Petit mot de l'auteure : Joyeux anniversaire Lunaaa ! J'espère que ce petit texte te plaira (et pour les autres qui lisent, j'espère que vous aimerez aussi !)
Comme dit dans le résumé, c'est un UA animal crossing. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un jeu vidéo qui consiste à chiller sur sa petite île, visiter le musée, s'occuper de la mairie et cueillir des fruits. C'est cool quoi.
Aller bonne lecture !
Si il y avait bien une rivalité qui fascinait Mary-Margaret, c'était celle qu'entretenait Regina et Rumplestilskin depuis des années maintenant.
La première tenait d'une main de fer l'île de Storybrooke en sa qualité de mairesse. Aucun événement, qu'il soit festif ou commémoratif, ne pouvait se faire sans son accord. De même, elle avait le contrôle sur les exportations et importations, pouvait refuser des subventions aux établissements publics de l'île – notamment le musée, ce qui concernait de plein fouet Mary Margaret qui y travaillait. Tous craignaient ainsi la brune dont l'écho de ses talons aiguille étaient bien souvent annonciateurs de danger imminent.
Une seule personne inspirait autant (voir plus) de crainte aux habitants : Rumplestilskin. Certains, ignares de la vie de l'île, auraient pu le prendre pour un simple commerçant, tenant une boutique de meubles et objets dans le quartier marchand. Les locaux eux, savaient que l'influence du « boiteux », comme le surnommaient en murmurant certains, était bien loin de se limiter à un magasin. Immensément riche, il avait la main mise sur toutes les constructions de la ville, pouvait aisément détruire la réputation de quelqu'un et faire de la vie d'un autre un enfer. Il n'y avait qu'à voir la manière dont il avait expulsé de sa boutique de fleur le pauvre monsieur Moe.
Ainsi, trouvant un rival l'un dans l'autre, les deux tout puissants se livraient une compétition féroce et sans répit. Il n'y avait que deux choses qui les rapprochait : leur amour du pouvoir, et leur amour de Storybrooke. Car même s'ils l'exprimaient d'une manière qui constituait souvent à se tirer dans les pattes, les deux aimaient sincèrement leur île et faisait tout pour la développer.
C'est pourquoi, lorsque Sidney Glass vint trouver un jour Regina pour lui montrer le dernier numéro de la Gazette continentale, la mairesse alla trouver son ennemi de toujours. Seul Rumplestilskin serait susceptible de trouver une solution pour résoudre le léger problème qui risquait de s'abattre bientôt sur l'île.
Après avoir hautainement accueillie sa mairesse, Rumplestilskin finit par ranger son sourire narquois en entendant les propos de celle-ci :
- C'est une véritable horreur... déclara-t-il, le ton grave. Si cet article est diffusé, nous perdrons toute crédibilité, cela sera catastrophique pour l'île !
- Je ne vous le fait pas dire, confirma Regina, les joues rouges d'une rage écarlate. Les touristes viennent pour deux choses : le cadre bucolique de Storybrooke, et la réputation du musée ! S'il apparaît que certaines des œuvres sont fausses... cela sera un coup extrêmement dur pour l'économie de tous ici.
- Sommes-nous absolument sûrs que le musée est concerné ? L'article parle d'un faussaire ce... comment s'appelle-til déjà ?
- Peter Pan, monsieur, répondit Sidney. Mais il se fait connaître dans le milieu sous le nom de Rounard.
- Très bien, donc ce Rounard, a en effet fait des faux. Mais est-on vraiment sûrs que Madame Blanchart en a acheté ?
- Pour cela, il faudra lui demander, répondit Regina. Je sais que nous sommes généralement opposés, mais puis-je compter sur vous pour cette affaire ?
- Bien évidement. Je ne peux laisser mon île partir en fumée.
- C'est mon île, ne put s'empêcher de le reprendre Regina en commençant à se mettre en marche.
Lorsque Rumplestilskin grommela que non et que Regina en fit de même, Sidney ne put s'empêcher de se dire que la journée allait être longue.
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Mary-Margaret était en train de savourer un délicieux cake aux carottes lorsque son monde bascula. Sa matinée pourtant calme venait d'entrer dans un monde de chaos alors que la porte d'entrée s'ouvrit. D'ordinaire, elle était heureuse d'accueillir des visiteurs dans son établissements, mais son cœur se figea en constatant que les nouveaux venus n'étaient autres que Regina et Rumplestilskin. Si leur duo la fascinait, elle n'en restait pas moins consciente de leur dangerosité, et s'amusait généralement à les observait de loin. Là, les deux se trouvaient non seulement côte à côte, mais surtout à dix centimètres d'elle, l'air complètement furieux.
Oui, quelque chose lui disait qu'elle n'allait pas passer un bon quart d'heure.
Ce qui fut bien évidement le cas lorsque la mairesse commença à lui crier dessus à toute vitesse. D'ordinaire, Mary Margaret aurait pu en éprouver un sentiment de peur teinté d'injustice qui s'accompagnait souvent du questionnement suivant : pourquoi la mairesse était-elle si méchante ? Mais en entendant ce qu'elle avait à la dire cette fois-ci, la conservatrice ne put qu'être honte et panique.
- Un faussaire ? Demanda-t-elle estomaquée, refusant de bien comprendre.
- Oui, déclara sobrement Rumplestilskin – ce qui en était presque plus effrayant. Nous savons qu'il est venu sur l'île le mois dernier. Avez-vous oui ou non acquis quelque chose ?
- Oui et non, répondit la jeune femme en priant pour que sa dernière heure ne vienne pas. J'ai mis une option pour l'achat d'une figurine Dogu, ce sont des productions incroyables vous savez. Elles...
- On s'en fiche, Miss Blanchard, la coupa sèchement Regina. J'imagine que si vous n'avez pour l'instant rien acheté, c'est déjà ça. Mais vous être fait suffisamment avoir pour avoir posé une option reste un problème si quelqu'un le découvrait. La crédibilité de toute l'île en prendrait un coup.
- Quelqu'un est-il au courant de cela ? Demanda Rumplestilskin.
- Mon assistant, Henry, mais il ne dira rien. Et sinon, Rounard, évidement. Je ne pense pas que ce soit le genre de personnage à faire équipe avec qui que ce soit, mais il peut avoir gardé trace de transactions ou futures transactions dans des carnets ou comptes, qui risquent d'être rapidement saisies par la justice maintenant qu'il a été percé à jour.
- Autrement dit, il va falloir agir rapidement... déclara Rumplestilskin.
- Nous sommes bien d'accord... rien de tout ceci ne sort de cette pièce ? Demanda Regina d'une voix menaçante.
Tous acquiescèrent vivement – Mary-Margaret et Sydney parce que les deux là l'effrayaient, et Rumplestilskin parce qu'il était déjà tout occupé à trouver par quels moyens il pourrait bien faire disparaître toute trace compromettante.
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La nuit était tombée depuis bien longtemps lorsqu'ils revinrent enfin du continent. Crochet, le capitaine du navire, avait été un moment en colère d'être sollicité à des horaires aussi tardifs, mais avait vite cessé de protester en voyant les deux personnes les plus craintes de l'île lui demander un service. On ne disait pas non au Ténébreux et à la mairesse, surtout lorsqu'ils vous regardaient avec des éclairs dans les yeux.
Maintenant qu'ils étaient enfin rentrés sur leur petite île, leur mission achevée, ils semblaient toutefois apaisé. La mairesse avait même enlevé ses hauts talons noirs pour marcher pieds nus dans le sable.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-elle sèchement à Rumplestilskin, qui regardait médusé la scène sous ses yeux.
- Rien. Je me disais simplement que cela faisait bien longtemps que je n'ai pas fait de tel. Je crois qu'une part de moi manque ce laisser aller.
- Alors laissez-vous aller, nous sommes seuls ici. Je vous promet de ne pas me servir de cette information contre vous.
Sa remarque fit rire son rival, qui se baissa pour retirer à son tour ses chaussures et chaussettes, la tâche rendue plus difficile par son handicap. Lorsqu'il eu terminé, ce fut avec un sourire enfantin qu'il se releva.
- Cela fait du bien, déclara-t-il après avoir fait quelques pas.
Ces derniers étaient rendus maladroits par l'impossibilité qu'il avait de marcher correctement, son éternelle canne qui le caractérisait si bien étant inutile sur ce sol mouvant.
- Vous pouvez vous appuyez sur moi, proposa Regina. Oh, aller, ne me regardez pas comme ça. Je me suis bien appuyée sur vous et inversement aujourd'hui pour régler efficacement cette histoire. Cela ne serait que dans la continuité, non ?
- Vous avez sans doute raison, fini par dire Rumple en attrapant son bras.
Ils marchèrent ainsi le long de la mer quelques minutes, savourant le silence de la nuit autour d'eux.
- Vous savez, finit par dire Rumplestilskin, je ne vous déteste pas, même si nombreux le pensent. Bien au contraire, je vous respecte beaucoup. Toute cette compétition entre nous... c'est quelque chose que j'apprécie, qui me pousse à toujours faire mieux.
- Je pense que c'est la même chose pour moi. La vie serait plus terne sans vous à écraser.
- Je vais faire semblant de vous croire quand vous dites que c'est vous qui m'écraser.
- Évidement que c'est moi ! Et ce, dès demain.
- Très bien, nous verrons demain, dans ce cas. Mais d'ici là... peut-être pourrions nous profiter simplement de cette nuit étoilée ?
- Cela me semble être une bonne idée.
Ce fut finalement main dans la main qu'ils terminèrent leur balade.
Petit mot de fin : pour l'anecdote, on peut vraiment acheter un Dogu à Rounard. Mes trois années en histoire de l'art m'auront au moins servi à repérer les vrais et les faux chez Rounard.
Encore un bon anniv maman chat ! Et une bonne soirée à tout le monde !
