Chapitre 8

Tout en italique représente un rêve


Kiba marchait à toute allure, les poings serrés fortement, Akamaru à ses côtés. Il s'était levé tôt pour aller transmettre un message clair à Saï. Il ne pouvait toujours pas comprendre comment un ami d'enfance comme lui avait pu être aussi cruel. Kiba avait été mortifié profondément quand Naruto lui avait raconté ce qui s'était passé avec Saï lors de leur première rencontre. Il serra un peu plus ses poings, il était tellement en colère. Le tatoué avait parlé de Naruto à Saï, dans l'espoir qu'il daigne donner une chance au blond. Kiba se doutait réellement de la solitude de Naruto. Il avait bien entendu parlé à Saï du lien exceptionnel qui liait son ami à son chien, que le canin représentait tout pour le blondinet. Kiba contracta sa mâchoire à s'en faire mal, comme il avait envie de fracasser la gueule à Sai. Il décida que c'est ce qu'il ferait avant de vider son sac, le noiraud l'aurait amplement mérité, ensuite il lui passerait un savon. Une chose était claire pour le maître-chien, il ne voulait plus de cet être odieux dans sa vie, et il serait plus que direct à ce sujet.

L'homme qu'il était fut satisfait d'avoir emmené Akamaru avec lui, lorsqu'ils pénétrèrent dans le quartier démuni où habitait Saï. Kiba était loin d'être riche, mais ici son chaud manteau, ses bottes ainsi que ses mitaines faisait de lui une cible rêvée. Cependant, la présence de son fidèle compagnon tenait à l'écart, ceux qui seraient tentés de l'attaquer. Non pas qu'Akamaru soit méchant, mais sa taille produisait cet effet. Car la race de Berger des Pyrénées était peu connue au Japon et sa taille était impressionnante.

Une fois rendu à l'immeuble où logeait son ami de longue date. Kiba ouvrit la porte d'un mouvement vif. Il laissant Akamaru passer en premier, puis le suivit à l'intérieur. Peu de lumière fonctionnait, le sol était crasseux, jonché de déchets, et l'odeur ambiante était désagréable. Il se dépêcha d'utiliser les marches, son compagnon suivant de très près. Saï habitait au troisième étage, dire qu'il était soulagé d'arriver devant la porte était un euphémisme. Kiba frappa sèchement de son poing sur la porte en bois, il ne distingua aucun son ne lui provenait de l'intérieur. Il jeta un coup d'œil à Akamaru qui émit un faible gémissement. Alors il osa tenter d'ouvrir la porte, celle-ci s'ouvrit sans problème. Ce qu'il trouva étrange, le noiraud verrouillait toujours sa porte même lorsqu'il était chez lui. Le manteau de son ami gisait en tas près de la porte. L'appartement était plongé dans le noir, son chien gémit de nouveau se dirigeant vers la porte de la chambre de Saï. Akamaru jappa une seule fois avant de s'asseoir face à la porte de la chambre ouverte. Kiba fonça les sourcils.

-Saï ? Eh mec ! On doit discuter.

Ne s'accordant pas le temps d'enlever ses bottes, le maître-chien s'avança dans l'appartement se dirigeant sans hésiter vers la chambre. Il devait avoir encore trop bu la veille, Saï devait s'être endormi avec ses bottes et oublier de verrouiller sa porte d'entrée. Lorsqu'il fut arrivé devant la porte de la chambre, son cerveau mit quelques secondes à comprendre ce qu'il voyait. Saï semblait dormir sur le dos, ses bottes toujours aux pieds, une tache de sang séché à côté de son lit, Kiba s'approcha précautionneusement.

Une fois près du lit, il remarqua au milieu de la tâche un auriculaire en levant les yeux, il vit que c'était bien celui de Sai. Il recula vivement manquant de tomber sur ses fesses. Kiba examina le visage de l'homme sur le lit. Il eut un haut-le-cœur, le visage déjà pâle semblait presque transparent, le pire était l'expression figée qu'arborait celui-ci. On aurait dit que Saï avait aperçu les choses les plus abominables du monde. Sans perdre une seconde de plus, Kiba attrapa son portable afin d'appeler les urgences. Ne pouvant plus être témoin de la scène devant lui, il se rendit dans la cuisine, se laissant tomber sans délicatesse sur une des chaises.

À peine assis, il dut se relever en vitesse, il ne prit pas le risque de se rendre aux toilettes et vida le contenu de son estomac dans l'évier de la cuisine. Akamaru était à ses côtés, sa forme chaude apaisa un peu la panique qui risquait de prendre le contrôle sur lui. Il alluma l'eau pour faire disparaître son vomi puis se passa de l'eau froide sur le visage. Kiba ragea intérieurement que Naruto ne possède pas de téléphone, il devait lui parler. Était-il possible que le blond soit responsable de ce carnage ? Non, c'était impossible qu'il ait fait autant de mal, le blondinet était incapable de tant de cruauté.

Mais qu'en était-il de Sasuke ? Il ne le connaissait pas après tout. Saï avait menacé le blondinet, et s'il avait bien compris la situation, le noiraud semblait beaucoup apprécier Naruto. Eh merde ! Quelle merdier ! Devait-il faire part de ses doutes à la police ? Cependant, il ne détenait aucune preuve tangible de ce qu'il avançait. Le blond était une bonne personne, et depuis qu'il le connaissait, c'était la première fois qu'il montrait une attirance ou un attachement quelconque envers un autre homme.

-Police !

L'appel le fit sursauter, il ne les avait pas entendus arriver. Kiba se leva pour s'annoncer et expliquer ce qu'il faisait ici.

-Putain !

Le policier qui avait été dans la chambre en premier était livide.

-Appelle une ambulance !

L'agente face à Kiba empoigna son micro, pour solliciter une assistance médicale puis retourna son attention vers Kiba et son chien.

-Bon, Inuzuka-San. Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ici ?

Kiba décida de dire le peu qu'il savait, sans mentionner ni Naruto ni Sasuke. Il ne voyait pas l'intérêt de mêler son ami à une enquête policière. L'enquêtrice posa beaucoup de questions à l'Inuzuka. Celui-ci, qui fit de son mieux pour y répondre, son esprit continuait sans cesse de vagabonder d'une idée à une autre. Les ambulanciers arrivèrent finalement, entrant vivement laissant entrouverte la porte et ils suivirent le deuxième policier dans la chambre. Le regard de Kiba suivit automatiquement les ambulanciers lorsque ceux-ci sortirent de la chambre, même pas cinq minutes plus tard. Saï avait un masque sur le visage, ses mains étaient bandées et un petit contenant posé sur la civière semblait conserver l'auriculaire.

-Va-t-il s'en sortir ?

Sa question franchit ses lèvres avant même qu'il n'y réfléchisse vraiment. La policière qui avait aussi observé la scène retourna son regard vif vers Kiba et Akamaru, qui était assis calmement auprès de son maître. Celui-ci passait une main distraite dans le poil long du chien, il ne semblait même pas s'en rendre compte. Son regard était fixé sur la porte de l'appartement par laquelle les ambulanciers avaient emporté Saï.

-Honnêtement, Inuzuka-San…

-Kiba, s'il vous plaît.

-D'accord. Kiba, je ne suis pas ambulancière, donc je ne peux pas vous répondre.

Celui-ci hocha plusieurs fois la tête, il se sentait mal d'avoir voulu faire du mal à Saï, maintenant qu'il semblait avoir été gravement blessé.

-Anko !

-Quoi, Ibiki ?

-Viens voir ça !

-Kiba, reste ici, s'il te plaît.

La policière posa rapidement sa main sur son épaule dans un geste de réconfort. Elle avança d'un pas vif tout en faisant attention à ne rien toucher qui pourrait leur servir plus tard pour leur enquête. Son partenaire s'était agenouillé près du lit, faisant preuve de délicatesse pour ne rien toucher. Il se releva lorsqu'elle pénétra dans la chambre maintenant, au bout de son crayon, un objet en forme d'étoile à quatre branches. Anko s'approcha de son collègue, puis alluma sa lampe de poche afin d'éclairer l'objet.

-Mais qu'est-ce que c'est que ça ?

La policière se rapprocha encore plus de l'objet en question, jamais elle n'avait aperçu un objet similaire dans les cas qu'elle avait traités. Cet objet semblait très tranchant, deux de ces pointes étaient tâchées de sang séché, cela devait être l'arme utilisée sur l'homme inconscient transporté à l'hôpital. La détective aurait beaucoup de questions pour le jeune homme, s'il survivait. Son collègue Ibiki se releva avant de disposer l'arme dans un sac plastique scellé afin de l'ajouter aux autres indices placés dans une boîte sur le bureau présent dans la chambre. Anko analysa la pièce du regard, la chambre était sommaire, aucune décoration sur les murs, aucune photographie non plus.

Les meubles étaient bons, marchés, des vêtements traînaient un peu partout au sol, une flaque d'eau était aussi près du lit. Selon ce qu'elle avait observé, la victime s'était endormie avec ses bottes aux pieds, donc probablement la neige qui avait fondu. Le jeune Inuzuka avait indiqué que la porte n'était pas verrouillée lorsqu'il était arrivé. Le témoin avait au demeurant trouvé cela étrange car l'homme qui habitait ici la fermait toujours correctement. Après tout, Saï savait parfaitement bien dans quel quartier il habitait, et il ne prendrait pas le risque d'aller dormir en laissant sa porte déverrouillée, peu importe son degré d'alcoolisme.

L'enquêtrice se fit une note d'exiger un rapport toxicologique sur leur victime. Tout ceci était étrange, elle demanda à Ibiki de finir d'emballer les indices et de la rejoindre dans la cuisine. Ils en avaient pour un moment à analyser la scène de crime, l'équipe photo n'était toujours pas arrivée ni les techniciens. Kiba était dans la même position dans laquelle elle l'avait laissé, elle s'approcha et le regard du chien se posa sur elle. Anko n'avait jamais eu peur des canidés, mais ce regard semblait presque humain, elle était persuadée que si elle tentait quelque chose contre son maître, elle n'en sortirait pas indemne.

-Kiba ?

Anko s'était arrêté à quelques pas du jeune homme, celui-ci orienta son regard vers elle. Il semblait inquiet, troublé, même ce qui était normal après la scène dont il avait été témoin.

-Tu peux rentrer chez toi s'il y a quoi que ce soit, tu m'appelles.

Elle tendit sa carte, le jeune homme la saisit sans la consulter du regard, puis la glissa dans la poche arrière de son pantalon. Comme un automate, il se dirigea vers la porte, son chien le suivant de près. La policière soupira avant de se remettre au travail, elle possédait une scène de crime à cataloguer.


Naruto se demanda où il se trouvait. La pièce était immense, mais plongée dans le noir, et il avait les pieds dans l'eau. Une lueur au loin attira son attention, il marcha en direction de celle-ci. Le blond était confus, car dernièrement aucun de ses rêves n'était semblable. Pourtant, ceux-ci n'avaient pas changé une seule fois durant deux ans, ils avaient commencé à varier au moment de sa rencontre avec Sasuke. Cela voulait dire que son brun avait un impact sur ses rêves d'une manière ou d'une autre. Finalement, il s'arrêta le choc lui fit entrouvrir la bouche, peu gracieusement. Devant lui se trouvait une cage immense à l'intérieur de laquelle un renard gigantesque le regardait droit dans les yeux. Le plus impressionnant pour Naruto était le nombre de queues que celui-ci possédait.

-Avance-toi.

La voix du renard le fit sursauter. Elle était puissante, elle avait fait vibrer tout son intérieur. Craintivement, il s'avança, mais garda une distance entre les barreaux de la cage et lui.

-Naruto. Je savais que le mien était idiot, mais il semblerait que ce soit un trait qui se transmet peu importe le temps et l'âge.

Le blond regarda incrédule le renard qui venait tout juste de l'insulter, non, mais pour qui se prenait-il ?

-Kurama, je t'ai dit de cesser de me traiter d'idiot.

Le blondinet se retourna si prestement qu'il faillit tomber dans l'eau. Son double marchait calmement vers lui cette fois-ci, il était habillé d'un simple pantalon noir et d'un t-shirt à manches longues noires et oranges.

-J'arrêterai lorsque tu cesseras d'agir en imbécile, kit.

Le Naruto de son rêve se tourna vers lui avec un regard désolé, il semblait encore plus triste que la dernière fois. Il se détourna de son double pour faire face au renard qui s'appelait comme son chien. D'ailleurs, le renard lui ressemblait étrangement, le même pelage orange avec des poils noirs et le même type de tête. Naruto se demandait ce qu'il pouvait bien faire ici, pourquoi ce renard gigantesque le traitait ainsi, et surtout comment était-ce possible qu'il parle ?

-Lors de notre dernière rencontre, je croyais avoir été clair au sujet de Sasuke et toi. Je ne saisis pas pourquoi tu l'as traité comme tu l'as fait.

Le début de la phrase avait été dit calmement, mais vers la fin de la colère de son autre lui était palpable, une aura rouge semblait se dégager de lui.

-Du calme, Naru.

-Calme ? Comment veut-tu que je reste calme alors que cet… Ce...Baka agit comme un abruti ?

Le blondinet recula de quelques pas. L'autre était présentement recouvert d'une substance rouge, faute de meilleur terme. Il se dégageait de lui une colère sourde qui semblait électriser l'air autour d'eux. Le blond se détourna du renard pour regarder Naruto, celui-ci eut réellement peur, il désirait se réveiller à présent. C'était la première fois que son double se montrait menaçant envers lui, et il était terrifiant.

-Usuratonkachi.

La voix de Sasuke fit tourner la tête des deux Naruto. Le blondinet eut la surprise de sa vie devant lui, se tenait Sasuke, mais pas celui qu'il connaissait. Premièrement, les vêtements étaient entièrement différents, il était définitivement beaucoup plus musclé et il dégageait de la confiance en lui que l'autre n'avait pas.

-Que fais-tu ici, teme ?

Les deux hommes se dévisageaient sans se parler, gardant une distance respectable entre eux. Mais Naruto pouvait sentir le lien puissant qui les unissait en même temps que de les blesser. Il se souvint de sa dernière discussion avec son double, la nuit précédente et de la tristesse que celui-ci ressentait. Maintenant, il éprouvait cette tristesse encore plus profondément, l'autre Sasuke n'avait pas eu un regard pour lui, toute son attention était sur l'autre. Il pouvait voir aussi clairement que les flammes qui les illuminaient, l'amour que ces deux ressentaient l'un pour l'autre, mais qu'ils ne pouvaient exprimer. Son cœur se brisa, se sentant encore plus démuni d'avoir agi avec Sasuke comme il l'avait fait.

-Je suis venu m'assurer que tu ne ferais rien de stupide.

Un sourire mélancolique apparu sur le visage de son double, sa main alla automatiquement se gratter la nuque, il eut presque envie de faire pareil.

-Ce…Ce moi à… Sasuke, il va tout faire rater… Je ne peux pas continuer à vivre ainsi en sachant qu'on ne sera pas… Je ne peux pas… On a seulement cette chance… Je ne veux plus vivre sans toi, à jamais…

La voix de l'autre Naruto se brisa, il tomba à genoux dans l'eau, ne tentant même pas d'amortir le choc avec ses mains. De grosses larmes coulaient librement sur ses joues, des sanglots secouait son corps, Sasuke fut à ses côtés en un instant. Il sembla hésiter un instant, mais finit par se pencher doucement vers l'autre homme et le prit dans ses bras. Alors Naruto s'accrocha à lui désespérément, ses sanglots irrépressibles, l'observateur remarqua que des larmes silencieuses coulaient aussi sur les joues de Sasuke.

Alors celui-ci s'agenouilla à son tour, les bras toujours autour du blond tentant de le rassure du mieux qu'il pouvait. Le noiraud semblait être aussi sur le point de se briser, il embrassa délicatement la tête du blond dans ses bras. Celui-ci n'osa plus bouger savourant cet unique moment de tendresse qu'ils s'autorisaient. Car une fois ce rêve terminé, ils devraient résumer leurs rôles d'époux, de père et de meilleurs amis. Les deux hommes avaient renoncé à le droit de vivre leur bonheur ensemble dans cette réalité, mais Sasuke avait créé ce jutsu pour leur dernier espoir.

Alors Naruto ne put supporter autant de tristesse, surtout en sachant qu'il en était le responsable. Il s'avança résolument vers les deux hommes qui semblaient avoir oublié son existence. Le renard lui l'observait très attentivement, son regard menaçant.

-Je vous jure que je n'échouerai pas. Je vais me faire pardonner auprès de Sasuke, je… On va vivre l'amour dont vous avez toujours rêvé. Je vous en fais la promesse.

-J'espère bien pour toi.

Kurama avait parlé en le regardant droit dans les yeux, Naruto compris le message clairement. Il n'échouerait pas !

Sasuke le regarda par-dessus la tête du blondinet et fut frappé par le regard de celui-ci, il n'avait jamais observé de tels yeux. Ils étaient magnifiques un mauve et un rouge qui le regardait, l'analysait, et le brun dit quelque chose au creux de l'oreille du blond. Celui-ci hocha alors la tête, il respira profondément avant de se relever, il retira de la poussière inexistante sur son pull avant de contempler son double.

-Si tu es aussi déterminé que moi lorsque je fais des promesses, alors je suis confiant.

-Même s'il n'est qu'un dixième de ce que tu es, je suis sûr qu'il va réussir.

-Naruto, Sasuke, laissez-nous. Je dois parler avec lui.

Les deux hommes se regardèrent tendrement, leurs regards remplis de regrets d'un amour perdu à jamais par leur faute. Chacun fit des signes rapides avec leurs mains, sa main dans le cas de Sasuke. Ils disparurent comme ils étaient apparus, Naruto avait le cœur dans la gorge. Il était tellement ému par ce qu'il venait de voir, le blond trouva toute cette situation bien injuste pour ces deux hommes. Car leurs souffrances de ne pas être ensemble, d'avoir réalisé trop tard leur amour. Il honorerait leurs demandes, il leur avait juré, et Naruto ne brisait jamais ses promesses.

-Bon, maintenant approches.

L'ordre de Kurama le ramena à la situation présente cette fois-ci, Naruto n'eut pas peur d'approcher le renard. Celui-ci était couché en boule, un œil sur le lui regardant s'approcher.

-Maintenant, je vais te révéler la vie de mon Naruto. Je souhaite que tu puisses encore mieux comprendre leur situation, ce par quoi ils sont passés.

Avant même qu'il puisse répondre, le blondinet fut envahi d'une multitude d'images. Ce fut comme s'il regardait un film sur l'avance rapide. Il vécut la naissance de son double, le sacrifice de ses parents. Son enfance élevée par lui-même et isolée des autres enfants. Comment les villageois et les autres enfants le traitaient, son entrée dans une école la création de son premier lien avec Sasuke. L'amitié d'une fille aux cheveux roses, un homme avec une cicatrice au visage qui l'appuie, faisant figure de père. L'homme aux cheveux argentés qui semble être son professeur, qui leur apprend des choses que Naruto ne savait pas pouvoir exister. Il observa le cœur de son double se briser lorsque Sasuke quitte de son plein gré leur village. Sa rencontre avec un homme à l'imposante chevelure blanche, aidant davantage plus Naruto à développer son potentiel. L'évolution des deux jeunes hommes, leurs combats respectifs. Naruto observait leur vie, leur lien à quel point ils se sont constamment aimés. Comment Sasuke ne pouvait pas accepter ce lien, la colère, l'amertume de celui-ci. Mais l'acharnement du blond qui paie finalement après une bataille finale qui dévaste tout autour d'eux.

-Tu vois ce moment ? Selon le destin, ça aurait dû être à ce moment qu'ils auraient dû se déclarer. Mais ce sont deux imbéciles et encore une fois, ils ont tout fait foirer. Je t'ai montré tout ça pour que tu saisisses la profondeur de leur lien, votre lien.

Kurama se releva forçant Naruto à lever la tête afin de le voir en entier, celui-ci s'étira avant de regagner sa place originale.

-Ce que Naruto et Sasuke tentent de vous faire comprendre depuis deux ans est le résultat d'un jutsu que Sasuke a crée par erreur.

Le renard ricana un instant en fermant les yeux.

-Pas qu'il l'avouerait. Pour résumer, lorsqu'il a fait ce fameux jutsu, il a été catapulté dans un univers parallèle. Et dans celui-ci, il a vu un couple d'amis, leur copie conforme et ceux-ci aussi ne voyaient pas ce qu'ils avaient devant eux, leur amour. Lorsque Sasuke a finalement réussir à revenir à Konoha, il avait visité trois réalités distinctes. Dans chacune d'elles, Naruto et lui entretenaient un lien, mais ils ne parvenaient jamais à le compléter.

Kurama soupira longuement, ce qui surprit le jeune homme, c'est que le renard semblait aussi triste que son double. Naruto se dit que lui aussi avait un lien particulier avec son chien, c'était peut-être semblable pour ces deux-là ? Le renard se racla la gorge pour attirer son attention de nouveau.

-Mais en voyageant, comme il l'a fait. Sasuke a vu des choses qu'il n'était pas supposé voir qui l'ont beaucoup chamboulé. Tellement qu'il a demandé à Naruto de le rejoindre ici. Seulement une troisième entité s'est invitée. Le destin.

Le géant semblait davantage déstabilisé par cette rencontre avec le « destin », celui-ci hochait la tête de gauche à droite, ses griffes immenses tapait le sol de manière rythmée.

-Donc ce fameux « destin » a passé un savon à Sasuke. Un des meilleurs moments de ma vie, en lui disant qu'il ne bénéficiait de pas le droit de faire ce qu'il avait fait. La tête de Sasuke valait son pesant d'or.

Le rire du renard secoua la grotte Naruto, regarda autour de lui pour être sûr de ne pas être frappé par quelque chose qui tomberait du plafond. Il remarqua qu'il ne semblait pas en posséder un.

-Puis finalement, l'invité surprise leur expliqua ce que tu sais déjà, et a copieusement insulté les deux ninjas haha ! Pour leur annoncer qu'il en avait marre, que ta réalité représentait la dernière chance qu'il leur donnait. Et pouf ! Il a disparu. Bon, après Sasuke a dû exposer à Naruto ses découvertes. Ici, ils ont finalement pu s'avouer ce qu'ils auraient dû il y a au moins six ans. Naruto a alors eu l'idée d'utiliser le jutsu temporel pour être sûr que tout se déroule comme il faut.

Kurama cessa de parler pour observer Naruto dans les yeux, celui-ci hocha la tête. Il avait parfaitement compris l'histoire et la raison pour laquelle le renard avait voulu lui parler en particulier. Bien entendu, il avait du mal à comprendre vraiment tout, mais il saisissait l'important.

-J'ai déjà donné ma parole aux deux autres, je vais la tenir.

Le renard l'observa un long moment sans rien ajouter, il dressa une patte et tout devint flou puis disparu.


Sasuke ouvrit les yeux lentement, cherchant ses repères pendant un instant. Il chercha Naruto, la réalité le rattrapa bien vite, et il referma les yeux. Il s'était endormi sur le sol de la salle de bains, l'eau de la douche coulait toujours. Le noiraud se releva pour l'éteindre. La journée d'hier repassa dans son esprit le début avait pourtant été si idyllique. Il s'était réveillé dans les bras de Naruto, celui-ci le regardait avec tellement d'affection, il n'avait pas hésité et l'avait embrassé, et le beau blond lui avait retourné le baiser avec autant d'entrain. Ceci n'avait pas duré malheureusement, Kurama avait grondé à peine quelques secondes plus tard, on cognait à la porte.

Naruto l'avait de nouveau embrassé furtivement en lui faisant un sourire rassurant. Le blond s'était habillé à la hâte pour sortir de la chambre, refermant la porte derrière lui. Dans les instants qui avaient suivi, Kurama était devenue de plus en plus agité, grognant, exhibant ses dents et tentant de sortir. Sasuke se décida donc à sortir de la chambre. Peut-être était-ce là son erreur, mais à ce moment-là, il avait cru que c'était la bonne chose à faire. L'homme qui l'avait engagé pour du sexe était de nouveau là, semblant relancer Naruto sur quelque chose sans réfléchir, il avait pris la main du blond dans la sienne. Tout était parti en vrille à cet instant, l'intrus exigeait de Naruto qu'il lui donne sa virginité.

Sasuke avait été choqué qu'un autre homme ose revendiquer une chose si inestimable comme paiement. Il avait supplié Naruto de ne pas le faire, le blond l'avait alors envoyé sur les roses brisant son cœur par la même occasion. Sasuke avait alors quitté la pièce au même moment que l'intrus sortait de l'appartement, il avait laissé derrière lui tout ce que le blondinet lui avait offert. L'Uchiha avait capté le message, il savait lire entre les lignes. Naruto ne voulait plus de lui dans sa vie, il l'avait aidé uniquement parce qu'il s'était senti coupable. Puis le noiraud avait erré sans but réel dans le centre-ville avant de tomber accidentellement sur son ami d'enfance Jûugo.

Et puis ce matin, son ami avait voulu le convaincre de retourner voir le blond, et puis quoi encore ? Les Uchiha ne mendiaient pas. Il ne l'avait jamais fait, et ce n'est pas maintenant qu'il allait commencer, son ami devrait l'accepter. Sasuke se releva pour se regarder dans le miroir, il faisait peur à voir. Il avait perdu beaucoup de poids depuis ces deux dernières années. Ses cheveux qui avant faisaient sa fierté n'étaient plus aussi luxuriants et brillants qu'avant, et il était terriblement cerné. Peut-être pouvait-il demander à Jûugo s'il pouvait l'engager dans son entreprise ? N'importe quel travail ferait l'affaire pour le sortir de la rue.

L'Uchiha sortit alors pour rattraper son ami qui semblait être dans la cuisine étroite incluse dans sa chambre d'hôtel. Celui-ci était dos à lui, il semblait perdu dans ses pensées. Il regardait par la petite fenêtre qui était au-dessus de l'évier, sans réellement voir ce qu'il avait devant lui.

-Jûgo ?

Son ami ne bougea pas plus semblant, toujours captivé par ses pensées. Sasuke s'approcha un peu plus et posa sa main sur l'épaule musclée de son ami.

-Ho ! Jûgo !

Finalement, celui-ci tourna la tête vers lui, mais le noiraud eut un mouvement de recul. L'homme devant lui ressemblait comme deux gouttes d'eau à son ami, mais ce n'était pas lui. Sasuke était persuadé qu'il ne rêvait pas, mais il se pinça le bras pour être sûr. Car la moitié gauche du visage de Jûugo était recouverte d'une tâche brunâtre qui semblait bouger, son œil était maintenant tout noir et l'iris de couleur orange. Celui-ci leva alors son bras gauche, conservant ses yeux fixés sur le noiraud, et tout son avant-bras jusqu'au bout de ses doigts se transforma en une espèce de main géante. On aurait dit que celle-ci était constituée de pierre ou d'un autre matériel résistant. Puis tout à coup, sans trop comprendre ce qui se passait, Sasuke observa son ami, clignant vivement des yeux et secoua la tête. L'instant d'après, le rouquin était à genoux, s'agrippant la tête. Malgré sa crainte, le noiraud s'avança vers son ami.

-Jûgo, ça va ?

Pour toute réponse, l'autre grogna en secoua la tête, il leva son bras droit pour repousser légèrement Sasuke. Alors le brun se releva afin de mettre quelques pas entre son ami et lui se demandant ce qui se passait. Était-il en train de perdre la tête ? Il était impossible que ce qu'il venait de voir soit réel, c'était impossible. Finalement, au bout de 4-5 minutes, le rouquin se releva. Sasuke soupira de soulagement, le visage de son ami était revenu à la normal.

-Nous devons parler Sasuke. Je n'ai plus beaucoup de temps.

-Du temps ? Mais de quoi tu parles ?

-Allons-nous installer au salon, ce petit exercice m'a complètement drainé. Tu peux m'apporter la boîte de croquettes de poulet, s'il te plaît ? Et une bière aussi.

L'Uchiha fit ce que son ami lui demandait, il était tellement confus. De retour au salon, il mit ce que son ami lui avait demandé sur la table pour prendre place aux côtés de ce dernier sur le sofa, il s'installa de manière à être face à lui. Jûgo l'observa un instant en silence, il étira son bras pour attraper la bière l'ouvrit et la vida quasiment d'une seule gorgée.

-Je vais tout t'expliquer. Mais tu dois me promettre de ne pas m'interrompre.

Le noiraud hocha la tête en signe d'acquiescement, se demandant où allait cette discussion. Il observait son ami face à lui, Sasuke avait l'impression que celui-ci était moins tangible, il ne pouvait pas expliquer pourquoi. Le noiraud approcha alors sa main vers son épaule, sa main entra en contact avec la fermeté du corps de son ami. Sasuke secoua la tête, se disant qu'il perdait la tête.

-Tu le sens, Sasuke ?

Jûgo avait englouti la boîte de croquettes de poulet en un temps record, et avalé sa bière en deux gorgées.

-Je ne sais pas à quoi tu fais allusion, Jûgo.

Le rouquin le regarda un moment, il semblait l'analyser sous toutes les coutures. Finalement, il sortit son portable de sa poche de veston puis l'ouvrir, et le tendit à Sasuke, celui-ci le prit. Il présentait la page Facebook de Jûgo sous les yeux, il haussa un regard perplexe vers son ami.

-Regarde le dernier post.

Sasuke fit ce que son ami lui demandait sur la photo. On y apercevait le rouquin en face de la statue de la liberté sous celle-ci, était écrit « prêt à faire ma demande ». Le noiraud examina la date, c'était daté d'aujourd'hui, il secoua la tête confus.

-Je ne suis pas le Jûgo avec qui tu as grandi.

Lui annonça Jûgo d'une voix posée, continuant de le regarder calmement son regard rivé dans le sien. Sasuke comprit ses mots le sens de sa phrase, mais ce qu'il venait de dire était impossible. Son ami était bel et bien face à lui en chair et en os, il n'était pas en train de rêver ni d'halluciner. Alors l'Uchiha se leva d'un bond du sofa, fit face à son ami d'enfance les poings sur les hanches.

-À quoi tu joues ? Je ne te trouve pas drôle.

-Je ne joue pas. Je ne te mens pas non plus, Sasuke.

Le jeune homme ne comprenait pas ce qu'il se passait, pourquoi Jûgo disait des choses aussi insensées ? Qu'avait-il fait pour qu'il agisse ainsi avec lui ? Sasuke passa rageusement une main dans ses cheveux, marchant vivement en rond dans la pièce, mais que se passait-il dans sa vie ? Était-il drogué ? Était-il possible que Jûgo l'ait drogué à son insu ? Mais pourquoi ferait-il ça ? Toutes ces questions tournaient en rond dans sa tête, lui donnant le tournis.

- S'il te plaît, Sasuke. Écoute-moi, je manque de temps.

C'était la deuxième fois que le rouquin parlait de manquer de temps, de quelle limite faisait-il allusion ? Sasuke inspira profondément, il écouterait ce qu'il voulait lui dire, et après l'Uchiha déciderait ce qu'il ferait. Alors il retourna prendre place sur le sofa.

-Merci.

Son ami inspira à son tour, il se pencha pour se saisir d'un petit sac rond, il semblait être en tissu et était blanc. Jûgo l'ouvrit pour déposer quelques objets sur la table face à eux. Sasuke s'avança pour mieux voir, il ne reconnut rien.

-Tu m'as parlé de tes rêves, dans ceux-ci, tu te voyais avec Naruto. Dans ces « rêves » les deux hommes sont en fait de puissants ninjas, probablement les plus forts de notre génération.

Jûgo donna du temps à Sasuke pour intervenir, mais celui-ci semblait concentré sur les objets sur la table, osant les touchés du bout des doigts.

-En faisait un très gros résumé, Sasuke a déserté le village pour venger son Clan, qui aurait été massacré par son frère. Et Naruto a tout fait pour le ramener. Sasuke représente une personne très importante pour moi, il m'a sauvé à plusieurs niveaux. Je ne gaspillerai pas de temps à t'expliquer aujourd'hui le lien que j'ai avec lui, mais il est devenu comme ma famille.

Le noiraud avait empoigné un couteau fait tout en longueur avec une lame triangulaire, tout en faisant extrêmement attention de ne pas se blesser.

-Ce que tu tiens dans ta main, on appelle ces arme un « kunai ». Sasuke a passé des heures dans sa jeunesse à s'entraîner avec. L'étoile en métal est un «shuriken », c'est aussi une arme que Naruto et Sasuke utilise régulièrement dans leurs combats.

L'Uchiha hochât la tête démontrant qu'il continuait d'écouter son ami, il tendit sa main vers une bobine de fil.

-Ça, c'est des fils que Sasuke utilise pour attacher ses attaquants avant de leur lancer un « jutsu » de feu.

Ce fut au tour de Jûgo de se lever, surprenant son ami qui redressa vivement le regard vers lui.

-Je te montre ces objets, en t'expliquant tout cela, pour que tu comprennes que je ne vis pas dans ta réalité.

Son regard n'était plus brun comme au préalable, mais rouge ce qui surprit Sasuke. Mais il était décidé à écouter jusqu'à la fin sans l'interrompre. Jûgo le remercia d'un signe de tête.

-Encore là, je n'ai pas le temps de tout t'expliquer en détail. Mais dans ma réalité, les ninjas utilise du « chakra » pour pouvoir créer des « jutsus ». Certains plus puissants que d'autres. Sasuke a réussi à créer un « jutsu » temporel, ce qui a fait que je me sois porté volontaire pour venir ici.

Le noiraud éleva sa tête après avoir déposé les armes sur la table. Il s'installa confortablement sur le sofa, entrecroisant ses bras sur sa poitrine. Il fit signe au rouquin de poursuivre son récit.

-Je ne devais pas intervenir si tout se passait bien avec Naruto. Mais vous connaissant, je savais que malgré tout, je devrais le faire.

Le sourire bref en coin de Jûgo avait une mélancolie réelle.

-Je suis amoureux de Sasuke, tu sais ? Pas toi, mais celui de ma réalité, mais je ne suis pas celui qui est destiné à lui. Naruto la perpétuellement été, c'est la raison des rêves que tu as depuis deux ans. Il y travaille depuis deux ans, lorsqu'il a découvert ce jutsu, il a finalement réalisé l'importance du blond dans sa vie. Mais dans notre réalité, il est trop tard pour ces deux imbéciles. Il y a trop de choses contre eux qui font qu'ils ne peuvent pas être ensemble.

L'Uchiha comprenait ce que le rouquin tentait de lui dire. Mais d'accepter qu'un autre « lui » qui provenait d'une autre dimension et qui voulait s'assurer que Naruto et lui termine ensemble lui semblait tellement tirés par les cheveux. Alors il le dit à Jûgo qui soupira en se passant à son tour une main dans les cheveux.

-Sasuke a eu… Quelques surprises avec son « jutsu ». Il a découvert totalement par hasard d'autres univers où Naruto et lui existaient. Mais dans aucun des endroits explorés, ces deux-là ne parvenaient à vivre l'histoire d'amour que le destin avait préparée pour eux. À chaque fois, pour une raison ou une autre, leur relation n'aboutissait jamais. Le destin est capricieux, il aime que les choses se passent comme il l'a décidé. Il est donc apparu devant eux et a passé un savon à Sasuke pour « jouer avec des choses qu'il ne comprenne pas ». Le destin leur avoua alors qu'il en avait marre que ce qu'il avait prédestiné pour eux n'aboutisse jamais. Il a donc autorisé Sasuke à modifier un peu sa trouvaille.

Jûgo semblait changer un peu de forme, il semblait plus éphémère, presque transparent. Ses vêtements changeaient de look, celui-ci le remarqua et parla plus rapidement.

-Donc Sasuke a réussi à modifier légèrement son "jutsu" pour me téléreporter dans cette réalité. Mais ça prend beaucoup de chakra, et du coup, ça fragilise beaucoup Sasuke. Donc s'il se faisait attaquer, il serait sérieusement en danger.

Sasuke hocha la tête, tout ça ne faisait aucun sens, mais ses rêves non plus pas plus que la chaînette à son cou. Il se devait de croire ce que l'homme face à lui tentait de lui expliquer. Car malgré tout, le noiraud avait le sentiment que Jûgo lui disait la vérité, il l'avait vu se métamorphoser quelques minutes auparavant.

-Jûgo ? La forme que j'ai vue plus tôt, c'était quoi exactement ?

-Encore ici, je te fais un résumé. Certains ninjas ont des habilités plus spéciales qui font qu'ils sont en mesure de changer de forme. Moi, j'en fais partie, ce que tu as vu est la forme la moins puissante que je possède.

Tout ça était tellement énorme, on aurait dit que c'était le scénario d'un film de science-fiction. Mais avec tout ce qu'il avait vu ce matin, plus ses rêves, il n'avait pas vraiment le choix que d'y croire. Sasuke se demandait à présent comment approcher Naruto avec tout ça. L'Uchiha était sérieux lorsqu'il avait dit qu'il ne retournerait pas vers un homme qui ne l'aimait pas. Autre dimension ou pas, il s'en fichait pas mal maintenant. C'était son bonheur à lui qui était important.

-Jûgo. Je parlerais- avec Naruto, je ne garantis rien. Je ne m'abaisserai pas à mendier pour entretenir une relation avec lui.

-Parfait ! Je suis totalement d'accord avec toi ! Mais promets moi de lui permettre de s'expliquer.

-Je t'en fais la promesse.

Tout à coup, Jûgo sembla devenir transparent durant quelques secondes.

-Sasuke...Je dois rentrer, mon Sasuke a besoin de tout son chakra...Tiens ta promesse.

Une lueur aveuglante apparue à l'endroit exact où se tenait Jûgo, le noiraud dut fermer les yeux. Lorsqu'il ouvrit ceux-ci de nouveau, il était seul dans la chambre d'hôtel. Alors Sasuke décida de retourner chez Naruto l'après-midi même. Il réglerait cette histoire avec lui une bonne fois pour toutes. Ensuite, Sasuke déciderait de ce qu'il devrait faire.