Chapitre 10 : Une journée ordinaire.

- La victoire du tournoi revient à Seigaku ! La seconde place à Fudomine ! Fin du tournoi ! Annoncèrent les hauts parleurs. Bonne chance à tous pour le tournoi suivant !

Les joueurs sortirent du court en souriant.

- On perdra pas la prochaine fois ! Lança un joueur de Fudomine.

- Ouais, on verra ça, répliqua Kikumaru.

- Tiens, v'là la Vipère, lança Kamio en apercevant Kaidoh, qui grogna.

- Ta gueule, l'obsédé du rythme, marmonna le serpent.

- Echizen-kun, lança Shinji. Désolé pour ton œil. Ça va ? Remarque j'y suis pour rien. Ah, j'ai compris… Tu l'as fait exprès, hein ? Je suis sûr que c'était fait exprès…

- Shinji ! L'interrompit son capitaine tandis que Ryoma s'éloignait en haussant les épaules.

La coach attrapa Echizen par le bras et le tira vers sa voiture en marmonnant qu'il fallait allait voir à l'hôpital pour soigner ça, sous le regard amusé de l'équipe. Une fois Ryoma, Sakuno, Ryuzaki-sensei et Tomoka partie – elle devait rentrer chez elle – Kawamura interpella tout le monde.

- Je viens d'appeler mon père pour lui annoncer notre victoire, et il a invité tout le monde à manger des sushis ! Rendez-vous d'ici 1 heure devant le restau !

- Yatta ! Hurla Kikumaru. Des sushis, des sushis, des sushis !

- Je ne sais pas où se trouve le restaurant, Kawamura-senpai, marmonna Aelita.

- On viendra te chercher devant chez toi ! T'as qu'à nous montrer où t'habites, sourit Oishi.

- C'est pas très loin d'ici, on y sera d'ici dix minutes à pieds.

Et la petite troupe se mit en marche vers l'Auberge d'Aelita. Elle mourrait d'envie d'enlever sa tenue de pom-pom-girl, et avait discrètement fourré ses pompons dans son sac pour ne pas avoir à se les trimballer durant tout le trajet. Ce dernier fut relativement joyeux. Tout le monde criait, discutait, rigolait. En arrivant vers l'auberge, il ne restait cependant plus que Fuji, Momoshiro et Tezuka, les autres ayant pris des chemins différents pour rentrer chez eux.

- Oh, c'est un hôtel ? Demanda Fuji.

- En quelque sorte. Ca accueille à prix cassé les étudiants étrangers, du coup c'est très joyeux et convivial.

- Marrant. Bon, on passe te chercher d'ici 45 minutes, ok ? Sois prête !

- Je serais à l'heure, répliqua la fillette en rentrant.

La fillette salua les réceptionnistes et monta dans sa chambre. Il était 18 heures, s'ils allaient manger au restaurant, ils risqueraient de revenir tard… Mieux valait qu'elle se prépare à manger immédiatement.

Aelita jeta un œil à ce qu'elle avait dans son frigo. Œufs, farine, sucre, riz rond, nori, crevettes, lait et quelques autres trucs. Qu'est ce qu'elle allait bien pouvoir faire ? En soupirant, la fillette entreprit de faire une omelette roulée comme sa mère le lui avait appris. C'était l'un des seuls plats qu'elle savait faire correctement. Attrapant une poêle dans le placard de la petite cuisine, elle entreprit de casser les œufs dedans. Au fur et à mesure qu'ils cuisaient, elle les roulait à l'aide d'une spatule en bois.

Puis elle les laissa cuire quelques minutes de plus tandis qu'elle commençait à faire cuire le riz. Elle allait une nouvelle fois se faire des onigiris. Une fois ces derniers faits et l'omelette cuite, elle rangea ces deux préparations dans sa boîte à bento. Cependant, elle ne pouvait décemment pas manger que ça. En soupirant, elle se rendit une nouvelle fois aux ordinateurs et imprima en vitesse de nouvelles recettes faciles à faire. Il ne lui restait qu'une demi-heure avant l'arrivée de ses senpai.

Finalement, après dix minutes passées à chercher comment faire suffisamment à manger rapidement… elle abandonna, et descendit acheter un pain à la pèche, un paquet de chips aux crevettes et trois beignets de crevettes cuisinés sur place et dont la bonne odeur embaumait tout le magasin. Elle prépara rapidement son bento et alla s'habiller.

Elle enfila sa jupette, son chemisier, parvint à mettre ses chaussures et se débattit 5 bonnes minutes avec son nœud. Puis finit par abandonne, l'heure de sortir arrivant. Elle se présenta donc à Momoshiro, qui était venu seul, avec un nœud de traviole, les cheveux pas très bien coiffés et un air un peu fatigué. Cela le fit sourire, puis ils partirent tous les deux vers le restaurant de Kawamura. Quand ils arrivèrent, elle entendit des rires à l'intérieur, et vit un panneau « fermé pour la soirée » accroché sur la porte. Momo ouvrit cette dernière et la précéda à l'intérieur. Tout le monde était déjà là, sauf Ryuzaki-sensei, Sakuno et Echizen, qui n'étaient pas encore revenus de l'hôpital.

- Tiens, vous êtes enfin là !

A l'intérieur, ça sentait bon les sushis. Normal, puisque c'était un restaurant de sushis. Entraînée par les autres, Aelita se retrouva assise devant une petite table basse, face à des sushis qui avaient vraiment une bonne tête. L'ambiance était excellente dans la pièce. Tout le monde riait, s'amusait, c'était génial !

Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit. La silhouette d'Echizen se dessina dans l'encadrement de la porte. Puis cette dernière se referma, et on put voir l'ombre du jeune garçon s'éloigner. C'était sans compter sur Momoshiro, qui en deux pas de géant avait rejoint l'entrée, rouvert la porte et tiré Echizen à l'intérieur. Puis il l'avait emmené devant Shiba, qui attendait avec son appareil, et le tint fermement tandis que la femme prenait une photo, sourire aux lèvres.

- Qu'est-ce qui se passe ? Marmonna Echizen dans sa barbe.

- Tu vois bien, non ?!

- Tu manges quoi ? Lui demanda Taka-san. On est dans le restau de mon père, alors sers toi !

La père de Taka-san, justement, discutait avec Ryuzaki-san. Il lui tendit un verre de saké, qu'elle refusa poliment. Alors le vieil homme se tourna vers Tezuka et lui proposa à son tour un verre de saké, en l'appelant « sensei ».

- Je suis Tezuka, le capitaine du club.

- Ah euh… désolé ! marmonna le restaurateur, surpris.

Aelita, Fuji et Momoshiro éclatèrent de rire. Il fallait avouer qu'avec son air sérieux, sa grande taille et sa présence imposante, Tezuka ne ressemblait pas du tout à un collégien !

Puis, en entendant Kikumaru grogner, la fillette se tourna vers lui et l'aperçut en train de crier sur Kaidoh, répétant sans cesse qu'il devait arrêter de manger tous les sushis à l'anguille parce qu'il en voulait aussi. Puis, se tournant vers Fuji, il l'incendia également en lui demandant « d'arrêter de bouffer tous les makimonos ». Lui faisant ensuite croire qu'il avait une tache sur la manche, il profita de son étonnement pour lui piquer le sushi, l'engloutir, et… devenir tout rouge !

- Yaaaaaa ! Hurla-t-il. C'est quoi ce truc ?!

- Des sushis au wasabi, répliqua Fuji, un large sourire plaqué sur le visage, comme d'habitude.

La soirée se poursuivit, et au bout d'un moment, Oishi, Tezuka et la coach se levèrent et annoncèrent qu'ils allaient faire un tour à l'école. Seule Aelita leur adressa un signe de la main, tous les autres étant occupés à descendre les sushis les uns après les autres. Après leur départ, Aelita s'y replongea également. C'était les meilleurs sushis qu'elle avait jamais mangé ! Elle ne manqua d'ailleurs pas de le signaler au père de Kawamura, qui rougit de plaisir en la remerciant.

Quelques secondes plus tard, Aelita repéra Momo qui allait entamer un plat entier, et Kikumaru qui l'engueulaient parce qu'il mangeait trop. Elle remarqua également les sushis au saumon, ses préférés, qui semblaient l'appeler, et profita de l'inattention des deux compères pour passer discrètement ses baguettes et attraper la nourriture convoitée avec un sourire malin.

- Merci vous deux ! Les nargua-t-elle en avalant les sushis, ce qui lui valut un regard noir.

Lorsque la jeune fille rentra chez elle plus tard, il faisait nuit noire. Elle devait avouer qu'elle angoissait un peu à l'idée de devoir rentrer seule en pleine nuit, mais fit avec. Elle pressa le pas, et remonta vite fait dans sa chambre.

Puis elle alla prendre une douche, envoya un mail à ses parents et se coucha direct sans attendre.

Le lendemain matin, la jeune fille se réveilla en retard. Sans attendre, elle enfila son uniforme et partit sans même avoir mangé, son bento et sa raquette dans son sac. La journée se passa tranquillement, et en raison de l'absence d'un professeur, ils terminèrent plus tôt et elle put aller se défouler au club plus longtemps.

En revenant sur les terrains, vêtue de sa tenue de titulaire, elle aperçut nombre d'étudiants d'autres écoles qui venaient étudier l'entraînement des Seigaku.

- Wah, y a vraiment du monde… marmonna-t-elle dans sa barbe.

- D'ici deux trois jours, il y en aura encore plus, sourit Fuji-senpai.

- C'est impressionnant.

- Hm. Allez, dépêche-toi, on va nous attendre.

Quand ils arrivèrent sur le terrain, l'entraînement avait commencé depusi quelques minutes. Inui avait un compteur à la main, des mini-jumelles et son éternel carnet de note.

- Total des observateurs : 49 personnes. Soit 1.756 fois de plus qu'il y a deux ans.

Aelita étouffa un rire. Quelle précision !

- Tout le monde par ici ! On va commencer l'entraînement des titulaires, cria Tezuka. On met le paquet pour le tournoi préfectoral !

- Ah, Capitaine, j'ai dit à Echizen que je l'aiderai à rapporter les livres, je reviens dans pas longtemps, soupira Aelita qui avait totalement oublié.

Elle partit en courant, et tomba sur Sakuno et Tomoka. Sakuno, qui s'était inscrite dans le club de tennis féminin, avait attaché une balle à un élastique et s'entraînait sous les yeux admiratifs de son amie de toujours. Aelita les salua, et s'apprêta à repartir pour chercher Echizen quand ce dernier arriva à proximité d'elles.

- Sympa ton truc ! dit Echizen en regardant de plus près la balle et l'élastique.

Attrapant la raquette de Saku, il commença à taper dans la balle.

- Ryoma-kun, tu as déjà ramené les livres ? Demanda Aelita.

- Ouais, c'est bon.

- Ok…

Echizen semblait bien s'amuser, quand un garçon un peu plus âgé qu'eux s'approcha. Il avait des cheveux roux, un uniforme blanc et ne faisait clairement pas parti de Seigaku. Il fixa Ryoma, un peu admiratif. Quand Ryoma tapait dans la balle, cette dernière allait jusqu'au visage du garçon, mais sans le toucher. Il semblait étrangement confiant, comme persuadé qu'Echizen n'avait pas la force nécessaire pour envoyer la balle plus loin avec l'élastique qui la retenait. Avec un petit sourire suffisant, il commenta :

- T'y est presque ! Si tu mettais un peu plus de force dans les jambes, t'y arriverais.

- Merci du conseil, répliqua aussitôt le première année en prenant la raquette de la main gauche.

Puis il frappa la balle si fort que l'élastique se tendit au maximum, et que le nez du garçon se retrouva aplati. Une façon plutôt esthétique de dire qu'il venait de se prendre la balle en pleine tronche, non ? Aelita ne put retenir un rire tandis que ses deux amies s'inquiétaient.

- Il faut l'emmener à l'infirmerie, non ?

- Bah, laissez-le, commenta cyniquement Ryoma. Dépêche-toi, Aelita, on est déjà en retard à l'entraînement, faudrait pas le sécher entièrement.

La jeune fille soupira et suivit son coéquipier. Ils eurent du mal à rentrer sur le court, les observateurs bouchant les entrées, mais parvinrent tout de même à passer ces murailles humaines. Aelita entendit des murmures dans son dos. En effet, ce devait être la première fois qu'on voyait une fille sur les terrains de Seigaku. Affublée d'une veste de titulaire, en plus !

A la demande d'Inui, la jeune fille n'en fit pas trop et se contenta d'un entraînement physique. Il ne fallait pas dévoiler ses atouts à tout le monde.

L'entraînement fut assez simpliste pour elle, bien que très physique, et elle était un peu fatiguée en sortant. Elle se rhabilla rapidement et rejoignit Echizen et Momo qui l'attendaient : ils allaient faire un tour. Les trois compères s'arrêtèrent dans un fast-food et commandèrent chacun un milk-shake, puis discutèrent un peu de tennis.

- Je viens de changer mon grip, le nouveau est d'enfer ! Assura Momo.

- Et la tension ? Demanda Echizen.

- J'lai augmentée à 80.

- C'est tes coudes qui vont tout prendre, commenta cyniquement Aelita en sirotant son milk-shake vanille-banane-fraise.

- Je ne louperais pas l'entraînement musculaire !

- Vaut mieux.

Ils continuèrent à discuter tranquillement, puis prirent la décision commune d'aller faire un tour en ville dans un magasin de sport. Ils s'arrêtèrent dans un magasin spécialisé dans le tennis, où les Seigaku venaient souvent s'approvisionner.

- J'ai besoin de nouvelles baskets, annonça Aelita.

Momo en désigna une paire rose bonbon.

- J'te vois bien avec ça, se moqua-t-il.

- Parle pour toi, Momo-senpai ! Je vais plutôt prendre celle-là. Je les ai essayées la dernière fois, mais j'avais pas mon argent sur moi. Vous avez besoin de rien, vous ?

- Pas particulièrement, marmonna Echizen.

La jeune fille passa à la caisse et paya ses chaussures. Elle était contente de son achat, cela faisait longtemps qu'elle avait besoin de nouvelles chaussures de sport, les siennes avaient la semelle en piteux état.

Les trois amis s'apprêtaient à sortir du magasin quand Echizen s'arrêta et intervint dans la conversation de deux étudiants postés non loin d'eux.

- Tu vois, je veux des infos moins banales, plus percutantes… expliqua l'un.

- Moins banales ? répondit l'autre.

- Ouais, genre quelque chose de déterminant pour le prochain match… Par exemple une faille !

- Un point faible, les interrompit Echizen.

Les deux garçons sautèrent sur leurs pieds et dévisagèrent Echizen, Momo et Aeli.

- Alors comme ça, vous nous épiez… Vous êtres drôlement gonflés, dit Echizen, un petit sourire plaqué sur le visage.

Les deux s'apprêtèrent à répondre quand Tomoka et Sakuno débarquèrent sur la boutique et dévisagèrent les Seigaku, un air surpris sur le visage : personne ne s'attendait à ce que tout le monde se croise ici ! Aelita allait les saluer quand le plus grand des deux espions commença à rire un peu comme un méchant de dessin animé :

- Bien, puisque vous insistez tellement, on va vous montrer notre superbe tennis !

- De quoi ils parlent, ces deux-là ? Chuchota Aelita à Echizen, qui haussa les épaules.

- Va savoir. Vous voulez faire un match contre nous ?

- Oui, nous vous défions ! Répliqua le plus âgé des deux autres.

- Ok, allons au terrain de rue, dit Momo.

La petite troupe se mit en marche en direction du parc où étaient situés les courts de rue. Il était encore tôt dans la soirée, et il n'y aurait probablement personne sur l'un des courts. Durant le trajet, Aelita fit pression sur Momo et Echizen pour qu'ils la laissent jouer en double avec eux, bien qu'elle soit meilleure en simple. Finalement, quand ils arrivèrent au court, l'équipe avait été décidée. Momo arbitrerait et les deux premières années s'occuperaient de rabattre leur caquet aux étudiants de l'autre école.

Sakuno et Tomoka se placèrent en spectatrices tandis que les joueurs décidaient de qui aller prendre le service à l'aide de la raquette d'Aelita. Finalement, ce fut à Seigaku de servir au premier coup, au grand dam de leurs adversaires. Le premier jeu fut rapide. Bien que ce soit Echizen qui servait, et non pas Aelita et son service rapide, tous les coups furent des aces et le premier jeu marqué un jeu blanc. Quand ce fut au tour de leurs adversaires de servir, un air effaré passa sur le visage d'Aelita… Air qui reflétait non pas de la peur mais de la désolation : leur service était vraiment minable !

Le second jeu fut aussi rapide que le premier. Les joueurs s'emmêlaient les pieds, tombaient, ne parvenaient pas à rattraper la balle… Le second jeu se finit sur une énième chute de l'aîné des deux joueurs adverses, qui cette fois-ci s'écrasa contre le muret qui entourait le court, sous le regard inquiet de Tomo et Saku. Même Aelita, qui n'était pas la meilleure en double, était affligée devant tant de nullité.

- Jeu, Paire Echizen-Aelita, 2 jeux à 0 !

L'autre se releva et pointa sa raquette vers les Seigaku :

- Ça ne fait que commencer !

Aelita dut se retenir pour ne pas échapper un petit rire. Avec leur niveau, il paraissait évident qu'ils ne pouvaient pas gagner ! Ils n'avaient même pas été fichus de rattraper la balle plus de deux fois depuis le début du match ! Ce dernier reprit. Et passa vraiment très, très vite. Echizen et Aelita gagnèrent 2 jeux de plus en un temps record. Elle vit les deux compères se foncer dedans, se prendre des balles dans la tête, mais sur la raquette, ça, non. Ils n'avaient quasiment pas touché la balle.

Quelques minutes de plus, et ils arrivèrent à la balle de match. Leurs adversaires respiraient comme des bœufs et étaient épuisés, alors que Ryoma et sa coéquipière savaient qu'ils pourraient continuer à jouer dix matches comme celui-ci après.

Le joueur servit, un service faiblard comme les précédents. Puis, au moment où Aelita s'apprêtait en sa qualité de receveuse à renvoyer la balle, l'aîné de ses adversaires tomba au sol en se tenant la jambe et en hurlant à la crampe. Décontenancée, la jeune fille renvoya une balle de mauvaise qualité qui serait facilement rattrapable. Cependant, l'autre joueur ne se préoccupait plus de la balle et courait vers son Senpai. Chose improbable, la balle rencontra la raquette du jeune homme qui courait, et repartit dans le terrain des Seigaku qui n'avaient pas vu venir le coup.

- Elle est bonne ! Cria Momo.

Quand ils entendirent ça, les deux nuls eurent les larmes aux yeux et se prirent dans les bras l'un de l'autre, sous le regard amusé d'Aelita et celui cynique de Ryoma.

- On va peut-être arrêter, non ? marmonna-t-il à l'encontre des joueurs adverses.

- On peut encore jouer !

- Avec une crampe ça va être dur.

- En tout cas, ajouta Aelita, c'était un joli coup.

- C'est juste que tu l'as pas vu venir, lui lança Echizen.

- Dis donc, t'exagères pas un peu, là ?! Tu ne l'as pas vu non plus, j'te signale ! Répliqua-t-elle, un air boudeur sur le visage.

- M'enfin, vous êtes sur la bonne voie.

- Vraiment ?!

- Va juste falloir s'entraîner beaucoup plus.

- T'es dur, là !

Puis ils rigolèrent tous ensemble. Quelques secondes après, les deux adversaires des Seigaku se regardèrent et attrapèrent un cahier. Puis le déchirèrent en petits morceaux, sous le regard surpris des autres.

- C'est fini, on arrête de rassembler des infos en douce ! On montrera ce qu'on vaut aux autres en les battants dans un match loyal !

- Cool, commenta cyniquement Aelita.

- On prendra notre revanche !

- Quand vous voulez !

Puis ils s'éloignèrent. Les cinq adolescents allaient également rentrer chez eux quand Echizen se pencha pour ramasser un bout de papier provenant du cahier déchiré.

- Tiens… ? « Le deuxième année Momoshiro Takeshi est amoureux d'une fille de deuxième année »… Tiens donc ! Marmonna Echizen, un sourire sur le visage.

- Oh ! Fit Momo en rougissant et en tentant d'attraper le papier.

- Qui c'est, qui c'est ?! Jubilai Tomo. Montre !

- Arrête, Tomo-chan ! Tentait de la retenir Sakuno, bien qu'elle soit en train de jeter des regards curieux à la feuille.

- Moi perso, je vois une fille de seconde année mignonne que Momo connaît… Et…

Elle ne put finir sa phrase car Momo, qui avait fini par réussir à attraper le papier, le lui avait fourré dans la bouche, sous les rires de ses amis.

La jeune fille le recracha en soupirant, puis partit elle aussi dans un fou rire.

C'avait été une journée agréable.