Chapitre 1 : Cadeau divin et chaude journée

Vaincue. Tout ce qu'elle avait bâtie venait de s'écroulait comme un vulgaire château de cartes. Freya avait tout détruit, son quartier des plaisirs, sa dignité. Elle avait retourné ses serviteurs contre elle d'un seul regard, elle n'avait pas fait le poids un instant. Ishtar enrageait devant sa propre faiblesse. Son arcanum venait de s'activer pour préserver sa chair, et le pilier de lumière la ramènerait bientôt au tenkai, pour une existence monotone à trier les âmes des morts.

Bell Cranel, un gamin, un simple aventurier, inconnu de tous quelques semaines plus tôt. S'il n'avait pas eu son skill rare Realis Phase, jamais il ne serait devenu niveau 3 en si peu de temps. Si Freya ne s'était pas intéressée à lui, jamais il n'aurait évolué autant. Si Apollon n'était pas venu le provoquer, il n'aurait pas eu plus de célébrité. Lui et cette fichue prude effarouchée d'Hestia serait toujours à manger la poussière dans les bas-fonds.

Mais il avait fallut qu'il puisse résister à ses charmes, qu'il rencontre Haruhime, que Phryne ne sache pas se tenir, qu'Aisha la trahisse et que le foutu sens de justice du gamin ne le pousse à agir contre tout bon sens, en entrainant Freya dans son sillage.

Maintenant, elle retournait aux cieux, comme une moins que rien. Mais il était là, elle pouvait le sentir, la gamin était encore dans les parages. Son arcanum était libéré, elle allait quitter le gekai de toute façon, alors, elle pouvait bien faire une dernière chose avant de tirer sa révérence.

Il était à portée de son aura, elle n'aurait qu'un court instant, mais c'était largement suffisant. Une simple bénédiction, quelque chose de triviale pour une déesse en pleine possession de ses pouvoirs. Après tout, pour le héros qui venait de libérer la pauvre princesse renarde prisonnière des méchantes sorcières qui allaient la sacrifier, il fallait une récompense adéquate. Et elle la lui offrit. Une récompense qui allait probablement être amusante en termes de conséquences, et qui pourrait potentiellement pourrir la vie de Freya. Il avait reçu la grâce d'Ishtar et elle pourrait toujours suivre avec son miroir divin l'évolution de tout cela.

La lumière disparut, le calme revint sur la ville. La destruction du quartier des plaisirs par la Freya Familia eut des conséquences, mais pour Bell, il y avait plus important, comme s'occuper des siens. Haruhime intégra leur familia, Aisha faillit aussi, mais Hestia la jugea trop « dangereuse ».

La petite Hestia Familia vécut d'autres aventures, sans se douter un instant que la petite graine plantée par Ishtar germait lentement, mais sûrement, dans les recoins les plus profonds de la falna de Bell.


Personne ne se douta de rien, jusqu'à cette chaude journée. Le soleil cognait dur depuis plusieurs jours, Welf, Mikoto et Bell étaient à l'extérieur du manoir, en train de faire de quelconques réparations. Si dépouiller Apollon fut plaisant, garder son gigantesque manoir pour moins d'une dizaine de personnes n'était pas vraiment très optimisé. Une telle maison devait s'entretenir et vu qu'ils ne gagnaient pas assez à cinq personnes dans le Donjon, ils devaient s'occuper eux-mêmes de l'entretien.

Donc, après plusieurs jours d'exploration, le petit groupe décida de ne pas descendre dans le Donjon ce jour-là. Hestia était à son travail pour Héphaïstos, toujours à payer sa dette pour rembourser l'ultime couteau suisse qu'elle avait offert à Bell. Haruhime faisait ses tâches ménagères habituelles avec le sourire et Lili était perdue dans la paperasserie dont personne ne voulait jamais s'occuper. Les trois derniers s'attelaient donc à quelques travaux d'entretien à l'extérieur.

Seulement, il faisait chaud, vraiment chaud et le travail physique n'aidait pas à sa rafraichir. Mikoto ne tarda pas à aller enfiler quelque chose de plus léger, quant à Welf et Bell, ils firent simplement tomber le haut, dévoilant leurs torses transpirants à qui passait dans le coin. Ils pouvaient se le permettre, maintenant que Hestia avait enfin appris des autres dieux comment cacher une falna.

Welf était un grand gaillard au torse puissant, modelé par des années à la forge et le combat avec une arme lourde. Mais Bell n'avait pas à rougir, malgré sa taille plus modeste, ses muscles s'étaient affermis après plusieurs mois dans le Donjon, il était plus sec, athlétique et avec le recul, on pouvait deviner qu'avec la fin de sa croissance, il deviendrait très bel homme. Couplé avec sa bouille de lapin adorable, il avait un parfait potentiel pour attirer les regards.

Et ce jour-là, des regards, il allait en attirer, car la graine d'Ishtar allait maintenant fleurir.


Ce jour-là, plusieurs femmes de la Loki familia étaient sorties faire un peu de shopping. Les deux amazones, Tiona et Tione, avaient lancé l'idée, suivis par Lefiya. Elles convainquirent également Aiz de venir avec elle et même Riveria accepta de se prêter au jeu. De fil en aiguille, elles se retrouvèrent à passer devant les grilles de la demeure et purent ainsi voir les trois personnes en plein travail. Mais une seule personne attirait le regard.

Ha ! C'est Argonaut-kun ! Fit alors Tiona sur un ton très enjoué, ce qui poussa toutes les femmes présentes à tourner la tête vers lui. Le concerné et ses deux compagnons n'avaient pas remarqué leur présence et continuaient de travailler.

Cependant, quelque chose de subtil s'était enclenché, plutôt que de continuer à marcher ou même leur faire signe, elles se contentèrent de regarder Bell, comme perdues dans une certaine rêverie. Ce fut encore une fois Tiona qui brisa le silence.

C'est que tu commences à devenir craquant Argonaut-kun…

Dit-elle pour elle-même, bien que sa sœur l'ait entendu malgré tout.

Il n'est pas au niveau du capitaine, mais je lui accorde tout de même un certain potentiel.

Si Tione n'était pas plus échaudée que ça, ce n'était pas le cas de sa jumelle qui ressentait un trouble, celui de ses plus profonds instincts d'amazone qui se réveillaient et focalisaient sur le jeune homme. Elle l'appréciait déjà pas mal, mais là, elle était à l'étape au-dessus, celle où elle avait envie de le posséder. Elle avait soudainement très chaud et elle savait très bien que ce n'était pas le soleil.

Depuis longtemps, Aiz sentait une flamme noire brûler en elle, une flamme née le jour où sa mère lui avait été prise, une flamme de pure haine qui, parfois, ne la différenciait pas des monstres qu'elle massacrait à la chaine, une flamme issue de son désir de puissance. Mais présentement, alors qu'elle regardait le jeune homme qui attirait son attention depuis quelques temps, ce fut une autre flamme qui s'alluma en elle. Si la flamme noire brûlait dans son cœur et son esprit, celle-ci semblait plutôt incendier son ventre. Mais étrangement, cette flamme-là était plaisante. Mais aussi horriblement frustrante, elle ressentait un vide atroce en elle, quelque chose qu'elle ne comprenait pas et plus son regard se focalisait sur Bell, plus la sensation s'amplifiait. Elle demanderait plus tard à Riveria, sa figure maternelle aimante qui avait toujours réponse à ses problèmes.

En ce qui concernait la haute-elfe, elle ne disait rien, mais elle aussi avait le regard focalisé vers un certain jeune homme torse nu. Elle avait une main devant la bouche, comme si elle avait l'air pensive. Sauf qu'un observateur attentif verrait qu'en réalité, elle se mordait doucement l'index. Tout le monde disait de Riveria qu'elle était la « maman » de beaucoup de monde dans la Loki familia. Mais présentement, les pensées qui tournaient dans sa tête n'avaient strictement rien de maternelles. Et tous ceux qui la voyaient comme une sorte de haute existence pure en raison de sa nature de princesse elfique seraient surpris de savoir qu'elle avait du désir, des envies, comme n'importe qui et que tout cela était présentement concentré sur Bell. Elle ne se l'expliquait, mais n'avait de toute façon pas l'esprit assez concentré pour réfléchir. Il lui avait toujours paru aussi mignon ce petit lapin ?

Lefiya avait également le regard fixé sur l'humain. Elle ne le détestait pas, malgré ce que son attitude pouvait laisser supposer. Elle le voyait avant tout comme un rival, un intrus dans sa relation avec Aiz. Mais au fond d'elle, elle le respectait quand même. Il y avait certes eu l'incident des bains au 18ième étage, mais juste après, le combat dans la piscine d'acide qui les avait rapproché. Mais elle se montrait quand même toujours dure avec lui. Sauf qu'aujourd'hui, plus elle le regardait, plus ses pensées vagabondaient vers des rivages brûlants et plus cela l'énervait.

Haaaaaa ! Je déteste Bell Cranel ! Je déteste Bell Cranel ! Je déteste Bell Cranel ! JE VEUX BELL CRANEL ! Raaaaaaaaaaah ! Disparaissez pensées impures !

Sa tentative de se convaincre intérieurement ne fut guère fructueuse et elle eut le sentiment qu'il lui fallait partir, très vite, avant que ses pensées ne la trahissent, avant qu'elle ne fasse un geste ou dise un mot qu'elle allait amèrement regretter. Les autres se dirent exactement la même chose et tout le monde reprit son chemin, en silence, mais avec des pensées étranges plein la tête.


Mais la journée fut longue et bien d'autres personnes passèrent par là, comme si le destin lui-même s'en était mêlé. Eina fut la suivante, elle devait remettre quelques papiers à la Hestia familia et comme elle savait qu'ils ne viendraient au Donjon ce jour-là, elle profita de la faible activité à Babel pour aller leur porter. Seulement, elle s'arrêta derrière la grille en voyant le petit groupe travailler, bien que son regard se focalisa sur Bell. Depuis le premier jour, elle s'était prise d'affection pour le garçon, débordant régulièrement de son rôle de conseillère. Ce n'était pas le premier aventurier sous sa supervision qu'elle appréciait et elle avait toujours appris à mettre de la distance, surtout pour affronter le deuil quand ils ne revenaient pas ou pour éviter les relations gênantes.

Mais avec lui, il n'y avait rien à faire, elle avait de l'affection, bien plus qu'elle ne voulait l'admettre. Sa douceur, son innocence, sa gentillesse innée, son sens de la justice envers et contre tout, souvent contre le bon sens. Le jour où elle l'avait emmené faire les magasins, elle n'avait pas pu s'empêcher de se faire belle, de vouloir attirer son regard. Mais présentement, ce n'était dans une jolie tenue qu'elle voulait qu'il la voit, mais dans quelque chose de plus affriolant. Et les cours qu'elle avait envie de lui donner étaient soudainement devenus d'un ordre plus… ardent. Constatant que ses pensées avaient vagabondé très loin, elle devint rouge et ne se sentit plus la force d'aller plus loin. Son instinct lui disait que si elle rentrait dans cette demeure, elle risquait de manquer de professionnalisme, alors elle fit demi-tour. De toute façon, ces papiers n'étaient pas importants, ça pouvait attendre. Elle allait rentrer à la Guilde. Et demander un jour de congé, elle avait besoin de se changer les idées.


Une autre personne passa peu après, une certaine elfe blonde vêtue d'un uniforme de serveuse couleur vert. Ryuu faisait quelques courses pour Mia et le hasard voulut qu'elle passe dans le coin, ce qui ne lui faisait qu'un léger détour, au cours duquel elle espérait peut-être saluer Bell. Mais quand elle le vit, elle fut incapable de l'appeler. Ce garçon la prenait toujours au dépourvu et c'était d'autant plus vrai ce jour-là. Bien qu'elle ne soit pas aussi coincée sur certains sujets que la plupart de ceux de son espèce, elle restait tout de même une elfe, qui n'aimait pas que n'importe qui la touche.

Cela ne l'avait jamais dérangé que Bell la touche, depuis le jour où il lui avait attrapé la main, elle le savait. Mais là, ce n'était plus seulement ça, elle n'était plus sur l'idée d'accepter qu'il la touche, elle voulait qu'il la touche. Voir son torse nu comme ça lui donnait envie de se mettre à nue et se frotter contre lui, d'avoir un contact le plus proche, de partager sa chaleur. Elle voulait sentir les doigts de Bell courir le long de sa peau. Inconsciemment, elle serra son sac de course plus fort contre elle. Elle avait chaud, cela la rendait folle et ce n'était pas dû à la météo. Puisant dans son entrainement et son expérience, elle parvint à récupérer son sang-froid et partit d'un pas précipité, il valait mieux rentrer vite à la taverne, le travail lui ferait oublier ces étranges pensées.


Puis ce fut Aisha qui passa dans le coin, sans doute avec l'idée de venir prendre des nouvelles de Haruhime, sa sœur de cœur, et peut-être même titiller un peu ce pauvre Bell, car c'était toujours amusant. Mais quand elle le vit torse nu dans le jardin, en train de transpirer au travail, tout changea. Sur le coup, elle oublia rapidement Harihime et se focalisa sur le garçon.

Ho ! Bell Cranel, voilà ce que j'appelle une attaque vicieuse, espèce de petit allumeur.

Elle accentua sa phrase en se léchant les lèvres, telles une prédatrice devant son prochain buffet à volonté. Depuis le début, elle taquinait Bell en lui faisant des avances, sachant que le garçon était trop gentil pour avoir le cran d'y répondre. C'était un jeu entre eux, enfin, surtout pour elle. Elle n'était qu'à moitié sérieuse, mais s'il avait eu envie de lui céder, elle n'aurait pas dit non pour autant. Mais là, elle n'avait plus envie de taquiner, elle avait envie d'écouter les plus profonds instincts de sa nature d'amazone, à savoir défoncer le grillage, éclater tout ce qui aurait le malheur de se mettre sur son chemin et prendre le jeune homme pour lui faire des choses trop osées pour des oreilles chastes. Mais elle avait de la patience, pas maintenant, il était trop tôt et elle avait quand même encore assez de respect envers les gens de cette maison pour savoir se tenir. Mais plus tard, elle allait revenir. En négociant bien, elle pourrait même « emprunter » un des casques d'invisibilité d'Asfi.


Cassandra avait eu une vision. Une vision comme elle n'en avait jamais eu auparavant. Elle voyait souvent les malheurs et les catastrophes, ou alors des choses triviales, mais CA ! Ca, c'était vraiment nouveau. Prenant son courage à deux, elle entreprit donc d'aller se promener dans le quartier de son ancienne demeure. Sa vision concernant Bell Cranel, elle tirerait peut-être ça au clair en le voyant. Après le War Game, elle avait apprit à apprécier le garçon, surtout quand elle comprit qu'il était le premier à croire en elle et son pouvoir, et cela lui avait fait chaud au cœur, bien plus qu'elle ne le croyait. Mais une telle vision, cela dépassait la simple affection et elle ne se voyait absolument pas faire ce genre de chose. Mais quand elle le vit au loin, torse nu, son cœur rata un battement. Maintenant, elle n'avait plus qu'une envie, que sa vision se réalise au plus vite, qu'elle ne soit pas un simple rêve osée, mais l'une de ses prophéties. Sans s'en rendre compte, sa respiration était devenue plus forte et ses cuisses se frottaient l'une à l'autre. Elle avait besoin d'un calmant, alors elle fit rapidement demi-tour, espérant que Miach, son nouveau dieu, aurait le produit adapté.


Mais il n'y avait pas de femmes qu'à l'extérieur de la maison, il y en avait aussi à l'intérieur. Quand Lili sortit pour prendre un peu l'air et voir comment tout le monde s'en sortait avec les travaux, elle se figea sur place. Son regard tomba sur Bell, torse nu, transpirant, et encore plus viril qu'elle se l'imaginait. Lili avait un grand respect pour le jeune homme après tout ce qu'il avait fait pour elle. Elle avait des sentiments aussi, qu'elle taisait énormément, autant par respect que par manque de confiance. Elle était la présence dans son ombre et n'avait jamais réellement fait plus que ça. Mais maintenant, elle ne voulait plus être dans son ombre, elle voulait prendre le dessus, dans tous les sens du terme, lui faire comprendre qu'elle était effectivement plus vieille que lui. Elle qui n'avait jamais vraiment tenté envers lui d'approche plus intimes, brûlait maintenant d'envie de trouver une bonne excuse pour se glisser dans le bain en même temps que lui ou pourquoi pas dans son lit, au cœur de la nuit. Avec ses compétences de roublarde, elle trouverait bien un moyen détourné de se rapprocher de lui. Elle parvint tout de même à se reprendre et se dépêcha de rentrer dans la maison, elle avait besoin de se rafraichir les idées.

En parlant de rafraichissement, quelques instants plus tard, c'était Haruhime qui se dirigea vers le petit groupe, une cruche d'eau à la main à leur attention. Cependant, elle aussi se figea dès qu'elle vit Bell. Normalement, le simple fait de voir sa clavicule aurait suffit à lui faire perdre ses moyens, voire à la faire tomber dans les pommes, mais cette fois, ce fut différent. Voir son héros ainsi réveilla quelque chose d'autre en elle. La renarde avait une formation de courtisane et même s'il s'était avéré qu'elle ne l'avait jamais mise en pratique, dans les faits, elle avait des connaissances théoriques très étendues. Et pour la première fois de sa vie, elle mourrait d'envie de les mettre en applications. Ses pensées se résumaient maintenant à Bell, elle et tout un tas de positions différentes. Finalement, elle fut incapable de faire un pas de plus et vida elle-même sa cruche d'eau, car elle eut bizarrement très soif.


Mais malgré ses nombreux incidents, il n'y eut rien de plus. Les trois compères finirent leur travail et la soirée se passa bien, s'il on omettait que le fait que Lili et Haruhime s'étaient faites silencieuses, discrètes et faisaient tout pour éviter Bell le plus possible. Elles allèrent même se coucher tôt, laissant le jeune homme seul pour la soirée. En effet, Hestia avait été invité à un banquet divin organisé par Ganesh et vu comme sa familia grandissait en prestige, elle se devait d'assumer son nouveau statut. Mikoto avait prévu une sortie avec ses amies de la familia de Takemikazuchi. Quant à Welf, il avait un rendez-vous dont il ne voulut pas donner les détails, bien que certains se doutaient de l'identité de la personne qu'il allait rejoindre.


Ailleurs…

Elle n'arrivait pas à dormir, elle se tournait dans tous les sens, cherchant désespérément un sommeil qui ne venait pas. Morphée semblait avoir posé un préavis de grève pour la nuit. Chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle revoyait Bell, torse nu, sur lequel perlait la sueur qui courait en mettant sa musculature en relief. Il lui paraissant étrangement viril, sexy, désirable. Elle n'en pouvait plus, elle brûlait de l'intérieur, elle le voulait. Ses mains se promenaient sur sa peau, mais elle savait déjà que ça ne suffirait pas, qu'il lui fallait plus. Il lui fallait Bell, sa peau, ses mains, son corps tout entier.

Elle se leva, mue par un appétit vorace, un instinct primaire contre lequel elle ne pouvait lutter. Alors, dans la fraicheur de la nuit, sous la seule lumière de la lune et des étoiles, elle se mit en route, vers lui, vers la délivrance que son corps lui réclamait. Vers un jeune homme qui était loin, très loin, de se douter de ce qu'il venait de déclencher malgré lui.

A suivre…