Hey hey, me revoilààààà \o/
Oui, oui, j'ai été TRES productive durant cette semaine en Italie (faut dire qu'entre les 18heures de bus à aller ET au retour, le temps du trajet pour Véronne, le temps passé à attendre que les trois amies avec moi dans la chambre libèrent la salle de bain... bah voilà quoi XD)
Donc voilà voilà. Et oui, Hecate600, les chapitres précédents ont été postés en avance par rapport à ce que j'avais prévu. Faut dire aussi qu'exceptionnellement, j'avais pas fait énormément de fautes de frappes et d'orthographe en écrivant à l'arrache sur mon ipod, et que ma gentille bétâ-lecteuse est super rapide pour lire et corriger mes chapitres XD
Bailey et Hope sont en effet totalement et extrêmement exubérante, et vont bien sûr en faire baver à toutes les équipes existantes, particulièrement Rikkai et Hyotei, avec une mention spéciale pour quelques joueurs de Seigaku X3
Sinon, l'O.C. français s'appelle Raphaël, mais bon c'est pas si important que ça de retenir son nom, vu qu'il y a peu de chances qu'on le revoit très souvent u.u
Quand à Shishido, mon plan machiavélique se met doucement en place... Huhuhu. *rigole toute seule*
Bref. Je parle trop, et vous devez m'en vouloir, parce que ce que veulent les lecteurs... C'est le chapitre XD
TADAM, CHAPITRE EN APPROCHE !
Chapitre 36 :
Ryoma allait la tuer. Lui faire bouffer sa balle de tennis. Lui botter les fesses. L'engueuler, quoi. Ah, ils devaient bien se marrer, ses senpai ! L'emmener dans une petite ruelle, puis se casser en courant pour le laisser seul... Avec Ryuzaki Sakuno. Malin, très malin. Quelle bande de gamins. Et aucun doute qu'Aelita était derrière tout cela. Il allait la massacrer. Sakuno, quant à elle, était terrorisée.
- Ry...Ryoma-kun... On est où, là ?
- Excellente question.
- Mais... Ces ruelles ne sont-elles pas mal fréquentées ?
- Excellente question. J'en sais rien, je suis jamais venu à Bordeaux.
Le jeune garçon regarda autour de lui. La ruelle était plutôt étroite, et quelques graffitis ornaient les murs. Elle était vide et silencieuse. Ryoma peinait à se souvenir du chemin qu'ils avaient emprunté pour arriver jusqu'ici, et sans aucun doute ne pouvait-il pas compter sur Sakuno et son déplorable sens de l'orientation pour les aiguiller. Probablement ce qu'avaient prévu ces abrutis. Echizen grommela. À quelques ruelles d'eux, Aelita jubilait. Vous l'avez compris, le plan machiavélique évoqué précédemment était bien sûr celui de planter Saku et Ryoma dans une ruelle de Bordeaux. Seuls.
Momo, Eiji, et tous les autres étaient à côté de l'instigatrice de ce plan foireux, morts de rire.
- Il va te tuer, lança cyniquement Kaidoh.
- 98% de chances pour qu'il se doute que tu es à la base de cette idée, approuva Inui.
- Heureusement que j'ai pris mon appareil photo, parce qu'à coup sûr il sera en colère, et je veux garder un souvenir de ce moment ! Renchérit l'ainé des Fuji.
- Aniki... Soupira Yuta.
Tandis que les autres continuaient à blablater, Hibiki attira Aelita un peu à l'écart.
- Aeli-chan !
- ... Euh, oui ?
- Tu crois que tu pourrais organiser un truc du genre pour Fuji-senpai et moi ?!
- Fu...Fuji-senpai ? J'adorerais faire ça pour toi, mais ça ne prendra jamais avec lui, se mit à rire la française.
- Pas Shusuke. Yuta.
- Yuta ? Oh, ben ok alors. Lui ce sera plus simple... Attends, Yuta ?! Yuta Fuji ?! Mais... Et Fuji-senpai, alors ? Shusuke-senpai, quoi.
- Bah... Je crois que je suis amoureuse de Yu-chan, confia Hibiki, un poil rouge.
- ... Yu-chan ? Et pourquoi lui, d'un coup ?
- Bah... Il m'a sauvée quand j'ai failli tomber sur la route. Et puis il est drôle. Et moins vieux que Shu-chan.
- Shu-chan ? Yu-chan ? T'es morte s'ils apprennent que tu les surnommes ainsi ! Ricana Aeli. Mais au fait, t'as quel âge exactement ?
- J'vais bientôt avoir onze ans. Le weekend suivant le retour du voyage, en fait.
- Eh mais alors... Wah, je te pensais un peu plus jeune. Donc l'année prochaine c'est le collège ? Tu iras à Hyotei, comme Shishido ?
- Si je parviens à me rapprocher de Yu-chan, j'essayerai d'aller à St. Rudolph.
- Je vois. Bref. Je t'organiserai un truc du genre, comme pour Saku et Ryoma !
Hibiki lui adressa un énorme sourire et partit coller Yuta, qui s'interrogeait sur ce soudain intérêt. Shusuke, lui, jeta un coup d'oeil interrogateur à Aelita, qui lui répondit par un sourire complice. Il était libre ! Un imperceptible soupir s'échappa de ses lèvres, et son sourire s'étira un peu plus. Hibi était mignonne et agréable... Mais un poil lourde quand elle s'y mettait.
Enfin bref. Vaudrait mieux se reconcentrer sur Ryoma et Sakuno, sinon, on va vraiment les perdre dans Bordeaux. Aelita envoya un SMS à Choutaro, à qui elle avait demandé de rester à proximité du petit couple, pour savoir comment ça se passait.
Alors ? Sakuno brise la glace?
Elle vient de lui prendre la main , répondit aussitôt le jeune garçon.
Aelita fit un signe victorieux aux autres, qui en sautillèrent presque de joie. Shishido grogna que faire quelque chose comme ça à Echizen, c'était du suicide et de la débilité, mais tout le monde voyait bien qu'il trouvait ça amusant ! Hibiki lui donna un bon coup de poing dans l'épaule.
- Nii-san, tu casses l'ambiance, là ! Allez, promis, après tu pourras aller t'acheter un cookie, alors arrête de bouder ! Le taquina Hibiki.
- Je ne veux pas de cookie ! Répliqua Shishido en rougissant d'embarras.
- Cookie ? Demanda Aelita. Je connais une super boutique rue St Catherine, ils vendent les meilleurs cookies de l'univers !
- Vrai ?! Hurla Shishido en la saisissant aux épaules. Emmène m'y !
- Et après, tu oses dire que les cookies ne t'intéresses pas ? Se moqua Hibiki, déclenchant le rire des adolescents présents.
Shishido lâcha Aelita, qui soupira.
- Bref.
Sakuno vient de voir passer un rat, elle a crié puis s'est jeté sur Echizen... Qui l'a prise dans ses bras en couinant XD Envoya soudain Choutaro.
Aelita ne pût retenir un gloussement en lisant le message, ce qui attira instantanément l'attention de ses amis. Ryoma aurait-il peur des rats ? Non, plutôt carrément une phobie, pour qu'Echizen ose lâcher un couinement. Ahah, ils avaient sans doute mis le doigt sur quelque chose dont on pourrait se resservir plus tard...
- Inui-senpai, tu as bien noté ça? le questionna Aelita avec un sourire légèrement sadique.
- 89,9% de chances qu'il ait la phobie des rats, approuva Inui avec le même sourire que sa kohai.
- Fsshh... Duo de cinglés, lâcha Kaidoh en sifflant.
- Kaidoh... Veux-tu gouter mon nouvel Inui Juice Bordeaux Deluxe...?
- Euh... Fsshhh, non merci Senpai ! Répliqua rapidement la vipère, déclenchant l'hilarité de Momo et Eiji.
Merci, cher espion ! Tu nous es d'une aide précieuse ! lui renvoya Aelita.
Heureux de pouvoir servir à quelque chose ! Bon, les deux sont en train de courir en criant presque. Ils sont en train de sortir des ruelles, ils vont bientôt déboucher sur les quais. écrit Choutaro.
O.K., bien reçu ! Largue-les une fois qu'ils arrivent au miroir d'eau, comme prévu ! On se met en route pour vous rejoindre là-bas. Termina Aeli.
- Allez tout le monde, on plie bagage ! Lança la jeune fille à la cantonade. Nos deux tourtereaux sont sortis des ruelles. Par contre, je réclame une protection parce que Ryoma... Va sans aucun doute vouloir me tuer.
- Compte pas sur moi pour ça, lâcha Shishido.
- Tu veux ton cookie, toi ? Demanda Aelita.
- Chef, j'suis à votre service ! Annonça l'adolescent en se mettant au garde à vous.
- Gentil Shishido, ricana la fillette en lui tapotant la tête.
De nouveau, tout le monde rigola, et Fuji prit une photo de Shishido au garde à vous avec Aelita tentant de s'appuyer sur sa tête, se grandissant au maximum. La petite troupe se mît ensuite en marche et retrouva Choutaro, Ryoma et Sakuno sur les quais, place de la Bourse.
- Toi ! Alors toi ! Cria Ryoma en voyant arriver une Aeli toute joyeuse.
- Oui, c'est moi. Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda innocemment l'intéressée.
- Fais pas l'innocente ! Instigatrice de plan foireux ! Andouille !
- Moi ? J'ai rien fait !
- Tu n'es pas très convaincante, Aelita, se mît à rire Fuji.
- Silence, Fuji-senpai ! Grogna la jeune fille. Bref, allons acheter des cookies !
- Ou comment changer de sujet... La tança Ryoma. Très bien, mais c'est toi qui paye !
- Tu veux ma ruine ou quoi ? Mais allez, j'accepte. Vous allez gouter les meilleurs cookies de tout l'univers !
Un cri enthousiaste échappa à Shishido, et Aelita émit un petit rire. Puis elle partit au-devant d'eux, remonta la rue St. Rémy, et en arrivant au croisement de cette ruelle avec la rue Ste Catherine, bifurqua à gauche. Ils marchèrent encore durant cinq bonnes minutes, passant successivement devant la FNAC, Roxy, Levis, un magasin de bonbons, etc, et arrivèrent enfin devant une petite pâtisserie non loin de l'arrêt de tram Ste Catherine, appelée "La Mie Câline". Quelques personnes attendaient déjà pour commander, et Aeli dut patienter quelques minutes de plus avant d'acheter les cookies, minutes durant lesquelles Shishido ne cessa de s'agiter, encore plus que Kikumaru.
Une fois qu'elle eut enfin la poche à la main, Ryou lui sauta presque dessus pour attraper son cookie, qu'elle lui donna rapidement pour ne pas mourir étouffée. Tout le monde la remercia... Et en réclama un autre une fois le premier cookie entamé.
- C'est le meilleur cookie que j'ai jamais mangé ! Cria Shishido, surprenant toutes les personnes présentes à proximité.
- J'approuve ! Lança Hibiki.
- T'es pardonnée, approuva Ryoma, qui avait presque oublié l'histoire de la ruelle et du rat, mais se tenait toujours près de Sakuno.
- Mer... Merci pour tout, soupira Sakuno en lui lançant un regard reconnaissant.
- Aelita-chan est la meilleuuureuh ! Hurla Eiji en lui sautant sur le dos, la faisant vaciller.
- Eiji-senpai, t'es super lourd ! Grogna cette dernière.
Son senpai la lâcha en souriant. Tout le monde termina son cookie et il fut décidé de rentrer rapidement. C'est ainsi que se passa le reste de la semaine, entre entraînements, tentative d'esquive face aux groupies en furie, sorties détente en ville... Mais pourquoi ne pas développer certains points de cette agréable semaine ? En effet, Aelita n'avait pas qu'un seul plan sadique pour rapprocher Sakuno et Ryoma, et ne s'était pas privée d'utiliser ce voyage à Bordeaux et la complicité de Ryuzaki-sensei pour les mettre en œuvre. Abordons donc la seconde idée qu'elle avait eu pour réunir les deux premières années. Tout le monde était bien sûr au courant de ses petites magouilles... Sauf les principaux intéressés, on s'en doute. Même quelques français avaient compris que la jeunette jouait les cupidons, à commencer par Raphael... Qui avait carrément été réquisitionné par son amie pour participer à son deuxième plan foireux.
- Eh, Aelita... Tu tiens vraiment à les mettre ensemble, ces deux-là, pas vrai ? Lui lança Raph.
- Yep.
- MAIS EST-CE QUE POUR ÇA IL EST VRAIMENT NÉCESSAIRE DE M'ATTIFER COMME UNE RACAILLE ?! Hurla le garçon, vêtu d'un baggy, un sweat dont la capuche était remontée sur sa tête, un collier en faux or, et deux grosses baskets de deux pointures trop grandes.
- On ne se plaint pas ! Tout est calculé au poil près, le sermonna la petite française.
- 79,8% de chances que ce plan réussisse, calcula Inui.
- Seulement ? Râla Raphael une fois que son amie eut traduit.
- T'avais qu'à pas accepter de m'aider, ricana Aeli. Allez, au boulot ! Ryuzaki-sensei et Ryoma viennent d'entrer dans la boutique avec Fuji-senpai.
Tout était parfaitement calibré. Sakuno, Ryoma, Shusuke et la coach partaient dans une petite ruelle sous prétexte d'aller faire resserrer les cordes des raquettes des deux joueurs. Cependant, la boutique étant trop petite, Sakuno restait dehors. Fuji et Ryuzaki-sensei, qui étaient dans le coup, proposaient à Ryoma de faire changer ses cordes en premier, puis l'envoyaient rejoindre Sakuno dehors. Cependant, quand Echizen arriverait, il verrait une racaille attraper Sakuno par le poignet et tenter de la convaincre de venir avec lui. Les deux comploteurs dans la boutique feraient la sourde oreille, et laisserait le pauvre titulaire de première année sauver tout seul sa bien-aimée. Fin de l'histoire !
Aelita ricana. C'était parfait. Le plan et le déguisement de la racaille en question étaient tout bonnement excellents.
- Allez, go, j'ai dit ! Ryoma ne va pas tarder à ressortir !
En soupirant, Raph alla effectuer sa petite mission, tout en ayant peur que la jeune japonaise le reconnaisse. Aelita avait beau lui avoir certifié que non, il doutait quand même. Mais visiblement, elle ne remarqua rien, et lui demanda timidement de la lâcher, avant de se débattre légèrement sans crier. Était-il vraiment obligé de continuer à l'embêter ? Hm... Sans doute que oui, sinon Aelita allait lui faire la peau. Mais de toute façon, il se faisait tabasser dans les deux cas, puisque cinq minutes après son arrivée, Echizen déboula dans la ruelle et lui balança un service twisté en pleine tronche, ce qui eut le don de l'assommer à moitié. Il hésita à se retirer, mais se rappela les paroles de la petite française - qui pouvait être terrifiante quand elle s'y mettait. "Si Ryoma débarque, n'abandonne pas directement. Où c'est moi qui t'assassine à sa place !"
Avouez que dans ces cas-là, il est difficile de refuser. Du coup, la prétendue racaille insista encore quelques minutes... Avant de battre définitivement en retraite sous la menace d'une énième balle dans la tête. Trop dangereux, ce gosse. En tout cas, ce plan avait eu pour effet de rapprocher encore Echizen et Ryuzaki, puisque le jeune prince la fit se relever en la voyant s'incliner pour s'excuser, et lui confia que ce n'était pas de sa faute et qu'il était heureux de voir qu'elle n'avait rien de grave. Il commençait même à l'appeler Sakuno, et plus Ryuzaki ! Ça avançait, oui, ça avançait.
Sur le chemin du retour, Fuji prit Aelita un peu à part :
- Ce Raphael... Il en pince un peu pour toi, non ? Sourit le jeune garçon, curieux.
- Non, pourquoi ?
- Il a accepté sans broncher ton plan à la noix, alors à mon avis, tu as toutes tes chances.
- Fuji-senpai, tenterais-tu de te convertir toi aussi en conseiller en amour ? Désolée, mais tu as tout faux pour Raph, ricana la fillette.
- Ah bon, et pourquoi ?
- Euh... Marmonna-t-elle, soudain embarrassée. Il m'a déjà repoussée.
- Parle plus fort, je n'ai pas entendu.
- Il m'a déjà repoussée.
- Hein ?
- Il m'a déjà repoussée, j'ai dit ! L'année dernière.
- Oh. Je compatis, lança Fuji en gardant son éternel sourire.
- On dirait pas. Mais bon, c'est pas grave ! De toute façon, je savais que je n'avais aucune chance, je suis plus jeune, trop petite, et bien moins jolie que la plupart des filles et je... Euh, je me plains beaucoup. Désolée, c'est pas très intéressant, je sais.
- Ahah, ne t'inquiète pas ! Rigola son senpai. Tu finiras bien par trouver quelqu'un, tu es encore jeune.
- ... Senpai, tu parles comme un vieux. Très vieux. Tu es sûr de n'avoir que 14 ans ? Ricana la fillette.
- Silence, impertinente ! Sourit Fuji. Écoute dont tes aînés !
- Abus de pouvoir, grogna Aelita.
- Dis donc les comploteurs, intervint soudain Ryoma. J'espère que vous ne préparez pas ENCORE un truc débile, hein ?
- Ryoma ! Quelle cruauté ! Me crois-tu vraiment capable de t'embêter? Lâcha la jeune fille en tentant d'arborer un sourire innocent.
- Bien sûr, on y croit. Je t'assure qu'un jour, je te le ferai payer. Le plus tôt possible.
- C'est pas demain la veille ! Ricana-t-elle de nouveau.
La fin de semaine était arrivée rapidement, et de nouveau, les Japonais prirent l'avion en direction de Paris. Aelita ne dit qu'au revoir à ses parents, ces derniers lui ayant annoncé qu'ils se rendraient à Paris le surlendemain, jour du début des matchs. L'arrivée à la capitale fut tonitruante. En effet, les équipes de Tennis arrivaient toutes le même jour et étaient accueillies par des centaines de fans. Ce tournoi était en effet très connu et réputé, et les joueurs se seraient presque crus au festival de Cannes tellement il y avait de bruit dans l'aéroport. En plus, les collégiens de toutes nationalités étaient bien reconnaissables, car vêtus d'uniformes identiques. Du coté des Japonais, ils portaient une tenue différente de celle qui avait été passée aux champions du Kansai et champions nationaux l'année précédente. En effet, on changeait cet uniforme tous les deux ou trois ans en suivant les tendances, et cette modification était tombée pile cette année. Elle se composait d'un sweat et d'un pantalon aux couleurs rouge, blanche et noire, bien que ça ait été remplacé par une jupe pour Aelita. Les managers avaient également été habillés pour l'occasion, et Kawamura chargé de porter le drapeau du Japon.
- Grand-mère, on verra la tour Eiffel ? Questionna Sakuno.
- Oui, mais on ne montera pas dedans, pas le temps.
- D'ac !
Des journalistes s'approchèrent soudain, alors que le groupe tentait de monter dans le bus mis à leur disposition.
- Coach Ryuzaki, Coach Sakaki, pensez-vous gagner ?!
- Que disent-ils ? Questionna Sakaki.
- Ils demandent si on pense gagner, expliqua Fuji. Mais évitons de répondre, sinon ils ne vont pas nous lâcher !
Mais déjà, Atobe s'avançait pour répondre. Aelita l'attrape par le col et l'entraina dans le bus.
- A quoi tu joues ? Grogna-t-il.
- Essaye de refréner tes envies de célébrité, pitié.
Le jeune garçon soupira et alla s'asseoir. Mukahi et Eiji sautillaient en criant.
- On est à Paris ! On va tout gagner ! On va les exploser !
Tout cela approuvé bruyamment par le reste des collégiens.
- Un peu de silence je vous prie ! Réclama la coach Ryuzaki. Jeunes gens, il nous reste la fin de l'après-midi pour aller nous installer à l'hôtel. Demain, dimanche, le programme est détente et le mot d'ordre amusement ! Un peu de tourisme et de shopping le matin, et l'après-midi, j'ai une surprise pour vous !
- YES SIR ! hurlèrent en chœur les japonais.
- Au fait, c'est quoi la surprise ? Demanda un Kikumaru curieux.
- Si je te le dis, ce ne sera plus une surprise !
- Coach, z'êtes pas drôle, grogne l'acrobate.
Le jeune garçon soupira, puis se détourna de la conversation. Rapidement, le car arriva à l'hôtel. C'était une sorte d'auberge haute de six étages, et les collégiens logeaient au dernier pallier. Ils étaient divisés en chambres de trois ou quatre.
Chambre 1 : Oshitari, Gakuto, Kawamura, Jiro.
Chambre 2 : Atobe, Kabaji, Fuji, Yuuta.
Chambre 3 : Aelita, Sakuno, Hibiki.
Chambre 4 : Echizen, Momo, Kikumaru, Oishi.
Chambre 5 : Kachiro, Katsuo, Horio.
Chambre 6 : Inui, Choutaro, Shishido, Kaidoh.
A l'étage du dessous se trouvaient les coachs.
- Bon, les douches sont ici, commença Sakaki en désignant deux portes placées côte à côte. Elles sont communes à toutes les personnes de cet étage, alors trouvez une plage horaire où il n'y aura pas trop de monde pour éviter d'avoir à attendre.
- Ma grandeur n'aura jamais besoin d'attendre, lâcha un Atobe arrogant et sûr de lui.
- Ca, on en reparlera, soupira Hibiki en se prenant la tête entre les mains. En tout cas, j'espère que c'est propre, j'ai une sainte horreur de la saleté !
- … Bon, allons-nous installer ! annonça Sakuno en attrapant ses deux amies par les poignets.
- Oui, oui, Sakuno-chan ! rigola Aelita, amusée par l'impatience de son amie.
Derrière, la répartition des chambres donnait lieu à de nombreuses réactions. Les plus joyeuses étaient celles de Kikumaru, tout heureux d'être avec son Ochibi, son Oishi n'à lui et son Momo-chan, tandis que les plus désespérées provenaient de Shishido, Choutaro et Kaidoh, qui craignaient de devenir les cibles d'Inui. Oshitari grognait comme quoi il n'avait pas envie de se trimballer Jiro et qu'il ne voulait pas lui servir de réveil personnel, Atobe boudait parce qu'il désirait avoir une chambre à lui tout seul avec des draps en satin et un majordome pour le réveiller, et Kachiro, Katsuo et Horio bénissaient le ciel d'être tombés ensemble.
En arrivant dans la chambre, Sakuno constata qu'il y avait trois lits, plus une seule grande armoire. Comme pour toutes les autres chambres, une baie vitrée donnait accès à un petit balcon, où plutôt à une terrasse ornée de grillages séparant les balcons. Il était facile d'enjamber le grillage pour passer d'un balcon à l'autre, et les jeunes filles décidèrent d'un commun accord de dormir avec la baie vitrée bien fermée. Elles allaient rentrer de nouveau dans la petite pièce quand Momoshiro jaillit du balcon adjacent et sauta à leurs côtés.
- Momo-senpai ! Qu'est-ce que…
- Pas le temps, laissez-moi rentrer !
Et sans attendre, il pénétra dans la chambre des filles et se glissa sous le premier lit qui vint, celui attribué à Aelita. Heureusement que la fillette n'avait pas encore glissé sa valise sous le meuble, sinon le garçon ne serait jamais passé ! Les trois adolescentes n'eurent pas le loisir de protester plus que cela, car ce fut au tour de Kaidoh de débarquer sur leur balcon.
- Où est cet enfoiré ?!
- … Là-bas ! Cria Aelita en désignant la porte de secours, deux balcons plus loin.
En effet, ce balcon était commun, tout le monde pouvait s'y installer et rentrer à n'importe quelle heure. Une porte et un escalier donnaient dessus, car il servait également de sortie de secours en cas d'incendie. D'après ce qu'avait pu remarquer la jeune française quand elle était arrivée, il y avait la même chose à l'autre bout de l'étage.
- Mais Kaidoh-senpai, on ne sait pas qui loge là… ne va pas sur leurs balcons… intervint timidement Sakuno.
- Y a personne, où plutôt que des gens qu'on connaît ! Fsshhh… tout ce côté est occupé par les Japonais, prit la peine de leur siffler la vipère avant de passer sur le balcon d'à côté, puis le suivant, et enfin d'arriver à la porte de secours, qu'il ouvrit d'un coup sec.
Entre temps, Atobe et Oshitari avaient pointé le bout de leur nez sur les balcons de leurs chambres respectives, à savoir ceux où était passé Kaidoh.
- Que se passe-t-il ? grogna le binoclard.
- Il semblerait que Momo-senpai et Kaidoh-senpai se cherchent encore des noises, soupira Sakuno.
- Il faudra leur dire de ne plus venir embêter ma grandeur ! Annonça pompeusement Atobe.
- … Oui, oui.
Les filles rentrèrent ensuite dans leurs chambres, pour trouver un Momo assis sur le lit de la française et qui les remercia aussitôt.
- Qu'est-ce que tu as fait encore, senpai ? grogna Aeli en le virant de son lit.
- Rien, c'est la vipère qui m'a encore traité de porc-épic !
- Et donc ?
- … bah, je lui ai balancé mon sac dessus.
- …
Les filles soupirèrent en chœur avant de mettre leur senpai à la porte.
Quand elles tournèrent de nouveau la tête vers le balcon, espérant que personne ne soit dessus, leurs espoirs furent déçus. En effet, Shishido tenait Inui à distance en lui balançant des crayons, tandis que le dataman essayait tant bien que mal de s'approcher pour lui faire boire sa nouvelle mixture.
- Ignorez-les, grogna Hibiki. Vous avez du papier ? Je vais faire un schéma.
- Hm ? Schéma de quoi ? questionna Aeli en tendant un crayon et son cahier de brouillon à la fillette.
- De la disposition des groupes. ….Et…. Voilà !
Sortie 1
Chambre 1 :
Oshitari
Gakuto
Kawamura
Jiro
Chambre 2 :
Atobe
Kabaji
Yuuta
Fuji
Chambre 3 :
Aelita
Sakuno
Hibiki
Chambre 4 :
Echizen
Momo
Eiji
Oishi
Chambre 5 :
Kachiro
Katsuo
Horio
Chambre 6 :
Inui
Choutaro
Shishido
Kaidoh
Sortie 2
- Euh… commença Sakuno.
- Ouais, on pense à la même chose, approuva Hibiki.
- On est en plein milieu. Je sens que notre balcon va devenir le point de rencontre de tous ces imbéciles ! termina Aelita.
- J'confirme.
En soupirant, Hibiki ouvrit de nouveau la baie vitrée :
- Bon, c'est pas bientôt fini ces gaminer… *bing*.
…
…
…
…
- Hibi-chan ? cria Sakuno en tirant son amie à l'intérieur. Ça va ?!
- Beuh-euh-euh, parvint à produire Hibiki, encore sonnée par le stylo qu'elle venait de se prendre dans la tête.
- … Je propose qu'on referme la porte. Immédiatement, suggéra Aelita.
Se conformant à la proposition de la française, Saku verrouilla la baie vitrée.
- Va falloir prévoir un plan pour se défendre, ricana Aelita.
- Aeli-chan, tu fais peur… marmonna Sakuno, approuvée par Hibi qui venait de reprendre ses esprits.
- J'espère surtout que je vais leur faire peur à eux ! grogna la jeune fille en désignant le balcon, où courrait un Echizen poursuivit par Eiji qui voulait le prendre dans ses bras, lui-même poursuivi par Oishi qui tentait de l'arrêter.
- Très bien, mais tu penses à quoi ? la questionna Hibiki.
- Ben, ma première idée aurait été de leur balancer des œufs dessus, mais je suis pas sûre que la coach apprécie… On doit pouvoir trouver un seau d'eau pour l'envoyer sur les prochains qui passeront !
- Aelita-chan ! Ne risque-t-on pas de les rendre malade, avec un seau d'eau ? demanda timidement Sakuno.
- Ne t'inquiète pas, on prendra de l'eau tiède, et en plus, il fait chaud ! Alors ça ira.
- D'accord.
- Et où tu comptes récupérer un seau ? intervint Hibiki.
- Si l'une d'entre vous va demander en bas, ils verront que vous êtes japonaises et prendront sans doute cela pour une coutume de se laver à l'aide d'un seau !
- … C'est pas convainquant, lâcha Hibi.
- T'as qu'à trouver mieux ! Bon, qui y va ?
- Hors de question… que j'y aille ! protesta faiblement Sakuno.
Les regards se tournèrent vers Hibiki.
- … Très bien, j'y vais. Comment tu dis ça, en français ? accepta la fillette.
- Puis-je avoir un seau, s'il vous plaît ?
- Poui-jeuh avouale oune sô, s'il vous pulé ?
- Avoirrrrr.
- Avoualllllle.
- … Bon, vas-y comme ça.
- D'accord !
Les trois fillettes se sourirent, et la sœur de Shishido descendit à l'accueil réclamer son seau. Elle revint quinze bonnes minutes plus tard, rouge de honte.
- Alors, ça s'est passé comment ?
- … J'étais ridicule. La fille à l'accueil n'a rien compris, et un autre gars a dû venir l'aider. Ils m'ont filé le seau, non sans me fixer d'un air curieux et interrogateur. J'avais l'impression d'être une bête de foire !
- Bah, au moins on a notre seau, ricana Aelita. Je vais le remplir dans les douches !
La gamine s'esquiva quelques instants, vérifia qu'il n'y avait personne aux alentours, ouvrit un robinet et rempli le seau en faisant gaffe à ne pas mettre de l'eau à ras bord, histoire que ça ne déborde pas. Puis elle retourna dans leur chambre, tout en faisant attention à ne pas renverser son précieux bagage, et déposa le seau sur une serviette à côté de la baie vitrée.
- Voilà !
- Dis, Aelita-chan… commença Sakuno. De l'eau ne risque-t-elle pas de tomber sur les personnes d'en-dessous ?
- Non, regarde, expliqua Hibiki à la place de son amie française. Il y a des gouttières, l'eau tombera dedans.
- Oh…
N'entendant plus de bruit venant de l'extérieur, les filles se détournèrent et commencèrent à ranger leurs affaires. Pour le repas du soir, les élèves avaient obtenu l'autorisation de laisser leur uniforme au profit d'une tenue plus décontractée. Elles ouvrirent donc leur valise respective, et commencèrent à chercher ce qu'elles allaient mettre, tout en bavassant joyeusement.
- Oh, Sakuno ! C'est trop mimi ! admira Hibiki en voyant la fillette à tresses sortir une adorable petite robe à bretelles et à carreaux roses. Avec les sandalettes roses que tu portes, ça ira à merveille. Ryoma ne pourra pas résister !
- Hi… Hibiki ! murmura la jeune fille en rougissant.
- Bah quoi, c'est vrai, non ? Allez, mets là !
- … Je…
- Quoi ?
- J'ai un peu honte… de me déshabiller… devant d'autres filles.
- Ce n'est que ça ? On se tourne, alors ! suggéra Aelita.
- Merci.
Dans quelques froissements de tissus, la jeune fille changea son uniforme contre la fameuse robe et ses sandalettes. Pendant ce temps, Hibiki avait revêtu une robe salopette en jean par-dessus un t-shirt noir basique. Aelita avait quant à elle opté pour sa couleur favorite, à savoir le noir, et portait des collants sombres sous un short en toile noire, et un pull court noir à mancherons par-dessus un débardeur à bretelles de la même couleur.
Soudain, alors qu'elles terminaient tout juste de se changer – avec le rideau fermé, on sait jamais –, les gamines entendirent un bruit, puis des gens parler. Apercevant une silhouette à travers le rideau et à gauche du balcon donnant sur leur chambre, Aelita attrapa sans attendre le seau d'eau rempli, ouvrit à toute volée le rideau et la baie vitrée et arrosa les deux personnes s'étant incrustée là où elles ne devraient pas être. Puis elle devint pâle. Très pâle. Shishido, trempé, la fixait d'un air où se mêlaient envie de meurtre et agacement profond. Et à côté de lui, une chevelure aux reflets violets dégoulinait d'eau, trempant l'immense terrasse. Aelita fit un pas en arrière. Un second pas en arrière.
Et se précipita dans la chambre.
- Fermez la porte fermez la porte fermezlapooooooooooorte !
Sans attendre, Hibiki claqua la grande vitre.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?! demanda-t-elle.
Le visage profondément agacé d'Atobe fit son apparition à la vitre, figeant les trois filles sur place.
- Voilà ce qu'il se passe !
- A…Atobe-san… murmura Sakuno.
- Et Shishido-nii-san ! termina Hibiki. Dis donc, t'as bien choisit ton moment et tes cibles, Aelita.
- J'confirme. Ils vont me tuer.
Derrière, Kabaji venait à son tour de franchir la barrière et se tenait, silencieux, derrière Atobe. Il lui frottait la tête avec une serviette qui semblait être en soie, et sur laquelle on pouvait voir les lettres A.K., initiales de l'héritier Atobe. Shishido, lui, essorait son t-shirt et sa casquette.
- Ouvrez la vitre, ordonna Atobe.
Son ton était sans appel. Autant Aelita ne se gênait parfois pas pour l'envoyer balader, autant là elle savait qu'elle ferait mieux de faire ce qu'il lui disait. Elle entrouvrit alors la porte, et ce fut Shishido qui s'occupa de l'attraper par les épaules et de la secouer comme un prunier.
- On peut savoir à quoi tu joues, minimoys ?!
- Mais-euh-euh-euh. J'é-tais-pas-cens-é-é-ée-sav-oi-oi-oir-que-c'était -vou-ou-ous-su-ur-le-balc-on-on-on.
- Mais pourquoi tu nous as arrosés ? demanda le roi qui faisait visiblement son possible pour ne pas perdre son calme.
- Bah. On a vu débarquer Momo-senpai poursuivit par Kaidoh-senpai. Puis Shishido et Inui-senpai se sont battus à coups de stylos et d'Inui Juice. Ensuite, c'est Echizen qui se faisait courser par Eiji-senpai, lui-même poursuivi par le vice-capitaine Oishi-senpai. En fait, on voudrait juste que notre balcon ne devienne pas un lieu de rencontre pour tout le monde.
- Va falloir vous y faire. Je suis Atobe Keigo, je fais ce que je veux.
Et il s'en alla, retournant sur son balcon, grâce à l'aide de Kabaji qui venait de le soulever pour le passer de l'autre côté. Shishido soupira, et rentra à son tour dans sa chambre.
- C'est une blague, pas vrai ? demanda Aelita.
- Eh non. Atobe a toujours été comme ça, soupira Hibiki.
- Grmml. M'en fous, on l'arrosera de nouveau.
- Roh, Aelita-chan ! Tu vas te faire tuer, murmura Sakuno en se retenant de rire.
- Bah, je ne risque plus rien ! se mit à rire la française. J'ai survécu à un Atobe et un Shishido en colère, alors à mon avis, j'ai toutes mes chances de rester en vie jusqu'à la fin du voyage !
- Tout le monde, on mange ! Cria soudain la coach Ryuzaki dans le couloir, mettant fin à la discussion des trois filles.
- On arrive, grand-mère.
Tout le monde ouvrit la porte et se précipita vers les ascenseurs. Ils étaient au nombre deux, et pouvaient accueillir huit personnes chacun. Il allait falloir faire plusieurs allez-retours ! Malheureusement, la coach fixa les joueurs de tennis d'un air qui ne présageait rien de bon.
- Sakuno, Hibiki, Yuuta, Kachiro, Katsuo, Horio, Montez dans l'ascenseur. Quant à notre chère équipe Japonaise… Bougez-vous et descendez par les escaliers !
- Si vous arrivez après nous, continua Sakaki, vous serez tous obligés de boire l'Inui Juice Supra Duck Deluxe au dessert
- « Duck Deluxe »… Inui, t'as mis du canard à l'intérieur de cette nouvelle boisson ?! cria presque Eiji, terrifié.
- Oui, pourquoi ? répliqua l'intéressé.
- … Courrez ! Ordonna Oishi tandis que les portes de l'ascenseur se refermaient.
On aurait dit qu'un troupeau d'éléphant avait envahi l'hôtel. Sauf pour Atobe, qui courrait élégamment. Forcément. Kabaji avait attrapé Jiro qui dormait sur un ordre d'Oishi.
- A mon avis, ils veulent voir si on va s'entraider ! Si un seul d'entre nous n'arrive pas à temps, on se fera tous massacrer ! annonça avec justesse Mama Poule.
- Pas mal, Oishi, lâcha Inui en griffonnant sur son cahier tout en courant.
Kikumaru et Mukahi glissaient sur les rampes pour prendre de la vitesse. Puis soudain, Oshitari eu une idée lumineuse : à chaque étage, il prenait le temps d'ouvrir la porte donnant sur le couloir et d'appuyer sur le bouton de l'ascenseur avant de repartir au triple galop, en espérant que ça les ralentirait au moins un peu.
- Bien joué, Oshitari ! admira Aelita.
- Merci.
Momo et Kaidoh s'engueulaient encore, et tout le monde crut un instant qu'ils allaient tomber et se rompre le cou – enfin, surtout Mama poule Oishi – quand la vipère glissa sur une marche et se rattrapa au porc-épic. D'ailleurs, ç'aurait véritablement été le cas si Choutaro et Shishido ne les avaient pas rattrapés chacun par un bras. Une fois arrivés en bas, Oishi prit le temps de leur donner un bon coup de poêle sur la tête pour leur faire comprendre leurs tords.
- Vous auriez pu vous faire très mal !
- … Oishi-senpai, d'où tu sors cette poêle ? demanda Momo.
La poêle disparut aussi vite qu'elle était arrivée.
- …
- Bref, soupira Aelita.
- Mada mada dane, ricana Echizen.
La porte de l'ascenseur s'ouvrit soudain devant eux.
- … Pas mal, pas mal, approuva Sakaki.
- Vous vous êtes bien débrouillés. Pas d'Inui Juice Supra Duck Deluxe pour vous, se mit à rire Ryuzaki-sensei.
- YES ! hurlèrent-t-ils tous en chœur, sauf Inui parce qu'il était triste de ne pas avoir de bêta-testeur.
- Ouaaah, soupira Sakuno en pénétrant dans la salle à manger. Ca ne se présente pas du tout comme au Japon ! Pas de tatami, des couteaux et des fourchettes, aucune baguette… Je me demande ce qu'on mange !
Les élèves foncèrent s'asseoir à l'immense table disposée spécialement pour eux, tandis que les coachs s'installaient un peu à l'écart pour pouvoir discuter tranquillement.
Atobe fut vexé parce qu'il n'y avait pas de foie gras en entrée, ni de champagne en boisson, et que la nourriture n'était pas à son goût. En remontant dans leur appartement, les filles étaient mortes de rire.
- « Suis-je obligée de manger de la nourriture aussi pauvre ? », imita Aelita en reprenant les paroles arrogantes du King.
- Arrête, Aeli, j'vais m'faire pipi dessus ! Bredouilla Hibiki en ricanant de plus belle.
- « La fourchette a une poussière ! », répliqua la française.
- Hahahaha ! rigola Sakuno, pliée en deux.
- Pfiou ! lâcha Hibi après avoir repris son souffle. Au fait, on fait quoi demain ?
- Shopping à Paris ! jubila la noiraude.
- Tu déconnes ?!
- Pas du tout !
- M-mais c'est génial ! sourit Saku.
- Oui ! Ryuzaki-sensei a dit qu'on aurait du temps libre, et qu'on pourrait aller où on veut à condition qu'on reste minimum à trois et qu'on ne s'éloigne pas trop ! expliqua Aelita.
- Mais, on peut pas payer avec des Yens en France !... Si ? questionna alors la brunette à tresses.
- Non, mais dans le hall de l'hôtel, on peut effectuer un changement de monnaie. On n'a qu'à y aller immédiatement si vous voulez.
Il faut avouer qu'y aller à huit heures du soir était une excellente idée. Parce que le lendemain matin, la queue qu'il y avait était immense. Les fillettes en soupirèrent de soulagement avant de fixer d'un regard narquois leurs amis, qui durent attendre une bonne demi-heure.
Une fois que tout le monde fut prêt, ils sortirent en criant de joie.
Une fois arrivée au pied de la tour Eiffel – ce qui provoqua de nombreuses exclamations d'admiration de la part des Japonais – ils purent enfin se séparer pour faire ce qu'ils voulaient. Les fillettes se retrouvèrent bien sûr seules après qu'elles aient annoncé qu'elles voulaient faire du lèche-vitrine : les garçons n'étaient pas si fous que ça, hors de question de les accompagner !
Et en effet, Aelita devait avouer ne jamais être entrée dans autant de magasins en à peine deux heures. Elles avaient essayé des robes, jupes, pantalons, shorts, chemisiers, colliers, bracelets, bermudas, bottes, converses, baskets, ballerines, nu-pieds, etc, etc. La jeune française avait trouvé une étonnante paire de chaussures, un mélange de converse hautes et de claquettes, sur lesquelles elle avait immédiatement craqué, ainsi qu'un bonnet panda ! Sakuno avait acheté une chemise blanche sans manches, et Hibiki, quand à elle, avait fait un tour chez Claire's et en était ressortie avec un pendentif en forme de cabine téléphonique, des boucles d'oreilles cupcakes et un serre-tête en tissu orné de notes de musique. Elles avaient été ensuite s'acheter à manger à un stand de panini aux goûts qu'on ne trouve pas partout. Miss Tresses avait par exemple opté pour poulet/miel/tomates, la sœur de Shishido en avait dévoré un au roquefort et au steak haché, et la petite française en a englouti un au saumon, miel et chèvre. Puis elles avaient rejoint le point de rendez-vous, toutes heureuses.
- Bien, avait alors annoncé la coach. Nous allons maintenant nous rendre à la surprise.
- Oh oui, la surprise, la surprise ! cria Kikumaru.
Tous remontèrent dans le bus sous les ordres de Ryuzaki-sensei, qui se dirigea, à la grande surprise de tout le monde, vers l'aéroport. Une fois arrivé là-bas, les élèves s'entre-regardèrent.
- On reprend l'avion ? questionna Momo.
Sans leur répondre, la prof se dirigea vers le hangar des arrivées.
- Ce sont nos parents qui viennent nous voir ? demanda alors Ryoma, effrayé.
- Ou alors c'est mon Hibari-chan n'à moi qui débarque ! jubila Kikumaru.
- … TON Hibari-chan ? demanda Oishi avec des yeux ronds comme des soucoupes.
- Bah oui, je sors avec elle ! Elle est trop mignonne !
- Eh, mais j'étais pas au courant ! protesta son partenaire.
- T'es bien le seul, ricana Inui.
- Et pourquoi ?!
- Disons que j'avais peur que tu piques une crise de jalousie… ou que tu m'engueules en me disant que je devais faire attention à elle – ce que je fais déjà ! – et que tu te comportes encore en maman poule… ricana Eiji.
- Mais, mais, mais…
- Silence, l'avion vient d'arriver ! intervint soudain la coach, sauvant la mise à un Kikumaru qui risquait à tout moment de se faire étrangler par Oishi.
Les collégiens se mirent à trépigner de joie, se demandant qui allait arriver. Et quand il fit enfin son apparition…
- TEZUKA !
