Oups oups oups, gros retard encore une fois, désolée...

Il ne se pas grand chose dans ce chapitre, c'est plutôt un chapitre passerelle. J'espère que ça vous plaira quand même !

Bisous et bonne lecture :)

Babylon: Merci beaucoup pour ton commentaire tout gentil ! J'espère que la suite te plaira !

Brigitte 26: Oui c'est sûr que laisser sa mère seule comme ça dans un hôpital n'est pas très rassurant. Surtout que Draco doit un peu avoir l'impression d'abandonner sa mère...

Hib-Owl : Merci ! Oui c'est justement ça que j'aime avec les fanfics et les fins alternatives : tout est possible, et d'une fic à l'autre les personnages et l'histoire peuvent évoluer de manière très différente !

LessaWatberg : Salut à toi ! Oui moi aussi j'adore les voir se rapprocher et passer d'ennemis, à amis, à un peu plus qu'ami. Leur relation est compliquée et c'est ça que j'aime :)


Chapitre 9 - Perspectives d'avenir


Les jours se succèdent lentement, puis les semaines. Les jours sont de plus en plus pluvieux et les étudiants restent de moins en moins longtemps sur l'herbe battue par le vent, préférant errer en groupe dans les couloirs de Poudlard, ou bien rester près du feu dans les moelleux fauteuils de leur salle commune.

Si les jours passent, pour Draco en revanche rien ne change. Il continue à faire ses devoirs sans grande motivation et pendant les cours il passe son temps à regarder fixement le tableau sans rien voir de ce qui est inscrit. Ou bien son regard s'envole par la fenêtre, rejoignant les nuages et les arbres qui ploient sous la force du vent.

Parfois il sent les yeux d'Harry sur lui, qui le supplient en silence de revenir sur terre, d'écouter le cours ou simplement d'ébaucher un sourire. Mais Draco ne peut pas sourire. Pas quand il est entouré de tous ces gens du moins. Quelques fois quand il est avec Harry, là-haut dans la Tour, un sourire glisse sur ses lèvres. Il lui est même arrivé plusieurs fois de laisser échapper un rire. Mais jamais ici, jamais dans ces couloirs bondés ou ces salles de classe austères.

Il revoit sa mère aussi. Tous les samedis. Son état n'a pas changé. Il ne s'est ni amélioré, ni empiré. Draco ne sait pas comment il devrait se sentir par rapport à cela. Alors il essaie de ne rien sentir du tout.

Dans les couloirs il essaie de ne pas voir tous ces gens qui le dévisagent. Mais dans cette mer de haine, il remarque parfois un regard, un sourire différent, plus doux peut-être. Il est possible que cela ait un lien avec le numéro de La Gazette du Sorcier qui est paru le lendemain de sa rencontre avec sa mère.

La famille Malfoy a-t-elle sombrée dans la folie ? Indiquait en immenses caractères la première page. Il se souvient avoir lu les minuscules lettres serrées à une vitesse épouvantable, son regard si noir qu'il aurait pu brûler le papier blanc.

Alors oui, peut-être que c'est à cause de cela que certains le regardent différemment. Parce qu'ils savent pour sa mère. Peut-être même qu'ils pensent que Draco est lui aussi atteint par ce mal étrange qui ronge l'esprit et détériore le corps.

Mais après tout de ce que les autres pensent, Draco s'en fout non ? Du moins c'est ce dont il essaie de se convaincre. Qu'importe qu'ils l'apprécient ou qu'ils lui crachent dessus derrière son dos : après tout Draco ne leur parle pas.


Harry se tient dans le couloir, avachi contre le mur. Deux Serpentardes discutent joyeusement à côté de lui, lui jetant parfois de petits regards. Rendu mal-à-l'aise par cette observation, Harry se détourne rapidement d'elles et se concentre vers la porte en face de lui. Derrière cette porte, ce tient une des sessions de Sauvez notre avenir ! comme ont fini par le nommé les élèves, qui a – comme son nom l'indique – pour but d'aider les élèves à s'orienter, à trouver un projet professionnel.

La porte s'ouvre brusquement laissant s'échapper un poufsouffle à la mine déconfite.

- Monsieur Potter, c'est à vous, lance la voix sévère de la Directrice McGonagall.

Harry s'avance tout doucement et vient s'installer sur la chaise faisant face à celle de McGonagall. Il essaie de ne pas s'affaler sur sa chaise et de ne pas faire crisser ses pieds en bois sur le sol. Peut-être a-t-il tué un des plus grands mages noirs de tous les temps mais certains traumatismes ne meurent pas. Et devant le Professeur McGonagall il sera toujours cet enfant terrifié de onze ans.

Mais malgré ses craintes, le visage parcheminé de la directrice se détend aussitôt qu'ils sont seuls dans le bureau.

- Eh bien Monsieur Potter, inutile de dire que pour vous l'avenir s'annonce brillant : tous seraient prêts à payer pour pouvoir travailler avec vous. De plus vos notes sont tout à fait satisfaisantes cette année.

Harry hoche la tête sans cesser de fixer le long visage pâle de son ancien professeur.

- D'ailleurs, votre Professeur de Défense-Contre-les-Forces-du-Mal ne cesse de dire du bien de vous.

Elle écrit rapidement quelque chose d'une écriture serrée puis relève la tête et sourit.

- Je suppose que vous souhaitez toujours être Auror, n'est-ce-pas ?

Harry s'agite gauchement sur sa chaise.

- Eh bien justement... J'ai... changé d'avis.

Le Professeur McGonagall lui jette un regard surpris par-dessus ses lunettes.

- Vous ne désirez plus être Auror ?

Harry se mordille nerveusement les lèvres. Il sait que ses joues sont écarlates et le savoir le fait rougir plus encore.

- Oui. Désolé Professeur. Je sais que c'est soudain et étrange mais...

- Inutile de vous excuser Monsieur Potter. Je ne suis pas là pour décider de ce qui vous plaît ou non mais simplement pour vous guider dans votre choix.

Le Professeur McGonagall retire ses lunettes et place ses mains l'une contre l'autre.

- Je dois en revanche avouer que je suis surprise. Tout vous dirigeait vers cette profession. Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ?

Harry hausse les épaules et soupire.

- Je ne sais pas, ça a été une sorte de... réalisation qui a pris des semaines, ou plutôt des mois. Vous voyez, mes parents ont lutté pendant des années au sein de l'Ordre du Phénix dans le but de détruire ce que Voldemort était en train de construire, cela ainsi que le fait que je suis « L'Elu » m'ont conduit a pensé que c'était fait pour moi, que j'étais né dans le but de protéger le monde sorcier.

Harry s'arrête un instant le temps de reprendre sa respiration puis reprend :

- Mais l'année dernière alors que je cherchais ces put... euh... Horcrux avec Ron et Hermione, je me suis rendu compte que tout ça n'était pas moi, que ce n'était pas fait pour moi.

Il tord ses doigts anxieusement.

- Je ne peux juste pas vivre la moitié du temps dans une tente, dormir trois heures par jours. Et surtout c'est terrible pour moi de ne peux savoir si ce que je faitcompte, si ça permettra de sauver des gens, rien qu'une vie ou que tout cela, toute cette douleur ne servira à rien.

McGonagall le regarde avec un petit sourire sur les lèvres.

- D'accord, je comprends tout à fait. Avez-vous donc une idée ?

Harry fixe le vide un instant, pensant à ce dont il ne cesse de penser depuis quelques mois. Il pense à l'A.D., à la joie qu'il avait de voir ses camarades progresser grâce à ses conseils, à son immense satisfaction à chaque fois qu'un élève réussissait un sort difficile.

Il plonge ses yeux dans ceux du Professeur McGonagall et lance sans hésitation :

- Je veux être Professeur.