Bonsoir tout le monde !

Tout d'abord, les petites réponses aux reviews...

hecate600 : Huhuhu, je suis contente que ça t'ait plu XD J'ai beaucoup rigolé en écrivant la mutinerie... J'imaginais trop la scène XD

JulieC'est moi qui dois te remercier, pour lire ma fanfic et la commenter ^^

J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les précédents !

Et sinon, une petite annonce : Le prochain chapitre arrivera peut-être d'ici deux semaines au lieu d'une. Eh oui, je vous quitte la semaine prochaine ! Voyage scolaire en Italie, du coup, peu de possibilités d'écrire... Mais promis, je rattraperai mon retard durant les vacances ^^

Profitez bien du chapitre 33 en attendant... ^^


Aelita ébouriffa ses cheveux désormais courts, et jeta un coup d'œil au thermomètre qu'elle venait de sortir de sa bouche.

40°C.

La jeune fille se laissa retomber mollement sur son oreiller et fusilla sa radio portable du regard. Elle était donc bel et bien contrainte de rester ici et de suivre la finale du tournoi du Kanto à distance. Franchement, mais comment en était-elle arrivée là, déjà ? Ah oui…

[Flash-back]

- Pf… C'est déjà terminé, soupira Kikumaru. C'est dommage, on s'est bien amusés durant ce camp d'entraînement !

- Oui, approuva Oishi. Mais nous nous sommes également bien entraînés !

- Oui, ce camp a été profitable à tout le monde, lança à son tour Oshitari. Que ce soit au niveau du mental ou au niveau du physique.

Les autres hochèrent la tête de concert.

- Mais ne pensez pas vous reposer durant, ni aujourd'hui, ni demain ! ricana Inui d'un air sadique. Nous arriverons vers midi à Seigaku, et donc le temps qu'on mange, il vous restera un jour et demi pour vous perfectionner !

Kaidoh et Aelita se regardèrent d'un air légèrement terrifié, la dernière boisson d'Inui encore parfaitement présente dans leur esprit.

- Quant à vous deux, nous allons commencer dès cet après-midi ! reprit le dataman en fixant la vipère et la française, qui rétrécirent soudainement pour se faire tout petits.

- Yes, sir ! crièrent les deux en chœur.

Le voyage s'était passé très rapidement, et effectivement, les collégiens étaient arrivés à Tokyo pile à l'heure pour manger.

- Hyotei, vous venez manger un hamburger avec nous ? proposa gentiment Oishi.

- Un hamburger ? questionna arrogamment Atobe. Pensez-vous vraiment que ma grandeur soit du genre à manger un vulgaire hamburger au MacDo ?

- Pourquoi pas, Atobe ? lança Shishido. Après tout, j'ai faim !

- Hors de question. Allez-y si vous voulez, mais pas question qu'on voie l'héritier de la fortune familiale dans un vulgaire fast-food, et encore moins en compagnie des Seigaku !

- BURNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING ! Hurla Kawamura. Yo, baby, t'es pas un poil arrogant là ?! Allez, COME ON ! Ca va être drôle !

- J'ai dit non.

- Keigo, ne fais pas ta tête de mule, grogna Oshitari.

- Yuushi, peut-on savoir quand t'ai-je autorisé à m'appeler par mon prénom ? répliqua le King en utilisant exprès le prénom de son camarade de classe.

- Hm… Depuis… Je dirais, depuis qu'on est en première année. Tu ne t'en rappelle pas ? C'était pas longtemps après ma première défaite contre toi, répondit le génie des Hyotei en laissant échapper un soupir agacé.

- Ne me prends pas pour plus bête que je ne le suis. Je veux dire, en public.

- « Ne me prends pas pour plus bête que je ne le suis » ? répéta Aelita, un sourire moqueur commençant lentement à apparaître sur ses lèvres. Est-ce qu'Atobe est-il en train d'accepter le fait qu'il est quand même un peu idiot ?

- Tu cherches vraiment le bâton pour te faire battre, toi ! râla le roi de Hyotei en lui balançant une mini-claque à l'arrière du crâne.

- Ah, violence sur mineur ! Appelez la police, les pompiers, le SAMU, l'armééééée ! ricana la jeune étrangère, ce qui lui valut un autre coup. Mais aïe-euh, Atobe !

Tout le monde rigola, pour le plus grand déplaisir de la jeune fille qui s'agita, agacée.

- Mais-euh, vous êtes méchants ! Tous autant que vous êtes !

- Mais oui, mais oui, lâcha Mukahi, dont le ventre venait de lâcher un grognement sonore. Bon, on a faim, alors on y va.

Puis il attrapa son capitaine par le bras et le tira vers le premier fast-food qui apparut. Bien sûr, le roi se débattit, appelant Kabaji à l'aide, mais Oshitari et Shishido vinrent l'aider et il ne put que s'asseoir à une table crasseuse en faisant le plus attention possible à ne pas se salir.

Quelques minutes plus tard, Momo et Kaidoh revinrent avec deux plateaux chargés d'hamburgers. La vipère commença à distribuer la nourriture, tandis que le porc-épic s'installa à la table… Et commença à manger la dizaine de Big Mac posé devant lui.

- Momo-senpai… Tu manges pas un peu trop ? questionna Ryoma en soupirant.

- Voyons Echizen, tu m'connais, c'est rien du tout ça ! ricana le jeune homme en engloutissant un 5ème hamburger.

- … Tu vas finir par grossir, abruti ! cria Kaidoh.

- Ta gueule, laisse-moi bouffer tranquille, Mamushi !

- Oh non, ne recommencez pas, tous les deux, soupira Oishi.

Le repas se termina assez rapidement, et les joueurs de Hyotei et de Seigaku se séparèrent. Inui attrapa Kaidoh et Aelita par les épaules et leur lança un sourire éblouissant du style colgate-white-max.

- Vous deux, allons nous entraîner im-mé-dia-te-ment ! ricana le dataman, visiblement très heureux d'avoir sa nouvelle victime à disposition.

- Senpai, je peux passer chez moi avant ? marmonna la fillette. J'aimerais tout de même pouvoir poser ma valise.

- Hm, oui. Effectivement, c'est une bonne idée. Il est midi et demi… je vais vous laisser jusqu'à quatorze heure. Je ne suis pas un monstre, après tout ! Rendez-vous à l'heure promise au terrain de tennis de rue. Le pourcentage de chance qu'il y ait des gens est de… 0%.

- Yes, sir… soupirèrent les deux en chœur.

Sur dernier regard malfaisant de leur senpai, Kaidoh et Aelita partirent en courant. Ils se précipitèrent ainsi sur cent mètres, battant tous les records du monde de vitesse sous les yeux ébahis des passants. Ils se séparèrent à un embranchement quelconque pour rentrer chacun chez eux. La jeune fille prit la première rue à droite, la seconde à gauche, et coupa par une petite ruelle pour rentrer plus vite. Ce fut à ce moment-là qu'elle les vit, les trois pestes de Hyotei : la brune, la rousse et la blonde.

- Ah… marmonna la fillette, agacée. Salut. J'peux faire quelque chose pour vous ? Euh… D'ailleurs, c'est quoi vos noms ?

- C'était bien, Karuizawa ? questionna la blonde, ignorant les questions de son interlocutrice.

- Ouais, ça allait. C'est tout ?

- Effectivement, vous aviez l'air de bien vous amuser, Atobe-sama et toi, grinça la brune.

- Ouais. Dis, rappelle-moi, on ne t'avais pas ordonné de rester à distance de notre roi ? râla la rousse.

- Si. Mais vous voyez, je fais ce que je peux pour ne pas l'approcher, et… commença la fillette, qui commençait vraiment à en avoir marre.

- Mais visiblement, tu n'en fais pas assez, se mit à rire d'un air moqueur la brunette avant d'attraper l'une des couettes de la fillette.

- Aïe, aïe, aïeuuuuh ! Mais lâche-moi, méchante !

Ce fut à ce moment-là qu'elle lui coupa la couette avec une paire de ciseaux de coiffure. Les mèches noires tombèrent au sol, et Aelita laissa échapper un petit cri.

- Eh ! Ca va pas, oui ? Vous êtes folles ! Regardez, maintenant, j'ai les cheveux longs jusqu'aux épaules à droite et au menton à gauche… Non, franchement, ça ne le fait pas !

- C'est ta punition pour t'être approchée d'Atobe-sama ! lança l'une d'entre elles.

- La ferme, la brune ! cria Aelita, vraiment en colère, avant de se calmer un peu. …Au fait, c'est quoi vos noms ? Parce que vous appeler « la brune », « la rousse » et « la blonde », c'est pas commode.

- Pour que tu ailles nous dénoncer ? Ne nous prends pas pour des abruties ! répliqua Blondie.

- Vous êtes des abruties. Je connais vos visages.

- … Effectivement. Mais tu n'as pas envie qu'on te coupe l'autre couette, si ? Alors ne va pas…

- D'toute façon, j'vais passer chez le coiffeur, parce que là… marmonna Aelita.

- … ah ouais, parvint à produire la blonde.

- … Je pensais pas que les élèves de Hyotei, qui sont réputés être de véritables génies pour certains, pouvaient être aussi cons.

- Roh ça va, la ferme, hein ! lâcha la brune en la fusillant du regard.

[Veuillez excusez à la narratrice son interruption, mais elle commence à en avoir assez de désigner nos chères amies de Hyotei par « la brune », « la blonde » et « la rousse », du coup, elle va vous révéler leurs noms…

Et dans le rôle de Barbie… Kameko Kawanomu !

Dans le rôle de Poil de carotte… Mikazuki Minako !

Et dans le rôle de Brunette… Nagi Narikona !]

- Thank you, Narratrice-chan ! lança Aelita en rigolant.

- Elle vient bien de me traiter de « poil de carotte », cette narratrice à la noix ? Questionna Mikazuki.

- Je confirme, Mika-chan, ricana Nagi. En tout ça, c'est quoi ces noms pourris ?! K-K, M-M, N-N…

[La ferme. Vous êtes mes créations, je vous donne les noms que je veux. J'aime bien quand ça commence par les mêmes lettres.]

- Ben tu pourrais montrer un peu plus de respect envers tes créations, abrutie ! cria Kameko.

- Calmez-vous, elle serait capable de faire surgir un 4X4 dans cette minuscule ruelle uniquement pour nous écraser, râla Aelita.

- Toi, tais-toi ! Et va t'en rapidement si tu ne veux pas qu'on te coupe la langue ! marmonna Nagi.

La fillette ne se fit pas prier, et fonça hors de la ruelle. Elle avait maintenant un côté coupé au menton, un côté long jusqu'au épaules. Connaissant son senpai à lunettes, elle ne pourrait pas faire passer ça pour un accident. Et d'abord, qu'est-ce qu'il lui aurait prit de se couper les cheveux seule ? Ce n'était pas son genre, et Inui devait sans doute le savoir. Elle n'était pas une gamine inconsciente qui jouait à la poupée avec son propre corps, tout de même ! Il lui restait une heure avant le rendez-vous prévu avec la vipère et le dataman, et elle allait devoir passer chez le coiffeur. Ou arranger ça elle-même.

Non, finalement, valait mieux qu'elle passe chez le coiffeur.

Ce fut ainsi que la course débuta. En dix minutes, elle arriva à l'auberge, balança ses chaussures à l'autre bout de la petite pièce, ouvrit sa valise, mit cinq minutes de plus à ranger toutes ses affaires, cinq minutes encore à s'habiller en quatrième vitesse en tenue de sport. Il lui restait donc environ quarante minutes. Ouiiii, ça allait le faire !

En quatrième vitesse, elle fila dans le premier salon de coiffure qui lui apparut. Le coiffeur qui accueillit la fillette avait un accent du Kansai incompréhensible, et elle perdit encore cinq bonnes minutes à lui faire comprendre ce qu'elle voulait. Finalement, elle avait réussi à lui expliquer par le biais d'un dessin vite fait bien fait.

Comme il ne suffisait que de couper, cela fut rapidement terminé. Trois coups de ciseaux, et c'était bâclé.

- N'empêche, je me demande comment z'avez réussi à couper vos cheveux ainsi… avait lâché le bonhomme. Faut pas jouer avec des ciseaux, ma p'tite demoiselle.

- Oh ça va, hein ! J'ai pas trois ans non plus, je sais ce qu'il faut que je fasse, et ce que je ne dois pas faire !

Et sur ces bonnes paroles, elle était partie. En courant, s'il vous plaît. Non, même carrément en sprintant. Sous les yeux ébahis des passants. Un abruti avait même jugé drôle de lui hurler « Cours, Forest, cours ! », ce qui lui avait valu un regard noir de la part d'Aelita. Mais elle y était arrivée ! Et pile à l'heure, s'il vous plaît. Heureusement pour elle, d'ailleurs, parce qu'Inui l'attendait, un chronomètre dans la main gauche, et un verre rempli d'une boisson bizarre dans la main droite. Evidemment, c'était à prévoir. Glurps. Elle l'avait échappée belle.

- Bien, bien, maintenant que notre petite kohai est arrivée, débutons l'entraînement… Mais attend, qu'est-ce que tu as fait à tes cheveux ? l'avait questionnée le binoclard.

- Coupés.

- Fsshh… C'est… Court, lâcha Kaidoh.

- Oui, et alors ? demanda l'étrangère, un peu vexée.

Ce n'était tout de même pas sa faute ! Il n'y aurait pas eu ces filles, elle n'aurait pas eu de problèmes.

- Non, non, rien du tout, grogna Kaidoh qui se foutait royalement des coquetteries d'une fille, mais pressentait que s'il n'abondait pas dans son sens, elle ne se priverait pas de lui balancer un bon coup dans la tronche.

- Parfait, dans ce cas, commençons l'entraînement, avait-elle grogné avant d'aller se placer en face d'Inui.

- Tu es étrangement enthousiaste, aujourd'hui… mais tant mieux ! répliqua le fou de données. Très bien, on va aller courir tous ensemble, faire deux fois le tour du parc !

- Chef, oui chef !

C'est ainsi qu'ils commencèrent à courir.

Et là, je sens venir le « bon, et en fait, quel est le rapport avec la situation de début de chapitre ? ». Ben, un peu de patience. J'y viens.

Ils étaient donc partis courir sur le petit chemin, dans l'herbe, près de la rivière qui faisait le tour du parc, et… et aussi à l'intérieur de cette même rivière.

Oui, Aelita était tombée dedans.

Pour plus de précision, disons qu'en fait, à la suite d'un sprint catastrophe ayant pour cause directe la menace d'un nouveau jus d'Inui, Kaidoh l'avait malencontreusement bousculée et expédiée dans la petite rivière. Coup de chance, c'était pas très profond, alors elle avait évité le malheureux évènement de « je-me-noie-comme-à-mon-habitude » et en était ressortie assez rapidement. Mais bon, vu qu'elle était trempée, le temps qu'elle rentre chez elle, elle avait réussi l'exploit d'attraper froid. Le médecin était venu, elle était restée alitée le reste de la journée, et le jour d'après aussi, et quand était venu le jour de la finale… Sa fièvre n'avait pas assez baissé pour lui permettre de sortir de son lit. Et c'est ainsi qu'elle ne put se rendre aux terrains de tennis pour assister à la finale entre son école et Rikkai…

[Fin du flashback]

Grmml. Pourquoi. Pourquoi ? POURQUOI-EUH ? C'était méchant. Ce n'était pas juste. Mais pourquoi-euh ? Il fallait que ça arrive aujourd'hui, hein ? Il fallait que le sort s'acharne sur elle ? Non seulement elle ne pouvait pas jouer lors de la finale du tournoi du Kanto, mais en plus elle ne pouvait pas aller observer et encourager ses senpai !

Aelita aurait bien balancé sa radio pourrie à l'autre bout de la pièce si ça ne l'empêcherait pas de suivre les matchs en direct. Quelle poisse. Vraiment, quelle poisse. Sengoku serait là, il se foutrait royalement d'elle.

Trois coups frappés à la porte la sortirent de sa rêverie.

- Entrez, c'est ouvert, soupira la fillette en augmentant le son de sa radio.

- Oooh, Lucky ! cria Sengoku en pénétrant dans la chambre, une poche à la main.

- Nooon, qu'est-ce que tu fous là, toi ?!

- Mais t'es vraiment méchante, comme fille ! râla le roux en posant le sac en plastique. Dire que je suis venu te dire bonjour !

- C'est pas plutôt Oishi-senpai qui t'as envoyé venir vérifier que je ne tente pas de venir en douce ?

- Ahah, percé à jour, ton pauvre vice-capitaine ! lança le rigolo.

- Pff…

- Allez, sois pas vexée, il s'inquiète juste. Je lui ai dit que je passerai t'apporter à manger !

… Ouah, à manger, merci beaucoup ! Ca allait l'aider. Quoi que c'est vrai que douée comme elle était en cuisine, elle risquait de se tuer au lieu de se guérir.

- Wah, merci ! Y a quoi… ?

- Des œufs en chocolats !

- … C'est une blague ?

- Non, pourquoi ?

- Parce que je vais pas manger des œufs en chocolat toute la journée !

- Bah pourquoi pas, c'est super bon !

- … Ok. Merci.

La jeune fille se prit la tête entre les mains. A ce rythme-là, elle allait grossir. En soupirant, elle adressa un sourire à Sengoku.

- Merci d'être passé en tout cas !

- Mais de rien. En tout cas, t'as vraiment pas de chance ! ricana le roux.

- Roh, ça va hein !

Elle le savait ! Elle savait qu'il allait se moquer d'elle ! C'était forcé ! Elle se leva et le poussa dehors.

- Oui, ben je sais. Merci, au revoir.

- Rahlalala, tu es vraiment de mauvaise…

- Oui, oui. Bye !

Franchement, quelle plaie. C'est la honte, non ? Devoir passer la journée au lit, et ce, pile lors de la finale du tournoi du Kanto.

En plus, cet abruti de médecin lui avait demandé de passer le voir à l'hôpital à 16 heures de l'après-midi pour qu'il lui prescrive des médocs en fonction de son état. Il ne pouvait pas les lui prescrire la veille ou le matin même, ah ça non ! Andouille. Il voulait vraiment la faire chier jusqu'au bout, hein !

Aelita se força à se calmer.

Elle ne devait pas parler ainsi de l'oncle d'Oishi. Après tout, c'est lui qui avait gentiment accepté de la visiter alors que c'est un médecin d'hôpital. Il avait laissé tomber son boulot uniquement pour passer la voir, c'était tout de même gentil. Elle aurait dû lui en être reconnaissante. Elle l'était, d'ailleurs. MAIS CA LA FAISAIT QUAND MEME SACREMENT CHIER DE NE POUVOIR ALLER VOIR LES MATCHS !

Non mais.

Pfff... Peut-être qu'elle pourrait faire un détour par le parc, en allant à l'hôpital. … Non ? Mouais, valait mieux pas. Parce que si Oishi l'apercevait, il lui passerait un savon sans hésiter. Grmml. Famille à la con. Bref. La petite musique annonçant le début de l'émission sportive retentit, et Aeli monta le son de la radio. C'était vraiment de la mauvaise qualité, ce truc ! Pourquoi ils ne rediffusaient pas la finale du tournoi à la télé, hein ?! C'était tout de même la finale du Kanto, après tout. Et entre Seigaku et Rikkai, s'il vous plaît ! Entre le champion national et... euh... Bah, Seigaku quoi ! Les futurs champions nationaux ! … Non ?

Bref, passons. Je m'égare, là.

Elle était donc assise dans son lit, se retenant de trépigner, à tendre l'oreille pour entendre la moindre parole du commentateur qui était franchement nul.

« Nous allons donc commencer la retransmission de la finale du tournoi du Kanto, entre Seishun Gakuen et Rikkaidai Fuzoku, les champions nationaux invaincus depuis 2 ans ! Cette prestigieuse école se dirige-t-elle vers sa troisième victoire consécutive ? »

Mais qu'il se la ferme, ce bonhomme à la noix ! Rikkai n'allait PAS gagner le tournoi national, puisque Seigaku sera là ! Ils étaient les meilleurs ! Na, d'abord !

Elle aurait franchement préféré qu'Inoue-san soit le commentateur, mais ça n'entrait pas dans son champ de capacités. Pourtant, il aurait sans aucun doute était cent fois meilleur que l'abruti qu'elle entendait en ce moment ! Et Rikkaidai Fuzoku par-ci, et Rikkaidai Fuzoku par-là... Rikkai allait se prendre la plus belle raclée de sa vie, oui ! Roh, non mais !

« Et maintenant, nous allons commencer le premier match de la finale ! La paire Momoshiro/Kaidoh de Seishun Gakuen contre la paire Marui/Jackal de Rikkaidai Fuzoku ! »

Ah, comme Aelita aurait aimé être là ! Elle pouvait presque entendre Tomoka crier, Sakuno encourager ses senpai, Horio dire que Seigaku étaient les meilleurs…

« Comme à leur habitude, Marui Bunta et Jackal Kuwahara effectuent leurs petits rites d'avant match… Les gâteaux pour Marui, le rasage du crâne pour Jackal. Du côté de Seishun Gakuen, Momoshiro Takeshi et son partenaire Kaidoh Kaoru semblent eux aussi pratiquer un rituel pour leur porter chance… Mais je ne suis tout de même pas qu'assommer son partenaire avant d'entrer sur le court soit la meilleure solution pour gagner. », qu'il ricana, le commentateur.

Cette fois, Aelita ne pouvait pas lui reprocher son ironie. En effet, il avait raison : fallait vraiment que ces deux là arrêtent de se taper dessus ou ils seraient la paire la plus ridicule du Japon sous peu. Elle retint un soupir de justesse. Oishi devait sans doute leur crier de se calmer, Kawamura avait probablement récupéré sa raquette grâce à Echizen, et devait enflammer ses deux kohai à coups de Burning…

[En effet, sur les courts…]

- ME DONNE PAS D'ORDRES, PORC-EPIC ! gueulait Kaidoh.

- LA FERME, MAMUSHI ! répliquait Momo.

- S'il vous plaît, tous les deux… marmonnait l'arbitre, tentant de les calmer.

Heureusement, le match commença rapidement, et les deux coéquipiers ne purent que se calmer.

Etonnamment, Rikkai, qui était réputée être une école très forte – normal aussi, ils ont été champions nationaux deux années de suite – perdit le premier jeu très rapidement.

- A mon avis, ils ne font encore que s'échauffer, lança Echizen d'un air blasé.

Lorsque le second jeu débuta, ça ne se passa pas de la même manière. Le Dunk Smash fut déjoué avec un Rising Shot et un coup très précis entre les jambes de Kaidoh, qui était encore en l'air, et le boomerang Snake de Kaidoh fut quand à lui scellé également grâce à l'incroyable vitesse de Jackal, qui effectuait de très beaux déplacement latéraux. Mais Kaidoh et Momo s'entêtaient à les utiliser. C'était bien eux, ça, utiliser encore et encore le Dunk et le Boomerang et trouver un moyen de les faire fonctionner.

C'était mal barré, s'ils continuaient à jouer ainsi.

[Chez Aelita]

- Allez Momo-senpai ! Fais ton Dunk Smash encore plus fort ! Vas-y Kaidoh-senpai ! Explosez-les !

S'il y avait eu quelqu'un, n'importe qui, avec elle dans la chambre, cette personne se serait sans doute positionnée le plus loin possible de la jeune fille. Il faut avouer que c'était assez effrayant de voir une gamine de douze ans crier toute seule dans sa chambre. Totalement flippant même.

« Oooh ! Après être menés 2-1, Seishun Gakuen semble se réveiller ! Voici le nouveau coup de Momoshiro Takeshi, le Super Great Momoshiro Special ! … J'avoue que je me pose des questions à propos du nom. Ce n'est pas forcément du meilleur goût… » soupira le commentateur.

- C'est même totalement pourri ! déplora Aelita, parlant encore toute seule.

Franchement, je trouve que cette gamine est en pleine forme pour quelqu'un qui a un peu moins de quarante de fièvre. Comme si sa condition de malade lui revenait en mémoire, Aelita se laissa retomber sur son coussin. Elle attrapa la poche en plastique que lui avait apporté Sengoku, et en tira un œuf au chocolat blanc, qu'elle engloutit rapidement. C'était tout de même gentil de sa part. Elle n'aurait peut-être – certainement – pas dû le mettre à la porte ainsi. Mais bon, d'un autre côté, il fallait se dire qu'il voulait peut-être aller voir le finale. Mouais, sans doute.

D'ailleurs, en parlant de la finale, celle-ci se poursuivait entre Marui, Jack, Momo et Kaidoh.

[Retour aux terrains…]

- Y a pas à dire, je suis vraiment un génie, lâcha Marui en faisant une bulle de chewing-gum.

Derrière lui, Jackal hocha la tête, comme pour l'approuver. En effet, on ne pouvait que qualifier ce joueur de génie, ou au moins d'atypique, au vu du coup qu'il venait de servir aux deux Seigaku. En effet, la balle avec heurté le bord du filet, puis avait rebondi sur sa tranche avait de rouler dessus… « Funambulisme », qu'il avait dit. Le funambule qui marchait sur son fil… Quoi que dans ce cas, ce fût une balle, et qui roulait dessus.

Surprenant. En plus, c'était encore pire qu'une amortie, parce que c'était vraiment galère à rattraper. Une fillette aux cheveux blancs, à la peau pâle et aux pupilles bordeaux, installée sous une ombrelle au premier rang et vêtue visiblement de l'uniforme de Rikkai, approuva élégamment Marui.

- Oui, Marui-senpai, tu es bien un génie !

- Quoi, tu es encore là, toi ?! Déplora le jeune garçon en passant sa main dans ses cheveux.

- Bien sûr que je suis encore là, répliqua la fillette en souriant. Pour admirer tes prouesses !

- Tiens, tiens, Hope, lança une voix arrogante bien connue alors que le match continuait, empêchant Marui de discuter plus longtemps avec la fillette.

- Oh, cousin Keigo !

Les Seigaku se détournèrent temporairement du match pour observer Atobe et la dénommée Hope, qui semblait visiblement bien se connaître, et ce bien qu'ils portaient des uniformes différents.

- Tiens, Atobe. C'est pas ta cousine Anglaise ? questionna Oshitari, un air interrogateur plaqué sur le visage.

- Oui. Je crois que vous l'avez rencontrée une ou deux fois.

- Je suis Hope Davis, enchantée !

- Dis donc, gueula Momo, ramenant les collégiens s'étant désintéressés du match à la réalité. MAMUSHI, TU JOUES OU PAS ?!

Durant les quelques minutes qu'avaient duré l'échange entre les jeunes gens, la situation s'était considérablement détériorée pour les deux collégiens de Seigaku. En effet, Kaidoh s'était immobilisé en plein milieu du court. D'après les clameurs du public et le visage effaré de la vipère, on pouvait facilement en déduire que Jackal, le mur de défense, avait facilement reproduit le boomerang Snake de Kaidoh… Et marqué un point par la même occasion. Quel choc psychologique ce devait être, pour que ce joueur tenace abandonne toute volonté de combattre ! Momo courrait à droite à gauche, tentait de ramener son coéquipier à la réalité, sans grand succès.

- Je sais quel choc ça doit être, Mamushi ! Mais là, j'ai besoin de toi ! … Non… Seigaku, a besoin de toi !

Cette dernière réplique sembla réveiller le serpent, qui se mit soudain dans une position surprenante pour rattraper la balle qui fonçait droit vers lui.

- C'est… le Hadokyuu ! lança Kawamura, choqué.

Effectivement, Kaidoh frappa la balle de la même manière qu'un Hadokyuu. Mais tout le monde put voir la courbe qu'effectua la balle.

C'était typiquement celle du Snake !

- La Hadokyuu Snake ! lancèrent en chœur Horio, Kachiro et Katsuo.

- Incroyable, marmonna Inoue, tandis que Shiba mitraillait Kaidoh.

A partir de ça, le cours du match ne se renversa pas totalement, mais se modifia. Il n'était plus question de super techniques, d'attaques ultimes, de funambulisme ou de serpent : seule la motivation comptait.

Et le match se termina enfin, sur un score de 7-5 en faveur de Rikkai. Seigaku avait perdu le premier double.

[Chez Aelita]

- Argh ! Kaidoh-senpai et Momo-senpai ont perdu leur match ! cria Aelita avant de s'étouffer avec son treizième œuf en chocolat. Kuff, kuff… geuuuuh… Au tour d'Oishi-senpai et de Kikumaru-senpai ! Fight, Golden Pair !

Puis, saisissant son téléphone, elle composa le numéro de Sakuno, qui décrocha à la seconde sonnerie.

[Sur les terrains]

- Allo ?

« Sakuno ? C'est Aeli ! »

- Oh, Aelita ! Tu vas mieux ?

« Non, ma fièvre n'a pas baissé. Même si personnellement, je suis en pleine forme. Ne le dis pas aux autres, mais en allant voir le médecin, je passerai vous faire coucou. »

- Je ne pense pas que ce soit une si bonne idée… Tu es malade, et…

« Bah, faudra de toute façon que je sorte pour aller à l'hôpital, et rester un quart d'heure de plus à l'extérieur ne me tuera pas. »

- D-d'accord…

« Bref, sinon, à part ça, comment vont Momo-senpai et Kaidoh-senpai ? Pas trop tristes ? »

- Un peu déçus, mais surtout crevés. Tu ne dois pas pouvoir bien t'en rendre compte en écoutant le match à la radio, mais c'était vraiment incroyable !

« Oui… l'apparition du Hadokyuu Snake et du Super Momoshiro-bidule-truc, c'est ça ? »

- Oui !

« Le commentateur a la radio s'est foutu du nom ! Et je l'approuve », ricana la noiraude.

- Oui, avec les autres, on était morts de rire !

« Tu m'étonnes ! Bref, tu peux mettre le haut-parleur pour que tout le monde m'entende ? »

- Bien sûr ! … Voilà, c'est fait.

« ECOUTEZ-MOI BIEN, BANDE DE BOULETS. », gueula soudain la fillette. « SI VOUS PERDEZ LE CHAMPIONNAT, CE SERA COOKIES D'HIBIKI ET INUI JUICE POUR TOUT LE MONDE, PIGE ?! »

- Tcheh, marmonna Echizen.

- Ben t'as l'air en pleine forme, Aelita-chan ! rigola Eiji.

- Nous gagnerons, lança Oishi. Et toi, repose-toi !

« Ouais, ouais. Pas de soucis. Et, Momo-senpai, Kaidoh-senpai… Beau match ! »

Et sur ces paroles, elle raccrocha. L'équipe des Seigaku explosèrent de rire, déclenchant une salve de regards étonnés de la part de Rikkai. Ils avaient perdus le double 2, et ils rigolaient ? Ils avaient peut-être perdu la tête !

De leur côté, la dénommée Hope et Atobe Keigo discutaient, et l'héritier semblait vraiment agacé.

- Ainsi, tu ne t'es toujours pas détournée de Rikkaidai, Hope ? Questionna le Roi.

- Mais voyons, cousin ! Rikkaidai Fuzoku est une splendide école.

- Quitte à venir vivre au Japon, tu aurais au moins pu t'inscrire à Hyotei.

- Si je suis venue ici, c'est pour rester avec Marui-senpai !

- Excuse, Atobe, les interrompit Oshitari, mais en fait, pourquoi ta cousine est-elle au Japon ? Elle ne vivait pas en Angleterre ?

- L'année dernière, à la fin du tournoi national, elle a vu une photo et des vidéos de Marui Bunta. Elle est tombée « sous le charme », grimaça Atobe en mimant les guillemets, et a donc gentiment décidé de déménager ici pour rentrer en première année à Rikkai.

- Oooh…

Derrière eux, Jiro criait sur Hope.

- Ne t'approche pas de Marui-senpai ! C'est un véritable génie, et tu le gênes !

- Dis donc… euh, Jiro, c'est ça ? De quoi je me mêle ? N'est-ce pas plutôt toi qui colle mon Senpai en lui gueulant dès que tu peux dans les oreilles de jouer un match avec toi ? Répliqua l'albinos tout en s'éventant avec un éventail.

- Quoi…, Marui, c'est toi qui lui as dit ça ? demanda la marmotte, visiblement un peu blessée.

- Hein ?! Bien sûr que non !

- Attends, j'y comprends plus rien, là… marmonna Shishido.

- Shishido-san, je pense qu'en fait, Jiro-san et Hope-san se battent pour montrer leur admiration à Marui-san, expliqua obligeamment Choutaro.

- Ils sont bruyants, grogna Mukahi.

- Eh, mais c'est pas bientôt fini, vous deux ?! désespérait Bunta. Calmez-vous…

Pour le coup, même les bruyants Seigaku s'étaient tus, pour observer les Rikkai et les Hyotei se disputer. Soudain, un immense rire retentit, forçant le silence à s'étendre sur toutes les personnes présentes.

- AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH ! ricana une nouvelle venue, aux cheveux teints en rose et longs jusqu'aux reins. Ma petite sœur ne peut pas perdre face à l'un de tes singes, Keigo !

- Gr-grande sœur ! cria Hope, surprise.

- Quoi, Bailey a aussi été transférée ?! déplora Atobe.

- Quelle horreur, mon cher. Ta cousine est transférée au Japon, et tu n'es même pas au courant. M'enfin, c'est normal, je ne suis arrivée qu'il y a un mois, et je n'ai pas eu le temps de discuter avec du menu fretin ! gloussa la dénommée Bailey.

- Qui traites-tu de menu fretin, hein ?! gueula le King, ulcéré.

- Non mais attendez, j'pige vraiment plus rien là… marmonna de nouveau Shishido, s'attirant un regard noir de la part de son capitaine.

- Bailey, Hope, calmez-vous, ordonna soudain Sanada, parlant pour la première fois depuis le début du litige.

- Oh, Genichirou ! sourit Bailey. Comment vas-tu ? Vous avez l'intention de gagner contre ces abrutis de Seigaku, j'espère ! Il serait déplorable que vous perdiez face à l'équipe qui a laminé mon cousin.

- Bien sûr que nous avons l'intention de gagner. Et cesse de m'appeler Genichirou, pour la centième fois depuis ton arrivée à Rikkai ! Quel manque de respect envers tes camarades de classe, quel… !

- Allons, allons, Sanada, le calma Yanagi.

- C'EST QUI LES ABRUTIS DE SEIGAKU, HEIN ?! Hurla soudain Momo, qui avait repris du poil de la bête.

- Vous, bien sûr, répliqua du tac au tac Bailey, sans se départir de son visage d'ange souriant.

- J'VAIS T'EN FOUTRE DES ABRUTIS MOI TU VAS VOIR !

- MAIS VOUS ALLEZ LA FERMER, OUI ?! Gueula l'arbitre, qui commençait à en avoir marre de ces querelles familiales.

Le silence se fit.

- Eh bien. Personne ne semble avoir remarqué, mais ça fait dix bonnes minutes que je demande aux joueurs de se mettre en place sur le terrain. Mais vu comment vous criez, il est normal que l'on ne m'entende pas ! déplora l'homme en fusillant les jeunes gens du regard, les faisant baisser la tête.

Le silence se fit vraiment, vraiment complet, on n'entendait même pas une mouche voler. Seul le ricanement moqueur d'Akutsu se fit entendre avant que l'arbitre ne prit de nouveau la parole.

- Bien. Nous allons commencer le simple 1 de la finale. La paire Nioh/Yagyuu de Rikkaidai Fuzoku contre la paire Oishi/Kikumaru de Seishun Gakuen. Mettrez-vous en place.

- Shiba-san, murmura la coach, j'espère que vous avez filmé ça. Aelita adorera revoir ceci.

- Bien sûr ! ricana la journaliste.

Les deux paires allèrent se placer sur le terrain. On pouvait enfin commencer !