Je continue sur ma lancée, s'il vous plait laissez moi un commentaire ça ne vous prend pas beaucoup de temps mais moi ça refait ma journée. J'aimerai savoir si ça vaut le coup que je continu, si je dois améliorer des choses, où si il vaut mieux que je m'arrête...
Il ne se passe pas grand chose dans ce chapitre mais il faut y passer désolée...
Bonne lecture!
Chapitre 2
Du sang coulait de partout, le sol était jonché de cadavres et j'étais là, debout, au milieu de cet enfer, les mains couvertes de sang, les yeux vides de mes amis tournés vers moi. La seconde d'après j'étais étendu sur le sol, hurlant de douleur sous la lame aiguisée du couteau de Bellatrix Lestrange. Son rire hystérique emplissait toute la salle couvrant les cris des autres prisonniers. Puis tout devint noir j'étais dans un sous-sol que je reconnu comme celui du manoir des Malefoy, il y faisait froid et humide, mon corps était parcouru de frissons quand j'entendis des pas lourds descendre l'escalier qui menait à ma prison. Je tremblais de plus en plus pensant à ce qui m'attendais quand deux orbes cuivre apparurent, en regardant plus attentivement ces yeux appartenaient à ceux d'un loup gigantesque. Il avança, une lumière bleue commençait à émaner de lui, puis il se transforma en patronus et disparu…
Je me réveillai en sursaut, alerte, l'attaque de la veille me venant en mémoire comme un coup de fouet. Mon corps et ma tête me faisaient atrocement mal si bien que je n'osai bouger. Je réussi tant bien que mal à jeter un œil dans la pièce où je me trouvais : c'était une petite chambre aux murs en bois avec quelques touches de pastelles çà et là. Une petite commode était placée près de l'entrée, sur laquelle se trouvait un vase rempli de fleurs fraiches. Contre un autre mur se trouvait un bureau, lui aussi en bois et à ma droite une table de chevet avec une lampe. La pièce semblait hors du temps, si loin de la guerre qui faisait rage dehors. Je me souvins des contes que tante Pétunia racontait à Dudley et je me dis que cette chambre aurait très bien pu être celle de Boucle d'or ou encore de Blanche Neige. Il y régnait un silence paisible, les draps délicats râpaient contre mes mains rêches, je me sentais si sale dans ces draps sentant l'assouplissant. Un regard vers la lampe de chevet m'indiqua que je de ne devais pas me trouver chez des sorciers au vue de la prise électrique qui en dépassait. Je cherchai ma baguette du regard mais elle était introuvable j'avais sans doute dû la perdre durant mon transplanage, qui d'ailleurs demeurait encore un mystère. Je poussai un profond soupir, ma tête était encore beaucoup trop embrouillée pour que je puisse réfléchir correctement. Je me mis en position assise mais cela réveilla toutes mes douleurs notamment celle au niveau de mon ventre. Je soulevai mon tee-shirt et remarquai que ma blessure avait été suturée à la manière moldu, ce qui me provoqua un haut le cœur de dégout.
Je jetai un regard autour de moi, même si je mourrai d'envie de rester cacher ici pour le reste de ma vie je devais partir au plus vite. Je devais fuir… Je me concentrai et rassemblait toutes mes forces et tentai de transplaner mais sans succès : mon corps était épuisé et ma magie ne répondait plus. Je réessayai plusieurs fois mais mes tentatives ne furent pas plus fructueuses. Dans quelle merde m'étais-je encore fourrée ?
Soudain la porte s'ouvrit, je me figeai prête à bondir malgré mes blessures, une jeune femme entra doucement et pausa une pile d'habits sur la commode. Elle se tourna ensuite vers moi et sembla surprise de me voir réveillée. La première chose qui me frappa furent les cicatrices qui traversaient son visage ressemblant à celles que portait Bill, puis se fut sa beauté et la gentillesse qui émanaient de son visage qui m'interpella. Elle avait la peau métisse très typée, de longs cheveux bruns et des yeux tout aussi foncés. Un sourire étira ses lèvres :
-Je suis contente de te voir enfin réveillée cela fait deux jours que tu dors… Devant mon air effrayé elle ajouta, Je m'appelle Emilie Huley, tu es chez moi, sois sans crainte tu ne risques rien ici. Comment t'appelles-tu ?
- Lily…Lily Evans, c'était sorti tout seul.
-Et bien Lily, bienvenue, je t'ai laissé quelques vêtements propres si tu as besoin, la salle de bain est au fond du couloir prend tout ce dont tu as besoin.
A travers la porte, son regard fut attiré par un mouvement venant du couloir.
-Jared ! Non ! Je t'ai demandé de la laisser tranquille !
-S'il te plait Em' juste une seconde ! dit une voix masculine.
Et malgré les protestations d'Emily un jeune homme entra dans la chambre. Il était grand et massif et surtout torse nu. Si j'avais encore été capable d'exprimer une quelconque émotion j'aurais sans doute rougi devant ce corps si parfaitement sculpté. Il avait un visage de statue grecque, et une peau dorée tout aussi typée. Ses cheveux étaient coupés courts et il arborait sur le bras un tatouage tribale circulaire mais ce que je regardai le plus fut ses yeux, ses yeux cuivre que j'avais déjà vu juste avant de m'évanouir, ceux qui venaient de m'apparaitre en rêve. Alors ce n'était pas la mort qui portait ces yeux mais bien un ange, qui, semblait-il, m'avait sauvé. Un ange magnifique…
-Je veux pas te déranger, je voulais juste voir si tu étais réveillée, déblatéra-t-il, sa voix était chaude et rassurante, je m'appelle Jared, c'est moi qui t'ai trouvé, tu nous as fait une belle peur ! Enfin l'important c'est que tu sois là, que je t'ai trouvé, que…
- Je pense qu'elle a compris, coupa Emily, laisse-la se changer. Prends ton temps nous t'attendons en bas pour manger.
Et elle poussa Jared dehors, la chaleur qui m'avait envahie à son entrée s'estompa. Je me levai péniblement, attrapai les vêtements qu'Emily m'avait laissé et me dirigeai vers la salle de bain. Une fois dedans je jetai un œil au miroir qui trônait au-dessus du lavabo : cela faisait si longtemps que je n'avais pas vue mon reflet mais le spectacle que j'y vis était affligeant. Mes joues étaient creusées, mon teint blafard, strié de plaies, mon regard était vide. J'enlevai mon tee-shirt et pu découvrir le champ de bataille qu'était mon corps, parsemés de bleus, de contusions, de pansements. Ne supportant plus cette vue je décidais de me doucher. L'eau brulante semblait laver mes peurs… Je me demandai qui était cette étrange famille qui m'avait recueilli. Connaissaient-ils l'existence de la magie ? Etaient-ils en danger ? Pourquoi me sentais-je aussi bien quand ce Jared était dans les parages ? Il fallait que je reste méfiante, mes dernières expériences m'avaient servies de leçons. Je sorti de la douche avec la fervente résolution de leur cacher la vérité du moins pour le moment. Une fois lavée, peignée, et changée je décidai de descendre. Du haut des escaliers je pouvais entendre de nombreuses voix toutes plus graves les unes que les autres : des voix d'hommes semblait -il. Ils avaient l'air de rire entre eux, de s'amuser et je me fis la réflexion qu'il y avait bien longtemps que je n'avais pas entendu quelqu'un rire. Quand j'arrivai dans le salon toutes les voix cessèrent et tous les visages se tournèrent vers moi. Je reconnu Jared et Emily assise sur les genoux d'un homme ressemblant fortement à Jared, d'ailleurs tous lui ressemblaient : ils étaient tous très typés et arboraient la même coupe de cheveux et le même tatouage. Je comptais sept garçons, le plus vieux d'entre eux s'avança vers moi et me dit :
Bienvenue chez nous Lily, c'est ça ? Je tiquai au nom de ma mère mais hochai la tête, Je m'appelle Sam Huley, je suis le compagnon D'Emily. Devant mon air intimidé il ajouta blagueur, n'ai pas peur de ces grands imbéciles ils aboient plus qu'ils ne mordent.
Les commentaires fusèrent, puis il présenta les autres membres du groupe ainsi qu'une Leah visiblement absente, à son accent je compris qu'il était américain. Ils respiraient la joie de vivre et je fus heureuse de me rendre compte qu'une partie du monde restait épargné par la guerre. Ils riaient, chahutaient, se bagarraient comme des enfants. Je scrutais la pièce où je me trouvais : c'était un salon- salle à manger aux murs de bois. Une table circulaire se trouvait au fond de la pièce où était attablé la troupe, dans l'autre partie de la pièce se dressaient des fauteuils et canapés ainsi qu'une télévision. A ma droite j'aperçus un comptoir délimitant une cuisine ouverte aux multiples placards, tout en bois évidemment. La maison respirait le bon vivre, la bonne humeur, elle me faisait pensée au Terrier et j'eut un pincement au coeur. Mon regard croisât celui de Jared et je ne pus m'en défaire la boule de chaleur réapparue et sembla gonfler en moi. Je me sentais si attirée que je ne désirais plus jamais quitter cette maison. Ne mérite-je pas d'être un peu tranquille moi aussi ? N'avais-je pas le droit à être heureuse ? Son regard faisait battre mon cœur plus vite et je détestais ça autant que je l'adorais.
-Tu dois être affamée, me dit Emily. Tout le monde à table et laissez Hermione se servir.
Elle amena un plateau de steak et de légumes qu'elle déposa sur la table, et tous se tournèrent vers moi comme attendant l'accord pour se jeter dessus, ce qui ne loupa pas une fois que je fus servie. Je me sentais tellement gênée, ils m'offraient le gites et le couvert sans rien connaitre de moi. Timidement je bégayais :
-Je … merci pour tout ce que vous faites pour moi mais vous n'êtes pas obligés. Ne vous inquiétez pas je partirai dans l'après-midi, je ne vous dérangerai pas plus.
Tous parurent surpris de me voir enfin parler.
-Non ! cria Jared avant de se rendre compte qu'il avait crié.
-Ne dis pas n'importe quoi, dit Sam de sa voix calme, tu es la bienvenue ici, reste autant de temps que tu en as besoin Lily. Ne te sens pas gênée et je crois que Emily appréciera une compagnie féminine.
Je ne savais pas trop quoi dire et j'étais tellement gênée mais aussi très reconnaissante. Je devais me rendre à l'évidence je n'avais pas trop le choix non plus étant donné que j'étais dans l'incapacité de transplaner et que je ne savais pas où je me trouvais.
-Excusez-moi, demandai-je, mais où sommes-nous ?
Ma question sembla les choquer quelque peu et Jared tourna violemment son regard vers moi alors qu'il allait enfourner dans sa bouche un énorme morceau de steak. Il me jeta un regard triste :
Tu dans la réserve des Quileutes à quelques kilomètres de Forks
Forks ? Demandai-je
Pas loin de Seattle, me répondit sèchement Paul
Seattle…Seattle…malgré mon mal de crâne je tentai de me remémorer les cours de géographie que j'avais suivie à l'école moldu et si je me souvenais bien la ville se trouvait au nord-ouest des Etats Unis non loin de la frontière avec le Canada. C'était à n'y rien comprendre, comment avais-je pu transplaner sans le vouloir, dans un endroit dont j'ignorai l' existence ! J'en avais des nœuds au cerveau mais mes pensées furent interrompues par la voix tranchante de Paul :
-Qu'est ce qui t'es arrivée ?
La question était tranchante mais pas forcément méchante. Paul semblait manquer sérieusement de tact et sa curiosité devait être insoutenable.
Paul ! s'insurgea Jared.
Bah quoi ? Vous allez pas me dire que vous avez pas envie de savoir.
Que pouvais-je répondre, il fallait que je trouve vite une idée avant que les garçons ne finissent par se disputer.
-J'ai oublié, dis-je d'une petite voix, je suis désolée.
-Tu n'as pas à t'excuser, se précipita de dire Jared, le doc nous avait prévenus que ça pouvait t'arriver, vue l'état dans lequel on t'a trouvé. Paul t'es qu'un con !
- Vous voulez bien m'expliquer comment vous m'avez trouvé ? Coupai-je
Le dénommé Seth sauta presque de sa chaise, trop heureux de pouvoir lui aussi participer à la conversation :
-On était dans les bois pour une pat…une balade, se rectifia t'il sous l'œil sévère des six autres garçons, et je me demandais ce qu'il pouvait bien cacher, quand on a entendu un bruit bizarre alors on est allé voir et c'est là qu'on t'a trouvé. Tu étais allongé inconsciente par terre pleine de sang et de terre. Jared t'as ramené à la maison (ce qui me mit fortement mal à l'aise), et Emily t'as un peu débarbouillée, faut dire que tu étais vraiment dans un sale état et on a appelé le doc et …
- On a cherché mais tu n'avais aucun papier sur toi, coupa Sam sous l'air boudeur du jeune Seth, on a préféré ne pas t'emmener à l'hôpital ne sachant pas si cela te poserai problème. On a donc appelé un…ami qui a accepté de te soigner.
La suite lui semblait difficile à raconter et Emily lui vint en secours :
-Il…Il a dit qu'au vue de tes blessures tu avais dû être torturée et pas qu'une fois …sur ta main de vieilles cicatrices ressemblent à des lettres…je suis vraiment désolée…
Je restai là sans bouger, le visage interdit, c'était la vérité après tout mais je ne supportai pas de voir sur leur visage ce sentiment de pitié, il me révulsait.
De toute façon je ne me souviens plus de rien, alors…tentai-je avec un sourire timide.
Non ! s'indigna Jared, Tu ne peux pas en rester là, tu dois porter plainte… tu ne peux pas en rester là ! la police doit faire une enquête !
Sa voix tremblait, tout son corps tremblait d'ailleurs. Il s'était levé les poings serrés et la colère tirait tous ses traits. Je ne savais pas pourquoi, mais mon cœur se serrait à chacun de ses mots. Pourquoi cela lui importait-il autant ? Pourquoi était-ce si important ? et surtou pourquoi avais je tant envie de le prendre dans mes bras ?
-Jared, calme toi ! tonna Sam, de suite ! mais il semblai pas l'entendre, son regard encré dans le mien.
Comme un seul homme, tous se levèrent et Quil et Embry le poussèrent dehors suivis des autres me laissant seule avec Emily. Devant mon air perdue Emily me rassura :
-Ne t'inquiète pas, ils vont revenir…les garçons ont du mal à se maitriser parfois c'est pour ça que Sam les aide.
Elle me gratifia d'un merveilleux sourire puis se tourna vers la commode posée derrière elle et en sortie un objet allongé que je reconnu desuite :
-Tu tenais ça fermement dans ta main quand nous t'avons trouvé, c'est très joli, je me suis dit que tu aimerais le récupérer.
Et elle me tendit ma baguette. J'étais si soulagée de la retrouver qu'une larme roula le long de ma joue.
-Ecoute Lily, je ne sais pas ce qui t'ai arrivée, ni ce que tu as subie mais sache qu'ici tu es en sécurité, tu peux rester aussi longtemps que tu en as besoin, reste jusqu'à ce que tu ailles mieux et que tu retrouve la mémoire, jusqu'à ce que chez toi tu sois aussi en sécurité…
Et je n'en puis plus, et m'effondrai en pleure, c'était trop, trop pour une seule personne. Emily me prit dans ses bras et m'allongea sur le canapé. Elle resta à mes côtés, caressant mes cheveux et juste avant que Morphée ne prenne le relais, je me dis que je pouvais bien rester quelque temps dans cet havre de paix…
Pensez vous qu'il faudrait un chapitre du point de vue de Jared?
Dites moi s'il vous plait tant que je suis en vacances
Gros bisous et merci du temps que vous m'avez accordé...
