Salut, tout le monde :D

Me voilà de retour avec un chapitre 31 un peu plus technique que les précédents... Du coup, voilà l'explication de quelques coups présents ici, et donc certaines personnes ne connaissent peut-être pas la signification :

Force centripète : Le terme force centripète ("qui tend à rapprocher du centre", en latin) désigne une force permettant de maintenir un objet dans une trajectoire circulaire ou, plus généralement, elliptique. (source : Wikipédia)

Passing shot : balle envoyée au fond du court durant la montée au filet de l'adversaire. Il est plutôt dur de la renvoyer.

Rising shot : retour effectué juste après le rebond de la balle, ça lui donne plus de force et de vitesse.

Voilà pour les explications !

Maintenant, petite réponse aux rewievs gentiment laissées :D

Julie : Alors, en fait, je ne poste normalement pas tous les chapitres en même temps... Mais j'avais commencé par poster cette fic sur fanfic-fr, et je ne me suis inscrite sur que vers le chapitre 25... Du coup, pour rattraper le retard que j'avais sur l'autre site, il m'est arrivé de poster plusieurs chapitres en même temps ^^

Mais là, à partir de maintenant, il n'y aura plus qu'un chapitre normalement toutes les semaines ou toutes les deux semaines, en fonction du temps que je mets à l'écrire :3

Sinon, je suis heureuse que ça continue à te plaire ^^ N'hésite pas à me laisser d'autres rewievs pour me donner tes impressions ^^

hecate600 : Je suis contente que l'histoire te plaise ^^

POur répondre à ta question, oui, j'ai plus ou moins une idée de couple pour cette chère petite Aelita... J'ai pensé à Shishido moi aussi, mais disons que j'essaye d'écrire ma fic en ouvrant plusieurs possibilités de couples, parce que ça varie un peu en fonction de mon humeur XD

Donc je n'en dis pas plus, tu verras bien ;)

Quand aux autres personnes qui me lisent, n'hésitez pas à laisser des rewievs pour me faire part de vos impressions, ça fait toujours plaisir ^^

Bisous, et à bientôt pour le prochain chapitre !


Chapitre 31 : Entraînement spécial !

- Très bien jeunes gens ! A la suite de votre petite partie de cache-cache de la veille, nous avons décidé d'organiser des doubles un peu particuliers, annonça Sakaki.

- Nous allons commencer par Aelita et Shishido contre Kaidoh et Fuji.

- C'est une blague ?! crièrent la fillette et son partenaire improvisé en chœur. Je refuse net !

- Vous n'avez pas le choix, ricana la coach.

Les joueurs se regardèrent et laissèrent échapper un soupir. Très bien, puisque c'était ainsi, ils allaient le faire. Après tout, ils ne pouvaient pas non plus dire que les paires étaient très mal assorties. Dans les deux cas, il y avait un attaquant et un défenseur. Les techniques spéciales de Fuji et Kaidoh contre la force de Shishido et la précision d'Aelita. Cependant, aucun des quatre joueurs n'avait déjà joué avec le partenaire qu'on leur avait assigné, et ça risquait d'être un peu problématique. Surtout du côté du mélange Hyotei/Seigaku…

- T'es con, Shishido ! Tu sais pas viser ou quoi ?! avait hurlé Aelita quand son partenaire lui avait envoyé la balle dans la tête en servant.

- Et toi alors ! Si tu connaissais les règles pour un bon double, tu saurais qu'il ne faut pas se placer là quand je sers ! répliqua Shishido en criant plus fort.

- Tu n'avais qu'à me le dire, je n'ai jamais joué en double avec toi, moi ! Andouille !

- On dirait presque Kaidoh et Momo… soupira Oishi. A la différence qu'au moins, ils ne se cognent pas dessus.

- Tu parles trop vite, Oishi-san, marmonna Choutaro en désignant Aelita qui venait de donner une pichenette sur le front de Shishido, qui lui, avait répliqué en lui attrapant les joues.

Bien évidemment, on se doute que la paire Kaidoh-Fuji avait gagné. Etonnament, avec son senpai à ses côtés, le caractère tenace de Kaidoh était parfaitement révélé, mais il ne dépassait pas les bornes, comme si la présence apaisante de Fuji imposait les limites.

Cette défaite provoqua de nouvelles engueulades du côté de Shishido et Aelita.

- T'es nulle en double, andouille !

- Dans ce cas-là, je te prends en simple quand tu veux, abruti !

- Non, intervint la coach Ryuzaki en les attrapant tous les deux par une oreille, visiblement agacée. Nous allons former de nouvelles paires, et je peux vous assurer que vous ne serez pas ensemble, alors pitié, calmez-vous.

- Aïe, grognèrent les deux compères en chœur.

- Très bien, continua la vieille femme en lâchant les oreilles des pauvres collégiens. Voilà les nouvelles paires que nous allons former. Inui-Oshitari contre Atobe-Oishi.

- Vous avez le chic pour former les paires les paires les plus atypiques qu'il puisse exister, grogna Atobe. Frissonnez de terreur devant mes prouesses !

- Ah, et avant que nous n'oublions, commença Sakaki. Je veux que Jiro, Fuji et Aelita aillent s'entraîner ensemble. Montrer à votre Kohai ce dont nous avons parlé hier soir. Même chose pour Eiji et Mukahi, allez dans un coin avec Echizen. Rompez !

- Hein ? De quoi vous parlez ? questionna Aelita, paumée.

- Mada mada dane, comment Echizen d'un air blasé.

- Parce que toi tu sais, peut-être ? râla la fillette en fusillant son camarade du regard.

- …

Ils n'eurent cependant pas plus l'occasion de discuter plus longtemps, puisqu'immédiatement leurs aînés étaient venus les attraper pour les emmener à l'écart.

Aelita fixa Fuji et Jiro – qui pour une fois était réveillé – en quête d'explication.

- La coach a déterminé que ton jeu se basait sur des coups techniques et peu puissants. Même si tu as gagné en force durant ce court camp d'entraînement, cela reste insuffisant pour transformer ton jeu en celui d'un puncheur. D'où l'idée que Jiro, dont le jeu est basé sur le serve and volley, et moi-même, qui suis plutôt un contreur, te conseillent et t'entraînent un peu plus personnellement. La même chose se produit pour Echizen. Sa petite stature et son endurance le mettent en bonne position pour utiliser un jeu un peu plus actif et lui permettant de rattraper des balles qu'il ne pourrait pas renvoyer sans entraînement basé sur ça. Nous devons nous occuper de nos cadets, après tout, lâcha Fuji en souriant.

- Je vois… C'est trop bien ! cria presque Aelita, des étoiles dans les yeux à l'idée de recevoir des leçons du génie Fuji.

- Vouaiiiiiiiiiiiis, hurla Jiro qui venait soudainement de se transformer en lapin bondissant partout. Je vais donner des cours à une jeunotteuh, je vais donner des cours à une jeunotteuh ! C'est trop cool !

Aelita laissa échapper un petit rire. Alors comme ça, le fait qu'il soit embrigadé par les profs pour entraîner une fillette de deux ans sa cadette le réveillait. Intéressant.

- Bien. Et si nous commencions ? questionna Fuji en attrapant sa raquette.

- Oui, oui, commençons ! lança Jiro-lapin.

- Alors, Aelita. Vois-tu, si tu tombes face à un joueur tel que Kawamura, Momo, Ishida de Fudomine ou encore Ootori de Hyotei, tu risques d'être fortement désavantagée. Je vais t'apprendre un mouvement qui permet d'absorber la puissance de l'adversaire, comme celui que j'utilise dans la chute de l'Ours pour neutraliser les smashs. Ça marche selon le même principe que l'aïkido. Tu as déjà entendu parler de ce sport ? annonça alors le génie.

- Aïkido… Oui, ça me dit quelque chose. Je crois que c'est un art martial basé sur la défense où l'attaqué utilise l'énergie de l'attaquant à son profit.

- C'est ça. Eh bien, ici, c'est la même chose. Il me semble que tu as un corps plutôt flexible, comme tu nous l'as démontré lors de ta formation « spéciale souplesse ». Ton poignet doit également posséder cette flexibilité.

Fuji attrapa sa main et se mit à lui tortiller le poignet dans tous les sens. Il lui montra ensuite le mouvement en lui-même. D'après ce que lui annonçait son aîné, il n'était pas compliqué.

- Tu fais un pas en avant avec le pied gauche, et tu t'en sers comme pivot. Effectue un demi-tour et rattrape la balle à la fin de ce dernier en gardant ta raquette à l'horizontal. C'est ici que ta souplesse va jouer. Tu vas effectuer une rotation du poignet. Cela va absorber la puissance du coup et la retranscrire dans la raquette. Ca risque de la faire vibrer un peu au début, et ta maîtrise ne sera pas excellente. Mais avec un peu d'entraînement, aucun doute que tu parviendras à le maîtriser. A partir de ce coup découlent plusieurs possibilités de contres, donc la chute de l'Ours. Je t'expliquerais plus tard comment je la réalise, si ça t'intéresse, mais ça risque de te paraître un peu farfelu puisque généralement, moi je réalise cette technique un peu à l'instinct.

- J'y arriverais jamais ! Vas-y, remontre moi le pas, s'il te plaît, senpai… le supplia la jeune fille.

Fuji s'exécuta, tandis que Jiro piquait un somme. Aelita, elle, arborait un air désespéré. Son aîné voulait-il vraiment qu'elle reproduise ce mouvement ? On pourrait croire à de la danse. Et que je fasse une pirouette, et que je tourne mon poignet… Mais bon, elle ne pouvait pas ignorer cette leçon. Alors obligeamment, elle reproduit le mouvement de Fuji. Quand il estima que c'était suffisant, il lui lança une balle et lui ordonna de la rattraper avec ce mouvement. La première balle tomba au moins un bon mètre à côté de la raquette d'Aelita. La seconde arriva un peu plus près. Ce fut à la dixième qu'elle parvint enfin à placer sa raquette pile sous la balle. Elle recommença de nouveau, et maintenant, à chaque fois que son senpai lançait la balle doucement, la jeune fille parvenait à placer sa raquette sous la balle et à la relancer légèrement. Maintenant, il fallait passer au contrôle de la balle. Parce que là, c'était bien beau, mais elle ne parvenait à la rattraper que quand elle arrivait lentement. Si jamais elle se retrouvait face au Dunk Smash de Momo, ça ne se passerait pas de la même manière.

- Bon… Jiro, tu peux smasher la balle que je vais t'envoyer ? questionna Fuji avec son éternel sourire collé sur le visage.

- Vouaiiiiis, marmonna la marmotte en s'étirant. Envoie ta balle !

Fuji effectua un lob, Jiro smasha, et Aelita se positionna correctement, raquette sous la balle. Cependant, quand cette dernière heurta le tamis, la gamine ne parvint pas à maîtriser la balle. Et pourtant, elle n'était pas particulièrement puissante. Mais maintenant que la jeune fille avait expérimenté la technique avec un smash, elle avait commencé à s'habituer à la sensation de la balle sur sa raquette. La seconde fois, ça passa mieux. Le mouvement du poignet dont lui avait parlé Fuji passait assez facilement, et elle le faisait de façon instinctive, sans vraiment avoir besoin de réfléchir. Au bout d'une bonne dizaine d'essais, elle parvint finalement à maîtriser la balle. Cette dernière s'arrêtait en plein milieu de sa raquette. Effectivement, au début, cette dernière vibrait légèrement, mais ce n'était pas infaisable.

- Tu te débrouilles bien ! admira Fuji. Encore un peu d'entraînement, et ça passera tranquille. Ensuite, tu n'auras plus qu'à trouver un moyen de la renvoyer efficacement, et tu auras un contre !

- Je dirais bien « mais en fait, c'est vachement facile de créer un contre ! », mais… pour créer ce mouvement qui absorbe la puissance de l'ennemi, t'as dû mettre vachement de temps ! … Non ? demanda la jeune fille.

- Hm, pas particulièrement, se mit à rire son aîné. Environ une petite heure.

- … EN UNE HEURE, TU ES PARVENU A ELABORER UN PAS ET UN MOUVEMENT DE POIGNET PERMETTANT D'ABSORBER LA PUISSANCE ADVERSE, SENPAI ?! Hurla Aelita, yeux exorbités, avant de marmonner pour elle-même. Ce type est véritablement un génie.

- Incroyable, incroyable ! avait hurlé Jiro. Seulement une heure ?! Trop fort, trop fort !

Et Fuji ne quittait pas son sourire, comme si c'était la chose la plus normale du monde. Mais bien sûr, n'importe qui invente ce genre de truc en une heure ! Aeli se prit la tête entre les mains en soupirant. Jiro la sortit de sa rêverie en la secouant par les épaules comme un prunier.

- A moi de te montrer des trucs, à mon tour, à mon tour !

- Oui, oui, Jiro. Mais si tu pouvais me lâcher…

- Ah oui, désolé. Mais… tu vas devoir m'appeler « Jiro-senpai » !

- Jiro-sen… Hein ?! Et en quel honneur ? râla la gamine.

- Parce que je t'entraîne !

- Grmml… Très bien, j'ai compris…

- Vouais ! Bon, commençons ! Je vais te montrer tous les secrets d'un bon serve and volley, ça correspond parfaitement à ton style !

La jeune fille soupira et regarda Jiro se positionner sur le chemin en dalles. Il traça un carré au sol avec un morceau de craie sorti de nulle part, et le pointa du doigt.

- Voilà, on va dire que ça, c'est le carré de service ! cria-t-il presque en sautillant. Fuji, je vais servir, tu peux me renvoyer la balle ?

- Bien sûr.

La marmotte des Hyotei effectua un service tout ce qu'il y a de plus banal, et monta sans attendre au « filet ». Il sautillait déjà sur place, et quand la balle arriva vers lui, il effectua un split step à deux pieds et la rattrapa sans attendre.

- Voilà, voilà ! En fait, tu ne dois pas faire un service trop rapide, sinon ton adversaire risque de la renvoyer avec un rising shot, et tu te prendras un passing shot durant ta montée au filet !

- OK.

- C'est bien si ta vitesse de service se situe entre 130 et 150 km/h. Ensuite, tu swoush – une montée au filet – et tu commences à faire boing-boing ! Et zwuip, dès que la balle arrive, tu refais boing-boing à gauche ou à droite en fonction de sa direction, et BAM ! tu la tapes en visant le bord du terrain !

- … Je swoush, je boing-boing, je zwuip, je re-boing-boing… et je « BAM ! » ? questionna la jeune fille en le fixant d'un regard hagard.

- Ouais, c'est ça !

- Fuji-senpai, en japonais courant, tu peux traduire ? Je crois que Jiro a… euh, Jiro-senpai a un problème de communication, le supplia Aelita.

- En gros, tu fonces au filet, tu sautilles, tu prévois la trajectoire de la balle, tu effectues un split step et tu envoies la balle dans l'angle mort de ton adversaire, se mit à rire le prodige.

- Ooooh… C'est déjà plus clair ! ricana la gamine.

- Tu sous-entends que je m'exprime mal ? grommela Jiro-lapin en bondissant.

- Bien sûr que non ! … Ce n'était pas un sous-entendu, c'est exactement ce que j'ai dit ! répliqua-t-elle, un grand sourire sur le visage.

Fuji laissa échapper un petit pouffement, et Jiro détourna la tête et se mit à bouder.

- Roh, ne boude pas Jiro-senpai, c'était une boutade, marmonna Aeli en se retenant de rire.

- Bon, reprenons. Et allons squatter l'un des terrains de tennis d'Atobe, on ne peut pas s'entraîner correctement sur une allée ! Allons-y…, marmonna Akutagawa en baillant.

Les trois joueurs se dépêchèrent de rejoindre les courts – du moins pour Fuji et Aelita, Jiro se traînant derrière eux à la vitesse d'une limace. Quand ils y arrivèrent quelle ne fut pas leur surprise de voir seulement Echizen, Eiji et Mukahi qui s'y entraînaient !

- Tiens, les autres ne font pas de match d'entraînement ? commenta Aelita.

- Nous sommes de l'autre côté du manoir. Tu n'as pas remarqué que l'orientation est différente ? Il doit y avoir deux installations, lui fit remarquer Fuji.

- C'est ça, commenta Jiro en baillant de nouveau.

- Oï, oï ! hurla Eiji en sautant. Vous venez vous entraîner ?

- Yep ! répondit Fuji en se dirigeant vers son ami. Ça se passe bien, de votre côté ?

- Ouiiii ! Ochibi se débrouille plutôt bien en acrobaties !

- Ohoh, je veux voir ça, se moqua la jeune fille en faisant semblant de le filmer.

- La ferme, toi.

- Eh, Ryoma, on ne parle pas comme ça à une fille ! ricana la fille en question.

- T'es pas une fille, t'es un monstre, répliqua Echizen du tac au tac.

- Quel manque de délicatesse ! Je vais te tabasser, un de ces jours ! grogna Aelita.

- Mada mada dane, lâcha le première année en baissant sa casquette sur ses yeux, un sourire moqueur sur les lèvres.

Tous soupirèrent, et les deux trios reprirent leurs entraînements respectifs, quand soudain Aelita lâcha un petit cri.

- Ooooh ! Trop mignon !

Ceci avant de se précipiter en direction de l'herbe, et de se baisser pour regarder de plus près ce qui semblait être un petit animal.

- Qu'est-ce que tu regardes ? demanda le samouraï junior en se détournant d'Eiji qui tentait de le pousser à sauter sans s'arrêter.

- UNE GRENOUILLEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUH ! hurla Mukahi, qui s'était approché aussi, en pâlissant.

- Oui, une rainette ! Regarde comme elle est chou ! soupira la fillette en prenant la petite bestiole verdâtre et en se servant du tissu de son t-shirt pour ne pas avoir à l'attraper à pleines mains.

- Ne m'approche pas avec ce truc ! gueula l'acrobate des Hyotei, figé sur place.

Aelita continua de s'approcher pour lui faire admirer la grenouille. Gakuto recula précipitamment et partit se planquer derrière Fuji, qui était le plus loin de l'atroce bêbête.

- T'approche pas ! hurla de nouveau Gakuto.

- Probabilité que tu sois grenouillophobe, 100%, commenta un Inui sorti de nulle part en posant une main sur son épaule.

- Grenouillophobe ? Ce mot existe ? demanda Aeli, curieuse.

- Oui… Depuis que je l'ai inventé, répliqua du tac au tac le dataman.

- Je me disais aussi… mais au fait, qu'est-ce que tu fiches ici, senpai ?!

- Je viens prendre des données sur les deux rookies, voyons.

- Sans surprises, soupira Echizen.

Aelita fut forcée par ses camarades à reposer la pauvre grenouille par terre, à regret. Fuji crut un instant qu'il ne parviendrait pas à la reconcentrer, mais finalement, la présence d'Inui notant tout ce qu'il pouvait suffisait à la canaliser. Le trio recommença à travailler les serves and volleys, et Fuji lui montra à plusieurs reprises sa chute de l'Ours. De leur côté, Eiji et Mukahi faisaient sauter ce pauvre Ryoma comme s'il était sur un trampoline, ce qui semblait grandement l'agacer. Inui, qui avait amené une caméra d'amateur, eu même l'occasion de le filmer en train de tenter une roue pathétique. Jiro avait failli s'étouffer de rire en voyant le pauvre samouraï junior retomber sur les fesses après cela.

- J'en ai marre, grogna Echizen.

- J'suis fatiguée, l'approuva Aelita.

- Vous manquez de vigueur, tous les deux ! cria Jiro en sautant partout.

- ET C'EST TOI, LA MARMOTTE QUI DORS TOUT LE TEMPS, QUI NOUS DIT CA ?! protestèrent les deux compères en chœur.

- Bon, les coupa Inui. Les deux acrobates, Fuji et le paresseux, revenez, les coachs vont vous faire jouer des matchs d'entraînement.

- Et nous, senpai ? le questionna la fillette.

- Vous, vous restez ici et vous travaillez ce que vous ont montré vos gentils Senpais.

- Ok, grommela Echizen.

Aelita et Ryoma se retrouvèrent seuls, face à face.

- Bon. On fait quoi ? soupira la jeune fille.

- Un match ?

- Comme tu veux.

Les deux joueurs partirent s'installer chacun de leurs côtés.

- Auto-arbitrage ? demanda Aeli.

- Bah ouais. On n'a pas d'arbitre après tout.

- Tu commences ?

- OK.

Ryoma servit donc le premier et Aelita renvoya une balle dans le fond du court avant de monter au filet. Son adversaire la rattrapa et effectua un lob, qui passa au-dessus de la tête de la fillette. Cependant, cette dernière, loin de s'avouer vaincue, fonça en fond de terrain, et parvint à rattraper la balle juste après son rebond, effectuant un rising shot qui partit du côté opposé où se trouvait son coéquipier. Sans attendre, le jeune garçon effectua un saut à la Kikumaru et la rattrapa en catastrophe avant de s'écraser lamentablement au sol. La balle fila, Aeli la rattrapa de justesse et la renvoya en un lob, et Echizen smasha une fois relevé.

La jeune fille poussa un petit cri de victoire et effectua le mouvement que lui avait montré son senpai. La balle… s'arrêta sur sa raquette. Ce qui provoqua un rire moqueur de la part d'Echizen.

- C'était quoi, ça ? ricana son adversaire.

- J'ai maîtrisé sa puissance… Mais j'ai totalement oublié de la renvoyer ! se réprimanda la fillette.

- T'es un véritable boulet.

- Roh, ça va hein ! La prochaine fois je me ferais pas avoir ! Peut-être que si je retourne mon grip d'un coup… Non, impossible. Ou alors que je continue mon tour pour effectuer un passing shot… Ah, j'ai eu une idée ! Bon, ça marchera peut-être pas mais… Ce n'est qu'un entraînement après tout. Non… ?

- Arrête de marmonner, tu ressembles à Shinji de Fudomine.

- Même pas vrai !

- Je t'assure que si.

- La ferme, continuons à jouer.

Le match reprit, mais Aelita semblait ailleurs. En effet, elle réfléchissait à comment renvoyer la balle une sa puissance maîtrisée. Normalement, elle faisait un pas en avant et un demi-tour vers l'arrière qui la faisait arriver de dos, puis elle maîtrisait la balle. Mais si elle continuait son tour, elle arriverait de nouveau de profil, et pourrait renvoyer la balle en un coup droit ou un coup croisé en fonction de la position de Ryoma. Cependant, le problème était de réussir à contrôler la balle tout en tournant. S'arrêter après son premier demi-tour et recommencer à tourner ensuite risquerait de lui faire arrêter la balle sur la raquette, et c'était techniquement interdit par le règlement. Bah, elle pouvait toujours essayer…

- Ryoma, fais un smash s'il te plaît ! Hurla la fillette alors que son coéquipier renvoyait la balle.

- Et en quel honneur ?

- C'est un entraînement, et j'ai justement besoin de m'exercer ! Smashe ! grommela-t-elle en lobant.

- Pf.

Le jeune garçon effectua cependant le mouvement demandé par sa partenaire, et Aelita effectua son pas de trois : pied en avant, demi-tour, maîtrise de la balle. Cependant, au lieu de s'arrêter de dos comme le lui avait montré son senpai, une fois la balle arrivée sur le tamis de sa raquette, elle continua sa pirouette. Durant les quelques millisecondes que durèrent son tour, Aelita profita de la force centripète qu'exerçait son corps - et donc par extension sa raquette - sur la balle pour maintenir cette dernière au centre du tamis, tout en effectuant le léger mouvement du poignet permettant d'absorber sa puissance. Elle parvint à terminer sa rotation sans faire tomber la balle, et se retrouva de profil, prête à effectuer un revers. Cependant, au lieu de se contenter d'un coup faible et basique, elle tenta ce mouvement que Momoshiro utilisait pour effectuer de puissants revers, le Jack Knife. Effectuant un petit saut, elle profita de cet élan ainsi que de celui résultant de sa précédente rotation et réorienta légèrement sa raquette en frappant la balle à deux mains. On s'en doute, son tir ne fut pas aussi puissant que celui de son senpai, du fait d'une différence évidente de stature et de force, mais c'était déjà mieux que ses coups habituels ! Cependant, la balle fut out. En effet, ne maîtrisant pas du tout le Jack Knife, si son mouvement était plutôt bon, sa précision et le dosage de sa force, eux, ne l'étaient pas du tout. De plus, la pirouette qu'elle avait effectuée pour rattraper la balle lui avait donné un élan trop important, et elle avait par conséquent tiré bien trop à droite.

Mais même si le résultat n'était pas encore là, l'idée était, elle, bel et bien présente.

Aelita en frémissait de joie. Si elle s'entraînait… Ça pouvait marcher. Non. Ça marcherait ! Sans aucun doute.

- Pas mal, lâcha Echizen d'un air appréciateur. A mon tour maintenant !

- Tu veux que je prenne une technique particulière ? Des smashs à répétition ? Des lobs ? Des poachs ?

- Reste-en aux balles difficiles d'accès. Kikumaru-senpai et l'autre grenouillophobe m'ont montré plusieurs mouvements que j'aimerais bien essayer.

- OK.

Aelita servit la première. Sa précision était bonne pour une jeune fille de son âge, et elle parvint à doser habilement les coups sadiques et les simples. Elle ne se privait pas de faire courir Ryoma, s'amusant visiblement comme une folle. Ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait l'embêter, et elle comptait bien en profiter !

Une dans le coin à droite, une dans le coin à gauche, une amortie, un smash, un lob, etc, etc. Le pauvre courrait de gauche à droite sans s'arrêter, mais se débrouillait vraiment bien. Il faisait des mouvements qu'Aeli n'aurait jamais cru le voir faire. Par exemple, il avait rattrapé un lob – un lob ! – en sautant. Tout simplement. Avec sa petite taille, le bonhomme était parvenu à sauter pour rattraper la balle.

- Classe, ce saut ! J'aurais jamais cru te voir sauter aussi haut un jour.

- C'est une technique particulière, que m'a montré Mukahi. Tu dois être bien échauffé pour que tes muscles soit bien réactifs. Le départ se fait sur les demi-pointes, et tu dois bien plier les jambes. Ensuite, tu détends d'un coup, comme un ressort qui lâche, et tu t'étires au maximum.

- Je voiiiiis… Genre, comme ça ? demanda la gamine en l'imitant, mais en ne sautant pas plus haut que trente petits centimètres.

- Mada mada dane, Aelita, ricana le prodige.

- Woooow ! lâcha la fillette en ouvrant grand la bouche.

- Quoi encore ?

- C'est une première !

- Mais quoi ?!

- Je crois que c'est la première fois que j'entends mon prénom sortir de ta bouche.

- … Mémoire de poisson rouge.

- … La ferme, Ryoma.

- Alors, ça avance ? questionna Oishi qui venait d'arriver, les coupant dans leur discussion.

- Yep, senpai ! Le nain ici présent parvient désormais à imiter le kangourou !

- Tu peux parler ! La sale gosse ici présente arrive maintenant à expédier de magnifiques balles out.

- Vous vous entendez bien tous les deux, à ce que je vois ! sourit Oishi d'un air paternel.

- PAS DU TOUT ! hurlèrent-ils en chœur en se fusillant du regard.

La maman poule de Seigaku soupira et les observa tous les deux. Kaidoh surgit dans son dos et toisa les deux premières années d'un regard peu amène.

- Fsshhh… Restez poli en présence de votre senpai, sales gosses, siffla la vipère.

- Ouais, marmonna Echizen d'un air vraiment pas respectueux.

- Désolée, senpai ! s'excusa au contraire Aelita, un poil effrayée.

Oishi laissa échapper un nouveau soupir, tandis que Kaidoh semblait vouloir tuer Ryoma rien qu'à l'aide de ses yeux.

- Bref, on venait juste vous prévenir qu'il est bientôt l'heure d'aller manger. Vous feriez mieux d'aller vous changer et vous ramener, sinon on risque de vous attendre ! sourit le vice-capitaine.

- OK !

Les deux jeunes gens rangèrent leurs affaires tandis que leurs aînés partaient devant.

- Au final, on n'aura pas terminé notre match, râla Aelita.

- Ouais.

- Je me demande qui aurait gagné si on avait continué.

- Devine, répliqua Ryoma avec un léger sourire ironique.

- Hm… oui, tu as raison. On sait tous les deux que je t'aurais battu ! ricana la fillette.

- Espèce de… ! grogna le jeune garçon.

- Mada mada dane, Ryoma ! cria Aelita en s'enfuyant en courant, morte de rire.

Elle se dépêcha de rejoindre la luxueuse chambre qu'elle partageait avec Hibiki, et récupéra des fringues avant d'aller se doucher. La chambre était reliée à une salle de bain personnelle, équipée de ces douches possédant des jets de massage, et de tout un tas de boutons plus inutiles les uns que les autres. Elle mit d'ailleurs un temps fou à trouver comment on activait l'eau chaude, et en profita pour se prendre tout un tas de jets dans la tronche, de l'eau gelée jusqu'à la flotte propulsée à pleine force en plein dans la tête.

Elle hésita à aller réclamer un tournevis – voire carrément un marteau – pour exploser ce satané machin, mais n'eut finalement pas le courage de vandaliser la splendide maison du grand Atobe-sama. Surtout qu'il y aurait sans aucun doute des représailles.

Elle parvint finalement, au bout d'un bon quart d'heure de bataille, à allumer l'eau. Elle se doucha rapidement, consciente que les autres allaient l'attendre si elle arrivait un peu en retard. Elle prit cependant le temps de coiffer ses cheveux et de se les attacher en une tresse lâche.

- Tiens, d'ailleurs, ça me fait remarquer qu'ils ont pas mal poussé depuis mon arrivée ici… grommela la fillette en les lisant au maximum pour apercevoir qu'ils lui arrivaient un peu en dessous des épaules. Va falloir que je fasse un tour chez le coiffeur.

Elle haussa les épaules et enfila la première chose qui lui tomba sous la main : un t-shirt de couleur jaune pâle avec une manche longue et une bretelle, un pantacourt en jean clair et une paire de sandales noires. Elle fila ensuite dans le grand hall pour s'apercevoir qu'elle n'était pas la dernière arrivée.

- Yosh, c'est pas moi qu'on va attendre ! ricana la fillette.

- Pour une fois, répliqua Ryoma.

- Tu me cherches, toi ? Dois-je te rappeler ton excuse minable de la dernière fois ? « Je suis arrivé en retard parce que j'ai aidé une femme enceinte », c'est ça ?

- Grmpf.

- Allons, ne vous disputez pas en maprésence, soupira Atobe en apparaissant dans l'encadrement de la grande porte.

Il était vêtu d'un costume deux pièces noir, très élégant, et portait un bouquet de roses rouges.

- … Je me sens ridicule, là, rigola Momo, vêtu d'un jean et d'un simple t-shirt.

- Et les roses rouges, c'est pour quoi ? sourit Aelita.

- Pour l'élégance, voyons, répliqua Atobe en les lançant en l'air, les pétales s'éparpillant partout.

- Waouh, lâcha ironiquement Momoshiro. Quel sens de la mise en scène.

- C'est l'habitude du King, annonça Oshitari en remontant ses lunettes sur son nez.

- Quelles données étranges… mais intéressantes ! ricana Inui en prenant fébrilement pleins de notes.

- Fsshhh… siffla Kaidoh en s'éloignant de son senpai à lunettes.

- Désolé du retard ! cria soudain Eiji en faisant irruption dans la salle en bondissant.

- Il semblerait que nous soyons au complet, observa le King. Ma grandeur va vous conduire à la salle à manger.

- Rassure-moi, Atobe, commença Aelita d'un air craintif.

- Hm… ?

- Dis-moi qu'il n'y aura pas autant de plats que la dernière fois !

- …

La remarque déclencha une salve de rires chez les Seigaku. Le repas passa plutôt rapidement, et à la fin, Sakaki-sensei annonça le programme pour la suite des évènements.

- Bien. Il ne reste plus que deux jours à passer ici avant notre départ. Demain, Echizen et Aelita aurons entraînement libre. Vous pouvez faire ce que vous voulez : jouer des matchs, en regarder, aller nager, vous entraîner en salle de musculation… A vous de vous débrouiller.

- Waaaaw, Aelita-chan, Ochibi, la chance ! cria Kikumaru. Et nous, sensei, et nous ?

- Oishi, Kikumaru. Ootori, Shishido. Mukahi, Oshitari. Et également Kaidoh et Inui. Vous vous entraînerez aux doubles. Nous vous mélangerons pour vous permettre d'aborder votre partenaire sous un point de vue différent.

- Ça promet d'être intéressant, commenta Oshitari en remontant ses lunettes sur son nez.

- Et pour nous ? questionna Kawamura.

- Les joueurs de simple feront des matchs de simple les uns contre les autres. Ce soir, dormez bien, car nous travaillerons dur demain.

- Ok, coach ! crièrent en chœur tous les collégiens.

Une fois ceci terminé, tous se dispersèrent. Les filles avaient leurs chambres au second étage, tandis que les garçons étaient au troisième pallier.

- C'est dommage qu'on ne soit pas toutes ensemble, déplora Sakuno, qui logeait avec Tomoka et An.

- Bah, ce n'est pas comme si on était loin les unes des autres, sourit Hibari, qui partageait sa chambre avec Aiko.

- C'est vrai, approuva cette dernière.

- Eh, il y a un petit salon à cet étage ! Pourquoi on n'irait pas discuter là-bas ? proposa Hibiki, enthousiaste.

Pendant une demi-heure, elle discutèrent de tout et de rien, quand leur petite réunion fut interrompue par l'intrusion d'un Eiji paniqué.

- Les filles, les filles, on a un problème avec Ochibi !

- Quel genre de problème ? questionna Aeli.

- Ben il…

- Ryoma-kun ! les interrompit Sakuno. On doit aller l'aider !

Et elle partit en courant, sous les yeux d'une assemblée ahurie.

- Ryoma-sama, on arrive ! hurla à son tour Tomoka en courant derrière sa meilleure amie.

- Je crois qu'on n'a pas le choix, soupira Aiko en les suivant.

Les filles restantes leur emboitèrent le pas en haussant les épaules. Eiji les suivait. Un éclair sadique passa soudain sur ses yeux, mais personne ne sembla le remarquer.

Elles montèrent les escaliers, et Sakuno ouvrit la porte que lui désignait Kikumaru. La salle était noire, et Aelita ne devina ce qui allait se passer que quand la brunette à tresses produisit un petit couinement dû à l'oreiller qui percuta son visage.

- Ah, une embuscade ! cria Aeli.

Les filles n'eurent pas le temps de se mettre à l'abri que déjà, les garçons surgissaient de leurs planques et leurs balançaient à la tête une bonne dizaine d'oreillers.

- Ca va pas se passer comme ça ! cria Hibiki en récupérant des munitions.

Au lieu de les balancer comme toute personne normal le ferait, Hibiki attrapa un coussin à deux mains, fonça vers son frère et le lui abattit de toutes ses forces et à plusieurs reprises sur la tête, l'assommant à moitié. Ootori fut d'ailleurs obligé de la soulever pour l'éloigner de son partenaire de double afin d'éviter qu'il ne se fasse massacrer.

- Voyons, Hibiki ! Du calme ! soupirait Choutaro en l'éloignant.

Aelita prit cependant le relai et assomma à son tour Shishido, qui commençait sérieusement à avoir mal au crâne. Elle fut interrompue par Ryoma qui lui balança son coussin dans la tête. Détournant son attention du joueur de Hyotei, elle fila vers Echizen et commença à se battre avec lui. Sakuno, dans un élan de courage, arriva par derrière et défendit son prince en assommant Aeli.

- Sakuno-chan, traîtresse ! protesta la noiraude en se frottant le crâne.

Mademoiselle Tresses lui adressa un sourire désolé, et entreprit de dégommer toutes les personnes s'approchant de Ryoma, pour le plus grand étonnement de ce dernier, qui fut tranquille durant toute la bataille au vu de la nouvelle combativité dont faisait preuve Sakuno. Aelita finit par abandonner l'idée d'assommer Echizen et partit régler ses comptes avec Shishido, aidée d'Hibiki. Choutaro tenta une nouvelle fois de les éloigner de son ami, mais se fit tabasser par un Kawamura qui tapait sur tout ce qui bougeait.

Inui était assailli par Eiji, Horio, Kachiro, Katsuo, Momo et Kaidoh qui se vengeaient des jus qu'il leur avait fait avaler, tandis que Fuji restait dans son coin et alignait les joueurs les uns après les autres avec des tirs incroyablement précis.

Oishi, quant à lui, se promenait à travers la salle pour amener ses soins aux divers blessés étalés au sol, tout en priant pour ne pas devenir une cible à son tour. Prière inutile, puisque son camarade de double, après avoir réglé son compte à Inui à l'aide du reste de l'équipe, avait sauté sur son dos et l'avait assommé à coups de coussin.

Inui, Oishi, et Choutaro étaient hors-jeu. Shishido, quant à lui, avaient peu à peu repris ses esprits maintenant que les deux furies l'ayant pris pour cible précédemment s'étaient détournées de lui. Atobe, qui était visé à la fois par Echizen, Aelita, mais également par Momo et Eiji, tendit le bras vers le ciel, un air sûr de lui sur le visage.

- Joueurs de Hyotei… Protégez votre capitaine ! cria-t-il en claquant des doigts.

Le silence se fit dans la pièce. Silence qui fut brisé quelques secondes plus tard quand un Jiro somnolant sorti de sa torpeur pour crier la chose la plus surprenante qu'Aelita eut jamais entendu sortir de sa bouche.

- MUTINERIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII IIIIIIIIIIIIE… !

Ceci avant de retomber au sol et de se remettre à ronfler à peine quelques millisecondes après. Atobe Keigo-sama cligna plusieurs fois des yeux, comme sonné, et les joueurs de Hyotei encore en vie se jetèrent un coup d'œil étonné, Oshitari remonta ses lunettes sur son nez et Gakuto haussa les épaules.

- Okay, lâcha cyniquement Kabaji, comme à son habitude.

Ce fut le signal pour le reste des Hyotei. Et sans qu'Atobe ne puisse le prévoir, pour la première fois dans l'histoire de ce prestigieux club de tennis, le capitaine fut noyé sous des coussins. Seigaku en profita également pour l'assommer à coups d'oreillers.

- Il va vous massacrer, une fois réveillé, ricana Aelita en fixant le « pauvre » Keigo évanoui. Je n'aurais jamais cru voir l'arrogant Atobe dans cet état.

Elle lui tira les joues, attrapa un marqueur noir, et gribouilla deux fausses moustaches et deux tourbillons sur les joues.

- Et avec ça, tu viens de signer toi aussi ton arrêt de mort, lâcha Mukahi en haussant de nouveau les épaules.

- Pas faux. Mais aucun d'entre vous ne va me dénoncer, n'est-ce pas ? questionna la petite française avec un grand sourire sadique à la Fuji.

Personne n'eut l'occasion de répliquer car au même moment, la coach Ryuzaki rentra dans le petit salon, cheveux détachés et habillées d'une nuisette vieillotte – heureusement pas transparente – et un air agacé sur le visage.

- EH ! On essaye de dormir ! Et demain on bosse, alors tout le monde au lit, bande de sales gosses ! hurla la vieille femme.

Le silence se fit dans la salle, tandis que les jeunes gens fixaient la coach d'un air ébahi et affligé par sa tenue. Percevant les regards, Ryuzaki-sensei prit une pose de jeune femme, main sur la hanche, air outré plaqué sur le visage.

- Bonté divine ! Que regardez-vous ?

Et elle claqua la porte, laissant les jeunes gens seuls dans la chambre. Jeunes gens qui se regardèrent, avant de tomber au sol, presque évanouis.

- Ohlalala, c'était quoi cette vision d'horreur ? questionna Shishido, dont le visage avait viré au vert.

- Grand-mère ne devrait pas porter ce genre de truc à son âge, soupira Sakuno d'un air véritablement gêné.

- Par contre, toi tu devrais, Sakuno-chan ! rigola Eiji-senpai. Pour faire plaisir à Ochibi !

Sakuno piqua un fard, et Echizen grogna.

- Eh… commença Aelita, coupant ses amis dans leur discussion.

- Quoi ?

- Je pense qu'on ferait mieux d'aller se coucher… sauf si vous voulez revoir la coach en nuisette.

- Oui. Bonne idée, approuva Momo.

- Fssshhh… Siffla Kaidoh.

- Et en plus, j'ai pas envie d'être à côté d'Atobe quand il se réveillera et se regardera dans un miroir, termina la française en désignant les traces de marqueur sur le visage du King.

Tous les joueurs l'approuvèrent d'un mouvement de tête. Effectivement, rester à proximité de lui s'avérait dangereux. Les filles et les garçons se séparèrent alors, Aelita priant pour que le roi ne la tue pas le lendemain.

Sans grand espoir, cependant.