » Elle tapote la place à côté d'elle. Je m'assois donc. « J'aurais tout le week-end pour me reposer. »

Le silence s'installe. Je sens que Bella mène une sorte de lutte intérieure. Je vais pour lui parler, quand mon téléphone vibre dans la poche de mon pantalon. Je le lis discrètement. Alice… Son message me fait sourire. Même quand un océan nous sépare, elle veille sur Bella et moi. Elle se demande si elle doit te sauter dessus ou pas alors arrête de la faire attendre. J'éteins mon téléphone en me retenant de rire. Je me retourne vers Bella, qui a allongé les jambes devant elle et posé les mains à plat sur la couverture. Elle a le regard fixé sur la cheminée. Arrête de la faire attendre. Comme toujours, Alice a raison. Je glisse ma main autour du poignet de Bella, puis, maîtrisant ma force, je tire sur son poignet pour l'allonger, et je m'allonge à mon tour sur elle. Je glisse mon genou entre ses jambes, qu'elle ouvre d'instinct. Mon instinct à moi me dit de lui arracher ses vêtements et de lui faire l'amour, mais je me contente de l'embrasser tout en jouant de mon don sur elle.

« Non… » Elle geint en s'apercevant de ma supercherie. « Ne joue pas, je t'en prie. Pas quand tout ce que je veux c'est que… »

« Que je te touche, je le sais bien. » Me redressant, j'enlève mon pull, qui ne me sert à rien puisque je ne ressens ni chaud ni froid. « Je t'ai dit qu'en dehors du sexe, je te donnerais tout ce que tu voudras. »

Je lui enlève son pull pour révéler une brassière de pyjama grise, mais on sera mieux dans mon lit qui est bien plus confortable qu'une simple couverture étalée par terre. Bella se colle contre moi dès que je la rejoins sous le drap de soie. Bella mérite absolument tout le luxe que le monde a à offrir. Je sais qu'elle n'est pas superficielle, mais j'ai envie de la gâter et de la traiter comme une vraie princesse.

« Comptes-tu garder ton pantalon ? » me demande-t-elle.

« Oui, et toi aussi tu vas garder le tien. » Je la coupe d'un baiser. Bon sang, cette femme veut toujours avoir le dernier mot, c'est fou. « Chaque chose en son temps, mon ange. Tu veux que je te touche, c'est ce que je fais. Et si tu veux me faire la même chose, je suis tout à toi. »

Je lui donne un baiser, doux dans un premier temps. J'aimerais tant pouvoir la mordre, mais un accident est si vite arrivé. Egoïstement, je voudrais pouvoir la transformer là, maintenant, mais c'est impossible alors je fais attention à ne pas laisser mes dents se balader à proximité de sa peau. Notre baiser s'intensifie. Bella glisse ses doigts dans mes cheveux, enroule une jambe autour de moi alors que je m'allonge sur elle. Mon sexe réagit avec vigueur. Je suis en manque depuis si longtemps. Elle libère mes cheveux, et passe sa main sur mon torse. Haletante, son regard se pose sur ma peau, et je la sens caresser du bout des doigts une de mes cicatrices. La tension qui me nouait l'estomac à cause de ces marques, signe flagrante d'un passé chaotique, s'évapore lorsque Bella pose sa bouche dessus. Je suis tellement soulagé que mon corps tout entier se relâche, et je me retrouve allongé sur le dos. Les yeux mi-clos, je vois Bella esquisser un sourire. Je le sens contente, amoureuse, et toujours pleine de désir. Ce que les jeunes d'aujourd'hui peuvent se laisser envahir par leurs hormones, c'est complètement insensé. La bouche de mon humaine se fraie un chemin jusqu'à mon cou. J'ai beau avoir la peau froide et dure comme le marbre, j'ai l'impression qu'elle se liquéfie lorsque ma Bella l'aspire entre ses lèvres. Si je ne reprends pas tout de suite le contrôle, ça risque de déraper. Je pose mes mains sur ses hanches, les descends sur ses fesses et la surprise s'empare d'elle quand je la pince. J'en profite pour inverser nos places et ainsi reprendre la supervision de nos caresses.

« Je crois qu'on en a assez fait pour ce soir. »

« Il ne s'est passé grand-chose. » dit-elle.

« Bella ! » je la réprimande, mais son envie de rire m'atteint et je ne peux faire autrement que rire avec elle. « Tu es intenable. »

Ses mains passent sous les miens et me caressent le dos.

« Je crois que tes amis loups ont déteint sur toi. » Je lui vole un baiser. « Tu étais si douce et si timide quand je suis parti. Je reviens trois mois plus tard et je te trouve complètement… délurée. Enfin presque ! »

« J'ai tenu la promesse que je t'ai faite. » me dit-elle. « Je me suis amusée avec mes amis, j'ai continué à vivre, et, oui, à force de côtoyer des cinglés comme Paul ou encore Claire, j'ai absorbé un peu de leur folie. »

« Oui, ça se voit. Et ça se ressent surtout. » Je me défais de ses bras pour m'allonger sur le dos. Bella vient se blottir contre moi, et la fatigue de cette semaine semble l'avoir gagné. « On se comportera de manière délurée demain, quand tu auras dormi convenablement. »

« J'envie ton incapacité à être fatigué. »

Je l'embrasse sur le front et je lui envoie une vague d'apaisement, qui l'aide à s'endormir. Quand je suis certain qu'elle se soit totalement perdue dans le sommeil, je me détends et laisse un profond soupir de soulagement m'échapper. Mon corps tout entier se détend, y compris mon sexe. Bella est un vrai danger pour mon self-control. Elle veut aller bien trop vite, et c'est assez déroutant. Je me demande s'il n'y aurait pas un moyen d'apaiser un peu ce feu qui brûlait en elle. Enfin, il y en a bien un mais là encore, ce serait bien trop tôt. Déjà, les caresses et les baisers prennent souvent une tournure plus érotique, et si je n'arrête pas Bella à chaque fois, je lui aurais déjà enlevé ses vêtements. Cette perspective me plaît plus que je ne pourrais l'admettre devant elle. Elle profiterait pour m'aguicher, et je ne pourrais pas lui dire non. J'en ai assez de lui dire non, mais là encore, je garderais ces pensées pour moi. Quand je suis parti, je ne pensais pas que je retrouverais une Bella plus sûre d'elle, et c'est exactement ce qui s'est passé. D'un côté, je suis heureux qu'elle ait pris confiance en elle, mais ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour mon propre désir de vouloir prendre mon temps. Bella dort d'un sommeil de plomb, et elle émerge alors qu'il est sept heures du matin.

« Rendors-toi ! » lui dis-je en l'embrassant sur le front.

« Faut que j'aille à la salle de bain. » marmonne-t-elle en s'extirpant du lit.

Elle est embarrassée que je la vois dans cet état de semi-conscience, et encore plus quand elle bâille. Elle se précipite dans la salle de bain, et même séparé par un mur je peux ressentir son embarras. Je me redresse pour m'asseoir. Ça risque d'être drôle de vivre les cinq prochaines années avec Bella encore humaine. Je sors du lit pour aller récupérer mon téléphone que j'ai laissé sur la couverture hier soir, et je remarque un message d'Alice qui me dit Lâche-toi ou je débarque dès demain. Cette fille est folle. Je lui réponds Occupe-toi de ton traqueur, et laisse-moi faire à ma façon avec Bella. Je rajoute un Je t'adore et j'éteins mon téléphone au moment où Bella sort de la salle de bain. Elle s'engouffre dans le lit sans que je n'aie eu à le lui dire. Bien, il y a du progrès. Je m'approche et m'installe derrière elle par-dessus le drap.

« Dors, mon amour ! »

Peu après le déjeuner, je laisse Bella à la maison pour aller chasser. Je décide d'aller jusqu'aux montagnes pour trouver une proie suffisamment grosse pour tenir un peu plus d'une semaine. J'ai beaucoup plus de contrôle sur moi, aujourd'hui, et ne pas me nourrir pendant deux semaines n'est plus un problème. Respirer l'odeur de Bella pendant trois mois a beaucoup aidé à contrôler cette soif qui m'a fait défaut pendant de très longues années. Je tombe sur un ours, le met préférée d'Emmett. Avec le sang d'un ours aussi gros que celui qui est devant moi, je peux tenir bien plus qu'une semaine. Surtout avec mon gabarit. Je bois chaque goutte de sang de cet animal avec un pincement au cœur. Je n'aime pas devoir tuer des animaux pour me nourrir. Il y a tellement d'humains détestables dans le monde qui méritent de mourir, mais je n'ai pas le choix. Me nourrir de sang humain viendrait à rejeter tout l'enseignement de Carlisle depuis que j'ai rejoint sa famille, et je risquerais de mettre ma Bella en danger. Jasper qui boit du sang humain n'est pas quelqu'un que j'ai envie de lui présenter. Je retourne à la maison. Bella est assise sur le canapé du salon avec ses cours. Elle est tellement sexy quand elle se concentre. Je referme la baie vitrée derrière moi lorsque je rentre.

« Tu as fait des fautes ? » je demande en allant m'asseoir à côté d'elle.

« Rien à l'horizon. » me répond-elle avant de me regarder. « La chasse a été bonne ? »

« Oui, je me suis battu avec un ours, mais il a perdu. »

Elle me sourit. J'adore la voir sourire. Avant de la rencontrer, je me renfermais sur moi et je ne laissais personne m'approcher. Je ne faisais même pas de plaisanterie, jusqu'à aujourd'hui. Cette fille me change et me fait me sentir comme un homme normal. Elle prend mon menton entre ses doigts et je fais le reste du chemin pour l'embrasser.

« Je n'en ai plus pour longtemps. » me dit-elle.

« Prends le temps dont tu as besoin. » Je lui vole un baiser. « Je serai au garage. »

Elle a besoin de calme pour relire ses devoirs, et si je reste avec elle, je risque de la distraire, ou pire, de jeter ses affaires dans un coin pour l'allonger sur le canapé. Au moins, dans le garage, je peux calmer mon corps en demande de caresses. J'enlève le drap qui recouvre ma moto depuis plus de trois mois. J'ai fait le plein avant de partir, mais je ne l'ai pas utilisé depuis plus longtemps avant ça. Je passe une longue heure à la nettoyer, on ne sait jamais, et quand Bella me rejoint, je suis sur ma moto et je fais rugir le moteur. Bella ressent un tumulte de sentiments, et le plus flagrant d'entre tous est l'ardeur. Me voir sur la moto lui fait de l'effet mais elle essaie – avec peine – de ne pas se laisser submerger.

« Tu veux aller faire un tour ? » je demande en me retenant pour ne pas la titiller avec mon don.

« Euh, j'adorerais mais je préférerais ne pas prendre le risque que quelqu'un me reconnaisse. » me dit-elle. « Mon père me tuerait. »

J'éteins le moteur et je descends de la moto pour prendre ma chérie dans les bras.

« Tu ne risques absolument rien avec moi, Bella. Je t'attacherais à moi avec une corde s'il le faut, mais je serai très prudent. »

« Je sais, et je te fais confiance. » Elle enroule ses bras autour de mon cou. « Une prochaine fois. »

« D'accord ! » Je l'embrasse. « Ça me laissera du temps pour t'acheter la tenue parfaite pour un tour à moto. »

Je la soulève du sol. Elle enroule ses jambes autour de moi. Je l'assois sur un des nombreux établis et je prends sa magnifique bouche en otage. Nos langues se trouvent, dansent l'une contre l'autre avidement. Ma soif de Bella – d'elle, pas de son sang – est plus grande chaque fois que je l'embrasse, que je la touche. Je la tire un peu plus contre moi et nos bassins se touchent. Elle gémit, et moi, ça m'excite. Sans la faire exprès, je dévie une partie de mon excitation sur elle. Elle rompt le baiser et tourne la tête sur le côté pour reprendre sa respiration.

« Excuse-moi, je ne l'ai pas fait intentionnellement. »

« Ce… ce n'est rien. » m'assure-t-elle en reposant son regard sur moi. « En fait, ça me rassure. Je ne suis pas la seule à en avoir envie. »

« Bella, j'ai eu envie de toi au moment même où j'ai posé mes yeux sur toi. »

Quand mes yeux se sont posés sur elle à la cafétéria au mois de mars dernier, j'ai dû faire bloc dans mes pensées et mes émotions pour ne rien laisser filtrer. Edward aurait lu mes pensées et il aurait su. J'ai voulu qu'il sache la vérité, mais les circonstances ont fait que je me suis effacé. Même à l'autre bout de la cafétéria, je pouvais la sentir. Pas aussi clairement que la première fois que je me suis approché d'elle lors d'une sortie scolaire, mais j'avais noté sa fragrance si particulière. Avant de monter dans le bus au retour de cette fameuse sortie, j'ai dû cesser de respirer pour ne pas me trahir.

« Je regrette tellement de n'avoir rien dit. »

« Hey, c'est du passé tout ça. » Elle prend mon visage entre ses mains et m'offre le plus doux et le plus aimant des regards. « On est ensemble maintenant, et je ne suis pas près de te laisser partir une seconde fois. Et toi, tu as envie de repartir et de me laisser seule ici ? »

« Jamais de la vie ! »

Je préférerais me faire arracher les membres un par un plutôt que de partir loin d'elle une nouvelle fois. La serrant contre moi, je nous emmène dans le salon et je nous allonge sur le canapé. Après un long baiser qui la laisse pantoise, je dévie ma bouche dans son cou. Je sens son pouls contre ma langue quand je la laisse glisser sur sa peau. Je peux sentir son sang bouillir, et cette sensation fait frémir ma bouche et tout mon corps. Mes plus bas instincts de chasseur restent ce qu'ils sont, et le monstre ne prend pas le dessus. Intérieurement, je soupire de soulagement et je continue de parcourir le corps de Bella. Sans que je ne le fasse, elle enlève son pull et elle est en brassière devant moi. Une brassière de sport noire très moulante et qui souligne le galbe de ses seins. Bella ne me touche pas. Elle noue ses mains au-dessus de sa tête, et là, c'est un autre monstre qui fait surface. Il n'a pas soif de sang. Il a soif d'elle. De ce corps qui s'offre à lui. A nous ! Mais, pas question que ça se passe sur le canapé. C'est la maison de ma famille. J'entraîne Bella dans ma chambre avec ma vitesse, et en quelques secondes à peine, elle est allongée sur la couverture qui n'a pas bougé du sol devant la cheminée. Agenouillé entre ses cuisses, je joue avec le pan de son jogging. Bella soulève les hanches comme pour m'encourager à le lui enlever. Ce que je finis par faire. Elle porte un shorty assorti à la brassière. Pendant une seconde, je me demande si elle n'a pas fait exprès de mettre des dessous aussi sexy, mais en vérité, je m'en fiche. J'ai besoin d'elle, et sentir sa peau sous la mienne et de nous donner du concret. Le sexe en lui-même va attendre encore un peu, mais il y a tellement de chose qu'on peut faire. Bella est inexpérimenté, pour mon plus grand plaisir. Depuis Maria, je n'ai eu personne, et ça remonte à si loin. D'autant plus que je n'ai jamais fait l'amour à une humaine. Je dois me montrer prudent, mais pour ce que je m'apprête à donner à Bella, la seule prudence que je dois maîtriser concerne mes dents, mais il n'y a aucun danger. Du moins je l'espère de tout mon cœur mort.

« Jasper, tu comptes rester habillé ? »

Elle se mord la lèvre. Cette fille causera ma perte, c'est sûr. J'enlève mon pull, et je suis torse nu. Le désir de Bella grimpe en flèche et ses joues se colorent d'une magnifique teinte rosée. Je reprends ma place sur elle et je l'embrasse. Même au travers le tissu de sa brassière, je peux voir ses tétons durcir. J'en bouillonne d'envie, et je laisse cette envie prendre le pas sur la raison. Je viens peut-être de retrouver Bella depuis une semaine, je l'attends depuis près plus de cent ans. Avant même de rencontrer Alice à Philadelphie, j'avais désiré rencontrer une femme qui puisse m'aimer vraiment, et je l'ai enfin trouvé en Bella. On va passer notre éternité ensemble, mais je ne veux pas attendre plus longtemps pour savourer la joie et les plaisirs que peuvent offrir deux corps qui s'aiment. Il y a tant de manières de faire et l'une d'elle est faite pour elle. Pour lui donner une délivrance qu'elle cherche depuis nos retrouvailles.


Premièrement, j'espère que ce chapitre vous a plu. Ensuite, il s'agit du dernier avant un moment. Je n'ai pas encore écrit la suite. On n'a qu'à dire que la suite sera une petite évolution de ce que vous avez lu jusqu'à présent. Donc, je vous demande un peu de patience.

Voilà !

Je vous fais des bisous, prenez soins de vous, et à bientôt !

Aurélie