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CHAPITRE IX.

N°82 – 27 Janvier 2024 (3)

3 Février 2024 – Salle Commune de Serdaigle, Poudlard Écosse


À son réveil ce matin-là, Rose avait ouvert les yeux sur le parc de Poudlard, enseveli sous un épais tapis de neige, ce qui avait suffi à la mettre de très bonne humeur.

Rose détestait l'hiver, le froid, l'humidité et la neige.

Mais elle aimait le chocolat chaud, les feux de cheminée, et surtout, les batailles de boules de neige qui réunissaient tous ses cousins et cousines présents à Poudlard en même temps et au même endroit, ce qui n'arrivait que trop rarement le reste de l'année, chacun vacant à ses propres occupations.

Fred, par exemple, passait le plus clair de son temps sur le terrain de Quidditch à s'entraîner, seul ou avec le reste de l'équipe de Gryffondor. Albus, lui, aimait s'isoler à la bibliothèque pour travailler et consacrait son temps libre au club de Potions dont il était membre depuis sa première année à Poudlard, avec le rêve de devenir Médicomage à la sortie de l'école. Si vous cherchiez Roxanne, il était probable qu'elle se cache dans l'une des serres de Poudlard, les mains dans le purin d'ortie ou les ongles dans la terre. Hugo aimait tenir compagnie à Hagrid, qui se faisait de plus en plus vieux, et qui avait toujours besoin d'un coup de main pour nourrir, soigner, et cajoler ses précieuses créatures. Quant à Lily… personne ne savait jamais vraiment où elle était et ce qu'elle faisait, mais Rose, qui savait observer, savait que la petite dernière de la famille avait un don tout particulier pour repérer des endroits vides et abandonnés dans le château (de la salle de classe désertée au placard à balai poussiéreux mais spacieux) où elle pouvait s'adonner tranquillement à ses petites expériences : la confection de chapeaux magiques tous plus insolites et fascinants les uns que les autres et aux pouvoirs parfois utiles, et parfois… dangereux.

Une chose les réunissait toujours cependant, les batailles de boules de neige. Ils n'avaient pas besoin de se donner rendez-vous pour se retrouver dans le parc, à l'heure la plus matinale possible, lorsque la neige était tombée pendant la nuit. Alors même si Rose détestait le froid et la neige, elle ne pouvait s'empêcher de sourire en pensant aux rires de ses cousins et cousines et au chocolat chaud qu'elle siroterait auprès d'eux autour d'un bon feu de cheminée après une intense bataille de boules de neige.

Toutefois, l'expression sombre de Scorpius Malefoy ce matin-là, qui l'attendait aux pieds des escaliers menant au dortoir des filles dans la Salle Commune de Serdaigle, les bras croisés sur sa poitrine avec une moue perplexe, vint ébranler sa bonne humeur et effriter quelque peu son sourire.

– Scorpius, tout va bien ? lui demanda Rose d'une voix hésitante en posant son pied sur la dernière marche de l'escalier.

– Tu étais de ronde hier soir, n'est-ce pas ?

Rose hocha la tête, les sourcils froncés au-dessus de ses grosses lunettes rondes.

– Et tu n'as rien remarqué ? Pas le moindre comportement suspect, pas la moindre « transaction » douteuse, pas le moindre élève en possession de comprimés ?

– Non, répondit Rose. Pourquoi ? J'aurais dû ?

Scorpius décroisa les bras, laissant le gauche se relâcher le long de son corps, tandis qu'il leva le second pour se masser la nuque en poussant un long soupir.

– Je ne sais pas, répondit Scorpius, l'air troublé. Mais il y a quelque chose de bizarre…

La curiosité de Rose, qui s'était doucement réveillée en voyant Scorpius l'attendre au pied des escaliers, envahissait maintenant la jeune fille.

– Bizarre ? Comment ça « bizarre » ?

Scorpius sembla hésiter, chercher ses mots. Rose le laissa faire sans le brusquer, jusqu'à ce qu'il reprenne, en baissant la voix légèrement, et en se penchant vers Rose comme pour s'assurer que personne d'autre ne pourrait entendre, bien que la Salle Commune fût encore déserte à une heure aussi matinale :

– J'ai étudié scrupuleusement tous les rapports de ronde des préfets depuis quelques jours… depuis qu'Olga a été envoyée à l'infirmerie, en fait, et je n'ai rien trouvé…

De plus en plus perplexe, Rose se mordit l'intérieur de la joue pour réfléchir.

– Tu veux dire qu'aucun incident n'a été signalé ?

Scorpius hocha la tête.

– Exactement. Aucun incident en rapport avec les comprimés, alors que ces derniers mois, on en signalait plusieurs par semaine. C'est comme s'ils s'étaient tous volatilisés.

– Peut-être que le vendeur est à cours de stock, non ? Tu pensais à quoi ?

Scorpius hésita à nouveau avant de répondre, mais cette fois, on aurait dit que ses suppositions le mettaient mal à l'aise.

– Je me demande si la personne que l'on cherche n'est pas un préfet, admit-il, avec désolation. Seul un préfet connaît nos plannings de rondes. Il pourrait savoir comment éviter de se faire repérer, et à quel moment et quel endroit tenir son business en évitant de tomber sur les autres préfets. Non ?

C'était loin d'être une mauvaise idée, et celle-ci effraya Rose autant que Scorpius. Mais si ce n'était pas une piste à écarter, elle présentait aussi des incohérences.

– Admettons que ce soit le cas, hypothésa prudemment Rose en réfléchissant à toute allure. Dans ce cas, pourquoi ne pas s'être montré aussi prudent depuis le début ? Et comment expliquer que nous n'avons surpris aucun élève en possession de ces comprimés ? Si la personne derrière tout ça sait comment éviter la surveillance des autres préfets, elle n'a pas le moyen d'empêcher nos contrôles, donc nous aurions dû surprendre quelques élèves en possession de ces comprimés, non ?

– Je ne sais pas, fit Scorpius. On fait des contrôles réguliers auprès des élèves, mais pas systématiques. Ils peuvent très bien être passés dans les trous du chaudron.

– C'est possible, oui, reconnut Rose. Mais j'espère vraiment que tu te trompes.

– Moi aussi, répondit Scorpius dont les épaules habituellement si droites et larges semblaient s'être soudainement affaissées.

Devant son air de chevalier servant démuni, Rose pinça les lèvres, avant de laisser échapper un soupir.

– Écoute, je vais essayer de me renseigner discrètement auprès des autres préfets, d'accord ?

Scorpius hocha la tête et esquissa un sourire reconnaissant, avant que son attention se porte enfin sur ce que Rose tenait, serré contre sa poitrine.

– C'est une cape isolante ? lui demanda-t-il, son sourire se muant lentement en quelque chose de plus doux, plus détendu. Ça sent la bataille de boules de neige…

– Tout à fait. C'est une vieille tradition que je suis obligée d'honorer lorsque la neige pointe le bout de son nez, avoua Rose avec amusement, ses yeux bleus pétillant derrière les verres de ses lunettes. Je t'aurais bien invité à te joindre à nous, mais…

– …mais c'est une tradition familiale, comprit Scorpius en laissant échapper un rire. Ne t'en fais pas pour moi. De toute façon, j'ai mille choses à faire, et un nom de plume à trouver, après tout…

Rose cligna des yeux, avant d'éclater de rire en voyant se dessiner un sourire moqueur sur les lèvres du jeune homme. Un sourire qui, elle devait bien le reconnaître, était aussi rare que séduisant.

S'armant d'un dernier sourire poli, Rose détourna aussitôt les yeux et s'éclipsa sans ajouter un mot.

3 Février 2024 – Parc de Poudlard, Ecosse


Plus d'une heure et demie après avoir senti une première boule de neige la frapper en pleine poitrine, Rose commençait à sentir les effets de sa cape isolante de dissiper. Elle était gagnée par le froid, et sa robe était presque trempée. Heureusement, le joyeux hurlement de Fred sonna la trêve, et tous ses cousins et cousines sans exceptions s'immobilisèrent, lâchant baguettes et boules de neige avec un soupir de soulagement et de fatigue.

Rose, qui était sur le point de frapper Albus, avait baissé sa baguette, sa boule de neige s'écrasant à ses pieds avant d'atteindre sa cible.

– Tu as eu de la chance, j'étais sur le point de te faire capituler…

Albus laissa échapper un grognement moqueur.

– Toi ? Je suis surpris que tu aies tenu aussi longtemps avec ce froid et cette humidité…

Le sourire narquois de son cousin ne froissa pas la jeune fille le moins du monde.

– Jamais. L'idée d'être récompensée par un chocolat chaud fumant vaut toute la neige du monde…

Albus éclata de rire, mais Rose sentit que son cœur tout entier n'y était pas. Et cela avait été le cas tout au long de la bataille.

Lorsqu'elle avait interrogé Lily du regard après qu'Albus, distrait, se soit retrouvé à découvert, encerclé par toute la fratrie sous une pluie de boule de neige, sa sœur avait haussé les épaules avec un sourire triste, l'air de dire « je sais, je ne sais pas ce qu'il a ».

Albus semblait éteint. Éreinté.

Rose soupçonnait qu'il croulait sous une pression qu'il s'infligeait lui-même à l'approche des ASPIC. Albus était entré à Poudlard déterminé à devenir Médicomage, et rien n'aurait pu l'en empêcher.

Soucieuse pour son cousin, Rose se rapprocha de lui, et passa un bras sous le sien pour l'entraîner vers le château, suivie par le reste de leur famille.

– Double dose de crème fouettée pour toi, lui souffla Rose dans l'oreille : je crois que tu en as besoin…

Les iris émeraudes d'Albus, marquées par des cernes violets, sourirent avec reconnaissance à sa cousine, qui se contenta, pour toute réponse, de lui adresser un clin d'œil.

4 Février 2024 – Grande Salle, Poudlard, Écosse


Comme elle l'avait promis à Scorpius, Rose avait commencé à se renseigner discrètement sur les autres Préfets, mais après avoir repris, jusque tard dans la nuit, plusieurs semaines de comptes-rendus rédigés par ses camarades lors de leurs rondes ou de la survenance d'un incident particulier, Rose n'avait rien découvert de suspect. A première vue, aucun compte-rendu ne semblait avoir été falsifié. Chaque incident avait été scrupuleusement détaillé par ses camarades : date, heure, lieu, personnes concernées, nature de l'incident, punition donnée… tout était parfaitement répertorié. Soit les soupçons de Scorpius étaient infondés, soit le ou la Préfète qui était derrière ça était bien plus malin(e) que Scorpius et Rose réunis et avait déjà envisagé la possibilité que ses rapports d'incidents et comptes-rendus soient scrupuleusement étudiés.

Après avoir passé une bonne partie de la nuit à étudier des rouleaux et des rouleaux de parchemins à la lumière de sa baguette derrière les rideaux à baldaquins de son lit, Rose s'était réveillée un petit peu plus tard que d'habitude ce dimanche-là. La Grande Salle était déjà envahie par les élèves les plus matinaux, qui espéraient pouvoir se rendre à Pré-au-Lard sans attendre, en ce jour de sortie organisée.

Lorsqu'elle alla s'asseoir à la table de Serdaigle, Elias, qui était en train d'engloutir une saucisse fumante à côté de Scorpius, le nez plongé dans le numéro de la Gazette des Sorciers de la veille, lui fit un signe de la main pour l'inviter à s'asseoir avec eux.

Une fois assise en face de Scorpius, dans le siège à côté d'Elias, le Préfet-en-Chef baissa son journal pour lui adresser un sourire, un brin moqueur.

– Grasse matinée ?

Rose refusa de répondre avant de s'être servi une tasse d'Earl Grey. Elle trempa ses lèvres dans l'infusion préparée à la température idéale par les elfes de maison de Poudlard, et planta ses yeux fatigués dans ceux, rieurs, de Scorpius.

– On dit bonjour, Scorpius, fit la jeune fille avant de tourner légèrement la tête vers Elias : je croyais qu'il avait été élevé avec plus de valeurs et de bonnes manières que l'ensemble des élèves de cette école réunis ? Où est passé le chevalier servant qui défendait encore la veuve et l'orphelin au péril de sa vie il y a quelque temps ?

Elias éclata bruyamment de rire, en tapant la table du plat de la main avec humour.

– C'est fou, non ? Depuis quelques semaines, ses manières laissent vraiment à désirer. Il se permet même de répondre quand tu le charries, maintenant. Je me demande vraiment quel est l'élément déclencheur de ce comportement outrageant… pas toi, Scorpius ? ajouta-t-il en se tournant vers son meilleur sourire avec un sourire dégoulinant de moquerie.

Scorpius se redressa sur son banc, de manière imperceptible, avant de secouer la tête en tentant de dissimuler son amusement derrière un regard navré :

– Vous êtes la pire association que j'aurais pu imaginer. Toi, fit-il en pointant Rose du doigt, parce que tu te mêles de tout, et surtout de ce qui ne te regarde pas, et toi, fit-il en se tournant ensuite vers Elias, parce que tu es vraiment trop mesquin pour ton bien, et surtout, celui des autres. Bande d'ingrats.

– Ingrats ! S'exclama Rose en reposant sa tasse. J'ai passé la nuit à éplucher les comptes-rendus de ces dernières semaines à ta demande, Monsieur l'irréprochable Préfet-en-Chef !

– L'audace de ce type, fit Elias en secouant la tête. Tout ce que je fais, je le fais pour ton bien, moi…

Scorpius s'empêcha de lever les yeux au ciel à la remarque d'Elias, mais porta toute son attention vers Rose.

– Et alors, ces comptes-rendus ? Tu as appris ou découvert quelque chose ? Tu as des soupçons sur quelqu'un en particulier ?

– Je ne sais pas, fit lentement Rose. Il n'a toujours pas dit Bonjour, si ? demanda-t-elle ensuite à Elias en fronçant les sourcils par-dessus les verres de ses lunettes.

– Toujours pas…

Gagné par l'amusement, Scorpius dut se mordre la langue pour s'empêcher de rire, avant de se trahir :

– Bonjour, Rose, bien dormi ?

– Hélas ! Pas assez ! Mon supérieur hiérarchique est un tyran et un bourreau de travail, je suis obligée de faire des heures supplémentaires…

Cette fois, Scorpius leva les yeux au ciel.

– Vous avez fini tous les deux ? Je vous ferai remarquer que c'est autant l'enquête de Rose que la mienne. Je ne la force à rien du tout ! protesta-t-il vainement, devant l'échange amusé et complice d'Elias et Rose.

– Très bien, très bien, fit Rose, avec un sourire en coin. La vérité, c'est qu'il n'y a tout simplement rien à dire, avoua-t-elle en grimaçant légèrement. Je n'ai rien relevé d'anormal ou de suspect… rien du tout.

Scorpius cligna des yeux avec surprise.

– Rien ?

– Non, répondit la jeune fille en secouant la tête.

Scorpius poussa un long soupir, mais Rose reprit aussitôt la parole.

– Ça ne veut pas dire qu'on n'a rien du tout. Je sais au moins une chose, c'est que Joseph Cloakunder est impliqué, d'une manière ou d'une autre dans cette histoire, car il se charge de distribuer les comprimés pour la personne qui les vend. Jusque-là, je ne pensais pas qu'adopter une manière frontale serait une bonne idée, mais peut-être que finalement le meilleur moyen d'obtenir des informations est de l'interroger franchement. S'il sait qu'on sait qu'il est impliqué, il pourrait peut-être accepter de nous parler si on accepte de lui donner un simple avertissement, non ? Dans ce cas, je pense que toi et Melody seront les mieux placés pour lui parler. Si je l'interroge seule, ça risquerait d'éveiller ses soupçons et… et disons que je suis toujours indisposée à révéler mon identité, acheva-t-elle en adressant un sourire rayonnant à Scorpius, qui étouffa un grognement.

– T'inquiète pas, dès qu'on aura réglé cette histoire, je m'occuperai de ton cas.

Ceci arracha un nouvel éclat de rire à Elias, qui adressa un regard dubitatif à son ami :

– Tu essayes de t'en convaincre toi-même ?

Avant que Scorpius n'ait le temps de répliquer, des bruissements d'ailes et des claquements de becs se firent entendre au-dessus de leurs têtes, apportant colis et courriers aux élèves.

Une chouette que Rose ne connaissait pas laissa tomber devant elle une enveloppe sur laquelle était apposé un symbole qu'elle connaissait par cœur.

La jeune fille tendit une petite poignée de raisins sec à la chouette, qui les picora dans la paume de sa main avant de s'envoler et de repartir aussitôt.

Les mains tremblantes, Rose décacheta l'enveloppe et en sortit une courte lettre dont elle pouvait déjà imaginer, le cœur tombant dans le fond de son chaudron, la teneur et le contenu. Si peu de mots ne présageaient rien de bon.

Accaparée par la lettre et son contenu, Rose ne vit pas le regard de Scorpius posé sur elle avec un mélange de curiosité et d'appréhension.

Lorsqu'elle eut terminé sa lecture, Rose replia la lettre, la glissa dans l'enveloppe, et la referma avant de la glisser sous son assiette encore vide, puis entreprit de se servir de porridge sans prononcer le moindre mot.

– Rose ? fit Scorpius. C'était un refus ?

La jeune fille se figea, cuillère en l'air au-dessus de son assiette, et tourna la tête vers Scorpius avec stupeur.

– Comment tu le sais ?

Scorpius se souvint alors qu'il n'était pas censé avoir lu la dernière lettre de Rose, celle qu'elle avait jeté dans le Bureau des Préfets, et grimaça.

– Scorpius ? répéta Rose. Comment est-ce que tu le sais ?

Embarrassé, Scorpius sentit le bout de ses oreilles rougir furieusement et tira nerveusement sur le nœud de sa cravate.

– Je… je suis tombé sur la lettre que t'avait adressé la Gazette et que tu avais jetée, et…et vu la petite plume et la baguette entrelacées sur le cachet de l'enveloppe que tu viens de glisser sous ton assiette, je dirais que ça vient du Sorcier Informé… et comme tu n'as pas l'air de sauter de joie…

Interdite, Rose ne sut quoi répondre. Sa toute première réaction, c'était l'outrage, sans aucun doute. Savoir que sa vie privée, sa correspondance, avait pu être ainsi violée la rendait furieuse. Mais elle ne pouvait nier le fait qu'à la place de Scorpius, elle aurait fait exactement la même chose.

D'ailleurs, c'est ce qu'elle faisait systématiquement lorsqu'elle enquêtait. Après ce qu'elle avait écrit sur Scorpius dans journal, cela aurait été légèrement hypocrite de lui faire une leçon de moral. Elle comprenait maintenant, au moins un petit peu, ce qu'avait ressenti Scorpius en découvrant le fameux article.

Les épaules de Rose s'affaissèrent et elle poussa un long soupir.

– Oui, finit-elle par dire. C'était un refus.

À côté d'elle, Elias fronça les sourcils.

– Tu le prends beaucoup mieux que je ne l'aurais pris à ta place…

Rose esquissa un faible sourire, avant de tourner la tête vers Scorpius, de planter ses yeux dans les siens, et de tendre une main au-dessus de la table.

– On est quittes ?

L'expression de Scorpius se décrispa lentement, et il se détendit, avant d'offrir à Rose un sourire infiniment doux, qui réveilla le capharnaüm qui ronflait dans son esprit.

– Quittes, accepta Scorpius en serrant sa petite main dans la sienne.


Note : Bonjour à tous !
Tout d'abord, je suis désolée, j'ai beaucoup, beaucoup tardé à écrire ce chapitre après cette reprise difficile, tous mes chapitres d'avance étant passés à la trappe, et n'ai pas pu l'envoyer dans les temps à notre précieuse DNP, qui profite de vacances bien méritées !

Donc je m'excuse d'avance pour toutes les fautes qui gêneront votre lecture. Mais dans tous les cas j'espère que vous apprécierez ce chapitre, et les personnages qui y sont présents :)

J'espère que vous avez tous pu profiter de vos vacances cet été, ou que les vacances que vous prendrez, vous ont permis/ou vous permettront de vous reposer et de prendre soin de vous après cette longue période très bizarre que l'on a vécu !

Je me sauve et vous souhaite à tous une excellente fin de week-end,
LittlePlume


M.A.J. le 20 septembre 2020 : corrigé par notre chère DelfineNotPadfoot