Et voilà le chapitre 30 ! Un cache-cache géant chez le King... étonnant, non ? J'avoue m'être bien amusée en écrivant ce chapitre, mais en le relisant, il m'est arrivé de me demander ce qui m'était passé par la tête pour écrire un truc aussi délirant que ça... Et que je saute de la fenêtre, et que je t'assome à coups d'HIguma Otoshi... Bref, je vais pas en dire plus, je vous laisse découvrir XD
Bonne lecture !


Chapitre 30 : Cache-cache géant chez le King.

- J'ai peur, marmonna Eiji.

- Hein ? Et de quoi, senpai ? le questionna Echizen.

- De ce que vont bien pouvoir inventer les coachs pour nous mener la vie dure.

- Peut-être qu'on sera encore dans les groupes auxquels on nous a assignés hier, lâcha Choutaro.

- C'est exactement ça, intervint Sakaki. Dépêchez-vous de terminer le petit-déjeuner, ensuite nous irons courir. Puis de nouveaux ateliers seront assignés à votre groupe.

Aelita soupira, à moitié endormie. Si elle avait réussi à effectuer le programme d'entraînement que leur avaient donné les coachs, elle était maintenant épuisée. A côté d'elle, Jiro ronflait. Comme d'habitude, en fait. Il était d'ailleurs déjà dans un état semi-léthargique quand il faisait ses abdos, pompes, flexions et autres. Et pour la course, ça allait encore pire. Trop lente au goût de Ryuzaki-sensei, elle fut obligée d'avaler son repas en moins de temps qu'il ne faut pour dire « ouf », et fut entraînée tout aussi rapidement par la coach vers la forêt. Elle allait vraiment s'endormir en courant, si ça continuait ! Peut-être que Kabaji accepterait de la porter, tout comme Jiro. Quoi qu'en fait non, fallait pas rêver. Atobe lui dirait sans doute sans attendre de la balancer dans le premier ravin qui viendrait. Autant ne pas courir le risque.

Le parcours était assez rude, en plus. Ca montait, ça descendait, on courrait dans l'herbe, sur des gravillons, dans de la terre, y avait des racines qui sortaient de partout… Momo avait failli se casser la figure à plusieurs reprises, et Echizen également, car vu qu'il n'arrêtait pas de se moquer de son senpai, il ne faisait pas attention où il posait ses pieds. Certains joueurs, comme Inui, Kaidoh, Kabaji ou encore Shishido avaient l'habitude de courir, ça ne leur posait donc pas de problèmes. Et en plus, ils portaient des poids. Ils n'étaient pas humains ou quoi ?

En fait, c'était des extraterrestres venus de la planète Monstre.

Une fois ceci effectué, les joueurs avaient ensuite été de nouveau dispersés dans leurs groupes respectifs, et avaient dû subir de nouveaux exercices sans raquettes. Les deux jours suivants se passèrent également ainsi. Entraînement du matin, petit déj, course dans la forêt, dispersion dans les groupes, déjeuner, de nouveau les groupes, dîner, bains, plusieurs heures de sommeil réparateur et on recommence. Les plus « faibles » au niveau force tels qu'Aelita, ou encore Fuji, ressentirent une différence à la fin des trois jours passés dans ce chalet miteux. Aelita parvenait désormais à courir les dix kilomètres en s'essoufflant bien moins qu'auparavant, Fuji avait gagné en puissance, et arrivait maintenant à monter à la corde dix fois de suite. Ceux possédant la puissance mais manquant de précision, tels que Kawamura ou Ootori, étaient désormais capables de viser correctement. Choutaro, qui maîtrisait moins bien son Scud Serve de la main droite, avait réduit son pourcentage de chances de faire une faute d'environ 60%, aux dires d'Inui. Quant à Atobe, miracle des miracles, il savait désormais sauter à la corde !

Oshitari regrettait tout de même de ne pas l'avoir filmé lorsqu'il se cassait la figure – ce qui arrivait d'ailleurs plutôt régulièrement au début.

Il était maintenant temps de partir au chalet du King pour la seconde partie de la semaine. Ils allaient enfin pouvoir récupérer leurs raquettes ! Pour le coup, même Jiro s'était réveillé, enthousiaste, et semblait en pleine forme. Il sautillait encore plus haut que Mukahi et Kikumaru, ce qui était un exploit, si vous voulez mon avis.

- Yeah, yeah ! On va au chalet d'Atobe, c'est trop bien ! On va récupérer nos raquettes ! Yeah, yeah !

- Quand Jiro se réveille, il devient presque aussi bruyant que Gakuto et Kikumaru, soupira Oshitari.

- Vouaiiiiis, on va récupérer nos raquettes ! hurlaient d'ailleurs les deux acrobates.

- J'ai hâte de voir si cet entraînement intensif a porté ses fruits, murmura Inui. Je vais devoir remettre mes données à jour.

- On est enfin partis de ce chalet miteux ! Ma grandeur commençait à en avoir assez, lâcha Atobe d'un air arrogant.

- Oui, oui ! En plus, chez Keigo-sama, on ne sera plus obligés de faire la cuisine et le ménage ! Ca va être trop bien ! cria presque Hibiki en souriant.

- Bien sûr, se vanta immédiatement Atobe. Mes domestiques et les cuisiniers se chargeront de tout ça. La nourriture sera bien sûr d'une qualité bien plus élevée que celle préparée par nos managers. Après tout, vous allez être dans le domaine des Atobe !

- Quelle modestie, monsieur le King… grogna Aelita.

- La modestie est une de mes qualités premières, répliqua le capitaine des Hyotei.

- C'était ironique, soupira la fillette, au comble du désespoir.

Le voyage se passa plutôt rapidement, bien que bruyamment. Le chalet d'Atobe se trouvait en effet lui aussi à Karuizawa, ils ne mirent donc qu'une vingtaine de minutes à s'y rendre. Les deux acrobates avaient crié durant tout le voyage, de même que Jiro, tandis que Momo et Kaidoh avaient passé leur temps à s'enguirlander. Ils criaient tellement fort que les coachs furent même obligés d'en mettre un au-devant du bus, et l'autre tout derrière ! Cependant, quand ils y arrivèrent, plus de la moitié des collégiens ouvrirent des yeux ronds et se turent.

- La vache… Et il appelle ça un chalet ? lâcha Momo ébahi.

- Fsssh… c'est plutôt une résidence, l'approuva Kaidoh.

- Un palais ! Renchérit Aelita.

- Waaaah, c'est graaaaaand ! cria Eiji en sautillant sur place. On va pouvoir jouer à cache-cache !

- Voyons, Eiji, soupira son partenaire. Nous sommes ici pour nous entraîner !

- Oiiiishi, t'es pas drôle !

- Tcheh, grogna Echizen en baissant sa casquette. Eiji-senpai, tu aimes vraiment jouer.

- Ben sûr que j'aime jouer ! Toi non plus tu n'es pas drôle, Ochibi ! Tu es un enfant, tu devrais donc aimer des jeux d'enfants !

- Je n'ai jamais joué à cache-cache.

Aelita le considéra d'un air ébahi, de même que toutes les premières années. Même Inui regarda Echizen d'un air un peu étonné.

- Vraiment ?! le questionna Mukahi. Mais c'est pas possible ! Tous les enfants ont un jour joué à ce jeu !

- Même moi, le King, j'y jouais étant enfant. Je me débrouillais pour échapper aux majordomes qui pensaient pouvoir forcer le roi à faire ses devoirs, déclara pompeusement Atobe.

- … C'est bien le roi, ricana An.

- Bon, c'est donc décidé ! On va donc organiser une gigantesque partie de cache-cache cet après-midi. Vous êtes d'accord, coach ? questionna Inui. Cela me permettra de prendre pleins de bonnes données.

- Enfin, vous n'allez pas jouer à cache-cache à votre âge ! … Si ?

- Mais coooooach, protesta Kikumaru en lui faisant les yeux doux. C'est pour les plus petits d'entre nous, ils n'ont que douze ans – et encore, même pas onze pour Hibiki – il faut les laisser s'amuser !

- Tu es sûr que c'est pas plutôt toi, qui veux y jouer ? soupira la coach.

- Ben, euh…

- … Bon, si vous voulez. Je ne vais pas vous empêcher de vous amuser.

- Yeah, yeah, yeah ! cria Eiji, tout heureux.

- Allons manger, nous commencerons ensuite, lâcha Atobe d'un ton qui interdisait tout refus. Je vais prévenir le chef des majordomes de cette petite partie. Les managers peuvent bien sûr jouer eux aussi.

- Super, super ! se mit à crier à son tour Tomoka, toute excitée.

- Inui, as-tu amené ta nouvelle boisson ? les interrompit Sakaki.

- Oui, sensei, pourquoi ?

- Très bien. Sumire et moi allons réfléchir à des règles spéciales. Cette partie de cache-cache vous permettra également de vous entraîner.

- J'le sens mal, marmonna Aelita.

- Le repas est servi, les interrompit soudainement une jeune femme vêtue d'une tenue de maid. Si le jeune maître et ses invités veulent bien se donner la peine…

Elle les guida à travers le luxueux manoir et les emmena dans une salle à manger tout aussi richement décorée. Une gigantesque table dressée de couverts en argent se présenta à eux, et on les installa poliment et rapidement.

Puis le premier plat arriva. Je dis premier plat, car plusieurs autres suivirent.

- Sélection de crevettes avec sauce Aurore sur un lit de légumes et herbes fines.

Vint ensuite le second plat.

- Pâtes « Trofiette » avec pistou, pommes de terres et haricots verts.

Puis le troisième plat.

- Consommé de poulet, bœuf et petits gnocchis.

Et le quatrième.

- Filet de saumon au four en croûte d'herbes et de fromage, sauce au beurre blanc et pommes de terre à la vapeur.

Et enfin… le premier dessert.

- Sélection de fromages italiens et internationaux : Bel Paese, Edam, Castelmagno servis avec crackers, noix et fruits secs.

Puis le second dessert.

- Gâteaux aux carottes et sa délicate sauce au miel.

Et le troisième dessert.

- Sélection de pâtisseries marocaines et turques : corne de gazelle, loukoums, gâteau au miel.

Les joueurs, une fois le repas finit, se regardèrent d'un air qui en disait long sur ce qu'ils pensaient en ce moment même : mais c'était quoi cette baraque de riche ?! Ce repas de riche ?!

- J'ai trop mangé, marmonna Eiji.

- Normal ! répliqua son coéquipier. Tu n'as pas laissé une miette dans ton assiette, et tu as même été jusqu'à engloutir mon gâteau de carottes !

- Mais, Oishi ! Tu m'as dit que tu n'aimais pas les carottes.

- Je déteste les carottes. Mais après avoir mangé huit plats, ne t'étonne pas d'avoir mal au ventre.

- En tout cas, c'était vachement bon ! cria Momo, enthousiaste.

- C'est de la haute qualité, voyons. Les Atobe ne mangent que de la nourriture concoctée à partir d'ingrédients de premier choix, se vanta Keigo-sama.

- Hrm, hrm ! Votre attention s'il vous plaît, réclama la coach. Nous avons discuté avec le personnel, et ils nous ont autorisés à faire la grande partie de cache-cache que vous réclamiez. Vous avez de la chance, le maître et la maîtresse de maison sont absents, on risque donc de ne déranger personne.

- Voici les règles, commença Sakaki. Vous partirez tous avec des poids de un kilo à chaque cheville, et interdiction de les enlever. Le manoir est tellement grand que vous avez une heure pour vous cacher.

- Tant que ça ?! cria Oishi, ébahi.

- Vous devez obligatoirement trouver une cachette dans le manoir, et non pas à l'extérieur. On fera sonner une cloche pour signaler le début des recherches. A partir de là, vous aurez le droit de quitter votre cachette. Le but du jeu est de rejoindre l'accrobranche, de l'autre côté de la forêt, sans vous faire toucher. Vous avez le droit de vous organiser en équipe si vous le désirez.

- Les chercheurs seront dix du personnel de la maison, continua Ryuzaki-sensei. Pas d'inquiétudes, ce sont les plus endurants, la partie ne sera pas trop simple De plus, ils connaissent le manoir dans ses moindres recoins.

- Mon nom est Hachirô, et voici Endô, Hiromi, Osano, Morisaki et Yazaki, lâcha l'un d'entre eux, qui ne devait pas dépasser la trentaine.

- Et du côté des filles, commença une jeune femme, nous sommes donc quatre. Je m'appelle Sora, et voici Shiroyuki, Haru et Miyuki.

- Nous allons commencer. Enfilez vos poids, reprit Endô en tendant un grand panier aux joueurs.

- Grand-mère, questionna Sakuno. Nous aussi, nous devons mettre des poids ?

- Non, vous ne pourriez pas les supporter. C'est trop lourd pour vous qui n'y êtes pas habitués.

- Tant mieux ! soupira Katsuo, approuvé par Kachiro.

- Les non-titulaires n'auront pas non plus à boire l'Inui Juice s'ils sont attrapés. Ce serait injuste sinon, vous n'avez pas le même entraînement qu'eux après tout.

- Yeah ! hurlèrent en chœur les concernés.

Une fois les collégiens prêts, ils furent autorisés à se disperser. Oishi attira l'intégralité des joueurs à l'écart, dans la première pièce qui vint, à savoir un luxueux petit salon au deuxième étage.

- Nous devons préparer une stratégie en équipe ! Ordonna la mère poule de Seigaku.

- Et pourquoi donc ? répliqua immédiatement Shishido qui voulait se dépêcher de partir se cacher.

- Parce que si nous sommes désordonnées, ils risquent de nous trouver plus facilement.

- Il a raison, approuva Oshitari, habitué des jeux d'échecs. Nous devrions trouver de quoi les distraire.

Aelita décrocha le bracelet à clochettes qu'elle portait à la cheville droite et le secoua sous le nez de ses aînés.

- Genre, ça ?

- Parfait ! Ça ne te gêne pas qu'on l'emprunte, Aelita ? questionna Oishi.

- Si je propose, senpai, c'est que ça ne me gêne bien sûr pas.

- Très bien. Nous allons former trois groupes. Alors voilà ce que je propose… annonça Maman Poule. Groupe 1 : Kawamura, Kabaji, Jiro, Aiko, Eiji, Oishi, Fuji, Hibari. Groupe 2 : Mukahi, Oshitari, Kaidoh, Momo, An, Tomoka, Katsuo, Kachiro, Horio. Groupe 3 : Hibiki, Aelita, Atobe, Sakuno, Ryoma, Ootori, Shishido, Inui. Et voilà comment nous allons procéder…

Tous écoutèrent le plan d'Oishi, puis se séparèrent. Quand, une heure plus tard, la cloche sonna pour annoncer le début des recherches, ils étaient tous prêts.

Le spectacle pouvait commencer.

Le personnel désigné pour poursuivre les collégiens avait encerclé la maison. Sora, Shiroyuki et Yazaki étaient postés en bas des trois escaliers de la maison, au rez-de-chaussée. Les autres se mirent à monter pour débusquer les joueurs…

[Du côté des groupes 2 et 3]

La jeune fille, postée près des escaliers, jeta un coup d'œil. Des bruits de pas résonnèrent, et elle put apercevoir celle appelée Haru monter à toute vitesse vers elle. Immédiatement, elle se détourna et fonça à l'étage supérieur. Les clochettes accrochées à sa cheville gauche sonnaient et faisaient un bruit qu'on ne pouvait ignorer. Sa jupette bleue volait, et Haru se lança à sa poursuite sans attendre. Ce devait être Aelita, du club de Seishun Gakuen ! Les coachs Ryuzaki et Sakaki leurs avaient bien précisé de s'occuper en premier des titulaires, pour les entraîner. La jeune femme eut le temps de voir la fillette rentrer dans un salon privé, et s'engouffra à sa suite dans la pièce.

- Laissez tomber, Aelita-san. Il n'y a pas de sortie dans cette pièce…

Quelle ne fut pas sa surprise en voyant une brunette surgir de sous un canapé luxueux, passer derrière elle… Et fermer la porte à clé !

- Hein ?! A quoi jouez-vous… Eh, mais attendez… Vous n'êtes pas Aelita-san !

Hibiki tira la langue à la jeune femme, toute fière de son coup.

- En effet, moi, je suis Hibiki. Vous savez, la sœur de Ryo. On s'est déjà rencontrées une ou deux fois !

- Je vois, vous avez échangé de vêtements et avez pris son bracelet… Très malin.

- Et si vous voulez bien m'excuser, je ne vais pas pouvoir vous laisser sortir avant la fin du jeu. Il en va de la survie des personnes de mon groupe !

Sur ces bonnes paroles, Hibiki sortit son portable et envoya un sms à Aelita.

Haru est out

Dans une des petites pièces du troisième et dernier étage de l'immense manoir, Aelita attacha ses cheveux en une queue de cheval basse. D'après ce qu'elle avait vu, c'était ainsi qu'était coiffée Haru. Oishi l'avait remarquée dès le début, cette ressemblance frappante entre la jeune femme et sa kohai, et ce malgré l'absence de lien de parenté. C'était maintenant qu'elle allait en tirer avantage ! A côté d'elle, Atobe jeta un œil par la porte entrouverte.

- Je dois avouer que votre vice-capitaine a eu une bonne idée, marmonna le roi d'un air arrogant. Même si j'aurais pu faire mieux avec un peu plus de temps.

- C'est ça, c'est ça. En tout cas, je ne comprends pas pourquoi je dois mettre cet uniforme de maid. Quoi que c'est pas si atroce. En fait, la chose que je voudrais vraiment savoir c'est… POURQUOI C'EST TOI QUE JE DOIS EVACUER ?!

- Parce que je suis le roi, voyons.

Aelita soupira. Dans le plan d'Oishi, elle devait se déguiser en Haru, faire croire qu'elle avait attrapé Atobe, et ainsi, ils pouvaient sortir facilement. Et tout ça parce que messieurs les majordomes et mesdemoiselles les maids connaissaient toutes les cachettes préférées d'Atobe-sama ! Franchement… A choisir, elle aurait préféré évacuer ses senpai, Sakuno, Tomoka, ou encore l'une des autres filles. Mais comme ces dernières ne risquaient pas la punition de l'Inui Juice, elles allaient majoritairement servir d'appât.

Atobe et Aelita, discrètement, descendirent au second étage. Là, Hiromi s'apprêtait à entrer dans l'une des pièces pour la fouiller. Il se tourna vers la fillette sans se rendre compte que ce n'était pas sa collègue, et la salua.

- Tu as trouvé le jeune maître ? la questionna-t-il distraitement.

- Oui. Il était dans la même cachette que là où il allait étant petit, répondit-elle en s'éloignant rapidement pour atteindre les escaliers qui les mèneraient au premier étage.

- Le coffre à jouets ? Il rentre encore dedans ? … Attends. C'était il y a bien sept ou huit ans. Haru n'est arrivée qu'il y a trois ans, elle ne peut pas être au courant de cela ! … Tu n'es pas Haru !

Aelita et le King se figèrent sur place, et la jeune fille poussa le roi vers les escaliers qui montaient.

- Mince ! Court, Atobe ! Il bloque l'accès au premier étage !

Ils se rabattirent au troisième étage de nouveau, poursuivis par Hiromi.

- Faut le neutraliser ! cria Aelita.

- Groupe 3, plan B ! ordonna Atobe, haut et fort.

Inui surgit de sa cachette, suivit par Sakuno, Ryoma, Ootori, Shishido. Hiromi ne savait plus où donner de la tête devant une telle affluence de collégiens et potentielles cibles. Ryoma, perspicace, se précipita vers la première porte qui se présenta à lui. D'après ce qu'il se souvenait des explications d'Atobe, cette porte menait à un escalier extérieur, qui leur permettrait de s'esquiver sans passer par la case « salon-où-se-trouvent-tout-pleins-de-chasseurs-prêt s-à-vous-attraper ». Malheureusement, elle ne s'ouvrait pas.

- La porte est verrouillée ! grogna Echizen

- 100% de chances que ces portes-là aient été condamnées par le personnel de la maison pour nous empêcher de nous enfuir… Comme le prévoyaient les données !

Il désigna alors la fenêtre la plus proche. Une corde était accrochée au bord, et descendait jusqu'au rez-de-chaussée.

- Super, Inui-senpai ! cria Aelita.

- J-je, je vais faire d-diversion. Partez devant, je vous rejoins ! proposa Sakuno.

- T'es sûre… ? demanda la collégienne, inquiète pour son amie.

- Il faut bien que je serve à quelque chose…

- Dans ce cas-là, enfile ça ! ordonna-t-elle en chipant la casquette de Ryoma et en la posant sur la tête de Sakuno, en prenant bien soin de glisser ses deux tresses dessous.

- Ma casquette ! protesta Echizen.

- Allez, descendons, ordonna Atobe.

Ootori commença à descendre, puis Atobe suivit, et ensuite Inui. Pendant ce temps, Sakuno était partie, déguisée en Ryoma, courir dans tout le troisième étage. Echizen eut le temps de voir Osano et Miyuki pénétrer dans la pièce dans laquelle elle s'était planquée… et fonça vers elle.

- Echizen ! Qu'est-ce que tu fous ?! grommela Shishido.

- 100% de chances qu'Echizen soit parti à la rescousse de Ryuzaki-chan, prédit Inui.

- L'abruti ! Elle ne risque rien, pourtant ! soupira Aelita. Bon, viens Shishido ! On va leur filer un coup de main.

- Magnez-vous le train, alors. On se retrouve au point de rendez-vous, car vu comment on est parti, ma grandeur ne peut plus rien faire pour vous, lâcha Atobe d'un air arrogant.

Shishido, entraîné par Aelita, fonça vers la pièce où s'étaient réfugiés Sakuno et Echizen. Ils défoncèrent presque la porte, et virent que les deux n'avaient pas encore été attrapés. Ils étaient cependant coincés contre la fenêtre ouverte, et n'allaient donc pas tarder à se faire avoir. Cependant, avant que qui que ce soit – Shishido et Aelita les premiers – n'aient pu faire un seul geste, un cri résonna dans tout l'étage.

- BOOMERANG SNAKE !

Ryoma et Sakuno se jetèrent instinctivement au sol, et une balle de tennis passa par la fenêtre derrière eux pour venir frapper la tête d'Osano. Profitant de la confusion, Aelita, Shishido, Ryoma et Sakuno sortirent de la pièce. Prenant de vitesse Miyuki encore consciente, Kaidoh et Momo surgirent et les enfermèrent dans la salle.

- YOSHAAAA ! Hurlèrent en chœur Momo et Kaidoh avant de se taper dans la main.

- Momo-senpai, Kaidoh-senpai ! cria Ryoma.

- Qu'est-ce que vous foutez là ?! Et le groupe 3, il est où ?! On avait dit « interdiction de se détourner du plan » ! protesta Aelita.

- Fallait dire ça à Echizen. Tu dois vraiment l'aimer, Sakuno-chan, pour aller à son secours au mépris de l'Inui Juice, ricana Momo. Ah, au fait, Osakada et Horio ont neutralisé Yazaki et Sora, qui surveillaient le premier étage, en s'enfermant avec eux, comme convenu.

- Et Inui-senpai m'a bipé en m'indiquant que vous aviez des problèmes… Fsshhh, annonça la vipère. Du coup, on a récupéré une raquette d'Atobe qui traînait là…

- … Et on vous a sauvé la mise ! termina le porc-épic.

- C'est bien la première fois que je vous vois travailler ensemble, grogna Shishido.

La discussion ne put se poursuivre, car An surgit soudain à côté d'eux, avec un Katsuo déguisé en Oishi.

- J'ai entraîné Hachirô en me faisant passer pour le vice-capitaine, soupira le premiere année, et Kachiro l'a neutralisé. Malheureusement, Shiroyuki l'a chopé. Mukahi-san et Oshitari-san sont allés prêter main forte à Kabaji-san qui avait des problèmes à cause de Jiro.

- Ne traînons pas ! cria An. Nos deux groupes ont explosé, on doit se dépêcher de rejoindre le point de rendez-vous si vous ne voulez pas goûter à l'Inui Juice !

[Groupe 1, du côté d'Hibari et Aiko…]

- Merde, merde, meeeeerde ! Hurla Aiko en se carapatant. Hibari, par ici !

Elle tira son amie dans la première pièce qui vint, une chambre dont le grand lit à baldaquin occupait tout l'espace. Une baie vitrée donnait sur un petit balcon, qui lui-même donnait sur la petite plaine devant la forêt.

- On était censées aider Kikumaru et Oishi à s'esquiver… Mais personne n'avait prévu que les escaliers extérieurs seraient inaccessibles dans notre groupe !

- On est prises en tenaille… On peut même pas enfermer Endô qui nous poursuit, y a pas de serrure pour cette pièce !

Endô ouvrit la porte.

- La vache, vous courrez vite ! Bon, même si vous n'êtes pas les premières qu'on devait attraper, c'est déjà ça…

- Oï, oï ! cria soudain Kikumaru, faisant se retourner le jeune homme

- Hein ?!

Oishi fonça sur Endô, le déséquilibrant, permettant à Eiji de sauter par-dessus lui pour arriver dans la pièce.

- Mais… vous vous piégez tous seuls ! rigola Endô.

- Oï, Endô-san, vous savez qu'on n'est qu'au premier étage ?

Et il sauta par la fenêtre. Oui, oui, comme ça, sans préavis.

- Dépêchez-vous, cria Oishi. Sautez, Eiji vous rattrapera.

- Ça ne va pas oui ?! Hors de question qu'on saute ! Hibari, dis-leur, toi ! protesta Aiko en se tournant vers sa meilleure amie… à temps pour la voir enjamber le balcon et tomber direct dans les bras de son grand amour, toute rouge.

Elle soupira, et se dirigea à son tour vers la baie vitrée, sans qu'Endô n'ait pu faire un geste pour la rattraper.

- … Ok, j'ai compris, soupira-t-elle en sautant, suivie d'Oishi.

Dans la pièce, Endô et Shiroyuki, qui venait d'arriver, passèrent la tête par la fenêtre.

- Ils sont cinglés, ces gamins ?! gueula la jeune femme

- Pas le temps d'y réfléchir, faut les rattraper ! lança son collègue en l'entraînant vers le rez-de-chaussée.

Ils dévalèrent les escaliers, et arrivèrent face à face avec Hachirô, qui s'était libéré, et Morisaki. Les deux tentaient de forcer la serrure de la grande salle à manger.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Les questionna Endô.

- Jiro-san, Kabaji-san et Kawamura-san sont à l'intérieur, expliqua l'aîné des majordomes, Morisaki.

- Ils ne risquent pas de s'évader par la fenêtre ? s'interrogea Shiroyuki.

- Ça ne risque pas, Hiromi est de l'autre côté et surveille, contra Hachirô.

Soudain, la voix de Kawamura résonna à travers la porte.

- OH YEAH ! BABY YOU'RE THE… eut-il le temps de gueuler avant d'être interrompus par un Oshitari qui lui demanda poliment se la fermer. Il serait fâcheux que le personnel de la maison découvre qu'il s'était glissé dans la pièce en compagnie de Fuji et Mukahi.

- C'était quoi, ça ? demanda une Shiroyuki ébahie.

- 'sais pas, répliqua Morisaki en appelant Hiromi sur son talkie-walkie. Eh, Hiromi ! Ils sont sortis ?... Hiromi ?

- Non, pourquoi ? répondit Oshitari en imitant la voix d'Hiromi.

- Ok, merci, répondit l'homme en se tournant vers ses camarades. De toute façon, on entend encore Jiro qui ronfle.

Ils tentèrent encore de forcer la porte durant quelques minutes.

- Bon sang, cette pièce n'a pas de double de clé ?! grogna Morisaki.

- Ils ont piqué le double, grogna Hachirô.

- Au fait… ses ronflements sont identiques à ceux de tout à l'heure, remarqua Shiro, la plus perspicace du lot.

- Hiromi ? Ils sont encore là ? Interrogea Hachirô. Hiromi ? … Eh, Hiromi !

Endô, à bout de patience, défonça la porte et laissa un juron franchir ses lèvres.

- Quoi ?! cria la jeune femme, alertée.

- Ils ont enregistré les ronflements de Jiro-san et nous les passent en boucle depuis tout à l'heure.

- Je me disais bien que la voix d'Hiromi était un peu bizarre… Oshitari-san a dû répondre à sa place !

- C'est moi ou on s'est fait avoir comme des bleus ?

- Je confirme, on s'est fait avoir, et en beauté !

[Groupe 1, du côté de Kawamura, Kabaji, Jiro et Fuji.]

- OH YEAH ! Hurla Kawamura en faisant tourner la raquette que lui avait donnée Fuji. Fujiko-chan, thank you pour la raquette, baby !

- Mais de rien. Oshitari, merci d'être venu m'aider. Si vous n'aviez pas neutralisé Hiromi, on n'aurait pas pu s'en sortir, lâcha le prodige en souriant.

- Quel imbécile, ce Jiro, de s'endormir accroché à l'escalier ! grogna Mukahi. Il a totalement foiré le timing. Pas vrai, Kabaji ?

- Ouais, répondit laconiquement le valet d'Atobe.

- L'important, c'est qu'on soit sortis, répliqua Oshitari en jetant un coup d'œil à la marmotte qui ronflait sur le dos de Kabaji.

Ils se carapatèrent tous vers la forêt. Sakuno, Echizen, Aelita, Shishido, An, Momo, Katsuo et Kaidoh arrivèrent en courant derrière eux.

- Eh ! cria Aelita. Vous avez tout le monde ?! Génial !

- Et de votre côté ? Demande Fuji.

- On a perdu Tomo-chan, Hibiki-chan, Kachiro-kun et Horio-kun… soupira Sakuno.

- Il reste en lice Shiroyuki, Hachirô, Endô et Morisaki ! les informa le génie de Hyotei, Oshitari.

- Atobe, Ootori, Inui-senpai, Hibari, Aiko et Eiji-senpai doivent déjà avoir rejoint le point de rendez-vous, annonça Echizen.

- Eiji-senpai, Oishi-senpai, Hibari et Aiko également, annonça Momo.

- Et maintenant, on fait comment ? grogna Kaidoh en désignant les quatre employés leur courant après. Fsshhh, ils nous collent aux basques.

- Séparons-nous en petits groupes ! ordonna Fuji, son éternel sourire collé aux lèvres.

Obéissant au prodige, de petits groupes se formèrent. Momo, la vipère et la sœur de Tachibana partirent vers la droite, et s'enfoncèrent dans la forêt. Mukahi grimpa à un arbre et joua à la fille de l'air. Oshitari, Kawamura, Kabaji et son fardeau Jiro foncèrent sur le grand chemin, sous les yeux ébahis et surpris des passants. Katsuo, dans un élan de courage, attrapa la casquette de son camarade de classe et fonça vers leurs poursuivants pour faire diversion. Ryoma et Sakuno partirent de leur côté, tandis qu'Aelita, Fuji et Shishido foncèrent à travers bois pour rejoindre l'accrobranche.

[Du côté d'An, Kaidoh et Momo]

Le trio n'avait pas pris le chemin le plus facile. De grosses racines sortaient du sol, des branches bouchaient le passage, et c'est sans surprise qu'An trébucha et manqua de s'écraser au sol. Elle avait le pied coincé dans un petit trou, et Momo n'eut pas le courage de l'abandonner. Il retourna sur ses pas et la observa sa cheville.

- Elle est tordue ?

- Non, juste coincée.

- Bon, à trois, je tire la branche qui bloque, et tu enlèves ton pied. Ok ?

- OK.

- Un… Deux… Trois !

Momo tira de toutes ses forces, mais rien n'y faisait. Puis à un moment, deux autres mains agrippèrent la racine, et aidèrent à la soulever. Finalement, la jeune fille put dégager sa cheville.

- Mamushi… murmura Momoshiro, surprit.

- Me remercie pas, porc-épic. C'était pas pour toi mais pour elle. Allez, bougez-vous !

Les trois reprirent leur course, et au bout de quelques minutes angoissantes, virent enfin leurs amis sains et saufs agiter leurs bras pour signifier qu'ils étaient arrivés. C'était finiiiii !

[Du côté de Ryoma et Sakuno]

- Ryoma-kun… Pars sans moi, je ne vais pas assez vite.

- Tu penses que je vais te laisser là après avoir risqué l'Inui Juice pour te récupérer au troisième étage d'un manoir gigantesque ?

- Ryoma-kun…

La petite séquence émotion fut interrompue par l'apparition d'Hachirô, qui avait un air victorieux sur le visage.

- Je vous tiens !

Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est que Ryoma avait lui aussi eut l'intelligence de récupérer une raquette qui traînait dans le manoir, et de garder une balle dans la poche de son short. Les deux collégiens purent repartir assez vite après que le pauvre majordome se soit pris un service twisté dans la tronche. Ça, c'était fait.

[Du côté de Shishido, Aelita et Fuji]

- … M-merde ! marmonna Aelita en trébuchant sur sa longue robe piquée au manoir Atobe et s'arrêtant net, mains sur les genoux.

- Allons bon, qu'est-ce qu'il se passe, la naine ?! grogna Shishido.

- Aelita-chan, ça va ?! S'inquiéta Fuji.

- J'ai trop donné, j'peux plus bouger, soupira-t-elle en montrant ses jambes qui tremblaient à cause des poids aux chevilles. En plus, avec cette robe, j'arrive pas à courir aussi vite que d'habitude.

Elle jeta un œil à Shishido, qui semblait en proie à un débat intérieur.

- … Qu'est-ce que vous attendez ?! Bougez-vous, il arrive !

Cependant, avant qu'elle n'ait pu faire un geste, Shishido l'avait déjà attrapée sur son dos à l'aide de Fuji.

- Eh, lâche-moi ! protesta la fillette, paniquée. J'veux pas tomber !

- On a dit qu'on ne laisserait personne derrière ! grogna le joueur de Hyotei.

- On se croirait dans un film d'action où les héros sont poursuivis par des Yakuzas. Le genre de navet où les héros meurent à la fin, bien sûr, ricana la jeune fille.

- Tais-toi ou j'te balance, râla Shishido.

- Allez, partez devant, j'vais faire diversion, annonça Fuji en souriant. Je ne risque rien, j'adore l'Inui Juice !

Sur un ordre silencieux de son senpai, Aelita sortit la balle de tennis qu'elle gardait toujours avec elle et la balança avec autant de force que si elle smashait. Le prodige effectua une magnifique chute de l'ours… qui retomba pile sur la tête de Morisaki. Il se dirigea ensuite vers lui, tout sourire, et se laissa gentiment attraper. Décidément, il le voulait, son Inui Juice !

[Et à l'accrobranche…]

Eiji sauta sur son partenaire de double, tout content.

- Yeah, yeah, yeah ! Oishi ! On a gagné !

La coach débarqua, suivie par le personnel de la maison et les collégiens s'étant fait attrapés. Hibiki était accrochée à son Prince, inquiète de voir que Fuji allait devoir boire l'Inui Juice. Il avait beau lui assurer que « mais non, ça ne me gêne pas, c'est même très bon ! » avec un grand sourire, elle ne semblait pas vouloir le croire.

- J'avoue que vous nous avez bien eu, soupira la coach en fusillant Oishi et Oshitari du regard, qu'elle devinait être les instigateurs de ce plan foireux. Quand je vous avais suggéré de jouer en équipe, je n'avais pas pensé que ça pourrait donner quelque chose du genre…

- Ouais, moi non plus, râla Aelita en désignant l'espèce d'immense robe qui lui tombait jusqu'aux pieds. Je ne sais pas comment elles font pour porter ce truc toute la journée.

- En plus, ce n'est pas comme si ça avait servi à quelque chose, répliqua Atobe en la fixant d'un air supérieur. Si tu n'avais pas eu l'idée de dire où je m'étais « caché », Hiromi ne t'aurais pas démasquée !

- Eh, j'ai fait ce que j'ai pu, hein ! protesta la gamine en le fusillant du regard.

- Cessez ces chamailleries, ordonna Sakaki. En tout cas, vous vous êtes admirablement bien débrouillé. Vous venez d'apprendre à travailler avec une équipe adverse, et cela va nous donner des idées de doubles.

- Des idées de double-nyah ? questionna Eiji, inquiet. Vous comptez changer les paires pour le tournoi international ?!

- Non, les doubles marchant très bien resteront comme ils le sont. Mais d'autres pourront être créés.

- Bon. Sinon, la seule personne devant boire le nouvel Inui Juice est Fuji, annonça Ryuzaki-sensei d'un air un peu déçu.

- Délicieux, soupira Fuji en avalant le liquide cul-sec.

- Comme d'habitude, commenta Echizen, blasé.

Les adultes soupirèrent, légèrement agacés. Sales gosses. Tous autant qu'ils étaient. La coach Ryuzaki avait espéré pouvoir faire goûter à tous ces gamins la nouvelle boisson d'Inui, celle d'une couleur oscillant entre le doré et le rose, tout ça pour leur faire comprendre que jouer à cache-cache n'était plus de leur âge. Elle avait même prévu les grands moyens pour ça ! Sakaki et le personnel de la maison avaient été pris à part, mis au courant de l'affaire et tout et tout. Et pourtant, ces collégiens étaient parvenus à tous les avoir ! Ah, ils les avaient bien bernés. Mais Ryuzaki-sensei ne pouvait pas leur en vouloir. Après tout, ils venaient de prouver qu'ils avaient non seulement gagné en force mais également en esprit tactique. Il y a une semaine, il n'aurait probablement pas pu courir comme ils l'avaient fait avec des poids de un kilo à chaque cheville, et ils n'auraient pas non plus coopéré comme ils venaient de le faire.

Ah, y avait pas à dire, ces trois jours dans un chalet miteux à s'exercer sans raquettes portaient leurs fruits !