Chapitre 19 : Prémonitions
- Aelita, tu fais quoi ?
La petite fille ne répondit pas. Logique, aussi, vu que son casque diffusait de la musique à fond dans ses oreilles.
- Aelita, tu m'entends ?
Mais non, andouille, elle ne t'entend pas. Je viens juste d'expliquer qu'elle a mis la musique à fond, cette petite inconsciente.
…
Eh ben voilà, il suffisait de lui ôter le casque des oreilles !
- AAAH ! Hurla la gamine, qui avait eu une peur bleue. Faut pas me surprendre comme ça !
Puis elle se tourna, et reconnut Echizen.
- Quoi ? Marmonna-t-elle, agacée.
- Sakuno vient de partir en courant et en emportant mon bento. Pourquoi ?
La fillette resta quelques instants bouche bée, et un soupir des trois premières années derrière elle confirma ses pensées : Ryoma était vraiment une truffe, parfois. Un idiot. Perdu dans ses pensées. La preuve était là, sous ses yeux. "Aelita, pourquoi Sakuno est partie en pleurant?"
Hm, avant de vous dire ce qu'elle lui a répondu, laissez-moi vous décrire la situation. Les titulaires, ainsi que Sakuno, Kachiro et Katsuo et Horio, étaient venus s'entraîner au collège tout un dimanche. Enfin, s'entraîner était faux pour ces quatre derniers. Disons qu'ils s'étaient incrustés pour donner un coup de main en prévision des demi-finales qui allaient bientôt arriver. La matinée s'était plutôt bien passée, et tout le monde était parvenu - jusque là - à échapper à l'Inui Juice. Et donc là, aux alentours de midi, on faisait la pause déjeuner. Comme souvent, la veille, Aelita avait abandonné l'idée de cuisiner et était partie avec trois onigiris et un pain à la pèche dans son sac. Après tout, c'est pas comme si elle mangeait beaucoup. Mais comme Kawamura avait apporté assez de sushis pour nourrir une ville entière, elle n'avait pu résister à l'envie de lui en piquer quelques-uns… Et avait fini par faire leur fête aux sushis aux wasabi - si, si, j'vous jure, c'est méga-bon ! - en compagnie de Fuji. Quant à Sakuno, qui cuisinait vachement bien grâce aux cours que lui donnait sa grand-mère - eh oui, je sais que ça surprend tout le monde mais… la terrifiante Ryuzaki-sensei aime beaucoup cuisiner d'adorables bentos ! -, elle avait fait deux bentos. Ouaip, c'est ça. Un pour elle, et un pour son Ryoma, celui pour qui elle craquait, à propos duquel ses amies la taquinaient. Notre petite Sakuno avait été toute heureuse quand Echizen avait accepté le repas qu'elle lui avait préparé, et était restée debout à côté pendant qu'il déjeunait. L'autre ne semblait même pas l'avoir remarqué, et observait avec attention Inui et Oishi qui échangeait quelques balles. Aelita, bien qu'ayant son casque sur les oreilles, les regardait du coin de l'œil histoire de vérifier que tout se passait bien. Et justement, il se passa quelque chose. Sakuno s'inclina légèrement, et Aelita devina qu'elle demandait à Ryoma si c'était bon. Alors elle coupa le son histoire d'écouter la réponse de celui-ci…
- T'en es encore bien loin.
Alors évidemment, Sakuno avait attrapé le bento et s'était cassée en courant. La pauvre. Aelita soupira. Elle avait compris ce qui s'était passé. Echizen, trop absorbé par le mini-match Oishi/Inui, et ayant vu la mère-poule de Seigaku rater une balle facile, avait commenté à voix haute ce qu'il pensait de cette action. Et, énorme coïncidence, Sakuno avait posé sa question juste avant. Aelita remit le son en marche, décidée à attendre quelques minutes pour voir si Ryoma réagissait avant d'aller retrouver Sakuno. Et effectivement, Echizen avait réagi. Comme je vous l'ai raconté au début de ce texte.
- T'es vraiment un boulet, avait donc marmonné Aelita.
Puis elle était partie en courant à la poursuite de Sakuno, qui avait déjà une sacrée longueur d'avance sur elle.
"Tcheh… Où a-t-elle bien pu aller ?"
Derrière elle, un bruit de pas précipité retentit. Aelita se prit à espérer que Ryoma l'avait suivie pour retrouver Sakuno, s'arrêta net et fit demi-tour sur un pied pour lui faire face… sauf que c'était Horio, Katsuo et Kachiro.
- Oh, c'est vous.
- Bah ouais.
- …
- Ryoma a encore fait une connerie, on vient t'aider à chercher Ryuzaki. La pauvre, il est pas sympa avec elle.
- C'est pas qu'il est pas sympa, c'est juste que le tennis est son unique amour. Il a pas l'air prêt pour sortir avec quelqu'un, grommela Aelita en haussant les épaules. Bon allez, on va chercher Sakuno. Le premier qui la trouve me bipe, finit-elle en agitant son portable.
Les trois autres hochèrent la tête et se dispersèrent. Aeli les aimait bien pour ça. Ils étaient gentils, serviables, et ne posaient pas trop de questions sur la relation entre Sakuno et Ryoma. Bien sûr, ils savaient qu'elle avait un petit penchant pour lui, mais avaient assez de délicatesse pour ne pas faire de commentaire en présence de l'un ou l'autre des protagonistes. Mais sans trop s'attarder là-dessus, elle se détourna et partit à son tour. Elle traversa la cour, regarda à l'extérieur de l'enceinte du collège, et soudain, son portable vibra : Horio avait trouvé Sakuno, mais n'avait pas osé s'approcher. Elle était planquée derrière le gymnase. Immédiatement, la fillette bifurqua pour aller retrouver son amie. Quand elle arriva, Sakuno était par terre, entourant ses genoux de ses bras, tête cachée sous ses cheveux.
- Sakuno…
- Ryoma-kun est un idiot !
- On est d'accord là-dessus. Mais ne te désespère pas, je vais tout faire pour t'aider à sortir avec lui.
- Vrai ?
- Promis juré ! Allez viens, retournons voir les autres.
Les deux fillettes partirent en direction des courts de tennis. Quand elles arrivèrent, elles constatèrent avec surprise que Ryoma était absent, de même que Kachiro.
- Tiens, où sont passé Ryoma et Kachiro ? Interrogea Aelita, étonnée.
- Ils sont partis chercher des balles dans la remise.
- Je vois.
La gamine se prépara à entrer sur le court quand un grand cri les coupa tous dans leur élan. Sans attendre une minute, elle laissa tomber sa raquette au sol et fonça vers l'endroit d'où ça provenait… A savoir la réserve. Elle arriva à temps pour voir une silhouette aux cheveux blancs disparaître derrière le bâtiment, vers le portail. Elle hésita à le suivre, mais le visage de Ryoma la découragea. Il pissait littéralement le sang. Autour de lui, une petite nuée de cailloux, sa raquette par terre, et Kachiro terrorisé.
Ryoma venait de se prendre une volée de cailloux dans la tête.
- Oh ! Qu'est-ce qui s'est passé ?!
- Je suis tombé.
- Menteur. Gros menteur. C'était qui ce mec ?
- Il a dit qu'il était de Yamabuki, lança Kachiro.
- J'ai dit que j'étais tombé ! Insista Ryoma en faisant mine d'étrangler son compagnon.
- Ok, ok, t'es tombé…
Mais Oishi, qui venait d'arriver, ne semblait pas convaincu lui non plus. Avec un regard inquiet sur le visage, il lança à Echizen de filer à l'infirmerie avec la coach pour se faire soigner. Qui était ce garçon ? Kachiro avait dit qu'il était de Yamabuki… Si cette équipe gagnait les Fudomine, et que les Seigaku gagnaient Ginka, ils se retrouveraient en finale. Et connaissant leur chance, c'est comme ça que ça allait se passer. Et ils allaient devoir se battre face au mec violent qui avait fait ça à Echizen. Réjouissante perspective, n'est-ce pas ?
Voyant l'air inquiet d'Aelita, Oishi lui ébouriffa les cheveux, probablement pour la rassurer… Mais voyant que son senpai semblait également inquiet, ça ne la rassura pas du tout, et elle fila vers l'infirmerie pour voir Ryoma. La voyant arriver, la coach lui demanda de s'occuper de son camarade, arguant qu'elle devait retourner sur le terrain… Ce qui était d'ailleurs le cas.
Tandis que la fillette préparait pansements et bandages, Ryoma soupirait.
- Dis-moi la vérité, Ryoma-kun. C'était qui ?
- Je suis tombée, je te dis.
- Bien sûr. T'es vraiment têtu comme une mule, tu le sais, ça ?
- C'est toi la têtue, ici. Je suis tombé.
- Ok, ok.
Un air boudeur sur le visage, elle entreprit de coller les pansements sur la tête de Ryoma, et le fixa de nouveau.
- T'es vraiment un idiot.
Mais au lieu de répliquer, le jeune garçon attrapa sa casquette et l'enfonça sur le crâne d'Aelita, de façon à ce qu'elle ne voit plus rien pour la déboussoler un peu. Et il en profita pour s'esquiver. En retirant la casquette et en découvrant que cet insolent s'était enfui de son interrogatoire, elle fila sur les courts et lui balança la casquette, un air boudeur sur le visage. Rah, il l'énervait !
L'entraînement reprit, et personne ne jugea nécessaire d'approfondir plus la question, malgré le fait que personne ne croit la version d'Echizen. Seulement, il avait un air tellement buté que… voilà quoi.
Aelita rentra chez elle vers dix-huit heures, et une demi-heure plus tard, elle décida de repartir. A dix-neuf heures, elle venait juste d'arriver sur le court de rue, sa raquette à la main. Elle aimait bien cet endroit, qui était convivial et bien éclairé le soir. On ne pouvait y jouer qu'en double - c'était la règle imposée pour le court principal - et elle était seule, mais nul doute qu'elle trouverait un partenaire. C'était souvent le cas. Peut-être même qu'elle y rencontrerait An et les Fudomine, ou alors l'un de ses coéquipiers, qui, à l'occasion, venaient y faire un tour.
Mais aujourd'hui, personne. Aelita haussa les épaules et flâna quelques minutes, se baladant à travers la foule pour repérer un éventuel coéquipier. Étrangement, l'atmosphère semblait tendue. La jeune fille regarda autour d'elle. Il y avait parmi les gens présents certaines personnes qu'elle connaissait de vue, mais rien de plus. Un groupe à part semblait mener la danse. Ils étaient deux, un grand et un petit, l'un blond et l'autre brun, tous les deux diamétralement opposé par leur apparence et leur présence. Le petit blond ne parlait presque pas, mais le grand brun faisait de grands gestes, parlaient fort et affichait un visage arrogant et sûr de lui. Aelita de dirigea instinctivement vers eux. Lorsqu'on est seul, on a tendance à se diriger vers la personne la plus brillante des environs, la plus apte à répondre à vos questions pour ne pas tomber dans l'obscurité complète. En tout cas, si ce n'est pas votre cas, c'est comme ça qu'Aelita fonctionne. À moins qu'elle ne se foute complètement de qui est le plus puissant et qu'elle aille juste voir la personne qui semble vouloir le plus se faire remarquer comme pour lui donner une source de satisfaction supplémentaire. Allez savoir.
Quoi qu'il en soit, voila notre petite française en train de marcher droit vers les deux compères. En la voyant arriver, la prunelle du grand s'éclaira d'une lueur particulière, mais elle ne pût dire laquelle. Une fois arrivée près de lui, elle se rendit compte qu'il était encore plus grand que ce qu'elle avait cru. La jeune fille semblait naine à côté de ce géant qui devait avoisiner le mètre quatre-vingt-dix. Avec cette taille, il aurait du se mettre au basket, pas au tennis !
Ignorant cela, Aelita lança à la ronde :
- Excusez-moi, je suis seule. Quelqu'un pour être mon partenaire ?
Avant même que quiconque ait pu faire un geste, le grand s'avança vers elle, raquette à la main.
- Ooh ~? Mademoiselle cherche un partenaire ? Je doute que tu sois assez forte pour prétendre pouvoir jouer ici, avant toute chose.
Aelita laissa glisser. Il semblait avoir beaucoup de personnes dans sa poche, et ce serait une mauvaise chose que de se le mettre à dos. Prenant un air humble et baissant légèrement la tête, la gamine reprit :
- Eh bien, j'espérais pouvoir jouer au moins un set... À moins que la peur de m'affronter soit la véritable raison vous poussant à me dénigrer, lâcha la gamine avant de mettre sa main sur sa bouche, consciente d'avoir lâché une belle ânerie.
Effectivement, l'adolescent la toisa, un air furibond sur le visage. Puis, sans qu'elle ne pût prévoir le coup, il partit. La raquette du brun atteignit la pommette droite de la gamine avec une force étonnante. Déséquilibrée, elle vacilla, fit quelques pas en arrière et tomba sur quelqu'un. Le brun sembla se dégonfler un peu. Mais à la grande surprise d'Aelita, alors qu'il semblait prêt à s'excuser, une main se posa sur son épaule et l'arrêta. Le blondinet venait d'intervenir.
- T'excuse pas, t'as eu raison. Les filles n'ont rien à faire sur un court de tennis, cracha-t-il.
Aelita se releva d'un coup, malgré le mal de crâne lancinant qui commençait à se faire sentir. Elle s'apprêtait à lancer une réplique bien cinglante quand une main se posa sur son épaule et la tira en arrière. La gamine trébucha et se serait cassée la figure de nouveau si quelqu'un ne l'avait pas rattrapée. Un autre géant ! Celui-là était certes bien moins grand que l'autre, mais en fin de compte, ils étaient tous des géants pour Aelita. L'inconnu s'adressa au gars à casquette qui avait failli la faire tomber de nouveau :
- Shishido-san... Qu'est-ce que tu...
- La ferme Choutaro.
Aelita fut soufflée de ce manque de gentillesse. L'autre l'appelait "-san", et cet impoli lui balançait de la fermer. Mais elle n'eut pas le loisir de lancer quelque chose - décidément, cette soirée n'était pas la sienne ! - car le dénommé Shishido venait d'empoigner le grand blond - et ce malgré leur différence de taille - avec un air méchant sur le visage.
- EH ! Ça va pas de balancer les gens sur les autres ? Connard !
- Woh, le minus, tu veux que je te casse la gueule ?! Tu fais le fier, à défendre cette gamine ?!
- Qui te parle de la gamine ?! J'me fous complet de cette mioche, andouille ! On va te régler ton compte au tennis !
" Mais il passe du coq à l'âne cette andouille ! Ses paroles n'ont aucun lien entre elles ! " se désola Aelita, grande habituée des rédactions bien rédigée qu'elle devait faire en France. Elle soupira, et envisagea de s'esquiver, mais avant qu'elle n'ait pu faire un geste - arrêtez de la prendre de court, bon sang ! - on la ramena au milieu du cercle des belligérants, ainsi que l'autre que l'on avait appelé Choutaro.
- Et si vous perdez, lança le brun, on peut la frapper de nouveau ? Lança le brun d'un air narquois et sûr de lui.
- Faîtes ce que vous voulez ! Par contre, si vous perdez, vous devrez vous traîner à mes pieds et vous excuser pour l'avoir poussée sur moi !
Aelita en fut soufflée. "Oh le con ! Oh le salaud !" - excusez son vocabulaire - "Il se fout complètement de moi ! Il met carrément ma santé en jeu ! Et même s'il semble confiant, je m'en fout !".
La gamine s'accroupit sur le muret bordant le terrain de tennis, prête à déguerpir si ça tournait mal - et cette fois, personne pour l'interrompre !
En jetant un œil autour d'elle, la fillette remarqua un air furieux quasiment omniprésent sur le visage de personnes présentes. Instantanément, la gamine comprit qu'on ne la gênerait pas si elle décidait de s'esquiver. Probablement que frapper une petite fille avait été mal vu et la goutte de trop pour ces deux arrogants machos.
Un sourire prit place sur ses lèvres. Après tout, peut-être que Shishido avait prévu ça. Ou peut-être pas.
Alors que Choutaro s'apprêtait à servir, quelqu'un intervint.
- Bon, ça suffit ces conneries, vous monopolisez le court ! Excusez-vous mutuellement, et aussi auprès de la gamine, et laissez-nous continuer à jouer tranquille !
Des clameurs retentirent parmi la foule, et devant une telle pression, les quatre adolescents ne purent que s'incliner. Étonnamment, ils plièrent assez rapidement et s'excusèrent. Machinalement, Aelita toucha sa pommette. À coups sûr elle allait avoir un beau bleu. Elle mourrait d'envie de coller une droite à tous les imbéciles présents, mais ne pipa mot.
Et décida de rentrer chez elle.
Le lendemain matin, effectivement, les dégâts étaient de taille. En se regardant dans le miroir, la Française avait pu apercevoir un magnifique bleu tirant sur le violâtre, lui prenant la pommette droite et empiétant un peu sur sa paupière inférieure. Heureusement, ça n'avait pas gonflé. Mais il était tellement imposant que même après avoir essayé des dizaines de fois de la camoufler, elle avait échoué. Voilà qui allait faire des émules, au collège. Et provoquer beaucoup de questionnements.
Et effectivement, quand elle arriva, la gamine fut accueillie par des têtes surprises, étonnées, effrayées. Même Echizen laissa échapper un sifflement en voyant sa tête. Et ne parlons même pas de Sakuno et Tomo, qui firent une tête de six pieds de longs et lui hurlèrent de leur expliquer ce qui s'était passé. Aeli s'en tira en inventant qu'elle s'était pris la table dans la tronche en voulant ramasser un stylo - fait peu glorieux, on est d'accord là-dessus - ce qui fit bien marrer Echizen... Et les autres titulaires, qui, passé leur instant de surprise, s'étaient bien foutus d'elle, les saligauds !
Sauf Kawamura, qui avait failli s'évanouir en voyant sa tête - était-elle si horrible que ça ?! Et Oishi aussi, mais lui, elle s'y attendait : il méritait bien son surnom de mère poule de l'équipe, toujours à s'inquiéter pour les autres. Quant à Tezuka, lui, l'avait juste sermonnée en lui demandant de faire gaffe à elle : ce serait con de se casser un truc avant des matches importants ! Et puis Inui, ah, ce cher Inui ! La seule chose qui l'avait intéressé, comme d'habitude, c'était les données qu'il pouvait récolter sur son jeu avec handicap ! Du côté de Fuji, elle avait dû se plier à sa supplication de le laisser prendre une photo pour garder une trace de sa tête actuelle. Kaidoh avait quant à lui juste émis un sifflement de serpent - comme à son habitude en fait - et Kikumaru, lui, n'avait cessé de mimer quelqu'un en train de se prendre quelque chose en pleine tête avant de se mettre à rire comme le boulet fini qu'il était. Et Momo ne cessait de rire en la regardant.
Bande de coéquipiers indignes ! Elle aurait bien voulu que ce fameux Shishido, l'autre Chouta-quelque chose et les deux autres abrutis soient là pour qu'elle puisse leur casser la figure, mais malheureusement… Quoi qu'elle avait tout de même l'intuition qu'elle ne tardera pas à en revoir certains.
