Merci pour les cœurs et les follow, ça fait super plaisir et ça me donne du courage pour avancer. Merci à Hiyumeta pour la review, j'espère que la suite va te plaire. Merci pour tes compliments, je fais de mon mieux et je suis ravi que le résultat soit autant apprécié. Big up à ceux qui liront et réagiront. Bonne lecture. :)

1. Un problème ?

Quelques temps plus tard...,

Au clair de la lune, un navire est entrain de voguer sur l'eau claire d'une mer quelconque du Nouveau Monde. Les voiles sont tirées et la vigie est désertée depuis quelques heures déjà ; à part la maigre lueur qu'offre l'astre lunaire, barré par les nuages, il fait nuit noire. Les étoiles se sont également tues, mais ça n'empêche pas une silhouette drapée de noir de se faufiler en silence dans l'obscurité du Sunny.

Arrivé à destination, c'est-à-dire devant la porte de la cuisine, l'individu est tant transporté de joie et de satisfaction qu'il en oublie un détail, et pas le moins important. Le plancher grince à cet endroit et c'est son pied qui termine quelques centimètres dedans, et le tout dans un boucan pas possible. Se mordant l'intérieur de la joue, il prie tous les rois marins que personne ne l'ait entendu. Quelques instants après, heureusement, c'est toujours le calme plat.

Avec un soupir de soulagement, Usopp se détend.

Brusquement, la porte en face de lui est ouverte, et une autre silhouette sombre se fait voir. Le sniper va crier de surprise terrifiée lorsque l'autre lui agrippe le collet, et l'attire à l'intérieur. La seconde suivante, il se retrouve effectivement à l'intérieur de la grande cuisine, illuminée par quelques bougies discrètes.

"Encore un peu et tu nous cramais, imbécile !

Usopp met par réflexe les mains devant son visage, apeuré. Cette voix furieuse, c'est celle de Sanji, qui le fixe avec des yeux tout aussi brûlants. Le brun ne sait pas ce qui le fout le plus en rogne, la macabre crise qu'ils traversent depuis quelque semaines, ou sa faute qui n'est pas si grave que ça. Après tout, ce n'est pas comme si un aussi minuscule bruit-...

—Tu sais qu'il a le sommeil très léger, renchérit une Robin un peu moins nerveuse, mais agacée quand même. «N'importe quoi pourrait le réveiller. On doit tous être très prudents si on veut rester en vie.»

Zoro range de justesse son sabre, faisant naître une chaire de poule désagréable à son nakama. «Hm...! Si j'avais encore des forces, tu n'aurais déjà plus la moitié de ton nez, crevard ! Tu es fou ou quoi ?! Tu allais nous réveiller la bête ! Cook, c'était bien joué !

—Ouais, grogne le concerné en se redressant. «Les chaises vont faire du bruit si on les tire, si on prend place sur la table, si on ouvre les marmites, si on se sert trop bruyamment. Bref, j'ai trouvé un truc.»

Nami s'essuie le front avec sa manche. «Je t'en prie Sanji-kun, dis-moi que ce sera mieux qu'avant-hier !

—Je n'en peux plus, Brook gémit à son tour. «Je me sens si faible ! Je n'arrive même plus à chanter et à danser ! Je vais mourir si ça continue comme ça !»

Franky s'accroupit alors à leur niveau, pendant que le blond, silencieux comme un voleur, sort un plat du four. «En plus, ces eaux n'ont carrément pas un seul poisson ! C'est une putain de farce, cette mer !

—Que le ciel nous vienne en aide, gémit Chopper.

—Ah, le ciel...! aboie subitement la navigatrice. «Ils ne veulent pas nous répondre ! Ça fait des plombes que j'essaie de les contacter, mais personne ne dit rien ! Pas de réaction ! Nous sommes condamnés !»

Zoro hausse un sourcil. «De quoi tu parles ?

L'archéologue tapote gentiment la tête de la rousse, qui s'était mise à se lamenter près d'elle. «Ce sont les révolutionnaires. On a ici quelque chose qui leur appartient, mais ils ne veulent rien savoir on dirait.

—Comment ça ? s'enquiert le sniper de l'équipage.

—Qu'est-ce qu'on s'en tape, piaille le petit renne en levant les sabots. «L'important c'est notre survie !»

—En parlant de ça, soupire le vert en se penchant. «Cook, tu prends ton temps, enfoiré ! Tu veux qu'on crève avant que t'aies fini ton boulot ou quoi ?!»

Sanji se retourne brusquement pour le fusiller du regard. «Continue comme ça et ce sont les oiseaux qui vont bouffer ta part, connard ! Je fais aussi vite que je peux ! On ne doit pas faire de bruit, t'as déjà oublié, foutue tête de gazon ?!

—Quoi ?! Mais t'es malade, espèce de sale teigne !

Brook tape discrètement sur la table. «C'est vous qui faites du bruit maintenant ! Pitié, bouclez la !

Chose faite. Le squelette soupire de soulagement, heureusement que ses deux nakamas ont compris son message, lui qu'on ne prend jamais au sérieux. Le cook continue sa besogne de son côté, pendant que son rival triture un pan de sa cape, avec en fond sonore les couinements de Chopper et de Nami. De son côté, le sniper s'ordonne le silence pour ne pas empirer sa situation, malgré les gargouillis que son estomac presque vide fait parvenir à ses oreilles. Il ne vient pas à l'esprit de Brook de chanter un air, ce qui aurait encore affûté les nerfs déjà à vif ainsi que les boulons surchauffés de Franky, qui couché en étoile de mer, fixe le plafond. Il y a une petite fuite, là. Minime, mais bien présente. Si seulement il avait encore de l'énergie dans les bras, si seulement...

—C'est bon, annonce Sanji, triomphant. «J'ai fini !»

Immédiatement, tous ses nakamas se ruent vers lui, impatients. Du riz, du poisson, de la viande, et plein d'autres bonnes choses ; ça devrait tenir dans leurs ventres jusqu'à ce que les réserves du Sunny soient de nouveau remplies. Leur durée de vie ne se limite ces derniers temps qu'à quelques jours, et c'est très frustrant, parce que le Log Pose de Nami ne détecte aucune île à la ronde depuis un moment. Mais il faut que leur capitaine, qui est le responsable de tout ça, continue d'être nourri à hauteur de son appétit. Ce qui n'est pas chose facile pour le cuisinier du navire, qui a trois-...enfin, neuf autres estomacs à remplir.

En silence, le blond distribue avec extrême équité la nourriture, même si ses deux déesses ont bien sûr reçu quelques louches en plus. Une fois que chacun a son bol, encore fumant, le silence revient dans la pièce. Les baguettes dansent, toujours hésitantes.

—Vous ne mangez pas ? finit par demander le cook.

—Toi non plus, remarque le cyborg, son bol en main.

—J'ai plus très faim bizarrement, soupire Brook.

Chopper avale un morceau de viande. «Je suppose que tout le monde se fait du mouron parce que nos réserves sont quasiment épuisées...? Moi aussi !

—C'est vrai qu'on est pas sortis de l'auberge, geint la navigatrice après avoir avalé un verre d'eau. «Le Log Pose est mort. Y'a rien à des kilomètres. Il nous faut un miracle pour trouver une île et à manger !»

—On va plonger, propose Franky en guettant Zoro et Sanji, qui acquiescent. «Tôt demain, à la première heure. S'il n'y a pas de poissons, au moins il peut y avoir des trucs comestibles dans les fonds marins.»

—On est tombés bien bas, ironise le vert.

—Pas le choix, soupire la grande brune en haussant les épaules, son repas presque terminé. «Hm. Vous feriez mieux de manger, les garçons. Pour demain.»

Le silence retombe, seulement entrecoupé par les mastications et les bruits des couverts. Une heure plus tard, de l'eau et de l'alcool sont servis, et Zoro doit se faire violence pour ne pas frapper le cuistot, qui tel le taré qu'il est, profite de la situation pour le faire chier autant qu'il peut. La cuisine est sombre et ce salopard s'amuse à échanger ses boissons.

À bout de forces, le bretteur finit par lâcher l'affaire, et se contente d'accepter l'eau fraîche que lui tend avec un faux bon cœur le blond. Après tout, c'est un fait bien connu que boire de l'alcool, ça creuse. Ce n'est pas prudent d'en consommer trop alors que les réserves de nourriture sont toutes épuisées et qu'ils vont explorer la mer très tôt le lendemain. Ça doit être pour ça que les déesses du cook en ont, et pas lui. Vraiment, quelle sale mouise dans laquelle ils sont empêtrés ! C'est tout juste hors de contrôle !

Bordel, si leurs rivaux et ennemis les voyaient...

Le lendemain matin, malgré l'air glacial et les eaux tout autant inhospitalières, les trois prédisposés se sont jetés têtes les premières à l'intérieur. La pêche n'a pas été spectaculaire comme ils s'y attendaient, mais au moins, il y a cinq énormes créatures dont ils n'ont même pas cherché à connaître les noms ou les origines, qui seront de très précieuses réserves de viande pour les prochaines semaines. Une autre réunion plus tard, il a été convenu qu'il leur faut juste quitter cette mer stérile le plus vite possible.

Frigorifiés, les héros du jour ont ensuite couru sous les douches chaudes pour se réchauffer. Mais Sanji n'a eu le loisir que de prendre une rapide, au lieu du bain moussant en bonne et due forme que ses deux amours avaient fait couler pour lui. Ça lui arrache la cervelle de se le dire, mais c'est la tête de gazon qui y a eu droit, en compagnie de Franky. Ils se sont un peu trop foutus de lui d'ailleurs, oubliant qu'il est le seul sur ce navire qui est garant de leurs vies. Pour la peine, ils auront quelques cuillères en moins que tous les autres, ça leur apprendra à le faire chier !

Le cuistot sort une cigarette de sa poche et la place entre ses lèvres, l'allumant ensuite en sortant de la cuisine, dans laquelle il a fini de disposer toutes les vivres qu'ils ont ramenées de la mer profonde. Il est temps pour lui de prendre la température du côté de leur capitaine, qui est toujours ravi d'avoir son mot à dire sur ce qui est cuisiné sur son navire. Et même si le blond connaît déjà ce qu'il va lui répondre—"de la viande Sanji, y'a que ça de vrai !"—il faut qu'il aille se renseigner. Luffy est tellement imprévisible ces derniers temps, encore plus que les changements des cours marins selon les propos amusés de leur navigatrice. Autant ne pas prendre de risques qu'il aurait pu éviter. Tout ce que leur Luffy adoré veut, il l'obtient, de lui en tout cas, sur un plateau d'argent.

••

Toc, toc, toc. «Boooooss, je peux entrer ?

L'élargissement et la modernisation de leur bateau par le charpentier émérite de ce dernier leur a fait à tous un bien fou. Chacun a désormais son espace, ou presque, mais c'est plus agréable et confortable d'y vivre. Il y a plus de pièces, et donc plus d'espace pour respirer un peu, surtout pour les deux femmes de l'équipage et le capitaine, qui en tant que tel n'a pas boudé sa propre cabine après qu'on l'ait conçue spécialement pour lui. Luffy était aux anges, ce qui a ravi Franky, qui s'est donné à cœur joie pour que ce soit tous ses nakamas qui soient satisfaits. Et il faut avouer qu'il a fait du bon boulot. C'est super !

Des draps qui remuent et un grognement plus tard, le petit brun lui répond avec une voix ensommeillée que sa porte n'est pas verrouillée et qu'il peut donc entrer. Sanji ne se le fait pas dire deux fois et l'ouvre vite, uniquement pour constater que cette dernière est légèrement entravée par des tas de vêtements.

Assez surpris—aussi étonnant que cela puisse être, les affaires de Luffy sont toujours très bien rangées, ainsi que ses quartiers en général—le blond referme derrière lui, dégageant un tas de shorts typiques du célèbre chapeau de paille avec son pied. Il y en a qui ont littéralement explosé, d'autres dont les boutons ont sauté, et certains sont juste méconnaissables...

Qu'est-ce que c'est encore ce chantier ?

Le cook du Sunny pénètre dans la chambre du plus jeune, et le trouve vautré dans son lit, les traits tout tirés et le torse nu dans ses draps opaques. Le reste de son corps est par ailleurs dissimulé par ceux-ci, mais il ne faut pas être un génie pour deviner qu'en dessous, le Mugiwara est totalement à poil.

Sanji laisse échapper une volute de fumée d'entre ses lèvres. C'est vraiment un chantier, ici...

—Alors Luffy, il sourit alors, affable, en s'asseyant sur le lit du capitaine. «Comment tu vas-WAAH !»

Bordel, l'arrière de son pantalon est fichu ! Le lit de Luffy est carrément gorgé d'eau. Mais à quoi il joue encore cet espèce d'idiot ?! Et lui est couché là, le regardant avec ses yeux mi-clos, un sourire amusé aux lèvres ! Merde, peste intérieurement le cuistot en s'emparant d'un des gilets du coupable, tentant désespérément d'essorer son bas avec. Bon sang, il est censé se présenter devant ses déesses avec de l'eau plein les fesses ?! C'est une putain de blague !

Le petit brun met une main devant sa bouche, et vu le mouvement de ses yeux, ce vaurien est entrain de se retenir de rire, et fait tout pour le dissimuler. Son nakama ne peut que l'y encourager, parce que...!

—Luffy, je te promets que si tu rigoles je te cogne !

Le concerné lève les mains en signe de reddition, un vaste sourire comme il sait les faire étirant ses traits de long en large. «T'étais déjà assis quand j'ai voulu te prévenir que c'était mouillé. Désolé, Sanji !

—Ça va..., minaude le blond, renonçant à faire quoi que ce soit pour enlever la tâche. Il n'aura qu'à aller se changer avant le repas. «Et ce gilet, pourquoi tu l'as balancé ? Il ne te plaît plus ? Et les autres ?»

Luffy gonfle les joues en avisant son gros débarras d'habits dans tous les sens de sa chambre. «Je ne sais pas ce qui se passe, je ne rentre plus dedans ! Ça m'énervait, alors je les ai juste balancés, ils ne me servent plus à rien ! C'est tellement pénible...

—Hm, souffle son interlocuteur en balançant le gilet qu'il avait en mains dans un coin. «Je suis désolé de te dire ça mais ce n'est pas surprenant que tu aies un peu gonflé avec tout ce que tu manges...»

—Si tu le dis, répond l'autre, désabusé. «C'est vrai que j'ai pris un peu de ventre...bref, j'ai plus rien à me mettre ! Il me faut des fringues plus grandes !»

Sanji lui sourit en venant ébouriffer ses cheveux, et le brun secoue la tête en riant pour chasser sa main.

—Je peux te faire suivre un régime si tu veux.

Luffy fronce les sourcils. «Un quoi ?! Et pourquoi ?

—Un régime, répète gentiment son vis-à-vis. «C'est pour perdre tes kilos en trop. Et tes habits ne seront plus trop petits, tu pourras encore rentrer dedans.»

—Hm hm ! Et comment ça se passe, ton truc ?

Sanji écrase son mégot sur le mur, avant de lancer ce qu'il en reste dans la poubelle. «Oh, disons que pour fondre assez, il faut...diminuer les rations.

Comme son nakama s'y était attendu, le brun s'est immédiatement tourné vers lui, nerveux. «Jamais ! Pas diminuer ma bouffe ! Je préfère rester gros !

—Ah bon ? le taquine le blond en tendant sa main vers son capitaine. Cette dernière échoue sur son ventre vraiment rebondi, et il ignore le frisson de malaise qui a fait trembler ce dernier. «Même ce bidon énorme, tu ne veux pas qu'il disparaisse ?»

Et là, pour pousser la plaisanterie plus loin et même arracher quelques larmes de rire au petit brun, qu'il sait être assez chatouilleux, Sanji presse ce qui se trouve sous sa grande main, et le cri qui a suivi son geste est si strident qu'il vrille les tympans du cook et le pousse à se reculer, ayant l'impression que les murs se sont effondrés avec cette réaction vraiment choquante de son capitaine. Quel cauchemar, il a la sensation que ses oreilles se sont aussi éclatées...

—Putain Luffy, tu voulais me tuer ou quoi ?!

Le susnommé fait la moue. «Tu m'as fait mal !

—Tu n'es pas en sucre ! s'insurge le concerné en se remettant sur ses jambes. «Juste une toute petite papouille et tu gueules comme ça ?! T'es malade !»

—En tout cas, concède le brun en se recouchant dans son lit toujours humide. «Ne refais plus jamais ça ! Je veux pas faire de régime ! Fais à manger, et beaucoup ! Je veux de la viande ! Beaucoup !»

—J'ai compris, soupire son nakama en haussant les épaules. Ce n'est pas comme s'il ne s'y était pas du tout attendu. «Je vais faire comme tu as dit, boss. Il y a des choses que tu préfères, pour aujourd'hui ?»

—Non, il chouine en lui tournant le dos.

Sanji hausse un sourcil. «Au fait, Luffy ?

—Hmmm ? Tu voulais encore m'embêter ?!

Un soupir. «Pourquoi tu dors dans un lit mouillé ?

Subitement, la sonnerie d'alarme du Sunny se met à tinter, et le cook presse ses paumes de main sur ses oreilles, en ayant vraiment plus que marre de tous les sons possibles et imaginables maintenant. Luffy se retourne vers lui, surpris, et la minute d'après, la voix de baryton de Franky se fait entendre, ainsi que des pas effrénés dans tous les sens, dehors.

—Navires de la Marine en approche ! À six heures !

Sanji peste alors dans sa barbe inexistante. C'est pas vrai, il ne manquait plus qu'eux pour faire de leur passage dans ces eaux mortes une croisière !

—Quoi ?! s'écrie subitement Luffy en se redressant sur ses oreillers trempés. «Hein ?! À six heures ? La Marine ? Mais il sera bientôt midi-...»

Le blond se sert une autre cigarette. «Quand on dit qu'ils sont à six heures, c'est qu'ils viennent du Sud, abruti ! C'est pas le moment de dire des conneries !

Luffy se met alors à rire. «Shishishi ! J'y comprends jamais rien à ces machins ! Sanji, je ne sais pas-...

—Ferme la et mets toi ça sur le dos ! Il faut qu'on les repousse avant qu'ils ne nous encerclent ! Allez !

Le concerné réceptionne tant bien que mal un truc assez large, rouge avec des motifs floraux. Oh, ça ! Un souvenir de Wa ! Il avait complètement oublié ce petit cadeau ; pour le remercier de ses actes là-bas, on lui avait offert entre autres de pleines valises des plus beaux tissus du pays. La chance ! Et c'est très confortable ! En plus d'être joli et tout doux...

Mais à peine il a mis le pied hors de son lit douillet qu'une bouffée de chaleur insupportable l'assaille, avec l'habituel malaise qui se crée dans sa poitrine. Une fois vêtu, il doit d'abord reprendre ses esprits contre le mur, pendant que les autres sont entrain de préparer les boulets de canon et leurs attaques.

Il n'est vraiment pas au top de sa forme depuis un moment, mais la Marine est là. Il faut les dégager de leur chemin, même si Sanji aurait au moins pu être moins agressif. Ça va quoi, ce n'est que la Marine !

•••

Ce n'est...ah ! Que la...Marine. Ouais, c'est bien eux.

Putain, il se sent comme une enclume. Et il n'est même pas dans l'eau ! Il n'ose pas imaginer ce qui se passerait s'il se faisait éjecter du Sunny. Ah non, on parle pas de malheur, comme ça il n'arrive pas !

—Vous en avez déjà fini ? bâille le brun en tirant les pieds, rejoignant tant bien que mal son équipage.

Nami déboulonne son Climat-Tact, et un gros nuage encore plus paresseux que son capitaine en sort, et regarde autour de lui. «De quoi tu parles, Luffy ?!

—Ils sont assez nombreux, crie Usopp en revenant de la vigie du navire, paniqué. «On est perdus !»

—Vous peut-être, mais pas mes déesses tant que je serai là, roucoule Sanji en se plaçant avec ferveur en face de Robin, les yeux en cœur. «N'est-ce pas ma Robin d'amour~?»

L'archéologue secoue la main, souriante. «Je peux tout à fait me défendre toute seule, tu sais. Et Nami aussi. Merci Sanji, mais c'est pas la peine...

Son interlocuteur s'empresse d'acquiescer. «Mais où avais-je donc l'esprit ?! Vous êtes aussi fortes que belles, mes chéries...! Vous êtes parfaites !

—C'est pas le moment ero-cook, intervient Zoro en prenant un sabre dans chaque main. «Je ne pense pas qu'il faudra trop en faire, je ne sens pas d'aura très forte sur leurs navires. Et toi, Usopp ?»

Il sursaute, puis se pointe du doigt. «Hein ? Moi ?

—Mais oui toi, répond Brook. «Tu as déjà oublié que tu as le meilleur Haki de l'observation ? Bouge toi !»

Le sniper, incrédule, se sent soudain pousser des ailes, et essuie une fausse larme de joie au coin de son œil. Luffy lui sourit gentiment, et c'est tout ce qu'il lui manquait pour se tourner vers le large, et pointer leurs ennemis, au loin. «Je vois...je vois...!

Chopper vient près de lui. «Qu'est-ce que tu vois ?!

Un ange passe. Puis deux, trois, quatre, cinq...

Ce n'est qu'un boulet de canon tiré vers le Sunny qui les tire tous de leur léthargie, et Sanji se dépêche de le retourner contre ses envoyeurs d'un coup de pied sec, avant de retomber sur ses jambes, exaspéré.

—Usopp..., il finit par grogner. «T'es sérieux là ?»

—C'était quoi, une blague ? ricane Franky, hilare.

Zoro soupire en se détournant. «On peut vraiment pas te faire confiance dans les moments de crise...

De son côté, l'autre brun en a la lèvre qui tremble, des larmes amères roulant sur ses joues. Pourquoi c'est pile quand il veut montrer ses preuves que son pouvoir lui fait toujours faux bond ?! Il est trop nul !

Un bras coule ensuite sur son épaule, et il se tourne pour faire face à son capitaine, qui lui sourit encore plus fort, contrairement aux autres. «T'en fais pas, ils te saoulent tous comme ça mais eux non plus ne sont pas mieux ! Je suis sûr que tu vas réussir ! La prochaine fois, t'en fais pas ! T'es pas mon nakama pour rien, quand même ! Shishishishi !

Le sniper sent encore les larmes revenir. «Luffy...!

Zeus éternue brusquement, attirant l'attention de tout le monde. «De ce que moi aussi je peux voir, il n'y a pas de costauds sur ces navires. Ça doit être une simple patrouille de routine, maîtresse Nami !

Elle acquiesce, soulagée. «Si tu le dis ! Tant mieux !

Le cuistot de l'équipage s'enflamme alors, pointant un doigt accusateur sur le Homie. «Sale nuage, je dois te dire combien de fois que c'est moi, moi et encore moi, l'unique esclave de Nami chérie sur ce navire ?! Je ne te conseille pas de tenter de me voler ma place, parce que sinon-...!

"Ta gueule, Vinsmoke Sanji ! Haut les mains !

Zoro pouffe de rire. «J'aurais pas dit mieux...

Le susnommé n'a pas le temps de copieusement lui répondre qu'un pont improvisé en bois a été établi entre le plus gros des trois navires de la Marine et le Sunny, au grand dam du cyborg, qui s'empresse de le détruire d'un mouvement de bras, mais c'est trop tard. Une bonne partie des soldats en blanc et bleu sont déjà sur le navire, des sourires terrifiés ornant leurs lèvres, et les jambes tremblantes. L'équipage du célèbre chapeau de paille n'arrête plus de faire parler de lui dans le Nouveau Monde, et une "simple patrouille de routine" s'est transformée en combat contre ces dangereux pirates. Mais ils ne pouvaient pas fuir, les haut-gradés les auraient trucidés...!

—L-les Mugiwara ! bégaie finalement l'un d'eux, arborant quelques misérables galons. «Si vous tenez à l-la vie, rendez vous...immédiatement !»

Le cuistot du Sunny allume nerveusement une autre cigarette, fumante entre ses lèvres, avant de ranger son briquet dans sa poche. «Je cherche celui qui a osé me dire ma gueule ! Qu'il avance ou c'est tout le monde que je démonte ! Dépêchez-vous !

—Ne nous donne pas d'ordres ! peste un Marine en retirant la sécurité de son arme. «Rendez vous !»

—Et "s'il vous plaît", c'est pour les chiens ? ironise Robin en plaçant ses mains en position d'attaque.

—La ferme, Nico Robin ! Et vous, FEU À VOLONTÉ !

Les fusils sont alors braqués sur eux, et les balles se mettent à pleuvoir dans tous les sens. Tout en sautant pour s'écarter de la scène de crime, Franky se plaint bruyamment sur le boulot que les impacts vont lui donner à faire disparaître. Chopper lui hurle que c'est pas le moment et Usopp se dépêche de se terrer derrière un Zoro mécontent. Brook en perd le crâne et Sanji promet mille morts à celui qui a dit à sa Robin d'amour de la fermer. Celle-ci et Nami se retranchent en arrière sur Zeus, qui est déjà noir et prêt à balancer des éclairs. Sa maîtresse lui donne immédiatement le signal une fois que tous ses amis sont derrière...-hein quoi ?! Il manque quelqu'un !

—Attends ! la rousse s'écrie, mais c'est trop tard.

Ils écarquillent alors les yeux, les ondes de choc du Homie illuminant déjà le navire entier. «LUFFY !

Les éclairs pleuvent, électrocutant tous les soldats de la Marine, qui tombent ensuite tous au sol, noirs de fumée. Seul celui assez gradé a pu en réchapper, arborant quelques blessures légères. Il semble qu'il s'est servi de certains de ses subordonnés pour se protéger lui-même...ce qui n'est vraiment pas dans les goûts de leurs adversaires, surtout le cuisinier, qui ne se fait pas prier pour s'avancer vers lui, l'air sombre et menaçant. Il déglutit, anticipant la baston qui arrive à grands pas vers lui, mais c'est sur autre chose qu'il cogne alors qu'il se recule, effrayé.

Le Marine se retourne, et est pris d'un haut-le-cœur retentissant. Ce type lui dit quelque chose, mais en même temps, ça ne peut pas être lui ! Qui est-ce ?! En tout cas, ce n'est clairement pas un mannequin...

—Bon sang Luffy, soupire la navigatrice du navire en sautant de son nuage. «Tu nous as foutu une de ces trouilles ! Pourquoi tu ne t'es pas enfui quand ils ont commencé à tirer ?! Zeus ne t'a pas fait mal ?!»

—Je ne l'ai pas fait exprès, dit le nuage. «Je voulais juste vous protéger toi et tes amis, maîtresse !»

—On avait compris, Sanji grogne en le guettant.

—Je vais bien, sourit le capitaine du navire. «C'est pas la peine de le gronder ! Je n'ai rien senti du tout, shishishishi ! C'était comme un coup de vent...»

Zeus s'approche aussi de lui avec un sourire. «Tu es devenu très fort, chapeau de paille ! Mes éclairs, ils touchent même les Logia d'habitude ! Waouh !

Le Marine, toujours à terre, tressaille. Quoi...?!

—Shishishi ! rit le brun, les poings sur les hanches. «Bien sûr que je suis très fort ! Rien ne me résiste !»

Alors c'est le Mugiwara...?! «Mais comment...AÏE !

—T'es encore là toi ?! peste le cook en écrasant sa main ensanglantée sous son talon. «Qu'est-ce que tu fiches, ramasse tes soldats et cassez-vous !»

Luffy se penche sur lui, son éternel sourire étirant son visage de long en large, mais le Marine n'arrive qu'à en voir la moitié de là où il est. «Votre base est dans le coin ? Vous n'êtes pas venus de loin, hein ?

Son interlocuteur se braque, méfiant. «Pourquoi ?!

Robin s'accroupit devant lui. «Tu n'es pas vraiment en état de poser des questions, tu sais ? Comment tu t'appelles ? Ah, c'est écrit sur ta chemise...

—Laissez-moi tranquille ! couine le susnommé en tapant la main qui avait fleuri sur son épaule. «Je vais prendre mes hommes et m'en aller ! Promis !»

Une épée vient se placer à quelques millimètres de la peau de son cou, la faisant un peu saigner. «Le capitaine t'a demandé quelque chose. Réponds !

—Notre base...n'est pas dans les environs...!

—Allez, tu peux nous le dire ! sourit méchamment Nami, sifflant son nuage de combat qui s'empresse d'accourir à ses côtés. «Ou tu préfères juste après un petit traitement spécial avec Zeus ?»

Usopp croise les bras. «C'est pas une bonne idée !

—Il y a peut-être des Amiraux là-bas, geint le renne.

—C'est super pas prudent d'y aller ! Je dis non !

—Je n'ai pas envie de me battre, soupire le bretteur.

—Yohohoho~où est passé mon crâne ? Comment je suis censé me battre contre un Amiral sans tête ?!

—Arrêtez de faire vos chochottes, ricane le Homie.

Sanji le fusille du regard, vexé. «Boucle la, Zeus !

—Ils ont raison Luffy, statue la grande brune. «Je sais que ces derniers jours on a rien à faire, mais ce n'est pas une raison pour chercher des noises.»

Le brun les regarde à tour de rôle. «Je pensais que les réserves de nourriture étaient épuisées ! Vous ne voulez pas qu'on refasse le plein maintenant ?

Le Marine fronce les sourcils, et Sanji le fait encore hurler de douleur en écrasant sa main. «Mais non, il n'y a absolument pas de quoi se plaindre, Luffy ! On a encore beaucoup à manger ! Ne t'en fais pas !

Les autres acquiescent, ayant vite compris ce que le blond leur demande de faire croire au bêta qui leur sert de capitaine. Qu'un équipage aussi redouté que le leur n'aie plus de nourriture, ce serait une aubaine en or pour leurs traqueurs invétérés. Luffy n'insiste heureusement pas et fait signe au cook de libérer la main déjà en vraiment sale état de leur adversaire.

—Bon, je vais être gentil cette fois, il dit finalement en reportant ses yeux ronds sur celui qui est à terre devant lui. «Comme toutes les fois d'ailleurs, ah !»

—Abrège, sourit discrètement l'archéologue.

—Prends tes hommes et partez ! Devenez plus forts et revenez nous affronter, shishishishi ! On sera là !

Ses nakamas en restent cois, puis dans un commun rire, lèvent tous les yeux au ciel, exaspérés. Il n'y a vraiment que leur capitaine bien-aimé pour rétamer ses ennemis en leur demandant de se repointer.

En tout cas, le Marine n'a pas l'air de vouloir faire ce qu'il a dit. L'homme crache un filet de salive mêlé à du sang, et un sourire mauvais étire ses lèvres, les yeux rivés sur le Mugiwara. «J'ai pas besoin de ta pitié, saleté de pirate ! Espèce de gros lard !

Son vis-à-vis en reste bouche bée, et un retour en arrière, dans ses souvenirs de ces derniers temps, se met lentement à se dérouler dans son cerveau.

Gros lard...? Gros lard...Gros ! Gros, gros ! Gros !

Ses amis se réunissent en catimini, ces jours-ci...

"Vous ne trouvez pas que Luffy a grossi ?

"En même temps, avec tout ce gras qu'il avale...

"Oi, c'est sa faute s'il est devenu autant enrobé !

"On n'y peut rien. C'est normal qu'il grossisse...

"J'ai pas besoin de ta pitié...gros lard !

Les mots résonnent longtemps dans les oreilles de Luffy, et pour une raison inconnue, il a très envie de tout casser, sa tête y compris, pour que ça s'arrête.

Lui, un gros lard ?! Lui, un gros lard...! Comment ce minable ose lui parler sur ce ton ?! Lui, le chapeau de paille ! Lui qui a fait trembler tout le Nouveau Monde ! Comment ose t-il ! Il n'est pas si gros en plus ! Pourquoi tout le monde pense ça de lui ?!

—Enfoiré...! peste le cyborg en s'approchant. «C'est à notre captain que tu parles comme ça ?!»

Zeus se penche discrètement entre Nami et Robin, avec un air amusé. «C'est pas tout à fait faux...

—Chut ! s'empresse de le faire taire l'archéologue.

—Pfff, pouffe le Marine en toisant Luffy, qui n'a pas encore réagi à son insulte, la tête baissée. «Je me disais que le célèbre Mugiwara serait un beau jeune homme surpuissant, mais en fait c'est juste un gros tas de graisse dégoûtant ! Regardez-moi ce bidon ! Tu ne penses qu'à la bouffe hein, sale porc ?!»

Zoro dégaine toutes ses lames d'un coup. «Toi...!

—On va te buter ! renchérit Chopper en tenant une de ses rumble balls entre ses sabots. «Connard !»

Brook se tourne vers leur capitaine. «Luffy, tu-...

—NON ! crie le concerné en déployant sa force, qui soumet tout de suite tous ceux présents sur place. «JE NE SUIS PAS GROS ! JE NE SUIS PAS GROS ! JE NE SUIS PAS GROS ! JE NE SUIS PAS-...»

Le Marine lève la main, apeuré. «GROS ! Oui ! Hein ?

—Mauvaise réponse, ironise le nuage orageux.

Le brun pose un regard noir comme la nuit sur lui, et la seconde d'après, il l'arrête par le cou, et le lance violemment vers les bateaux tous frappés de leur emblème. Puis il étire ses bras, toujours en sombre furie, et les intrus sur le Sunny rejoignent le premier malheureux. Ils n'ont pas le temps de souffler que Luffy se tient au-dessus d'eux, méconnaissable.

—GOMU GOMU NO-...!

Zeus retourne vite dans le Tact. «Ça va barder ! Je ferais mieux de me barrer...à plus maîtresse Nami !

—C'est ça, casse-toi sale lâche ! s'écrie le cuistot.

—Il a l'air vraiment en rogne, constate Usopp.

Brook croise les bras. «Quand on a dit qu'il est g-...

Ils se retournent tous sur lui, nerveux. «La ferme...!

—...ELEPHANT GUN !

Les cris de terreur ont été engloutis par la mer, ainsi que les décombres des navires de la Marine. Luffy retombe sur le Sunny, transpirant la nervosité, une émotion qui ne lui ressemble pas, et chacun de ses nakamas s'écarte prudemment de son chemin. Mais le brun s'arrête brutalement, leur faisant tous face, les sourcils froncés et les poings sur les hanches.

On dirait que le sort des naufragés, qui nagent le plus loin possible aussi vite qu'ils peuvent, n'est plus digne de son intérêt. Au contraire...

—Hey les amis ! il sourit alors, raide. «C'est vrai ?»

Robin hausse un sourcil. «Qu'est-ce qui est vrai ?

—Ce qu'il a dit ! C'est vrai que je suis trop gros ?!

Personne ne répond sur le moment, mais son œil droit se plisse dangereusement, faisant tressaillir ses seconds. Usopp s'avance alors. «Pas du tout !

Le signal est donné, et Franky hoche la tête. «Tu ne devrais pas écouter ce con, captain ! T'es pas gros !

—C'est ce kimono, sourit le blond, gêné. «Il donne l'impression que tu es...plus large, c'est tout.»

—Depuis quand tu écoutes la Marine, Luffy ? tente Chopper, voulant détendre l'atmosphère. «Hein...?»

Le brun sourit alors, éclatant de soulagement. «Oh, vous avez raison, j'ai eu si peur ! Quelle idée, bien sûr qu'il a dit ça pour que je me fâche ! Nan ?!

La majorité s'accorde avec lui et Nami soupire.

—On dirait bien, fait simplement Robin, prudente.

—Shishishi ! Alors je suis pas gros ! Je suis pas-...

—Si, une voix grave retentit au fond. «Tu l'es.»

Blanc.

Chacun retient son souffle lorsque le capitaine du Sunny, le terrible Mugiwara, se tourne vers Zoro, le sourire si charmant qu'il avait froissé sur ses lèvres.

—C'est toi qui as parlé ? Qu'est-ce que t'as dit ?

Pas à pas, il avance vers son nakama, et tous ceux qui sont restés aux alentours s'empressent de filer.

—J'ai dit que tu as pris beaucoup de poids, soupire son interlocuteur, rangeant calmement son épée dans son fourreau. «En clair, ouais, t'es énorme.»

Luffy se met à marcher plus vite. «Oh. Vraiment ?

—Ouais. Désolé si ça te fait de la peine, mais-...

Le vert n'a pas le temps de terminer sa phrase. Son capitaine s'est jeté sur lui, les larmes roulant toutes en grosses gouttes sur ses joues gonflées. Zoro ne sait pas quoi faire, mais lorsqu'il lève les yeux vers leurs amis pour qu'ils lui disent quoi faire avec un Luffy abattu entrain de sangloter sur son torse, ils ont disparu. Tous. Quels enfoirés !

—Luffy, arrête de pleurer...c'était pas méchant...

Le brun renifle bruyamment. «Je suis gros, hein ?! Bien sûr que je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec moi, Zoro ! Mais je sais pas quoiiii ! Je veux plus être comme t'as dit, je veux être comme avant !

Son nakama pose une main sur son épaule, et avec un maigre sourire, le repousse doucement. «On va t'aider, ne t'inquiète pas...c'est pas si grave ! Okay ?

—O-Okay...! chouine son vis-à-vis. «Vous tous ?»

—Mais oui nous tous, peste le bretteur en guettant les yeux et les oreilles qui dépassent de partout sur le navire. «J'ai pas raison vous autres ?!»

Un instant de flottement. «OUAIS !

—Shishishishi ! Je vous aime tellement, mes amis !

—Nous aussi on t'aime, Luffy ! Et t'es pas si gros !

—Et t'es pas flippant quand tu te fâches non plus !

Les larmes aux yeux, il tend les mains. «JE SAIS !

Un câlin collectif auquel il a réussi à s'extirper en vitesse plus tard, Zoro se demande vraiment ce que tous ces pirates qui les envient, les haïssent tous ou veulent leur peau, penseraient en les voyant. Enfin, surtout le redouté chapeau de paille, qui n'est plus que l'ombre de lui-même...c'est étrange.

Luffy a vraiment un problème, lui-même le sent...

Ils ont promis de l'aider. Si ce n'est qu'une affaire de poids, ça devrait aller. Cependant, il ne peut pas du tout s'empêcher d'avoir un arrière-goût aigre dans la gorge. Quelque chose d'autre se trame ? Non...

En tout cas, Zoro ne peut que l'espérer.