Désolée pour ce retard mais je suis en partiels toutes les semaines et je prend beaucoup de temps pour écrire. Laissez moi une review si cela vous plait pour me dire ce qui ne va pas ou pour me motiver à continuer! Merci et bonne lecture.

Alix


-Encore du sang partout…Un homme au sol se tord de douleur sous les assauts du sortilège doloris, son corps parsemé de plaies béantes. J'étais là debout comme de nombreuses fois auparavant à regarder celui-dont-on-ne-pouvait-plus-prononcer-le-nom torturer un « sang-de-bourbe », je hurlais, le suppliai mais il ne semblait pas m'entendre quand soudain j'eut peur qu'il sache où j'étais, où je suis, avec qui….Il fallait que je me réveille et vite, très vite…et je me débattais tentant de sortir de ma propre tête dont j'avais l'impression qu'elle allait exploser…

Je me réveillai en sursaut quelques paires d'yeux penchées au dessus de moi.

-Est-ce que ça va ? me demanda Jared qui semblait bizarrement inquiet, tu avais l'air de faire un cauchemar.

-Je…heu…oui désolée

-Tu veux en parler ? demanda Sam.

-Je ne m'en souviens plus, mentis-je.

Jared me fit un petit sourire, et il s'assit à côté de Paul et Jacob pour regarder la télévision…regarder la télévision, cela me semblait tellement absurde de s'asseoir là tranquillement avec tout ce qui se passait dehors, mais finalement c'est ce que moi je vivais qui étais irréel. J'avais tellement l'impression de faire tâche dans ce décor familial, moi qui n'avais jamais connu ça, pourtant je me sentais bien et en sécurité.

-Ca te dit de visiter la réserve ? Me Demanda Seth tout excité.

J'acceptai et nous sortîmes accompagnés des garçons. Dehors l'air était frais et le ciel chargé de nuages.

-Tiens il va pleuvoir, dis-je plus pour moi-même qu'autre chose.

-Il pleut toujours ici, répondit Jacob un sourire en coin.

Seth m'expliqua comment était organisée la réserve, qu'ils appartenaient à une tribu appelée Quileute, qu'ils allaient au lycée de la réserve, il me montra aussi où chacun d'eux habitaient. Il me raconta a peu près tout : les petites copines de certains des garçons, en passant par les endroits pour passer une super après-midi, le super restaurant du village, et j'en passe… C'était une véritable boulle d'énergie. J'appréciai cependant le fait qu'ils ne me posaient pas trop de questions me laissant le loisir de me dévoiler comme je le voulais. Nous arrivions au bord de la plage, quand je remarquai que Jared avait disparu, ce qui me rendais un triste et je me dis qu'il devait avoir autre chose à faire de plus intéressant. Paul qui avait amené un ballon proposa de faire un foot sur la plage et tous acceptèrent. J'enlevai mes chaussures et m'avançai au bord de l'eau, les embruns caressaient mon visage, l'air, l'odeur iodée de la mer me rappelait la mort de Dobby et une larme traitresse perla le long de mes joues. Le vent emportai au large le rire des garçons rendant le ciel un peu moins gris. Une main se posa sur mon épaule et je me retournai brusquement : Jared me fixait soucieux.

Est-ce que j'ai une mine si affreuse ? demandai-je, et il me regarda perplexe. Non, parce que à chaque fois que tu me regardes, tu as l'air inquiet.

Et bien ( il semblait gêné), non pas du tout … ne crois surtout pas ça…tu es très jolie…je veux dire normal…enfin non…

Il se gratta l'arrière de la tête embarrassé, d'une manière tellement mignonne que je rougis.

-Tant mieux alors, souris-je.

-Tu as un très beau sourire… enfin je veux dire que je le trouve très beau…je …je…

-Tu ?

-Je t'ai acheté ça , il sortit de sa poche un petit paquet qu'il me tendit. Je l'ouvris et découvrit un bel attrape rêve, aux perles bordeaux et aux plumes blanches. Avec ça tu ne feras plus de cauchemars. Je l'ai acheté à un ancien qui tiens une boutique dans la réserve.

-C'est vraiment beau, soufflai-je, merci, vraiment.

Je restai bête devant son cadeau, sans réellement comprendre pourquoi il me l'offrait, est ce que je faisais tant pitié que ça ou alors c'était juste un gars super gentil. Je nageai en plein délire : qui offre un cadeau à une fille qu'il vient de rencontrer pour la première fois dans la journée (du moins réveillée). Pourtant j'espérais que ce n'était pas la raison. J'en avais vu des garçons à Poudlard, beaucoup, pourtant aucun ne m'avais fait cet effet, aucun… Une goutte tomba sur ma joue et coupa nette mes pensées.

-Tiens il pleut, dis-je pour cacher mon malaise.

-Il va falloir que tu t'y fasses, c'est l'endroit le plus humide d'Amérique.

-Ca ne me dérange pas ça me rappelle Londres…

-Londres ? demanda-t-il en écarquillant les yeux. C'est de là que tu viens ?

- Oui je suis anglaise…mais je ne me souviens pas pourquoi je suis venue ici, m'empressai-je de rajouter.

-Ca fait loin d'ici ! En même temps avec un teint aussi pâle j'aurai dû m'en douter !

-Monsieur aurait-il de l'humour ? me moquai-je.

Il me regarda de toute sa hauteur avec un petit sourire en coin et me dit :

-J'ai beaucoup de qualité et l'humour en fait partie, j'ai oublié de te dire que tu as devant toi le beau gosse de la réserve.

J'éclaté de rire devant le petit clin d'œil qu'il me fit et répondis :

-Il semblerait que la modestie n'en fasse pas partie, dommage je trouve que c'est ce qui fait tout le charme d'un homme.

-Moi !...Pas un homme ! Alors là c'est un affront jeune fille ! s'indigna-t-il.

-On verra bien, répondis-je un sourire en coin…

C'était si simple de parler avec lui, léger. Il était rafraichissant comme une pluie estivale, celle qui vous donne envie de courir dehors quitte à être mouillée. Il dégageait une énergie si agréable, qu'il me semblait impossible de ne pas sourire à côté de lui, même quand la conversation devint plus sérieuse.

-Tu as le droit de ne pas répondre, mais il faut que je te demande, de quoi tu te souviens ?

Il semblait gêné de me poser la question. Je ne voulais pas lui mentir mais je ne pouvais pas lui dire la vérité.

-De toute ma vie, jusqu'à mon départ d'Angleterre. Je peux t'en poser une aussi ?

-Tout ce que tu veux, me répondit-il précipitamment.

- Comment tu as rencontré les autres garçons et Emily ?

-Et bien …(il se gratta la tête une nouvelle fois)…Avant je n'étais pas… un bon gars on va dire, puis j'ai changé et Sam m'a aidé, comme tous les autres.

Avant que je ne puisse répondre, quelque chose me heurta l'arrière de la tête, puis je vis rouler entre mes pieds le ballon avec lequel jouaient les garçons quelques minutes auparavant. Jared me demanda si ça allait avant de poser sa main sur l'arrière de ma tête, sa main qui était brulante…

-Non mais ça va pas Paul ! Hurla-t-il. Achète-toi des pieds bordel !

-Arrête de gueuler comme un abruti, hurla Paul à son tour. Sam nous a appelé pour qu'on rentre ! Le doc est arrivé.

Nous rentrâmes donc tous ensemble jusqu'à la maison des Huley, où nous attendait Emily et un superbe repas. Au milieu de la pièce se tenait un homme, blond, au visage très pâle mais surtout très beau. Il me faisait penser aux vélanes mais si je me fiais aux cours de Défense contre les forces du mal que j'avais suivi : il se tenait en face de moi un vampire. Cependant il me semblait que ses yeux devraient être rouge et non or. Je me raidis instantanément, peut-être faisait il partit de SON armée.

-Emily, voici le docteur Cullen, c'est lui qui t'a soigné quand on t'a trouvé. M'expliqua Sam.

-J'aimerai vérifier tes plaies, m'assurer que tu vas bien, me dit le doc d'une voix calme et douce.

Je le suivie lui et Emily jusqu'à ma chambre, la jeune femme nous laissa ensuite seule tandis que je m'asseyais sur le lit. Il s'installa sur la chaise de bureau et ouvrit son sac. Je pris une grande respiration…je savais me défendre si jamais.

-Vous êtes un vampire n'est ce pas ?

Sa tête se tourna si vite vers moi que je cru qu'elle allait se détacher :

-Comment sais tu ?

Il fallait que j'ai l'air sûre de moi, même si je savais très bien qu'il entendait mon cœur s'accélérer. Je me levai, attrapai ma baguette posée sur la table de nuit.

-Silencio, lancai je et je fus soulager de voir que le sort fonctionna. Disons que je vous ai étudié…en cours.

Il ne tenta même pas de cacher sa curiosité et son incompréhension :

-J'ai bien peur de ne pas comprendre…

-Je suis une sorcière, je viens de l'école de sorcellerie Poudlard en Angleterre. Je vais être direct avec vous, est ce que vous faites parti de SON armée ?

-J'ai entendu parler de cette école en effet et de votre… « espèce », mais je ne vois pas de qu'elle armée vous parlez.

-Je ne peux pas prononcer son nom, un sortilège m'en empêche mais vous devez être au courant de la guerre qui se déroule.

-Je m'excuse mais non, je ne vois pas de quoi vous parlez, ma famille et moi essayons d'avoir une vie le plus normal possible. Ils ne sont même pas au courant de l'existence de d'autres…créatures.

-Et bien un sorcier, un mage noir, est en train de prendre le pouvoir sur notre monde et sur celui des moldu …humain. Il est en train de se constituer une armée. Ils ne vont surement pas tarder à vous contacter.

J'avais le sentiment que je pouvais lui faire confiance alors je lui expliquais les grandes lignes de l'histoire. Il fini de panser mes blessures et m'assura que je me remettrai vite. Avant de franchir le pas de la porte il me demanda de le tenir au courant si un danger approchait de la ville. Je restai seule sur le lit faisant tourner ma baguette entre mes doigts. Sans vraiment savoir pourquoi sentir le bois sous mes doigts m'apaisait, la plaie sur mon ventre me lançait mais les médicaments du docteur commençaient à faire effet. On toqua à la porte et Jared passa timidement la tête par l'embrasure.

-C'est quoi ? me questionna-t-il en montrant ma baguette de la tête les mains dans les poches.

- C'est une sorte de porte bonheur. J'ajoutai en chuchotant sur le ton d'une confidence : il a des propriétés magiques.

Jared se mit à rire doucement avant d'ajouter :

-C'est très joli en tout cas. Le repas est servi si ça te dit, Emilie nous a préparé un super repas tu verras !

Je le suivie au salon où tout le monde était déjà installé. La soirée se passa calmement entre rire, petites bagarres et délicieux petits plats. Ce tableau me rappelait les soirées dans la salle commune de Gryffondor et je me sentis un petit peu plus chez moi.