Bonjour bonjour !

Me voici avec un mini Os qui a été écrit sur un coup de tête en pleine nuit.

Je le dédie à maon cher modo, Sea-Rune suite à un échange … spinescent qui a une énième fois terminé en drama (comme quasi chaque jour, on va pas se le cacher).

Mais je le répète, c'est que du love u.u

Bref, au passage, je pense faire de cet Os un sorte de recueil. Je trouve perso que je suis beaucoup trop mêlée à chaque drama et parfois (ok très souvent) la responsable (les gènes des mamies toussa). Donc j'aurai très probablement besoin de faire d'autres petits textes dans un futur proche xD.

Le premier est donc pour Seasea ! J'espère que ça te plaira :D

Disclaimer :

Les personnages et l'univers de Sts ne m'appartiennent pas

La couverture de l'écrit a été fait par l'artiste Sea-Rune u.u ! Oui oui, un chef d'oeuvre, félicitez-lae allez hop.


Résumé : Quand lors d'un beau matin, son amant ne se trouve pas à côté de lui au réveil, Rhadamanthe se questionne.


Ce matin en se levant, Rhadamanthe fut étonné de ne pas trouver son amant a sa place habituelle - c'est à dire à côté de lui dans leur lit - et ne put réprimer une pointe d'inquiétude de faire surface.

Ce n'étaient pas dans les habitudes de Kanon de partir en balade matinale pourtant. Le juge le connaissait par cœur, le grand dormeur qu'il était n'aurait supporté de se réveiller avant au moins onze heures. C'est pourquoi son absence était plus que suspicieuse.

L'anglais lança un coup d'oeil à la pendule murale, marquant neuf heures. Les cliquetis réguliers de l'objet étant bien les seuls bruits distinguables de la pièce silencieuse. Trop silencieuse à son goût. Avec l'ex dragon des mers a ses côtés depuis la fin de la guerre, il avait comme ce qui semblait oublié ce sentiment de solitude et de quiétude auquel il attachait autrefois tant d'importance.

Mais jamais, pour plus rien au monde, il n'était prêt à échanger ce qu'ils avaient dorénavant. L'arrivée inopinée du second gémeaux dans sa vie lui avait apporté un nouveau souffle, une nouvelle étincelle, une nouvelle raison de vivre.

Et la, même si la veille encore, il l'avait tenu entre ses bras dans une poigne forte, mais tendre. Qu'il l'avait aimé plus passionnément, si c'était encore possible, que les autres nuits. Qu'il avait goûté ses lèvres avec la même faim et ardeur, qu'il lui avait murmuré douces paroles, l'autre lui manquait.

Énormément, bien plus qu'il ne pourrait jamais l'avouer à haute voix.

La chaleur de son corps étroitement enlacé au sien, qui n'avait laissé derrière que des draps de soie froids.

Le son mélodieux de sa voix, de ses rires, qui n'étaient plus que devenu silence.

Sa façon de nicher sa tête dans le creux de son cou, lui donnant occasionnellement un coup de pied mécontent si la position ne lui convenait pas entièrement.

Après des mois de cohabitation, Rhadamanthe se retrouvait projeté dans un passé pas si lointain que ça. Seul dans cet appartement pourtant si spacieux, dans ce lit où il pouvait facilement se dédoubler sans se soucier de la place qu'il resterait.

Et il n'aimait pas du tout ça. Pire, il haïssait ce sentiment. Celui de ce manque qu'il ne pouvait oppresser, celui de se sentir si faible d'être à ce point toucher par une simple absence, celui d'être dépendant, de l'être en abondance à en perdre tout son bon sens.

Ce même sentiment qui le poussa à enfin se dresser, dégageant d'un geste sec les couvertures qui obstruaient ses mouvements.

Quand il eut terminé de s'habiller afin d'être un minimum présentable, il quitta les lieux sans plus attendre. S'interrogeant pendant sa marche où son petit ami avait bien pu se terrer de si bon matin.

Bien vite, il réussit à retrouver sa trace, trace qui le mena curieusement à son lieu de travail, le tribunal.

Il arqua un sourcil à ce constat. Mais que foutait donc Kanon ? Une autre connerie sans nul doute.

C'était donc plein d'appréhension qu'il poussa les lourdes portes de la bâtisse, découvrant derrière ces dernières ses fidèles subordonnés s'adonnant à leurs tâches quotidiennes.

Quand ils le remarqua enfin après deux bonnes minutes, c'est le sourire aux lèvres qu'ils le saluèrent chaleureusement.

« Seigneur Rhadamanthe ! Bonjour !

- Bonjour Valentine, aurais-tu vu Kanon par tout hasard ?

- Oui, il est dans votre bureau. Nous l'avons vu passer tôt dans la matinée, je vous avoue ne pas en connaître la raison, confia-t-il légèrement honteux de ne pas pouvoir être d'une plus grande aide à son maître.

- Je vois, ce n'est pas grave, je vais de ce pas aller m'enquérir de ce qu'il en est. »

Comme il fut dit, il s'écarta pour ne pas encombrer les autres spectres dans leur travail et pivota vers le couloir menant à son bureau personnel.

Il ne prit pas la peine d'annoncer sa présence en toquant, ce qu'il aurait trouvé complètement stupide, et abaissa de suite le poignet.

Il ne savait exactement à quoi il s'attendait à vrai dire. Mais il était bien loin d'imaginer qu'en ouvrant, il découvrirait un Kanon installé calmement sur son fauteuil en cuire comme s'il lui avait toujours appartenu, complètement absorbé dans ce qu'il faisait.

D'où il se tenait, Rhadamanthe ne pouvait que discerner les gribouillages qu'il semblait répéter avec entrain sur une feuille en papier, mais il était bien incapable de savoir de quoi il s'agissait.

Il se racla alors la gorge, souhaitant attirer l'attention de l'autre qui était visiblement, trop profondément enfoui dans sa concentration.

Le juge ne pouvait, par ailleurs, s'empêcher de le trouver mignon avec cet air sérieux au visage. Quoiqu'il faisait, cela devait être quelque chose auquel il devait particulièrement tenir. Sa curiosité s'éveilla aussitôt, de même avec un petit sentiment sur lequel il ne sut placer un nom, mais qui le faisait mordre sa joue intérieur avec un mélange d'agacement et d'envie.

Le plus âgé finit par lever les yeux sur lui, son visage s'illuminant immédiatement à sa vue.

« Rhad ! Tu tombes à pic ! Je viens de terminer mon dessin ! »

Le blond inclina légèrement la tête sur le côté, perplexe.

Un… dessin ? C'était avec ça que le chevalier s'était occupé toute la matinée ? Sacrifiant de cette même manière sa précieuse grasse-mat' ?

Inquisiteur, il s'approcha et se pencha vers l'avant pour avoir un aperçu de ce fameux dessin.

Pour ensuite froncer les sourcils en ayant vu le résultat.

« Je ne comprends pas, ça t'as pris ces quelques heures où tu aurais d'ordinaire préféré dormir ? Demanda-t-il incrédule.

- Baaah, non pas vraiment. Ça m'a juste pris quarante secondes.

- Et tu as fait quoi le restant du temps ?

- … Disons que mon cerveau a pris une pause après mon élan d'inspiration et de créativité qui m'a épuisé aussi mentalement que physiquement ?

- Tu t'es rendormi donc.

- Ou- Non ! Peut-être, tu ne sais pas.

- Oh si je sais très bien justement.

- Tu fais chier Rhad ! Moi qui allais t'offrir mon oeuvre d'art. »

Le spectre lui lança un regard désabusé avant de reposer son attention sur le chef d'oeuvre en question, se demandant pendant un instant si l'autre plaisantait ou était réellement persuadé d'avoir un quelconque talent pour le dessin.

« C'est… une étoile ?

- Oui ! Elle est belle n'est-ce pas ?

- C'est une façon de voir les choses…

- Hé ! Et ça veut dire quoi ça ? »

Que Cerbère aurait probablement fait mieux avec des pastels en pattes, pensa le blond.

Mais bien sûr, il ne le prononça pas de vive voix.

« Que je ne comprends pas où tu veux en venir Kanon. Que signifie tout cela ?

- Enfin c'est simple Rhad ! Tu es l'étoile de ma vie, ma belle étoile qui brille dans la nuit ! Celle qui me guide et me donne la force qu'il faut quand j'en ai besoin !

- … C'est la chose la plus ringarde que j'ai jamais entendu, lui répondit-il du tac-o-tac, essayant de dissimuler la chaleur montante vers ses joues derrière une face stoïque. »

Mais apparemment, la remarque ne fut pas accueilli avec joie et ce fut un Kanon au regard noir perçant qui le de dévisagea les sourcils foncés et un air blessé au fond des yeux.

Chose que la Whyverne remarqua directement, la culpabilité remplaçant son embarras et son incrédulité.

« Kanon…

- Non mais tu as été très clair.

- Il est très joli ton dessin, j'ai juste été pris de court.

- C'est vrai ? Demanda le grec, l'espoir animant ses billes azurées.

- Oui, répondit tendrement son compagnon.

- Alors tu vas l'accrocher dans ta chambre et une copie dans votre salle de réunion de frangins ?

- Quoi ? »

Le chevalier fit mine de bouder de nouveau et le blond céda, non sans un soupir.

Absolument ravi, l'autre lui offrit un sourire éclatant, ce qui contamina également le spectre dont les lèvres s'étaient légèrement retroussées.

Ce fut cependant de courte durée.

« Kanon, que fais-tu ? Demanda-t-il en le voyant se dépêcher d'attraper ses crayons pour les utiliser sur la feuille sur laquelle figurait déjà une étoile avec un smiley à l'intérieur et une fleur décorant la branche supérieure.

- Je fais quelques modifications. »

Comme l'ex guerrier de Poséidon ne semblait pas vouloir être dérangé, Rhadamanthe se décida de le laisser tranquille le temps qu'il finisse ce qu'il préparait.

Après cinq longues minutes, le grec tendit de nouveau la feuille juste devant le nez de son amant.

« Une coloration ?

- Oui, c'est mieux ainsi tu ne trouves pas ?

- Je suppose… Mais pourquoi du rouge et du bleu ?

- Ben ça nous représente évidemment. Le rouge pour les enfers et le bleu pour l'océan. »

Un deuxième "pourquoi" était sur le point de passer la barrière de ses lèvres, mais il se freina fort heureusement à temps.

Mais ça ne l'empêcha pas de poser une autre question en rapport avec ce qui était marqué en majuscules en-dessous de l'étoile aux couleurs improbables.

"Rhadanon4ever"

Entouré par une multitudes de petites étoiles jaune fluorescent.

Ce qui faisait très pancarte de propagande.

« Kanon, c'est quoi ça ? Questionna-t-il tout de même pour la forme, cette fois-ci clairement exaspéré.

- Le nom de notre couple.

- Tu as donné un nom à notre couple ?

- Cesse donc de poser des questions inutiles et évidentes Rhad, dit-il en roulant des yeux.

- Excuse moi si tout me paraît pas tout de suite évident, grogna l'anglais. Et je peux savoir pourquoi tu t'es senti obligé d'ajouter ça ?

- C'est une manière ou une autre d'officialiser notre couple ! »

La Whyverne voulut le rappeler que leur relation n'était plus un secret pour quiconque en enfers, mais n'en fit rien. Le sourire idiot et bienheureux de l'autre le réchauffant le coeur autant qu'il lui donnait l'envie de se pincer l'arête du nez d'exaspération.

Parfois, il se demandait ce qu'il pouvait bien trouver à cet idiot. Mais il n'avait jamais à chercher longtemps.

« Sincèrement, y a de ces moments où je ne sais pas si je devrais te frapper parce que tu es un imbécile ou t'embrasser pour la même raison.

- Embrasse-moi.

- Bah voyons, lui répond le rire amusé du blond avant d'accéder avec un plaisir non dissimulé à la requête.

The enddd